VoilĂ , ça y est : le dernier Ă©pisode de la saison 3 de MĂ©canismes et, trĂšs probablement, le dernier Ă©pisode de la sĂ©rie tout court. Pas que je sois allĂ© au bout de toutes mes idĂ©es sur le sujet, mais parce qu'Ă©crire dix Ă©pisodes par saison c'est trĂšs lourd et que le rĂ©sultat, Ă  l'arrivĂ©e, et quand mĂȘme trĂšs mĂ©diocre. Donc voilĂ , rideau comme on dit. En attendant, une conclusion quand mĂȘme pour cette troisiĂšme saison et avant cela un petit...

RĂ©sumĂ© des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents LĂ©on Bloy, monstre hybride abritant en lui les personnalitĂ©s d'Arto Pizzetti et de Luca Pacioli, sont parvenus Ă  remonter la piste du faux Arto Pizzetti, un ĂȘtre inconnu qui pouvait ĂȘtre ce voleur de corps qu'ils traquaient depuis leur "incident" au GroĂ«nland. Malheureusement, le faux Pizzetti se fait exĂ©cuter sous leurs yeux par Clarice Louvet. C'est Ă  ce moment lĂ  qu'Erin Bakura et ses hommes choisissent d'intervenir pour arrĂȘter l'hybride. Jusqu'Ă  ce que de mystĂ©rieux hommes en noir kidnappe Bloy et disparaissent sans laisser une trace...

Une inextricable aberration mentale et par dessus le marchĂ©, le temps n'existait plus. Un jour durait une heure, une heure durait des mois, la nuit se fondait dans le rien, les jours s'Ă©tendaient sans limite, ou bien Ă©tait-ce l'inverse, la notion mĂȘme de seconde perdait tout son sens : fractionnement grotesque d'une masse si compacte et aliĂ©nante qu'elle en devenait monstrueuse ; les jours duraient des heures duraient des mois et des heures Ă  nouveau. Un monstre, voilĂ  ce dont il s'agissait. Et Ă  LĂ©on Bloy, monstre lui-mĂȘme Ă  l'occasion, de se perdre Ă  jamais dans les errements carcĂ©raux de sa condition actuelle. Il Ă©tait enfermĂ© depuis des mois, des annĂ©es peut-ĂȘtre. Il n'avait plus aucune notion du temps, ni mĂȘme de lui-mĂȘme d'ailleurs, pas plus qu'il ne comprenait oĂč il Ă©tait et pourquoi il s'y trouvait. Et depuis combien de temps. C'Ă©tait bien ce qui l'obsĂ©dait, au fond : le temps. En permanence des montres brisĂ©es aux mĂ©canismes rouillĂ©es s'immobilisaient dans sa tĂȘte. Et aucun moyen pour lui d'y remĂ©dier.

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