Merry blues...      

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samedi 6 décembre 2008

Un an de 17h34

Tout est dans le titre. Voilà un an, depuis cette semaine, que je m'astreins à cette photo quotidienne, devenue une habitude, lorsque mon portable sonne l'heure fétiche de 17h34. Plus de 365 photos plus tard, cela nous fait une bonne petite base de données, des dossiers saturés d'instants fixés par la pupille numérique de mes trois appareils photos successifs (deux portables de mauvaise qualité et enfin, à partir de fin août, un appareil photo digne de ce nom). Chaque photo en ligne sur le mini-site dédié possède une histoire tacite. Chaque photo cristallise un moment, une musique. Parmi cette longue série (toujours en cours), j'ai gardé douze clichés que je reproduis dans ce billet, douze clichés pour autant de mois passés à figer cette minute numérique (cliquez sur chaque photo pour agrandir). Ce ne sont pas forcément les plus belles, ni les plus représentatives, mais simplement celles qui se sont imposées naturellement à moi lors du revisionnage de cette année écoulée. Simplement pour reprendre le but premier de tout le processus : pouvoir s'assurer que ces moments là comptent, qu'ils ont existé, et tous les autres avec.

























lundi 3 novembre 2008

Some time & space

Pendant la traversée, passée l'alerte rouge d'hier, un œil malgré tout sur les cieux fuyants. You've been flirting again monte doucement sous les écouteurs et mon voisin de droite s'endort. Je vois mon reflet doubler le soleil flou du fond. Björk, donc.

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vendredi 24 octobre 2008

Chéri je m'adresse à toi

(Avec l'accent)

Voilà à quoi ressemble le ciel par ici cette semaine. En profiter avant le changement d'heure, des fois que. Parfois (parfois) c'est vrai, des impressions d'Hubble en regardant par la fenêtre.


Amadou & Mariam - Sabali - Sabali
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samedi 18 octobre 2008

Fixe

Il n'est pas toujours question de soleils couchants ou de lunes. Des fois blancs et fixes et secs dans l'air du ciel. J'ai rêvé ces trucs la nuit entre le 16 et le 17. (En silence cette fois.)

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Ils sont entre cinq et dix dans l’espace confiné d’une caravane toute en longueur. Les uns et les autres dispersés entre les roues, affalés sur les sièges, canapés ou à même le sol. L’un d’entre eux allume la télévision minuscule qui pend dans un angle, côté droit quand on rentre, écran noir et blanc de la taille d’une feuille A4. La réception est mauvaise, les images arrivent brouillées, trop pour être lisibles. Un signal crépite, la télévision s’éteint. Putain, l’un d’entre eux dit à l’autre, il y a un détecteur de mouvements attaché au fil d’antenne, si quelqu’un essaye de l’allumer, il appelle directement le portable du propriétaire et lui donne notre signalement et notre localisation ! Comme si c’était une évidence. Et les cinq ou dix corps, tous des hommes, d’évacuer la caravane en quatrième vitesse. Ils montent dans la Cadillac décapotable garée dans la boue et décampent.
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Dans la Cadillac à tombeau ouvert. Il faut qu’ils croient qu’on est mort, lance l’un, le conducteur peut-être, aux autres étalés à l’arrière, alors il fonce sur une route de forêt ponctuée d’arbres. Bientôt, la Cadillac ripe contre les écorces autour et s’écrase contre un tronc trop gras qui dépasse du talus. Wouhou, ils gueulent ensemble pendant que la tôle se déchire sans bruit, casse instantanée du pare-chocs et pare-brise en un souffle.
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Il faut qu’on disparaisse, dit l’un, l’ex-conducteur sans doute, alors on doit se débarrasser de nos fringues, il peut y avoir des émetteurs dans les fibres. Alors ils se défont de leurs vêtements ensemble qu’ils brûlent sur le sol boueux entre les arbres. Le reste des vêtements sera enterré ici, dit-il, alors ils creusent des trous de deux ou trois pelletées et ensevelissent les restes cramés de leurs chemises sous la terre noire. Puis la dizaine de corps, nus à présent, descendent le talus et marchent le long de la pente. Ils débouchent sur une prairie verte-beige au vent léger contre l’herbe. Personne autour. C’est bon, dit-il, maintenant ne reste plus qu’à. Et un point blanc dans le ciel le coupe dans son élan. Voilà, dit-il, il va nous dire quoi faire à présent, où aller, comment. Un deuxième point blanc se détache du premier qui continue sa course, traçant sa voie blanche traînée dans le ciel bleu. Il est au courant, dit-il, il va nous aider depuis l’avion. Regardez c’est ce deuxième point. Il vient de nous lancer nos directives dans un bloc d’urine congelée depuis les toilettes de l’avion et le bloc va atterrir pile sur nous, je le sais, ça arrive, je l’ai lu dans un roman de David Lodge, tout ira bien maintenant, on est sauvé.
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L'un demande comment au juste on est censé récupérer les instructions si c'est pris dans le bloc de glace ? Effectivement : le bloc d'urine bleue enfoncée au quart dans la boue verte. Pris au cœur de la glace WC, un bout de papier plié en quatre. Sans doute ça. Un autre regarde les autres et répète : comment ? Alors sans se concerter les cinq ou dix dégainent leurs braguettes fictives et ils pissent en chœur tout contre le bloc gelé pris par la boue et le vent souffle à ras sur leur farandole de culs nus.
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Si je lance ma petite entreprise d'écriveurs de rêve (client, tu me résumes ton rêve en quelques étapes importantes et moi je te le transforme en nouvelle digne à lire, juste pour toi), entre 20 et 50 euros le rêve (ça paraît honnête), qui qui serait intéressé ?

mercredi 3 septembre 2008

Vicariously

Les latitudes glissent et les cieux suivent. Ceux d'hier soir étaient sur fond de Gnarls Barkley (Who's gonna save my soul) avec, comme pour le précédent album, une piste excellente pour un disque moyen dans son ensemble.












mardi 19 août 2008

Echos du flash

Blackout bis terminé : mise en ligne décalée des derniers billets censurés par l'aridité des ondes wi-fi.

Et puis aussi : hasard des photos flashées. Un soir où la lune était ferme, dans l'axe, comme souvent, j'ai sorti le Kodak. Outre la médiocrité de la photo en elle-même (on s'en fout), d'autres hasards, par exemple celui qui laisse traverser un insecte au moment de déclencher le flash. Parfaite coïncidence, la preuve : on dirait une bien cheap retouche photoshop. Mais non, simplement la coïncidence du moment, et aussi d'autres revers de flash, abstraits, sur la droite, issus eux des reflets de la fenêtre toute proche. (Cliquez sur la photo pour l'avoir en taille réelle.)


mercredi 23 juillet 2008

Le ciel qu'on fuit

Avant-hier, quelque part aux alentours de Laval je crois, et l'instant où l'on pose la voiture et les bras, le ciel qui s'étire et qui une fois l'objectif noirci glisse derrière les panneaux et les branches. C'est le ciel qu'on fuit, le couché de soleil de 22h30, pendant qu'on regagne la nuit et l'écho des murs vides, le silence dilaté.





mercredi 11 juin 2008

La musique s'est arrêtée

La dernière fois que ma montre s'est arrêtée, j'ai aussi arrêté de la porter, je l'ai laissée s'empoussiérer sur mon bureau ou sur un rayon d'étagère (le rayon du bas, presque à niveau du sol, celui où je stocke mes livres de « non-fiction ») et je m'en suis passé pendant six mois au moins, attendant que mon père décide lui-même de porter sa montrer pour faire changer la pile histoire de lui refiler la mienne au passage, voilà pour l'anecdote.









mercredi 4 juin 2008

Et le jour se prolonge

Cieux de fin d'après-midi, série en cours. Florent Marchet pour la musique : Dimanche sur l'album Gargilesse. Paroles quelque part par là-bas. Dommage qu'un morceau de lampadaire transparaisse. Dommage aussi que Deezer n'ait pas toutes les musiques que j'avais en tête devant ces cieux là.









mercredi 7 mai 2008

Piles de livres à lire

Tout ça au pluriel : j'achète (ou bien j'emprunte ou bien je me fais offrir) plus vite que je ne lis. Du coup, ça s'empile sur mon bureau, devant mes yeux.

samedi 19 avril 2008

Hier-en-image

Ou-ce-matin-plutôt.

vendredi 11 avril 2008

Then you'll spread your wings

Ciel zébré cette fois et froid jusque dans les échos de l'air autour. Comme si pour une raison qui m'échapperait, la surface de mon œil, de mon objectif, de mon navigateur, s'était laissée rayer. Au centre, dans l'axe, le vertige d'une percée quelconque puisque absente à présent. Cieux qui coulent sur mes fenêtres, jamais deux jours de suite ne reparaissent avec la même gueule...

Summertime parce que je l'écoutais alors (c'était en début de semaine je crois). Deux versions parce qu'entre temps j'ai commencé à écouter ailleurs. Au choix. Gershwin se trouve quelque part par là-bas (à gauche).













jeudi 7 février 2008

Avant / Après

L'entreprise de ravalage est presque terminée à présent, les nouvelles fenêtres sont posées (et elles tiennent). De quoi jeter un coup d'oeil sur le bouleversement opéré par toutes ces folles journées de travaux avec un petit (mini) diaporama avant/après. On commence par le dehors :



Avant



Après


Appréciez toutes les cataclysmiques révolutions apportées par cette semaine et demie de travail ! Le dedans à présent :



Avant



Après


Là pour le coup c'est mieux, surtout parce qu'on a plus que des doubles vitrages à présent, donc finis (presque) les courants d'air qui traversent les huisseries. On remarque au passage que le temps merdique d'avant-hier a mué en temps magnifique aujourd'hui !

lundi 28 janvier 2008

It's a fire

Cieux louésiens, la suite. Quelques photos du ciel rouge des jours de souffre parce que c'est le genre de décor que je souhaite pour ma nouvelle en cours (celle pour Elise), un décor qui aurait aussi bien convenu à Sablier, ça tombe bien, ça se passe grosso modo au même endroit. It's a fire, donc, Portishead pour la musique, voir ici pour les paroles, et les photos des cieux en flammes, aussi, quand même :











dimanche 6 janvier 2008

#8 ~ Ross Sarkozy

Petite BD comme ça, histoire de passer le temps, un dimanche matin tout moche dans la Sarthe. Pas très drôle, je le reconnais, mais juste : mettre en image ce qui se passe dans ma tête quand j'entends certaines "infos" amusantes. Notes : BD qui nécessite exclusivement quelques références empruntées à une certaine série. Cf. quelques extraits de la série en question par ici.

















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