Depuis matin les lapins morts défilent. Sur les routes, dans les trains, crachés par les eaux usés, flottés à la surface des verres, stagnants sous les paupières, dépecés entre mouvements de tête hachés, les j'y pense pas, j'y pense pas, j'y pense pas. Leurs cadavres se détournent et me rassurent par leur absence, une fois leur absence aveuglante réinventée.