Une main ouverte chaparde l'iPhone. Se dégager désespérément du siège pour rattraper le corps, rattraper l'objet. Je coure après pour sa mémoire, pas pour sa valeur. Je veux mes photos enfouies dans la carte sous la batterie. Je veux mes prises de notes quotidiennes depuis des mois. Je veux ma tête, mon oeil, mes viscères. Un couteau dans le bide je poursuis l'agresseur, le poignarde à son tour. Il tombe rouge dans les marches d'escalier, sa tête entre les portes empêchent la fermeture. Tant pis si c'est encore un gosse, tant pis s'il porte couche et tétine, tant pis s'il ne sait pas marcher : poussez-le hors du train, je gueule aux autres, et rendez-moi ma tête.