Ceux qu'on effleure
Par Menear, dimanche 18 mai 2008 à 17:25 :: Journal :: #494 :: rss
Broutille.
Je le dis parce que je l'expĂ©rimente ces temps-ci (expĂ©rimente ne convient pas vraiment, je devrais plutĂŽt dire que je le ressens) mais en rĂ©alitĂ© je crois que c'est un truc qui revient rĂ©guliĂšrement. Le truc en question : l'intĂ©rĂȘt que l'on porte plus facilement pour les personnages (trĂšs) secondaires, ceux qu'on aperçoit Ă peine au dĂ©tour d'une page (ou d'une image ou d'un plan). Plus que ceux qui monopolisent les premiers rĂŽles, ce sont les absents qui me sĂ©duisent. Ceux qu'on voit cinq minutes Ă peine et qui n'ont aucune incidence sur rien. Ceux lĂ , ceux qu'on ne fait qu'effleurer et encore.
Je parle dans la fiction, bien sûr.
Des exemples, des noms, dans le vrac de mes souvenirs, je peux difficilement en retrouver. Justement parce qu'ils sont anecdotiques, effacĂ©s, absents. En gĂ©nĂ©ral j'en ai un vague souvenir. C'est souvent le fils de, la copine de, le clodo qui, le type chez, l'ex-femme du. Ce genre de trucs. Ils sont les fantĂŽmes de personnages qui dĂ©passent par endroits parfois. Ils n'apparaissent qu'en surface. On ne sait jamais rien d'eux et c'est justement pour ça qu'ils me plaisent. Tellement pleins de possibilitĂ©s, tellement pleins de creux et de vide en eux qu'on ne peut que se mettre Ă les remplir soi-mĂȘme. Parce qu'ils ne sont que des brouillons en pointillĂ©s Ă relier et reproduire Ă sa guise. VoilĂ pourquoi.
Ce genre de personnage tout en creux Ă l'intĂ©rieur s'est de lui-mĂȘme imposĂ© Ă moi dans l'Ă©criture de « Coup de tĂȘte ». Je lui ai choisis un nom bien prĂ©cis dont je travestis l'orthographe dans ma tĂȘte pour le garder Ă moi. Je n'imagine que sa silhouette. Et encore. Il ne parle jamais. Il est presque absent. On l'effleure en permanence. Il n'est personne. Il y a quelques jours je me suis mis Ă imaginer ce qu'il pourrait ĂȘtre dans le contexte d'une fiction bien Ă lui. Ce que j'y ai vu m'a plu. Ăvidemment, je laisserai cette partie de l'iceberg sous la surface de l'eau. Qu'il reste vide autour et Ă l'intĂ©rieur de lui. C'est important.
Broutille, certes, mais broutille qui me tient Ă cĆur.
Je le dis parce que je l'expĂ©rimente ces temps-ci (expĂ©rimente ne convient pas vraiment, je devrais plutĂŽt dire que je le ressens) mais en rĂ©alitĂ© je crois que c'est un truc qui revient rĂ©guliĂšrement. Le truc en question : l'intĂ©rĂȘt que l'on porte plus facilement pour les personnages (trĂšs) secondaires, ceux qu'on aperçoit Ă peine au dĂ©tour d'une page (ou d'une image ou d'un plan). Plus que ceux qui monopolisent les premiers rĂŽles, ce sont les absents qui me sĂ©duisent. Ceux qu'on voit cinq minutes Ă peine et qui n'ont aucune incidence sur rien. Ceux lĂ , ceux qu'on ne fait qu'effleurer et encore.
Je parle dans la fiction, bien sûr.
Des exemples, des noms, dans le vrac de mes souvenirs, je peux difficilement en retrouver. Justement parce qu'ils sont anecdotiques, effacĂ©s, absents. En gĂ©nĂ©ral j'en ai un vague souvenir. C'est souvent le fils de, la copine de, le clodo qui, le type chez, l'ex-femme du. Ce genre de trucs. Ils sont les fantĂŽmes de personnages qui dĂ©passent par endroits parfois. Ils n'apparaissent qu'en surface. On ne sait jamais rien d'eux et c'est justement pour ça qu'ils me plaisent. Tellement pleins de possibilitĂ©s, tellement pleins de creux et de vide en eux qu'on ne peut que se mettre Ă les remplir soi-mĂȘme. Parce qu'ils ne sont que des brouillons en pointillĂ©s Ă relier et reproduire Ă sa guise. VoilĂ pourquoi.
Ce genre de personnage tout en creux Ă l'intĂ©rieur s'est de lui-mĂȘme imposĂ© Ă moi dans l'Ă©criture de « Coup de tĂȘte ». Je lui ai choisis un nom bien prĂ©cis dont je travestis l'orthographe dans ma tĂȘte pour le garder Ă moi. Je n'imagine que sa silhouette. Et encore. Il ne parle jamais. Il est presque absent. On l'effleure en permanence. Il n'est personne. Il y a quelques jours je me suis mis Ă imaginer ce qu'il pourrait ĂȘtre dans le contexte d'une fiction bien Ă lui. Ce que j'y ai vu m'a plu. Ăvidemment, je laisserai cette partie de l'iceberg sous la surface de l'eau. Qu'il reste vide autour et Ă l'intĂ©rieur de lui. C'est important.
Broutille, certes, mais broutille qui me tient Ă cĆur.











Commentaires
1. Le dimanche 18 mai 2008 à 22:44, par Sol
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