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dimanche 6 décembre 2009

Deux ans de 17h34

Comme l'année dernière, mais avec un an de plus. Ce qui signifie qu'à présent, ce sont plus de 700 clichés qui s'accumulent, jour après jour, dans les dossiers et archives du site 17h34. Il était un temps question d'abandonner, d'arrêter après deux ans de photos, de passer la main à quelqu'un d'autre, mais les photos se sont poursuivies, par habitude, évidemment, mais poursuivies quand même. J'ai refait le même exercice récapitulatif que l'an passé : j'ai repris l'une après l'autre les 365 dernière photos, j'en ai gardé une par mois. Une qui marque quelque chose, qui prouve qu'un instant a existé, qu'il était important. Ce sont des moments non écrits. Ce sont des moments qui saccadent, un jour après l'autre après l'autre, et qui, peut-être, un jour, trouveront une fin. Quand, je ne sais pas encore.

























mercredi 24 juin 2009

Farewell Blues

Pas n'importe quel toon...
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mardi 16 juin 2009

Figures libres

Toutes les peaux découvertes le long des rues (ensuite s'engouffrer plus bas) où tournent les ombres portées.

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samedi 6 juin 2009

Often out

Combien de vols AF447 disparus dans ce maelström là et combien en sont revenus ?


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samedi 25 avril 2009

En technicolor

Découverte de Starmania en différé de trente ans (mieux vaut tard). Dehors le soleil recouvre, et c'est plutôt fatigué d'être fatigué qui domine comme statut intérieur. Depuis l'écho des enceintes intégrées : Les adieux d'un sex symbol.



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mardi 7 avril 2009

Prémonitoire


Il y a six mois la phrase ce qu'on aurait souhaité qu'on s'abstienne de nous offrir (Qu'est-ce qu'un logement.), aujourd'hui ceci.

mardi 24 mars 2009

Des kilomètres de vie en rose

J'ai bien peur que ces cieux-là soient fictifs, il a fait, aujourd'hui, un temps carrément dégueulasse (dédicacé à deux V. différent(e)s, l'un n'adorant pas particulièrement cette chanson, l'autre n'adorant pas particulièrement les couchers de soleil).

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dimanche 15 mars 2009

La librairie de demain



Vision au salon du livre, la librairie de dem@in comme ils disent, vision décharnée de rayons vides et de sol nul. Plus loin, il y a bien quelques espaces pour la littérature numérique, un stand Sony, un stand Cybook, des prototypes de liseuses ou de papier numérique expérimenté. Puis question voisine au commercial de Sony qui explique l'utilisation du truc : peut-on avoir accès à la version numérique d'un livre lorsqu'on achète un livre papier, un peu comme on pourrait le faire d'un disque pour transfert vers MP3 ? Réponse : non, impossible, à moins de scanner le bouquin page à page ou de tout retaper soi-même. La littérature numérique démocratisée, on n'y est pas encore.

jeudi 5 mars 2009

From Vegas to nowhere

J'ai essayé de tout teindre en jaune, de truquer les couleurs de ce soir mais ça n'a rien donné...


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samedi 24 janvier 2009

Water traveler

Et plus tard ce soir là, revoir Titanic, pour la première fois depuis mes douze ans, lors de sa sortie en salle. (Virginie, si tu me lis...)


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samedi 6 décembre 2008

Un an de 17h34

Tout est dans le titre. Voilà un an, depuis cette semaine, que je m'astreins à cette photo quotidienne, devenue une habitude, lorsque mon portable sonne l'heure fétiche de 17h34. Plus de 365 photos plus tard, cela nous fait une bonne petite base de données, des dossiers saturés d'instants fixés par la pupille numérique de mes trois appareils photos successifs (deux portables de mauvaise qualité et enfin, à partir de fin août, un appareil photo digne de ce nom). Chaque photo en ligne sur le mini-site dédié possède une histoire tacite. Chaque photo cristallise un moment, une musique. Parmi cette longue série (toujours en cours), j'ai gardé douze clichés que je reproduis dans ce billet, douze clichés pour autant de mois passés à figer cette minute numérique (cliquez sur chaque photo pour agrandir). Ce ne sont pas forcément les plus belles, ni les plus représentatives, mais simplement celles qui se sont imposées naturellement à moi lors du revisionnage de cette année écoulée. Simplement pour reprendre le but premier de tout le processus : pouvoir s'assurer que ces moments là comptent, qu'ils ont existé, et tous les autres avec.

























lundi 3 novembre 2008

Some time & space

Pendant la traversée, passée l'alerte rouge d'hier, un œil malgré tout sur les cieux fuyants. You've been flirting again monte doucement sous les écouteurs et mon voisin de droite s'endort. Je vois mon reflet doubler le soleil flou du fond. Björk, donc.

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vendredi 24 octobre 2008

Chéri je m'adresse à toi

(Avec l'accent)

Voilà à quoi ressemble le ciel par ici cette semaine. En profiter avant le changement d'heure, des fois que. Parfois (parfois) c'est vrai, des impressions d'Hubble en regardant par la fenêtre.


Amadou & Mariam - Sabali - Sabali
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samedi 18 octobre 2008

Fixe

Il n'est pas toujours question de soleils couchants ou de lunes. Des fois blancs et fixes et secs dans l'air du ciel. J'ai rêvé ces trucs la nuit entre le 16 et le 17. (En silence cette fois.)

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Ils sont entre cinq et dix dans l’espace confiné d’une caravane toute en longueur. Les uns et les autres dispersés entre les roues, affalés sur les sièges, canapés ou à même le sol. L’un d’entre eux allume la télévision minuscule qui pend dans un angle, côté droit quand on rentre, écran noir et blanc de la taille d’une feuille A4. La réception est mauvaise, les images arrivent brouillées, trop pour être lisibles. Un signal crépite, la télévision s’éteint. Putain, l’un d’entre eux dit à l’autre, il y a un détecteur de mouvements attaché au fil d’antenne, si quelqu’un essaye de l’allumer, il appelle directement le portable du propriétaire et lui donne notre signalement et notre localisation ! Comme si c’était une évidence. Et les cinq ou dix corps, tous des hommes, d’évacuer la caravane en quatrième vitesse. Ils montent dans la Cadillac décapotable garée dans la boue et décampent.
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Dans la Cadillac à tombeau ouvert. Il faut qu’ils croient qu’on est mort, lance l’un, le conducteur peut-être, aux autres étalés à l’arrière, alors il fonce sur une route de forêt ponctuée d’arbres. Bientôt, la Cadillac ripe contre les écorces autour et s’écrase contre un tronc trop gras qui dépasse du talus. Wouhou, ils gueulent ensemble pendant que la tôle se déchire sans bruit, casse instantanée du pare-chocs et pare-brise en un souffle.
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Il faut qu’on disparaisse, dit l’un, l’ex-conducteur sans doute, alors on doit se débarrasser de nos fringues, il peut y avoir des émetteurs dans les fibres. Alors ils se défont de leurs vêtements ensemble qu’ils brûlent sur le sol boueux entre les arbres. Le reste des vêtements sera enterré ici, dit-il, alors ils creusent des trous de deux ou trois pelletées et ensevelissent les restes cramés de leurs chemises sous la terre noire. Puis la dizaine de corps, nus à présent, descendent le talus et marchent le long de la pente. Ils débouchent sur une prairie verte-beige au vent léger contre l’herbe. Personne autour. C’est bon, dit-il, maintenant ne reste plus qu’à. Et un point blanc dans le ciel le coupe dans son élan. Voilà, dit-il, il va nous dire quoi faire à présent, où aller, comment. Un deuxième point blanc se détache du premier qui continue sa course, traçant sa voie blanche traînée dans le ciel bleu. Il est au courant, dit-il, il va nous aider depuis l’avion. Regardez c’est ce deuxième point. Il vient de nous lancer nos directives dans un bloc d’urine congelée depuis les toilettes de l’avion et le bloc va atterrir pile sur nous, je le sais, ça arrive, je l’ai lu dans un roman de David Lodge, tout ira bien maintenant, on est sauvé.
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L'un demande comment au juste on est censé récupérer les instructions si c'est pris dans le bloc de glace ? Effectivement : le bloc d'urine bleue enfoncée au quart dans la boue verte. Pris au cœur de la glace WC, un bout de papier plié en quatre. Sans doute ça. Un autre regarde les autres et répète : comment ? Alors sans se concerter les cinq ou dix dégainent leurs braguettes fictives et ils pissent en chœur tout contre le bloc gelé pris par la boue et le vent souffle à ras sur leur farandole de culs nus.
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Si je lance ma petite entreprise d'écriveurs de rêve (client, tu me résumes ton rêve en quelques étapes importantes et moi je te le transforme en nouvelle digne à lire, juste pour toi), entre 20 et 50 euros le rêve (ça paraît honnête), qui qui serait intéressé ?

mercredi 3 septembre 2008

Vicariously

Les latitudes glissent et les cieux suivent. Ceux d'hier soir étaient sur fond de Gnarls Barkley (Who's gonna save my soul) avec, comme pour le précédent album, une piste excellente pour un disque moyen dans son ensemble.












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