Ca faisait un petit moment que je n'avais plus rien posté (occupé que j'étais par les vacances et tout et tout) et voici donc un petit texte, très court, histoire de ne pas laisser ce blog dans l'inactivité la plus totale. Il s'agit d'un texte dont je suis très satisfait (c'est assez rare pour être signalé) qui m'a été inspiré par la vision d'un documentaire sur les guépards (si si !).

Bonne lecture.

Un pied posĂ© sur le bĂ©ton, l’autre en suspension ; les paumes des mains tournĂ©es vers le corps, les doigts collĂ©s ensembles ; la bouche ouverte en forme de « o » et les yeux Ă©carquillĂ©s, l’image d’un homme qui court se rĂ©vèle le temps d’un battement de paupière. La montre s’arrĂŞte, les aiguilles se paralysent. Un petit nuage de poussière reste immobile derrière ces rapides pas de course. Le vent n’existe plus. Il n’est plus question que d’une image, ou plutĂ´t d’un arrĂŞt sur image. Quelqu’un a appuyĂ© sur le bouton « pause » alors que cet homme courait. Cet homme, c’est le prĂ©dateur.

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