Le sempiternel j'veux pas y aller du lundi matin est en réalité un odieux mensonge : je veux y aller, j'adore y aller. Les matins dès 6h je frissonne de plaisir et d'avance à l'idée d'enfin retrouver la vie professionnelle. La mienne. Enfoncé dans mon fauteuil, projeté dans mon écran d'ordinateur, noyé dans mes tableurs je rayonne. Atteint midi, sunset de ma journée, j'orgasme au coeur de mes dossiers et circulaires. Si seulement je pouvais, souaité-je à voix ouverte, si seulement je pouvais juste m'arrêter d'écrire et me consacrer enfin à mon travail. Mais non, je corrige : je ne peux pas. Paraît que ça s'appelle les contingences financières.