Glenn Close pleure...
Par Menear, mardi 7 février 2006 à 20:52 :: Chroniques :: #52 :: rss
Je n'ai vu que deux films et une série où jouait la merveilleuse Glenn Close : Les Liaisons Dangereuses, Et l'homme créa la femme et la quatrième saison de The Shield. Et bien figurez-vous qu'à chaque fois, à la fin de ces trois productions (attention, mini-spoiler en vue), les scénaristes/réalisateurs trouvent le moyen de la faire pleurer. Et pire que ça même : ils la font perdre. Elle finit toujours seule contre tous, isolée, triste, déchirée. Elle peut rester digne et se rattacher aux infimes parties d'elle qui paraissent encore fortes comme dans Les Liaisons Dangereuses, elle peut craquer complètement comme dans Et l'homme créa la femme ou bien, comme dans la quatrième saison de The Shield, elle peut se retenir et exploser en larmes dès lors qu'elle est seule. Glenn Close finit donc ses films (ces trois là en tous les cas) seule.
J'ai vu le dernier épisode de la saison 4 de The Shield avant hier, et j'avoue que la performance de Glenn Close m'émeut encore. Il y a quelque chose de tellement désespéré, de tellement faible, de tellement pathétique dans ces larmes, dans ces tremblements, dans se pas de travers qui manque de la faire vaciller, que je ne peux pas ne pas être touché par son jeu. Elle est tellement vraie que ça en est boulversant. Ce qui me fascine, c'est cette force mis au service d'une seule chose : masquer la faiblesse. Bien sûr, ce n'est que lorsque cette force apparente rompt, ce n'est que quand cette faiblesse se dévoile de façon si violente que le personnage prend tout son sens. Sans doute que sans ces scènes là , le rôle perdrait de sa saveur... Peut être, mais ça m'attriste quand même, car je me sens si proche du personnage en question que je ne peux pas ne pas accepter un peu de sa peine et la faire mienne. Ce que j'aime à propos de Glenn Close et de ses scènes déchirantes, c'est qu'elle me fait pitié, et donc je l'aime. A l'avenir, cependant, j'avoue que je préfèrerais la voir dans un rôle de vainqueur, au moins une fois, juste pour voir comment ça fait, et être content avec elle, pour une fois.
En ce moment, j'épluche la filmographie de la Dame pour y découvrir d'autre films, d'autres personnages touchants, d'autres interprétations émouvantes, qui marquent, qui attristent des semaines et des mois après avoir vu les scènes en question. Merci à cette merveilleuse actrice, donc, dont j'espère continuer la découverte à travers ses films.
La Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont (John Malkovitch), dans mon film culte.

Le Capitaine Monica Rawling et Vic Mackey (Michael Chiklis) : l'arrivée de Glenn Close dans The Shield a vraiment renouvelé la série.












Commentaires
1. Le dimanche 12 février 2006 à 17:58, par Fanny
2. Le dimanche 12 février 2006 à 18:22, par Menear
3. Le mercredi 15 février 2006 à 18:53, par f
4. Le mercredi 15 février 2006 à 20:27, par Menear
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