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décembre 2006

mardi 26 décembre 2006

Et une bougie, une !

Et bien voilà, il y a déjà un an de cela, Omega Blue naissait tranquillement, secrètement au détour des fils tissés quotidiennement par la Toile. Une petite flopée de texte perfectibles (et périmés, désormais), tels étaient les premiers billets avant, quelques deux semaines plus tard, le premier véritable billet d'introduction et le plan du blog, constamment remis à jour depuis.

Bref, une (fausse) bougie histoire de marquer le coup, et histoire aussi de se rappeler que tout a commencé il y a un petit bout de temps maintenant et que ce n'est bien entendu pas (encore) terminé. Grand ouf de soulagement, donc, il y aura encore des billets insipides et invraisemblables sur tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) et, bien évidemment, des réflexions stériles sur le monde ou sur moi-même (surtout sur moi-même) et ce (et ceux) que j'aime et tout le reste, aussi.

Je remercie au passage tous ceux qui me suivent régulièrement (ou pas) et ceux qui participent au blog via les commentaires, puisque c'est aussi (surtout ?) fait pour ça, un blog, il parait.

Tiens, qu'est-ce qu'il s'est passé concrètement sur Omega Blue en l'espace d'un an, entends-je au loin comme un murmure numérique dans les cables de ma Livebox ? En voici un petit aperçu !

64 billets de Vie quotidienne !
33 billets Coups de coeur !
4 billets de Chroniques en vrac !
16 billets Photos !
35 billets Textes !
16 billets du Journal de bord !
2 billets du Comic Strip !
28 billets de Vie fictive ! (mais non elle est pas oubliée !)
11 billets de Vie du blog ! (en comptant celui-ci)

Soit, si je ne me trompe pas dans mes calculs (et Dieu sait que c'est pas gagné !), 209 billets ! Pas mal, non ?

Bon allez, j'en reste là pour mon auto-congratulation, je commence à fatiguer de la parenthèse et du point d'exclamation ! (la preuve !) Au passage, je vous propose quatre nouvelles chanson dans la Oblue Radio (qui viennent en remplacer quatre autres : Jamie Cullum, Patrick Wolf, Billie Holiday et Grandaddy) :

Sufjan Stevens – The Seers Tower (tirée de Illinois)
Tom McRae – End of the world news (tirée de Tom McRae)
Diana Krall – From this moment on (tirée de From this moment on)
Jamie Cullum – Twenty Something (tirée de Twenty Something)

N'hésitez pas à me dire que vous aimer (ou pas), évidemment ;) !

PS : Joyeux Noël à tous, aussi, puisqu'il paraît que c'est la saison !

vendredi 22 décembre 2006

Souffle

Je vous propose aujourd'hui un petit (très petit) texte écrit la semaine dernière en cours (lors de mon cours mensuel de latin, pour être précis), qui a pour titre "Souffle". Que dire de plus, sinon que son concept est pompé à une nouvelle de Chuck Palhaniuk ("Guts", dans Haunted). En voici le copié/collé intégral, puisqu'il est assez court pour tenir sur un billet uniquement.

Texte à lire d'une traite, sans reprendre sa respiration.

Je m'appelle Aesserlink et à la fin de ce souffle je serais mort le temps me manque mon corps me tue mes larmes sèchent derrière mes yeux mais je ne souffre pas non je ne souffre pas si je pense à autre chose je ne souffre pas je ne souffre plus souviens toi comme c'était il y a longtemps et les courses autour du lac et l'hiver et son eau opaque à la surface qu'il fallait faire céder en un éclat en un fragment la violence de ce coup tu sais tu te souviens n'est-ce pas mes doigts engourdis dans le vent aiguisés chez moi chez nous et la façon dont nos rires dont nos voix frappent contre les parois les montagnes et éclatent et résonnent et s'évaporent jusque dans les propres silences de nos corps mais ça aussi je le sais tu ne l'as pas oublié j'aimerais me souvenir plus et plus vite tout ça me permet de rester hors de moi tu comprends hors de mon corps qui devient cet air qui sort d'entre mes lèvres et qui me manque je sais que ça ne va pas tarder il ne me reste plus beaucoup de temps plus beaucoup de ce souffle mais avant ce moment oui avant ce moment je voulais juste dire oui je voulais juste te dire que.

Lire le texte dans une fenêtre séparée.

jeudi 21 décembre 2006

Shortbus

Vous l'aurez sans doute remarqué : ces temps-ci, je vais souvent au ciné. Ca se retrouve notamment dans les nombreux billets « Coups de coeur » que je mets en ligne régulièrement (et encore, je n'ai pas parlé de tous les films que je suis allé voir depuis la rentrée, la flemme). On mettra ça sur le compte de l'ouverture du nouveau Méliès et aussi du fait que les cours c'est chiant : c'est mieux d'aller voir des films à la place.
Bref, celui dont je vais vous parler aujourd'hui est un peu particulier. On est allé le voir (on, c'est à dire Fanny, Malika, Isa et moi-même) lundi soir, un peu comme une mini soirée de fin de partiels, même si des partiels, on en aura encore en janvier. Bref, on est allé voir Shortbus, film de John Cameron Mitchell dont vous avez peut être entendu parlé puisqu'il a fait pas mal parler de lui, notamment à cause des scènes de sexes non simulées qu'il présente à l'image explicitement (oh comme c'est joliment dit !). En gros, c'est un film avec des vrais morceaux de films de cul dedans (oh comme c'est joliment dit, bis). Mais ça ne se résume pas à ça pour autant, même si, ne nous le cachons pas, le film a fait une grande partie de sa promo là-dessus (à Cannes, notamment).

L'histoire de Shortbus n'en est pas vraiment une. C'est plus une accumulation de petites histoires, de personnages qui se croisent, qui se font et se défont, le tout dans le théâtre carton pâte de New York, seule vive à même d'accueillir une telle intrigue, bien évidemment. Afin de vous le résumer un minimum, voici quand un même une espèce de synopsis : le Shortbus est un établissement assez particulier, entre lieu de rencontres, salle de projection et théâtre d'orgies permanentes, établissement où se rencontre des personnages un peu perdus, voire même complètement paumés. Parmis eux, en vrac, une sexologue qui n'a jamais eu d'orgasme, un couple homo qui cherche à « s'ouvrir sexuellement » ou une dominatrice en mal de relations « humaines », etc. Le film présente alors des personnages divers et diversifiés qui tentent de résoudre leurs problèmes existentiels en même temps qu'ils essaient de résoudre leurs problèmes sexuels puisque, après tout, c'est l'approche qu'a choisit le film.

Autant le dire tout de suite, Shortbus est un film assez trash au début (le premier quart d'heure), puis il redevient « normal » par la suite. Il ne s'agit pas, comme j'ai pu le craindre de prime abord, d'un film qui cherche à justifier les scènes de cul qu'il propose. Il semblerait plutôt que le film cherche à choquer dès le début, histoire de pouvoir ensuite passer à autre chose et raconter l'histoire (ou plutôt les histoires) qu'il veut raconter. De ce point là, c'est plutôt positif. Pareil concernant le jeu des acteurs, qui étaient pourtant amateurs pour la plupart d'après ce que j'en ai compris. Le film est superbement interprété et, compte tenu de la nature particulière du film, ça mérite d'être signalé, car ce n'était pas forcément gagné dès le départ.
Le parti pris du film est lui plus contestable. Il se propose de porter un regard simple et neutre sur la sexualité de ses personnages. Il s'agit de montrer le sexe comme un acte du quotidien, à la limite de la pathologie par moment. C'est contestable, notamment à cause du caractère profondément a-érotique (ça se dit ?) du film : Shortbus n'est pas un film érotique, il ne véhicule aucun désir. Les scènes de sexe sont banalisées, ancrées dans un quotidien qui les démystifie forcément. En cela, je comprends tout à fait qu'on puisse être déçu en sortant du cinéma...

Je ne vous dirai pas que Shortbus est un film génial et révolutionnaire comme j'ai pu le voir ou l'entendre à droite à gauche. C'est un bon film, simplement, perfectible et très maladroit par moment. Mais un film révolutionnaire, certainement pas, et c'est pourquoi j'ai choisi d'en parler (ça et pour attirer le visiteur avec les mots clés Google of course !), la majorité des critiques bloguesques que j'ai visité étant plutôt (très) positives.
D'abord, le principe même du film m'a un peu rebuté. On prend un personnage avec un problème dans la vie et on le symbolise dans sa vie sexuelle. C'était aussi simple (voire simpliste) que ça. Et évidemment ça dénote complètement avec l'aspect humain et touchant qu'on essaie d'insuffler à ces dits personnages.
De la même façon, tout le côté symboliste du film est exagéré, oserais-je même dire hypertrophié. Tout est symbole et, au as où le spectateur n'ai pas compris, tout est fait pour que l'on comprenne ce que le film a voulu dire. Les indicateurs sont ainsi multipliés, grossis au maximum jusqu'à ce que ça en devienne excessif. Non seulement c'est simpliste (voire simplet), mais c'est également nié le rôle du spectateur qui n'a pas besoin de tout ces codes énormes pour interpréter le film.
D'autant plus que certains messages fonctionnent à contre-sens : l'exemple même étant ce personnage (voire ce duo de personnages) qui semble constituer une incarnation dans le film du spectateur (le tout en jouant avec la thématique centrale du voyeurisme)qui est en soit une très bonne idée, qui sert véritablement à approfondir les personnages pendant que la trame cinématographique, elle, refuse l'interprétation en multipliant les indicateurs et les codes, cf. le paragraphe précédent.
En un mot, c'est dommage et c'est carrément maladroit, surtout que le « message » délivré par la conclusion du film est franchement planplan (oui, planplan !). On n'en dira pas plus pour ceux qui ne l'ont pas vu mais c'est pas l'envie qui m'en manque... Notons au passage que de tout centrer autour du sexe et de la sexualité paraît, là encore, franchement simple (voire simpliste, voire simplet)...

Un petit mot positif pour finir sur la bande son, élément du film réellement génial. La musique est simple, mais envoûtante est superbement interprétée notamment par Scott Matthew (quelle surprise de le retrouver au beau milieu d'un tel film, d'autant plus qu'on le voit en vrai !), qui a beaucoup collaboré avec Yoko Kanno, entre autres, pour ceux qui ne le connaîtraient pas (je parlerai de lui bientôt, promis).

Bon allez, je me radoucis un peu : Shortbus est sans aucun doute une expérience à vivre, c'est certainement un film intéressant mais très très perfectible et très très maladroit. Dommage pour lui mais bon, ça ne va pas m'empêcher de dormir... En même temps, j'ai bien peur que mon billet sur le sujet soit inutile : c'est typiquement le genre de film dont on doit se faire une opinion soit-même et pis c'est tout ;) .
PS : Vous pouvez, grâce à Youtube, visionner la bande annonce ci-dessus (censurée) du film en anglais non sous-titrée. J'essairai de le proposer à chaque fois que je parlerais d'un film dorénavant.

dimanche 17 décembre 2006

Mécanismes Episode 10 (Ce silence dans le vacarme)

Le voilà, un peu en retard, certes (à peine plus de semaines, et puis de toute façon je m'en fous :P), mais il est bien là, le dernier épisode de Mécanismes pour 2006, c'est à dire le dixième en tout. On est presque à la "mi-saison", c'est à dire qu'il serait peut être temps que l'intrigue se développe un peu... Pas de bolle, j'ai une vision assez... lente de la situation, donc tant pis pour les amateurs d'action s'il y en a ! Histoire de vous replonger dans l'intrigue, justement, je vous laissez avec le traditionnel "Previously on Mécanismes !"

Résumé des épisodes précédents : Arto Pizzetti et Erin Bakura enquête sur la mort suspecte de Paul Blanchet dont l'affaire, qui datte de trois ans, n'a toujours pas rendu son verdict. Après avoir interrogé leur unique suspect, l'inventrice Maryse Bastie, Pizzetti rejoint sa collègue pour une visite surprise au seul témoin indirect du meurtre, une chanteuse/danseuses/autre exilée à Armeville (St-Etienne !). C'est grâce à son interrogatoire que les deux enquêteurs pourront, ou pas, avancer dans leur enquête...

Bonne lecture ;) !

C'est une poignée de main académique mais non dépourvue de chaleur qui marqua les retrouvailles des deux enquêteurs, Arto Pizzetti et Erin Bakura, une dizaine de jours après leur séparation au Kommissariat d'Offenburg. Pizzetti était assis confortablement sur la banquette arrière d'un taxi. La porte arrière gauche était ouverte, ce qui permit à Bakura de s'y engouffrer à son tour. C'est à ce moment là qu'eut lieu la poignée de main. Erin Bakura referma ensuite sa portière et le taxi démarra, quittant du même lieu le parking de la gare de Châteaucreux. Le temps était gris mais il ne pleuvait pas. Le taxi tourna à gauche après un premier carrefour, puis il continua tout droit. Erin Bakura se tourna sur sa droite, de manière à faire face à son collègue.
- Le sténographe n'est pas avec vous ?
- Non... On avait besoin de lui à Offenburg alors je l'ai laissé repartir. Vous avez dû vous croiser...
- Oui, sans doute... Vous savez où c'est ?
Pizzetti acquiesça en souriant. Il sortit une petite carte rectangulaire de l'intérieur de son manteau, carte qu'il tendit à sa collègue allemande. Sur cette carte, l'inscription « Rouge » avec, comme illustration, l'esquisse d'une femme à moitié dénudée. Bakura sourit et lui rendit la carte. Dehors, le paysage défilait lentement. Des façades ternes, des devantures de magasins aux peintures écaillées, des arbres dénudés.
- A part se planquer, dit Bakura, je ne vois pas ce que cette fille pourrait faire à Armeville...

Lire la suite.

samedi 16 décembre 2006

Paprika

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler dans mes coups de coeurs d'un film d'animation japonais, c'est à dire que je vais retomber le temps de quelques lignes dans mes anciennes amours (Mangasland remember !). Et le film en question, c'est Paprika, dernier né des studios Mad House en général et de Satoshi Kon en particulier. Ce nom ne vous dira peut-être rien, mais sachez tout de même qu'il s'agit là d'un des grands noms actuels dans ce domaine, réalisateur entre autres de Perfect Blue, Millenial Actress et Tokyo Godfathers, trois très bons films (même si je triche un peu, je n'en ai vu que deux sur les quatre ! :P). Mais peu importe, il ne sera ici question que de Paprika, pour un film qui s'avère au final terriblement... épicé ! (Navrant jeu de mot, je le reconnais...)

Paprika, c'est justement le genre de film que l'on ne peut pas vraiment résumer. C'est pourquoi ma tâche ne va pas être facile mais peu importe, c'est bien moi qui ai choisi de vous en parler, n'est-ce pas ? Je vais donc essayer d'essayer, histoire de vous donner une idée, même vague, de l'intrigue principale de Paprika...
Dans un monde qui pourrait tout à fait être le nôtre, une invention scientifique vient révolutionner le rapport que l'on peut entretenir avec l'inconscient. Cette invention, ce « gadget » si l'on peut dire, la « DC Mini » pour utiliser son nom exact, est une petite machine qui ressemble fort à un serre-tête high-tech que l'on porte dans son sommeil et qui ouvre la porte des rêves... On peut ainsi « visiter » les rêves des autres, afin, par exemple, de « psychanalyser » les rêves de certains patients et de les aider dans leurs traitements ou bien, pourquoi pas, d'enquêter via l'inconscient sur des cas qui, eux, sont bien réels. Mais il y a un hic (il y a toujours un hic !) : plusieurs modèles de DC Mini sont volés par Dieu sait qui et quelques perturbantes anomalies apparaissent peu à peu autour de « l'équipe » de personnages principaux, c'est à dire l'équipe responsable de son développement qui doit retrouver la trace des gadgets manquants. Bien vite, l'inconscient envahiront « l'espace narratologique » (waw !) du film, si bien que rêve et réalité deviendront parfois indissociables l'un de l'autre... Voilà donc pour la trame principale du film, pour ce qui est des détails, il va de soit que je vous laisserai je luxe de les voir par vous-mêmes, dans une salle de ciné chauffée ou bien dans votre canapé devant un bon (et illégal) DivX...

Autant le dire de suite, Paprika n'est pas vraiment l'un de ces animes qui en met techniquement plein la vue. Techniquement, donc, c'est juste « normal », on est loin d'un Ghost in the Shell Innocence, par exemple (bon Dieu, ce film m'ennuie rien que d'y repenser !), mais cela reste cohérent et, au final, j'en attends rarement plus. En fait, ce qui « choque » un peu au début, c'est cette habileté avec laquelle l'équipe du film parvient à contraster des personnages finalement assez classiques (je parle de graphisme uniquement, expressions des visages, attitudes corporelles, etc.) avec des décors ou des accessoires souvent extravagants et hauts en couleur (tout ce qui se rattache à l'esthétique du rêve, bien entendu). C'est un contraste qui mérite que l'on s'y habitue mais, une fois que c'est fait, on peut aisément se plonger dans la complexité de l'intrigue et se détacher de l'aspect purement esthétique du film.
Côté musique, brièvement, pas grand chose à constater, elle colle relativement bien à l'atmosphère du film (notamment le thème qui se rattache au rêve central du film, assez délirante mais très bien exécuté), même si le générique (de début, de milieu et de fin) peut paraître assez pénible, surtout aux décibels proposés par les salles de cinéma, puisqu'il s'agit d'une sorte de morceau J-Pop technoïsé mais finalement assez sympathique quand même...

Là où il faut s'accrocher, par contre, c'est au niveau de la trame scénaristique. Comme vous l'avez certainement déjà compris, celle-ci est d'autant plus embrouillée que se mêlent à la fois rêve et réalité, mais également parce que plusieurs intrigues personnelles viennent s'entrecroiser dans l'enquête principale ce qui, évidemment, n'arrange rien au niveau de la compréhension.
L'intrigue peut donc paraître confuse, voire obscure (d'autant plus que certaines scènes sont entrecoupées de petits effets de mise en abyme, voire même d'explications de théorie cinématographique, sans oublier les petits « auto clin d'oeil », vers la fin) mais à vrai dire, ce n'est pas vraiment ça l'important. L'important, dans Paprika c'est que tout coule naturellement, que la réalisation est impeccablement léchée et que le spectateur (c'est à dire moi) prend un réel plaisir à suivre les courses croisées des différents protagonistes du film : courses à la fois professionnelles (l'enquête) que personnelles (les relations qui se nouent entre les uns et les autres). Certaines scènes sont d'ailleurs tout simplement prodigieuses (je pense à cette scène en particulier où plusieurs personnages se poursuivent les uns les autres en passant de rêves en rêves, d'univers graphiques en univers graphiques).
On soulignera également l'obsession structurante de Satoshi Kon qui parcourt ce nouvel opus, c'est à dire la mince frontière entre fiction et réalité, idée déjà creusée (et bien creusée) dans des films comme Perfect Blue et, à en croire le résumé, Millenial Actress. Ici, Kon s'intérèsse surtout aux influences de la réalité sur le rêve et inversement : la conscience humaine étant perçue comme une sorte d'échange permanent entre conscient et inconscient. La réalité nourrit donc la fiction autant qu'elle s'inspire d'elle. Une vision profondément artistique, évidemment, pour un réalisateur qui a toujours insufflé dans ses oeuvres l'image de personnages équilibristes toujours prêt à faire un faux pas qui les condamneraient à « tomber » dans la fiction mais sans pour autant leur refuser un retour ultérieur à la réalité.

Résumé : Paprika c'est bien, même si ça mérite certainement deux voire trois visionnages :) . Au passage, je vous copie/colle l'adresse du site officiel (en français) des fois que, pourquoi pas... (avec un petit apperçu du thème principal, mais en version softisé ;) : http://www.paprika-lefilm.com/

PS : Je suis trop un geek, j'ai reconnu de suite la voix de Megumi Hayashibara dans le film... La honte...

mercredi 13 décembre 2006

Fonds d'écran #1 à #5

Depuis que je possède mon nouveau portable tout jeuli (oui, j'ai un nouveau téléphone portable tout jeuli), soit environ un mois, j'ai décidé d'en changer le fond d'écran une fois par semaine, histoire de ne pas me lasser d'une part et de m'occuper artificiellement de l'autre. En voici donc les cinq premiers, ça mettra un peu d'images et de couleurs dans ce blog parfois monochrome...


#1
Artwork de Miki, personnage d'Utena (dont la pose est on ne peut plus lascive, effectivement). Les couleurs étaient sympas et, au passage, complètement Omega Blue (en plus ça allait bien avec la coque bleue du nouveau portable en question).

#2
La couverture d'un superbe (l'un des meilleurs ?) album de Bowie, j'ai nommé Earthling (1997), l'image en elle-même est très sympa, les couleurs surtout, criardes et assumées... Au passage, l'album est énorme, réalisé en partie avec Trent Reznor de Nine Inch Nails...

#3
Image déjà mise en ligne sur ce blog, à l'occasion de mon billet sur le film Babel. Elle représente l'une des meilleures scènes du film, qui illustre complètement le propos du réalisateur sur la question de la frontière... Superbe photo.

#4
4 Photo étrange tirée de la série Six Feet Under. Il s'agit de l'une des oeuvres brillantes de l'un des personnages, Claire, qui déconstruit les visages des personnes qu'elle photographie, en l'occurence son frère, David. Je ne sais pas pourquoi, mais on a cru deux fois (Elise et Hugo) que c'était George Bush ! O_o

#5
Aaaaaah la superbe affiche du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Michel Gondry !), tout simplement génial, à l'image du film lui-même, et complètement absurde tout en restant extrêmement symbolique et touchante. J'adore.

Voilà, passionant, n'est-ce pas ? J'aime utiliser mes nouveaux gadgets pour faire des trucs dont tout le monde se fout XD ! A dans cinq semaines pour la suite de la série des fonds d'écran ! ;)

mardi 12 décembre 2006

Récits anonymes #4

C'est une fin de journée comme les autres, excepté peut être tout cet oxygène dans mon tram non bondé, une bénédiction compte tenu du fait qu'il est cinq heures et qu'à cinq heures, en général, je suis plutôt compressé contre une vitre qu'assis au milieu des deux « wagons ».

C'est une fin de journée comme les autres, et je croise un regard, dehors, de l'autre côté de la vitre, là où il fait déjà nuit ou presque et de l'autre côté d'une autre vitre encore. Un automobiliste. Un type d'une cinquantaine d'année un peu joufflu, un peu pataud, au volant d'une petite camionette (un van) à l'arrêt au feu rouge pendant que mon tram, lui, attend quelques voyageurs retardataires.
A sa gauche, sur la place du passager, il y a une autre forme, une autre silhouette, une autre personne. Une femme. Sa femme, sans aucun doute. La cinquantaine, le visage un peu joufflu, l'air pataude, un peu de rouge aux joues. La bouche en cul de poule. Elle parle, je crois, elle parle mais moi, de l'autre côté de mes deux vitres, je n'entends rien. Lui non plus, son mari, visiblement. Son regard est aussi fixe que peut l'être un regard perdu dans le vague du lointain, son front est détendu, ses épaules semblent glisser de son buste. La femme parle, sans que je n'entende aucun son, et le type un peu joufflu n'émet aucun geste, aucun mouvement. Le regard perdu, là, juste là, entre moi-même et le feu décidément rouge.

Et puis, à un moment, un seul, alors que le tram s'est remis en route et que je passe juste en face de lui, sa tête se tourne, son regard croise le mien et se confond dans mon propre reflet délavé. Son regard croise le mien, une expression de supplication le traverse et s'estompe instantanément. L'air de souhaiter qu'elle se taise enfin, celle-là, elle qui, dirait-on, se plaint de la lenteur des feux à passer au vert.

Et puis c'est tout. Le tram continue sa course et moi je tourne la tête.

lundi 11 décembre 2006

The Departed

Ou Les Infiltrés pour le titre français (c'est bien connu, j'aime me la péter en utilisant les titres anglish), soit le dernier film de Martin Scorsese qui se trouve être également le remake d'un thriller hongkongais très agréable, j'ai nommé Infernal Affairs (le premier). Autant le dire d'entrée, je ne suis pas un grand fan du cinéma de Scorsese. La dernière tentation du Christ mise à part (film sublime), les Casino, Affranchis ou même Taxi Driver (ne parlons même pas de Gangs of New York où je me suis tout simplement fait chier) m'ont laissés assez froid, pour ne pas dire indifférent. Pourquoi se déplacer jusqu'au Méliès pour voir son dernier né, dans ce cas ? A cause d'Infernal Affairs, d'une part, film qui m'avait pas mal enthousiasmé et dont l'annonce du remake m'intriguait et à cause du (grâce au) casting de ces Departed, jugez plutôt : Matt Damon, Leonardo Di Caprio et surtout Jack Nicholson, tout simplement énorme (sans mentionner les seconds rôles très bons eux aussi). C'est donc avec beaucoup de plaisir que je m'y suis rendu et que j'en suis ressorti...

Le remake américain reprend exactement la même trame scénaristique que son aîné asiatique, donc de ce côté là, pas de surprise, le tout transposé dans le Boston actuel (la mafia irlandaise), ce qui implique une plongée dans une autre culture (ça veut dire que y a pleins de fuck à tout bout de champ, sans mentionner la violence omniprésente). « C'est l'histoire » de deux flics, l'un (Léonardo Di Caprio) infiltré auprès du big boss du crime de Boston, Frank Costello (Jack Nicholson) et l'autre (Matt Damon) protégé de ce même Frank Costello, infiltré au sein de la police d'Etat de Boston. Vous me suivez ? Ce point de départ, à la fois simple et efficace, donnera lieu à un chassé croisé permanent entre flics et truands, qui ne sont pas forcément les « gentils » et les « méchants ». Evidemment, le tout va se retrouver entremêlé d'intrigues parallèles plus ou moins importantes (la relation de Matt Damon avec une psy, entre autres).

The Departed est ce qu'on pourrait appeler un remake réussi. D'abord parce qu'il parvient à adapter plus qu'à copier/coller et ensuite parce qu'il devient, sous la direction d'un grand réalisateur, à se détacher complètement de son modèle. Le film est donc à la fois très proche d'Infernal Affairs et en même temps très éloigné. Parfois, même, il n'a rien à voir. Du point de vue de la réalisation, déjà, la différence se fait sentir dès le début. On ne retrouve pas dans The Departed les plans léchés, minimalistes et épurés d'Infernal Affairs. Ici, tout est plus brut, plus saccadé, plus violent. La violence est d'ailleurs l'un des éléments clé du film, qui se déroule tout de même dans les milieux mafieux des Etats-Unis.
On remarquera aussi (surtout) l'effort de Scorsese qui parvient à « gonfler » les silhouettes qui se dessinaient dans l'original asiatique. Il se sert de ces silhouettes, de ces ébauches et il en fait de réels personnages et c'est en ça que le film est très réussi. Les personnages interprétés par Damon et Di Caprio sont, justement, des personnages et non plus simplement des types d'agents infiltrés. Mais le grand challenge de ces Infiltrés, c'est précisément le rôle clé de Frank Costello, véritablement négligé ou délaissé dans Infernal Affairs et qui dévoile un Jack Nicholson épatant de violence, de cynisme et de folie. C'est bien simple, Nicholson vampirise le film et lui donne de l'intérêt à lui seul (cf. une scène particulière et pas franchement indispensable, à l'opéra, avec Nicholson concentré, une image rougit par un filtre brut, et deux femmes qui l'entourent ; du grand art). Frank Costello, c'est le diable, c'est le Mal à l'état pur, celui-là même qui sera le plus capable de révéler les deux autres personnages principaux.

Autre point fort du remake, autre point qui le distingue du modèle, c'est le soin tout particulier apporté au mimétisme qui vient unir les deux personnages principaux. Leur ressemblance est autant physique que psychologique. Ils sont à la fois ennemis, complices et surtout ils représentent les deux faces d'une même pièce, élément particulièrement bien montré lors d'une scène de poursuite nocturne. Même démarche, même occupation, même casquette, mêmes pensées... Et c'est ce point qui vient apporter une autre dimension au film, dimension qu'on ne trouvait pas dans Infernal Affairs et qui, selon moi, confère tout son intérêt à ce remake.

Très agréable, peu de défauts, très prenant, The Departed est sans aucun doute l'un des films à voir de cette fin d'année (avec Babel, Little Miss Sunshine ou le dernier James Bond, tiens !), c'est pourquoi je vous le recommande dès à présent ;) .

vendredi 8 décembre 2006

Age d'or

Partiel de stylistique cette après-midi (je ne parlerai même pas de mon partiel d'Histoire de la Langue de ce matin, faut pas déconner), avec un poème de Rimbaud : Age d'or.

Quelqu'une des voix
Toujours angélique
- Il s'agit de moi, -
Vertement s'explique :

Ces mille questions
Qui se ramifient
N'amènent, au fond,
Qu'ivresse et folie ;

Reconnais ce tour
Si gai, si facile :
Ce n'est qu'onde, flore,
Et c'est ta famille !

Puis elle chante. O
Si gai, si facile,
Et visible à l'œil nu...
- Je chante avec elle, -

Reconnais ce tour
Si gai, si facile,
Ce n'est qu'onde, flore,
Et c'est ta famille !... etc...

Et puis une voix
- Est-elle angélique ! -
Il s'agit de moi,
Vertement s'explique ;

Et chante à l'instant
En soeur des haleines :
D'un ton Allemand,
Mais ardente et pleine :

Le monde est vicieux ;
Si cela t'étonne !
Vis et laisse au feu
L'obscure infortune.

O ! joli château !
Que ta vie est claire !
De quel Age es-tu,
Nature princière
De notre grand frère ! etc...,

Je chante aussi, moi :
Multiples sœurs ! voix
Pas du tout publiques !
Environnez-moi
De gloire pudique... etc...,

Juin 1872

Que dire sinon que j'ai un peu avancé dans le noir au début, faisant des remarques juste histoire de les faire sans trop savoir où ça allait me porter... Et puis j'ai eu l'impression d'arriver à de bonnes analyses... Jusqu'à ce que je tombe sur une pseudo explication du poème sur le net (ce qu'il ne faut jamais faire, évidemment, mais je suis tombé dessus plus ou moins par hasard), qui me donne la pénible impression de passer à travers... Mais bon, on verra... La pseudo explication en question était vraiment nulle et, comment dire, décevante (pas "grandiose", on va dire, assez prosaïque même), et je doute que mon prof entre dans cette interprétation... Donc on verra. Enfin, voilà exactement pourquoi je n'aime pas la poésie (et pourquoi je n'aime pas analyser la poésie) : il n'y a rien de plus subjectif qu'une analyse de texte poétique, on peut dire à peu près tout ce qu'on veut et tout ce qu'on a envie d'y voir (prof compris, of course)... Mais je suis sûr que quelqu'un ici (Virgil ?) va me contredire. ;)

mardi 5 décembre 2006

Tempête de nuit

C'était la nuit dernière et j'ai bien cru que la maison d'Hugo allait s'envoler ou, sinon, que les fenêtres allaient toutes s'ouvrir d'un coup et tout faire péter de tous les côtés. Mais en fait non, le vent a juste continué à venter et la pluie à battre contre les volets et le tout a continué à me réveiller toutes les demi heures, me permettant au passage de vivre mes rêves quasiment en direct, rêves que j'ai depuis totalement oubliés, ça tombe sous le sens, j'aurais dû les noter.

Et puis ce matin, il a fallut se lever tôt (réveil sur la musique de Astragalous Earth Backgammon d'Utena, ça claque !) et, une nouvelle fois en moins d'une semaine, retrouver cette espèce de drôle d'absence transitoire : le train, pendant au moins huit heures. Au début, c'est toujours un peu emvrumé, voire même complètement flou, et puis il y a un petit quelque chose qui me fait reprendre surface. Ce quelque chose, ce matin, huit heures, c'était l'apparition d'une gigantesque éolienne au détour de l'un de mes regards à travers la fenêtre, éolienne qui a surgit au moment même où mon lecteur MP3 passait « Prophet », de Yoko Kanno (sur l'OST d'Arjuna, on peut l'écouter dans l'un des premiers épisodes de Mécanismes pour ceux que ça intéresse). De toute évidence, ça fait son petit effet...

Etrangement (en fait non, je le savais d'avance), passé Rennes le temps redevenait supportable, puis il s'est même transformé en climat normal, voire même ensoleillé à mesure qu'on se rapprochait d'abord de Lyon, puis de Sainté. Le changement à Rennes est d'ailleurs on ne peut plus expéditif : dix ou quinze minutes à peine, donc même pas le temps de s'acheter un croissant (j'avais envie de croissant à ce moment là, c'est que je m'y suis fait à mon croissant tous les jours maintenant que je passe mes midis à la Mie de Pain !). Après, tout va très vite, je n'ai pas le temps de m'emmerder et pour cause, j'ai une dissert intordable à tordre. C'est là que les petits « incidents » de la SNCF arrivent : on doit changer de train quelque part dans une garre d'Ile de France. Rien de bien dramatique en soit, mais il se trouve que les gens tout autour, eux, trouvent ça dramatique et y vont de leur petit commentaire chacun à leur tour. Les gens peuvent être cons, des fois... Bref. Le train repart et tout roule (sic) jusqu'à Lyon. Arrivé à Lyon : surprise, mon TER qui devait me conduire devant la fac (presque) sur un plateau un petit quart d'heure avant un cours auquel je comptais assister est tout simplement « supprimé ». Il faut donc changer pour un bus, nettement plus lent, et vas-y que ça se remet à raller sur la SNCF, mais bon, je ne m'attarderai pas sur le niveau de pénibilité des gens ce soir, promis.

Bref, tout ça pour dire que je suis rentré, déjà, et que j'ai laissé Morlaix derrière moi à près de neuf heures de voyage. Je ne suis pas allé en cours de 16e pour cause de je suis arrivé trop tard à cause de mon car. C'est pas plus mal en même temps, parce que je me voyais mal subir une heure et demi de cours après mes neuf heures de train/bus/tram.

Allez, je laisse là la Bretagne et Morlaix, je la retrouverai vite, probablement en janvier...

PS : Apparemment, je suis le seul à m'être aperçu de la tempête de cette nuit là-bas, ça doit être assez commun pour les vrais bretons !

vendredi 1 décembre 2006

Longue journée

Journée qui a commencée avant hier soir et qui s'est terminé hier soir seulement. Avant hier soir avec une soirée chez Isa. Une soirée "Tartiflette & Crumble", respectivement préparés par Virg et Elsa. Par rapport à la quantité de bouffe préparée, on n'était pas nombreux du tout : juste les trois précédemment citées, Fanny, Elise et moi-même. C'était une bonne soirée, évidemment ; beaucoup de conneries racontées pour peu de discussions sérieuses (en même temps faut dire que disserter sur Barthes ou bien la question de l'écriture féminine, ça nous arrive "quotidiennement" les jours de cours, alors...).
Longue soirée, petite nuit avec cours le jeudi matin, un cours de 19e que j'étais, évidemment, le seul de notre petit groupe à suivre (c'est une option), sinon c'est pas drôle... Un cours assez brumeux, on va dire, compte tenu de mon incapacité à rester concentrer plus de quinze secondes. Aprèrs, à peine le temps de manger chez (et avec) Elise (qui m'a aussi hébergé pour la nuit, soit dit en passant) qu'il fallait déjà repartir. Direction Morlaix, via la gare de Châteaucreux, via la gare de Lyon Part Dieu, via la gare de Lyon tout court via la gare Montparnasse.
En gros, disons qu'il s'agit de quelques heures d'attente ensomeillé dans un train qui semble prendre plaisir à traverser les régions les plus vides et les plus embrumées possibles... Soit.
Une fois à Paris (précisons pour le coup que j'ai plutôt l'habitude de transiter par Rennes quand je vais en Bretagne, qui a le mérite de n'avoir pas à changer de gare), c'est le labyrinthe du métro qui démare, le tout entrecoupé du cirque des âmes en peine permanent (c'est à dire les gens qui déambulent, zombifiés, dans les couloirs de métro ; c'est à dire aussi cet absurde tapis roulant plat où tout le monde marche quand même, histoire de ne pas perdre de temps et où un type à la fois robotisé répète laconiquement un "Gardez les pieds à plat" qui semble avoir l'effet d'une lobotomie collective). Une heure de transition particulièrement déprimante (oserais-je même dire "aliénante").
Et puis un nouveau train, le dernier, avec un premier voisin qui respirait trop fort et qui mangeait tout l'accoudoir commun avec son coude pointu et puis un deuxième voisin, moins bruyant, bloqué sur un article de magasine sur le dernier James Bond et qui a trouvé malin de s'endormir juste avant que moi je doive me lever pour descendre à ma gare. Grrr.

Une longue journée un peu étrange, très agréable mercredi soir et puis plus anecdotique hier. Une parenthèse étrange, c'est comme si en fait le jeudi n'avait pas pu s'écouler normalement. Comme si je l'avais sauté. Bref. Toujours est-il que la sensation en arrivant du haut du Viaduc de Morlaix est toujours aussi... particulière. Le noir miroir de la vitre du train qui s'allume juste au moment où on traverse ce fameux Viaduc et toute la ville et ses lumières qui apparaissent le temps de la traversée...

Je reste ici pour le week-end, un peu plus même, puisque je rentre mardi. Le temps est moche mais ça je le savais déjà. Et dire que j'ai apporté du boulot (que je ne ferai sûrement pas)...

Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine..