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décembre 2005

samedi 31 décembre 2005

Happy new year

Je vais bientôt partir. J’ai dit à Bruno que je passerais le prendre à cinq heures et demie. Je passe le prendre, et après, on va à Pessac. Chez Lola. On devait aller ailleurs, à l’origine, mais on ne s’est pas mis d’accord, on ne s’est pas décidé. A la dernière minute, comme d’habitude. Donc, on va chez Lola. On sera une dizaine, à priori.

Ca fait longtemps que je l’ai pas revu, Lola. Il y aurait beaucoup de chose à dire à propos d’elle et je n’ai pas vraiment le temps de m’attarder. Disons simplement qu’elle est particulière, Lola, qu’elle ne laisse pas insensible.

On doit acheter quelque chose, je crois, un gâteau, une bouteille, je sais plus. Je suppose que Bruno, il saura, lui. Il sait toujours tout, Bruno.

Je crois que je n’ai pas vraiment envie de changer d’année. C’est toujours la même chose, ça avance, ça avance et on peut plus rien contrôler, rien arrêter. Mais moi, j’aimerais bien que ça s’arrête cinq minutes, qu’on prenne le temps, qu’on se repose.

Allez, je dois y aller, là, vraiment. Je prendrais le temps plus tard. Ou jamais. On verra. Bonne année à tous, je ne sais pas encore quand je rentre. Adieu 2005 et bonne année quand même.

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Page réécrite et refondue le 4 juin 2008

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Bio-papier

né le 10 février 1986 ; dix deux quatre-vingt-six ; à Firminy ; F.I.R.M.I.N.Y. ; Firminy c'est dans la Loire ; la Loire c'est 42 ; Firminy c'est tout à côté de Sainté ; Menear comme pseudo qui me suit depuis mes quatorze quinze ans ; à cause d'un nom de personnage de roman à la con ; roman heroic fantasy avorté depuis ; visiblement ça veut dire un tas de chose en espagnol ; comme par exemple danser ou bouger ou pisser ; pisser ça c'est pour l'argot cubain ; mais bon ça c'est ce qu'on m'a dit je sais pas si c'est vrai ; vécu huit ans de ma vie à Villars près de Sainté ; puis treize ans à Sainté même ; puis deux mois à Morlaix dans le Finistère ; le Finistère c'est 29 ; puis une dizaine de mois à Loué dans la Sarthe ; la Sarthe c'est 72 ; un frère ; plus vieux ; pas de soeur ; deux parents ; trois lapins successifs ; Justin-le-lapin le premier ; mort après avoir mangé le sapin de Noël ; c'est la faute à mon père ; Mariette rebaptisée Touffe de poils quand on s'est rendu compte qu'en fait c'était un monsieur et pas une madame ; M. Lapin ; Yvain sur le certificat de naissance ; bientôt deux ans à l'heure où j'écris ces lignes ; en très bonne forme ; un parcours scolaire banale et correct ; moi je veux dire ; pas le lapin ; sauté le CP puis repiqué la cinquième ; jamais très bon ; moyen partout ; juste accrocher la moyenne ; juste juste ; un bac série L mention assez bien ; une licence de lettres mention rien du tout ; un brevet que je suis jamais allé chercher alors que j'habitais à deux minutes du collège ; des amis-par-défauts qui m'ont inculqués le sens de la paranoïa ; ponts coupés en plein milieu de ma troisième ; homosexuel depuis grosso modo cette époque là ; mais certainement depuis toujours ; si tant est que ça se passe comme ça ; un déménagement ; deux déménagements ; trois déménagements ; ça use énormément ; une brève expérience de vendeur en librairie courant 2007 ; des vacations en collège pour la suite ; des bribes de boulot pour laisser champ libre aux livres que j'essaie d'écrire et que les éditeurs essaient d'éviter de lire ; une flopée d'amis laissés à Sainté ou diffractés ailleurs ; Fanny ; Elise ; Nico ; Patrick ; Virginie ; Isa ; Elsa ; j'en oublie ça c'est sûr ; Hugo on vit ensemble depuis juillet 2007 ; on s'est croisé par mots interposés fin 2001 ; on s'est croisé en vrai en juillet 2002 ; c'était à la baie des trépassés dans le Finistère ; 29 ; je croyais que c'était le facteur ; c'était jour de relâche dans le Tour de France ; c'était un quinze juillet ; avant Hugo : C. ; une impression ; une erreur ; plus tard : autre C. ; masochisme incontrôlé ; erreur différente ; sur le plan littéraire ; beaucoup de livres lus mais toujours pas assez ; des nouvelles écrites mais souvent mal ; des romans commencés ; un dépotoir bien fourni ; un truc de fini ; un truc encore en cours ; un autre truc je sais pas vraiment ce que c'est ; un texte court ; bref ; de publié en 2007 dans une revue ; ça s'appelle Transforme(s) ; pas mal de concours ou d'appels à textes loupés ou alors foirés ; des sites internet depuis 2001 ; le premier il s'appelait Chronopolis ; j'étais en troisième puis après en seconde ; le deuxième il s'appelait Mangasland ; depuis 2002 et toujours en vie quelque part ; puis Omega-Blue ; mon blog ; mon bloc-notes ; mon journal-en-ligne ; depuis décembre 2005 ; et 17h34 ; l'expérience photos-floues ; l'expérience photos-moches ; Guillaume, sinon ; un tas de pathologies dans la tête ; un tas d'incohérences sous la peau ; un bras cassé ; une appendicite ; groupe O+ ; jamais changé de coiffure depuis que j'ai une coiffure ; incapacité à me fondre parmi les autres ou alors à petites doses ; migraines chroniques ; paranoïa fréquente ; lunatisme exacerbé ; fuit le soleil ; fuit la chaleur ; fuit l'eau ; fuit les insectes ; fuit les voitures côté conducteur ; fuit en général mais essaie d'apprendre à fuir mieux ; s'englue dans ses écrans et y en a pas qu'un peu ; troubles de la concentration ; incapacité à réellement se fixer sur ce qu'on lui dit ou ce qu'il se passe ; incapacité à rester attentif face aux trucs importants ; retient plus facilement les détails ; toujours plus souvent dans sa tête qu'ailleurs ; atavisme qui court dans les générations ; paraît-il ; dépressif à l'occasion ; obsessionnel de la fiction ; fantasme de traverser les murs et les vitres et de fuir latéralement ; vit perpétuellement avec un temps d'avance ; incapable d'apprécier le présent ; tout anticiper en permanence ; passe de la première à la troisième personne du singulier intempestivement ; travestit des éléments de sa bio pour le plaisir de brouiller les pistes ; de marcher au bord ; d'exister entre les points-virgules ; j'imagine que ça ira pour l'instant

Fictions

Cette catégorie (« Fiction », anciennement « Textes » sur les deux premières versions du blog) rassemble les quelques textes (nouvelles, bouts de pièces, épisodes de Mécanismes et autres textes hybrides) que j'ai daigné mettre en ligne sur ce site au fil des années. La répartition se produit sous trois sous catégories : Brouillons, Papier et Octets. Explications ci-dessous.

1) Brouillons : partie qui rassemble tous mes "anciens textes" déjà en lignes, souvent insatisfaisants, que je continue de "stocker" ici, dans une sorte de corbeille à papier en libre accès !
2) Papier : c'est ici que je mettrai en ligne les textes que je juge achevés, donc travaillés, donc satisfaisants, et qui sont écrits pour une publication papier (d'où l'intitulé).
3) Octets : là se retrouveront tous mes projets ou expériences de textes destinés à être publiés sur internet (exclusivement sur internet) avec tout ce que ce la peut supposer vis à vis des médias et du support utilisés. Par exemple : Mécanismes, la série multimédia.

Cliquez sur chaque intitulé pour en consulter le contenu.

vendredi 30 décembre 2005

Ca déferle sur le toit !

Il y a moins de cinq minutes, j'ai enlevé mes écouteurs de mon nouveau lecteur MP3 - c'est fou ce que le silence est impressionnant dans ces moments là, comme si la musique pourtant évidente quelques secondes auparavant n'avait en fait jamais existé, c'est bizarre - et je suis allé fermé mes volets. Ca n'a rien de très intéressant en soi, je vous l'accorde, mais... En ouvrant la fenêtre, en sortant sur le balcon, j'ai vu que la neige avait remonté. C'est difficile à expliquer. Disons que, comme l'océan, comme les petites vagues qui s'étalent sur la plage, la neige s'est retiré. Elle commence à fondre, la neige.

C'est à ce moment là que j'ai entendu ce bruit bizarre, ce bruit qui venait d'au dessus de moi. Le bruit de la neige qui fond. C'est fou ce que ça fait du bruit, la neige qui fond. Comme si on balançait des seaux de flotte entier juste sur le toit. Et puis ça coule, lentement, brusquement, et ça tombe, quelque part, j'imagine. Demain, peut être, il n'y aura plus du tout de neige ici, ou presque plus. J'ai bien fait d'aller fermer mes volets à ce moment là, je suis content d'avoir entendu fondre la neige. Même si tout le monde s'en fout.

Ceci n'est pas un blog

Il fallait un billet d’introduction (qui ne sera posté qu’après une bonne quinzaine d’autres billets, mais c’est pas grave), le voilà. A l’origine, je voulais attendre que le nom de domaine "oblue.com" fonctionne mais… mon hébergeur a décidé de m’emmerder. Donc tant pis, on fera sans.

« Ceci n’est pas un blog », donc, mais un peu quand même. A l’origine, mon précédent essai de blog (qui s’appelait déjà Omega Blue mais qui était moins beau que celui là) avait été créé pour me permettre de poster mes nouvelles et autres textes, pour les mettre en libre consultation sur le net. Le concept a un peu évolué : on passe à un vrai blog avec racontage de vie à tout va et commentaires idiots et insipides sur tout. Ca fait du bien de faire comme tout le monde.

Oui, enfin, comme tout le monde, mais en différent. Vous retrouverez donc plusieurs catégories dans ce blog (cf. le plan du blog, en haut à droite dans le menu pour une description complète) qui vous permettront de mieux connaître ce que j’aurais choisi de vous faire connaître et qui, fatalement, me concernera toujours plus ou moins indirectement. Ce ne sera sans doute pas passionnant mais je m’en fous ; l’important, c’est que ça m’occupe. Pour ce qui est de la partie « Textes », c’est différent. Sachez que j’attends des commentaires sur mes modestes productions et des commentaires constructifs, si possible. Et oui, je suis exigeant, mais je peux me le permettre, puisque vous êtes ici chez moi.

Je m’en tiendrais là, je pense, pour un premier billet. C’est pas si mal, d’ailleurs, sans doute mieux que ce à quoi j’avais d’abord pensé. Vous êtes donc, tous autant que vous êtes (quoi que…), les bienvenues dans mon grand pays bleu. Merci de ne pas trop déranger les choses, de ne pas marcher sur les objets et les mots qui traînent un peu partout, de ne pas faire de saloperie sur les murs et de ne pas gueuler n’importe comment. Bienvenue chez moi donc, je vous laisse vous plonger dans les eaux bleues oméga qui commencent quelque part par là. Moi, je ne vous accompagne pas, je reste sur le bord ; je ne sais pas nager ;) .

Edit : C'est assez marrant, je poste des nouveaux billets depuis deux, trois jours, mais en fait, je n'ai passé l'adresse à personne à part Hugo (j'attends le ".com") ^_^.

jeudi 29 décembre 2005

Au commencement il y avait...

Moi. Et maintenant, ce blog. Pourquoi ? Pourquoi pas. Je crois que je voulais simplement « faire comme tout le monde ». Parler de moi, de ma vie, de ce qui m’entoure et de ceux qui m’entourent, aussi. Parce que c’est agréable, parce que j’en ai envie, tout simplement.

Mais vous ne me connaissez pas. Pas encore. Je ne donnerais pas cette adresse à mes amis, à mes proches, à ma famille. Je ne veux pas avoir à m’autocensurer. Je ne veux pas avoir à me justifier. Et, plus que tout, je ne veux mêler les gens que je côtoie avec des évènements de ma vie que je ne pourrais pas contrôler. Ceux qui liront, peut être, ces lignes seront donc de parfaits inconnus. Mais ça me va. Ce n’est qu’à cette condition que je me suis lancée dans cette histoire de blog.

Parlons un peu de moi, alors, puisqu’il s’agit là de mon premier post. Je m’appelle Pierre, j’ai 27 ans et j’habite Bordeaux. Bien entendu, certaines de ces informations (comme celles qui suivront dans les lignes, puis dans les billets futurs) peuvent être fausses, ou en partie vraies seulement. Je me réserve le droit de raconter n’importe quoi. Sur Internet, après tout, on fait bien ce qu’on veut. Je m’appelle donc Pierre, j’ai 27 ans, j’habite Bordeaux et je bosse actuellement dans la librairie d’un ami. Boulot provisoire… Que je fais depuis bientôt trois ans. A l’origine, je me destinais à de brillantes études scientifiques qui m’auraient conduit à devenir cartographe. Mais quelque chose a merdé en cours de route. Quelque chose merde toujours, en cours de route. Je me suis donc retrouvé à bosser pour Melville, l’ami en question.

Ma vie n’a rien de palpitante, ni même d’intéressante, mais je suis sûr que certains, peut être pas beaucoup, trouveront du plaisir à la suivre régulièrement. C’est bien à ça que servent les blogs, n’est-ce pas ? A ce sujet, je ne garantie d’ailleurs pas de poster des billets très régulièrement. On verra suivant ma disponibilité et ma motivation.

Je vais d’ailleurs en rester là pour aujourd’hui. Vous apprendrez à mieux me connaître dans quelque temps, dans quelques billets. D’ici là, portez vous bien, et j’essaierais de faire de même.

Note : Je rappelle, pour les étourdis, que cette partie du blog, "Vie Fictive", retranscrit une vie inventée, d'où l'utilisation de la couleur bleue pour le texte (pour la différencier des autres billets).

mercredi 28 décembre 2005

Omega Blue

Pour le premier billet de la partie "Coups de coeur" (qui est, je vous le rappelle, un endroit où je vous proposerais divers avis eclairés sur quelques productions artistiques de mon choix) je pouvais difficilement proposer autre chose que ce petit MP3 (qui est en fait un WMA).
Voilà donc un peu de musique, puisqu'il fallait forcément commencer par de la musique, qui, comme de par hasard, porte le même nom que ce cher pays où vous séjournez actuellement. Ce morceau est donc à l'origine du nom de ce blog, tout simplement parce que je l'adore, parce qu'il est beau, parce qu'il ne veut rien dire et qu'il est signé Yoko Kanno.

Profitez donc bien de ce petit "Omega Blue", issu de la première OST d'Arjuna, excellente production signée, donc, Yoko Kanno ;).



(Pour télécharger le morceau, cliquez sur l'image !)

Tiens...

Il a neigé la nuit dernière... Sur Sainté, et pas que sur Sainté à en croire les infos. Il a pas neigé tant que ça, en fait, ici. Tant pis. Tant mieux. Comme vous préférez.

(Celle là est de travers parceque... C'est comme ça !)

Belle vue, n'est-ce pas ?

mardi 27 décembre 2005

La course du prédateur

Ca faisait un petit moment que je n'avais plus rien posté (occupé que j'étais par les vacances et tout et tout) et voici donc un petit texte, très court, histoire de ne pas laisser ce blog dans l'inactivité la plus totale. Il s'agit d'un texte dont je suis très satisfait (c'est assez rare pour être signalé) qui m'a été inspiré par la vision d'un documentaire sur les guépards (si si !).

Bonne lecture.

Un pied posé sur le béton, l’autre en suspension ; les paumes des mains tournées vers le corps, les doigts collés ensembles ; la bouche ouverte en forme de « o » et les yeux écarquillés, l’image d’un homme qui court se révèle le temps d’un battement de paupière. La montre s’arrête, les aiguilles se paralysent. Un petit nuage de poussière reste immobile derrière ces rapides pas de course. Le vent n’existe plus. Il n’est plus question que d’une image, ou plutôt d’un arrêt sur image. Quelqu’un a appuyé sur le bouton « pause » alors que cet homme courait. Cet homme, c’est le prédateur.

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Monsieur James

Toute fraiche (écrite il y a seulement quelques semaines/mois), cette nouvelle est sans aucun doute la plus réussie du cycle Scandinavien. Plus courte que les deux autres, elle s'intéresse plus aux personnages qu'à l'univers. Le personnage de James est ainsi au coeur du récit. Il s'agit certainement du texte dont je suis le plus fier depuis "La nuit des automates".

Bonne lecture !

Le parc Rostik était un domaine de verdure infini, ou tout du moins était-ce l’impression qu’il donnait. Il se disait que des dizaines de personnes étaient uniquement employées pour son entretien. Au centre, au sommet d’une petite colline, se trouvait le château : couronne du royaume des Rostik. Le long des frontières, un mur de feuilles vertes séparait le domaine du reste de la Cité. Car le domaine Rostik n’en était pas vraiment un, il faisait partie intégrante de Scandinavie. Mais tous ceux qui y vivaient prétendaient le contraire, ou faisait comme si la Cité n’existait pas. Le domaine était une exception au sein de Scandinavie, dont certains auraient préféré se passer.

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La carte des imperfections

J'ai écrit cette petite nouvelle en juin, elle est donc toute fraîche et n'attend que d'être lue. Je vous invite donc à suivre le personnage de Stéphanie pour quelques lignes...

Celle qui s’appelait Stéphanie était assise sur une petite chaise noire et dépliante, en face du bureau du médecin : c’était donc la patiente. L’autre femme c’était Nicole Swantzic, si on en croyait la petite plaque en plastique qui siégeait près de son sein gauche. Est-ce que c’était un autre médecin, une infirmière ? Ca, la petite plaque ne le disait pas. Elle se tenait, debout et droite, à côté du médecin, l’air austère, l’air de se dire quelque chose qui n’était pas agréable. Tout le contraire du médecin. Le Docteur Philémon, car c’était là son nom, était tout sourire, les cheveux poivres et sels hirsutes et une petite barbe blanche au bout du menton, alternant sourires et sérieux, questions et notes sur son petit calepin. De temps en temps, lorsqu’il lui fallait mieux examiner les documents, il fronçait les sourcilles et plissait les yeux, avant de faire basculer ses petites lunettes sur son nez depuis son front. Entre lui et cette Nicole Swantzic, c’était le jour et la nuit et c’était aussi l’heure d’y aller, c’était le Docteur Philémon qui parlait.

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Le faiseur de fable

Cette (longue) nouvelle affine un peu l'univers Scandinavien et prend pour personnages principaux les artistes de cette ville imaginaire, qu'on appelle "faiseurs de fable". Il s'igissait, en plus de placer l'intrigue et de décrire ce monde étrange, de faire quelques expérimentations d'ordre graphique (c'est à dire la typographie), ce qui explique l'utilisation abusive d'excentricités à ce niveau là. Le résultat n'est d'ailleurs pas franchement concluant...

J'avais beaucoup de motivations pour cette nouvelle, c'est pour cela que je suis relativement déçu : elle ne remplit pas toutes mes attentes.

Bonne lecture pour ceux qui s'y risqueront tout de même.

Parfois les idées vous viennent et ne vous quittent plus. Elles apparaissent, déformées d’autres éléments de la vie, détails magiques qui se changent en possible scène, en histoire à raconter. En rentrant du travail, je m’assaillais sur mon lit et je rêvais aux intrigues fantasmées, à une vie parallèle qui existait à l’intérieur de moi. Il s’agissait d’illusions vraies. Après les avoir beaucoup ruminé, après les avoir tourné dans tous les sens, il m’arrivait de les plaquer contre un matériau, frappant dessus pour les faire entrer dans le réel. Mais je n’y suis que rarement parvenu. Jamais je n’ai dépassé le cap des deux ou trois pages et jamais je n’ai été lu. Mes lignes sont orphelines de finalité. Moi seul suis capable de les faire vivre, et personne ne les connaît.

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Au bout de l'univers

Voici la première nouvelle qui s'inscrit dans l'univers Sandinavien. Le monde décrit ici n'est pas encore vraiment aboutit, il n'existe pas vraiment, et tout se déroule en alternance dans un monde et dans l'autre. Ce n'est pas très clair. Comme pour "Entretien avac Cassandra", il manque sans doute beaucoup de lignes à ce texte pour être à peu près appréciable. Il a été écrit au début de l'année 2005 et je n'en suis pas satisfait.

Bonne lecture quand même.

S’asseoir sur le pont d’un bateau de verre, contempler l’infini, regarder la coque ouvrir le vide à travers les étoiles. Des reflets du soleil, des reflets des étoiles partout sur les voiles translucides du navire et une traversée calme de l’Univers : apprécier un moment de paix et souffler. Au-delà des galaxies connues de l’Homme, les astres prennent la forme de vieux souvenirs et de rêves de jadis. S’asseoir sur le pont d’un bateau de verre, c’est aussi assister aux films de son esprit. Lorsque tout est calme à l’extérieur, tout ce qui n’est pas se déchaîne. S’asseoir sur le pont et voir la réalité à moins que ce ne soit l’illusion... Lorsque la réalité se désintègre petit à petit, le rêve est là, même perdu au milieu des planètes. S’asseoir sur le pont du bateau de verre et attendre que le voyage prenne fin, le bout peut être proche. Petit à petit, les étoiles et le vide sombre s’effacent, se diluent et un décor s’installe.

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Mélodie du soir

Voilà un texte un peu étrange (encore un !), écrit en octobre 2004 si mes souvenirs sont bons. Il s'agist de la seule nouvelle finie que j'ai écrit durant la rédaction de mon roman (celui dont je parlais un peu dans le billet de "Spectre(s)"). Il s'agissait d'aborder le thème des relations intergénérationnelles par petit bout, fragment, sous les yeux d'un personnage un peu paumé, voire même carrément loser (j'aime les personnages de loser !). Je suis très content du résultat.

Bonne lecture.

Lui, il boitillait tout en essayant de le camoufler. Elle, elle flânait devant les vitrines, passant d’une boutique à une autre. Eux, ils ne se rapprochaient presque pas. Eux, ils ne semblaient pas être un couple mais ne faisaient pas pour autant attention à leur comportement, c’était leur manière d’être. Il, lui proposa de lui offrir un livre. Elle, elle dit non, mais merci quand même. Ses yeux chantaient, se dit-il en la regardant elle, mais que chantaient-ils ?

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Spectre(s)

Cette nouvelle est un peu particulière. Elle a été écrite en juin 2004, soit un peu avant la rédaction d'un roman assez conséquent. Il s'agissait donc d'écrire un dernier texte court avant de se lancer dans quelque chose de plus ambitieux. La forme (chaque personnage parle chacun à son tour) peut paraitre assez étrange mais je suis agréablement surpris du rendu final. C'est une nouvelle dont je suis assez content malgré une fin un peu bancale... Pour le titre, je ne me rappelle plus pourquoi il y a un "s" entre parenthèses...

Bonne lecture.

J’ai repris un bar il y a quelques années. Du genre miteux et puant. Avec quelques amis, un peu d’aide, on l’a remis sur pied, on l’a totalement refait, des pieds à la tête. Et aujourd’hui…vous avez qu’à voir le résultat. Le « Black & White » est le bar numéro un de la ville. Je dirais pas que j’en suis particulièrement fier mais…si, je crois que j’en suis fier. C’est un peu grâce à moi qu’il tourne comme ça. Enfin, à moi et aux habitués bien sur.

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lundi 26 décembre 2005

Danse avec l'absurde

Le court texte qui suit a été écrit pour un concours (je crois que le thème était "ridicule") organisé par je ne sais plus trop qui ou quoi. Ca n'a pas tellement d'importance, vu que je n'ai rien gagné :P.

Il s'agit d'un récit dans la veine de "Etre ange", à savoir très court et assez amusant (enfin, il m'amuse personnellement). J'en suis plutôt content.

Bonne lecture.

Il est vingt heures passées et Cerise finit de se maquiller devant la glace du salon. Elle regarde la pendule. En effet, il est plus de vingt heures. Elle a achevé des préparatifs longs et fastidieux mais dont sa beauté dépend, c’est du moins ce qu’elle pense. Elle porte une robe de soirée qu’elle ne met que pour les « plutôt grandes occasions », en sachant qu’il existe ensuite les grandes puis les très grandes occasions dans sa classification méticuleuse d’évènements. Sa robe est pourpre, bien sur, elle ne porte que du pourpre. Elle a fait attention à ne pas arborer trop de bijoux car cela la ferait passé pour ce qu’elle ne veux pas être, donc des boucles d’oreilles et un pendentif discret feront l’affaire.

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Entretien avec Cassandra Williams

Voici une nouvelle écrite il y a plus d'un an, relativement complexe, sombre et sans doute difficile à saisir dans la mesure où un tiers de l'histoire est passé à la trappe pour diverses raisons... Je ne sais pas trop si ce qu'il en reste est de qualité ou non. J'en n'en suis personnellement pas très satisfait...

Bonne lecture quand même ^^.

Glacé, contre le mur, je l’observe ouvertement. Le voilà qui tourne en rond depuis plusieurs minutes maintenant. Qu’est-ce qu’il attend ? Il continue de bouger, avec le calme énergique que je lui connais. La musique se diffuse limpidement dans toute la pièce et s’échappe timidement par la fenêtre entrouverte. La décoration est simple, des affiches, une tapisserie sobre et des meubles discrets et peu nombreux. A dire vrai, on se croirait dans une chambre d’hôtel : un lit une place, un petit bureau (celui là même qui se trouve juste sous mon nez), des étagères bourrées à craquer et c’est tout. Après tout, il n’a besoin de rien d’autre, surtout ce soir. Il continue de s’agiter dans la pièce exiguë. Serge continue de s’agiter. Il se déhanche, chemise ouverte sur un disque de David Bowie « Let’s Dance », après tout. Ni Dieu, ni lui-même ne savent pourquoi mais Serge écrit toujours chemise ouverte, voire torse nu quand il fait très chaud. Je crois qu’il a pris cette habitude avant même de me connaître mais je n’en suis pas sur. Tandis qu’il s’approche de moi je vois ses mains trembler de plus en plus. Il colle presque son visage contre le mien et je peux voir sa très fine barbe de quelques jours seulement, ses cheveux blonds en pagaille et sa cicatrice près de l’arcade sourcilière droite. Il transpire, plus que d’habitude, il sait que ce soir va être le Grand Soir. Il allume une cigarette, puis l’éteint dans la même minute. Pas le temps de fumer, elle arrive, elle est là, elle entre. Non. Elle apparaît.

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La nuit des automates

Je suis particulièrement content de cette nouvelle (je le précise, car c'est assez rare en général). Elle a été en fait écrite pour le besoin d'un concours de nouvelle, sur le site "Shadows Dreamers" (voire le "TSD" dans les liens) et qui demandait un texte court, capable d'expliquer le nom du site en partant d'une phrase d'un auteur connu et d'en copier le style. En l'occurence, les deux premières phrases sont l'oeuvre de Paul Auster et le texte qui suit est sans doute assez loin de son style, mais ça n'a finalement pas d'importances...

Ah oui, j'ai failli oublier, je précise que ce texte m'a permis de remporter le concours :P. Bonne lecture...

Le réel dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer. Si débridées que nous jugions nos inventions, elles ne parviennent jamais au niveau des incessantes et imprévisibles vomissures du monde réel. C’est sans doute pour cela que je n’ai jamais réellement pu créer d’œuvre à la hauteur du réel. Ce jour là également, bien que je fus, je dois l’avouer, dans un état déplorable, je continuais sans cesse de m’intéresser au « vrai », à ce qui m’entourait : Cette spectaculaire cascade de mépris qui me coulait sur le visage, pour s’étaler ensuite sur le reste de mon corps. New York ne m’aura jamais paru aussi détestable que ce soir là et, si j’admets que je n’étais pas particulièrement sobre à ce moment précis, il n’empêche que jamais durant toute ma vie je n’ai ressenti de telles impressions devant ce chaos mémorable que formait cette nuit, assiégée par une série d’averses qui ne semblait jamais vouloir prendre fin. Dieu seul sait de quel côté je vagabondais alors. Ce pouvait être Brooklyn comme Central Park, voir même autre part. Toujours est-il que je déambulais sans réellement savoir ni où j’étais, ni même où je me rendais.

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Etre Ange

On va commencer dans l'ordre : tout d'abord, voici l'un de mes premières nouvelles dont je n'ai pas trop eu à rougir (comprendre : la première qui s'est retrouvée sur le net, en libre consultation). Il s'agit d'un texte court (deux pages), humoristique, qui parle d'un Dieu et d'un ange... Bonne lecture .

Dieu est un fainéant. Voilà maintenant près de trois ans que je travaille pour lui et tel est donc le constat que je viens de tirer. Dieu est un fainéant. Alors bien sûr, je ne lui conteste pas le mérite d'avoir créé le monde, etc... Mais il n'empêche que depuis, il se repose sur ses lauriers. N'en déplaise à certains, c'est bel et bien son portrait que je suis en train de peindre avec ces quelques lettres : fainéant.

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