Un métro fou lâché plein quai grésille, ses roues découpent des étincelles dans le carrelage. Panique, les usagés roulent pour échapper au monstre : pas de freins, pas de chauffeur. Quelques corps démembrés, quelques bras, quelques pirouettes. Beaucoup d'usagés ont trouvé refuge sur les voies. Ils hurlent ensemble une peur commune, haine grise, des mots dans leurs bouches inversés et je comprends mon erreur : ce monde défait est un reflet : les corps sans âme à nouveau déambulent sur les quais : le métro repart.