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  <title>Omega Blue</title>
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  <description>Journal de bord (journal tout court) d'un apprenti écrivant noyé dans la fiction permanente. Entre ces pages : mon laboratoire, mes textes, mes fuites, mes coups de coeur. Et la littérature évidemment.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 17:36:00 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Croquis #20</title>
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    <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 18:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Croquis</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;
&lt;center&gt;si c'est un homme, il est superbe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


si c'est une femme, elle me fascine&lt;/cente&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Quantique</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/09/Quantique</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 18:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Homosexualité</category><category>Jeux vidéo</category><category>Métro</category>    
    <description>    Si c'était &lt;a href=&quot;http://www.heavyrainps3.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Heavy Rain&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, plaqué derrière l'algorithme y aurait des choix préétablis qu'on pourrait faire, des canaux pré-tracés qu'on pourrait prendre. Comme changer d'aiguillage, même brutalité dans l'orientation des rails. On suivrait par défaut l'autorail général, celui qui conduit les pas quotidiens, celui qui dit wagon 4, quai 2, escalier C, voie D, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/06/02/Ligne-14&quot;&gt;ligne 14&lt;/a&gt;, changement St Lazare, et d'un coup sans prévenir secouer fort la manette pour changer d'angle, prendre la 3 au lieu de la 13, s'arrêter Opéra et de là suivre les corps qu'on connaît pas. Les choix sont toujours un peu secs&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/09/#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, limite caricaturaux. Moi j'ai toujours aimé suivre les inconnus, j'expliquerais à l'X, mon PNJ accompagnateur, même dans ce que j'écris les fictions s'arrangent souvent pour mettre en abyme la filature, c'est mon côté voyeur. Par exemple dans &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, le personnage qu'on mate et qu'on suit, justement, s'appelle l'X. Abyme encore. Derrière suivre deux types qui sont ensemble peut-être sans l'être. La possibilité qu'ils le soient m'accompagne et on trouve ça un peu touchant, en tout cas notable, ce couple de types qui se trahissent en se regardant et moi je m'attache. Ils sont jeunes. Baignent encore dans l'alternativité (parmi lesquels, sans doute, quelques &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/fictions/&quot;&gt;peurs primaires&lt;/a&gt;), c'est à dire qu'ils marchent sans autorail, et moi aussi je veux en être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/AiguillageAnime.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.AiguillageAnime_m.jpg&quot; alt=&quot;AiguillageAnime.gif&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;AiguillageAnime.gif, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;________________&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/09/#sdfootnote1anc&quot;&gt;1&lt;/a&gt;
Lapsus clavier : un peu sex.
&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>7 tentatives de métaphores cycliques pour saisir &amp; lâcher Pont de l'Alma de Julián Ríos</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/7-tentatives-de-metaphores-cycliques-pour-saisir-lacher-Pont-de-l-Alma-de-Julian-Rios</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 17:34:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Julián Ríos</category><category>Littérature</category>    
    <description>    &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt; terminé : certains disent que c'est déjà le livre à lire en 2010. Ça je ne sais pas. Sais seulement que &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt; creuse et que la chronique pure, de fond, est impossible, ou bien déjà très bien tracée chez les voisins du &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/&quot;&gt;Fric-Frac Club&lt;/a&gt;, cf. &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article541&quot;&gt;g@rp&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article457&quot;&gt;François Monti&lt;/a&gt;, pas vraiment besoin d'en écrire plus. Ma lecture de &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt; n'a pas été concentrée mais divaguée. Affabulatrice. J'ai retrouvé un peu de &lt;em&gt;La vitesse des choses&lt;/em&gt;, de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Rodrigo%20Fresán&quot;&gt;Fresán&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/pages/La-vitesse-des-choses&quot;&gt;traversé&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/09/28/Rodrigo-Fresan-La-vitesse-des-choses&quot;&gt;avec fracas en 2008&lt;/a&gt;, dans ce pont là. &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt; a balancé des pistes, esquissé des gestes, qui sont autant de fragments possibles rapidement répertoriés ici :
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/alma.jpg&quot; alt=&quot;alma.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;alma.jpg, mar 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt; – Des coquilles d'escargots. On s'y déplace en crabe, les couloirs trop étroits. Une main toujours sur la paroi pour savoir où on va. Du calcaire sur les doigts. On suit les flèches. Les lieux publics toujours un labyrinthe. Un musée peut-être en forme de spirale. On ne cherche pas les prochaines galeries mais les toilettes. Pour ça on suit les flèches, la main toujours traînée sur la paroi si proche. On est déjà passé par là, pourrait mettre sa main à couper. On échange les couloirs, traverse les carrefours, s'enfonce dans le coeur du coeur de la spirale. Les possibilités labyrinthiques de s'y égarer sont monstrueuses. Les flèches tournent au fil du vent, des courants d'air, la climatisation interne. On trouve des fois des écriteaux en différentes langues, ils disent : out of order ou bien vous êtes ici.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt; – Énumération des trucs possibles censés stopper le hoquet (liste non exhaustive)&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. : apnée prolongée, hyperventilation, stimulation vagale, déglutition, boire un verre d'eau rapidement, boire à l'envers, boire en se bouchant les oreilles, avaler pain sec, avaler glace pilée, avalée sucre au vinaigre, traction sur la langue, compression des globes oculaires, massage sur une ligne horizontale passant par la pointe des deux omoplates, pression sur la dernière phalange de l'auriculaire, pression sur les artères radiales au pouls, pression sur les nerfs phréniques en arrière des articulations sternoclaviculaires, lavage gastrique, simulation galvanique du nerf phrénique, dilatation oesophagienne, traitements médicamenteux : scopalamine, amphétamines, prochlorpézarine, chlorpromazine, phénobarbital, narcotiques, métoclopramide, etc.

&lt;blockquote&gt;Je n'ai pas trouvé le gardien ou le conservateur de ce cimetière ni même aucune indication me guidant vers mon Maître, qui demanda à l'occasion à être enterré à la fosse commune, c'est ce qu'il aurait préféré.&lt;br /&gt;
À l'entrée, près d'une pompe à eau, il y avait une demi-douzaine d'arrosoirs en plastique vert, observa Bonzo.&lt;br /&gt;
Pour arroser les marguerites et les dents-de-lion, ou les daysies et les pissenlits, manquai-je d'envoyer à Bonzo, qui ne connaissait sans doute pas l'expression bouffer des pissenlits par la racine.&lt;br /&gt;
Après avoir fait plusieurs tours je tombai sur la dalle de granit sous laquelle gît le corps de mon Maître. Ainsi dit Bonzo. Un ou plusieurs visiteurs m'avaient précédé dans le rituel, ajouta-t-il, car il y avait quatre pierres blanches à côté de la petite croix inscrite sur le coin supérieur gauche de la dalle et plusieurs cailloux plus petits, du gravier, sur le bas.&lt;br /&gt;
Au lieu de la croix, dit Bonzo, il aurait été plus juste d'inscrire sur la dalle en majuscules, NON NON NON, c'était bien la seule épitaphe que désirait mon Maître, comme il l'écrivit à un ami. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Julián Ríos, &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;, Tristram, trad : Albert Bensoussan et Geneviève Duchêne, P.106.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt; – Étude de mine antipersonnel modèle PMN CEI&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote2anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote2sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; : dimensions : 110x53mm / poids total : 550g / poids de la charge : 240g / utilisée en : Afghanistan, Angola, Cambodge, Ethiopie, Honduras, Koweit, Rwanda, Somalie / autres versions : Type 58 (Chine), HGE (Irak), MKK-F (Albanie) / mine AP cylindrique / plateau de pression recouvert de caoutchouc souple maintenu par un collier de serrage métallique / corps de la mine en Bakélite / deux bouchons sur la circonférence : bouchon de forme aplatie obstrue le logement du détonateur MD9, l'autre cylindrique contient le dispositif de retard d'armement maintenu en place par goupille de sécurité en position stockage / l'arrachement de la goupille de sécurité entraîne la mise en oeuvre du retard d'armement fonctionnant par cisaillement d'une lamelle de plomb / une force de 8 à 25kg exercée sur le plateau de pression entraîne l'abaissement du corps plongeur maintenue en position haute par son ressort, déplacement qui libère le percuteur projetée sous l'influence du ressort sur le détonateur qui initie la charge principale de la mine / durée d'armement variable en fonction de la température ambiante : entre 2,5 et 12 minutes à +40°C, entre 3 et 15 heures à -40°C
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt; – Il existe 20 700 000 pages fournies par la requête &lt;a href=&quot;http://www.google.com&quot;&gt;Google&lt;/a&gt; &lt;em&gt;princess doll&lt;/em&gt;, 780 000 pour la requête &lt;em&gt;princess lady doll&lt;/em&gt;, 391 000 pour la requête &lt;em&gt;princess lady di doll&lt;/em&gt;, 284 000 pour la requête &lt;em&gt;princess lady diana doll&lt;/em&gt; et seulement 5 530 pour la requête &lt;em&gt;princess lady diana dies in a horrible car accident doll&lt;/em&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt; – Alma est&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote3anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote3sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; une ville en Algérie, un village au Maroc, deux villes, un village et un district au Canada, un fleuve en Ukraine, une aire urbaine germano-belgo-néerlandaise en Europe, quatorze villes aux Etats-Unis (dont quatre pour le seul état du Wisconsin), un pont, une place et un palais à Paris, un centre commercial à Rennes, une ville depuis rebaptisée au Kazakhstan, une « petite localité » en Nouvelle-Zélande, un village détruit par la guerre en Palestine, un projet astronomique multinational au Chili, un astéroïde dans l'espace et une bataille dans l'Histoire.

&lt;blockquote&gt;Du centre de Paris on arrivait assez vite à ce parc d'Issy-les-Moulineaux en suivant la Seine et Henri Paul dut passer maints samedis par le tunnel de l'Alma pour aller à son tennis et en revenir. Qui sait si la nuit de l'accident ou du triple assassinat il ne choisit pas le tunnel de l'Alma parce qu'il le connaissait bien ? Camille II se demandait en outre s'il avait choisi pour ses matchs du samedi cet endroit, au sud-ouest de Paris, parce qu'il fut le berceau de l'aviation : en réalité la grande passion d'Henri Paul fut de voler et il passa à dix-huit ans son permis de pilote privé. La plus grande frustration du Breton volant fut de ne pouvoir entrer dans l'aviation militaire et piloter un Mirage à cause de son acuité visuelle insuffisante. Il jouait aussi assez bien du piano, Camille, fille de pianiste professionnelle, ne pouvait l'oublier, et elle se rappela qu'il aimait Liszt et Schubert. Aucun des deux, affirma Camille, ne figurait parmi les compositeurs classiques favoris de la Princesse, qui étaient Bach, Mozart, Schumann, Tchaïkovski et Rachmaninov. Le malheureux Schumman croyait au spiritisme et, comme la Princesse, participa à ces séances où les tables tournent ou se font tourner et il tenta aussi de se suicider, comme elle, quoique seulement trois fois. Les musiciens préférés de Diana, excepté Bach, finirent de vilaine manière. Probablement le pilote pianiste interpréta-t-il quelques morceaux de ces musiciens. Il avait reçu deux prix, d'alto et de piano, au conservatoire de sa ville natale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;P. 269-270.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;strong&gt;6&lt;/strong&gt; – Suicide : en français suicide, en anglais suicide, en allemand Selbstmord, en espagnol Suicidio, en portugais Suicídio, en italien suicidio, en russe Самоубийство, en chinois 自杀, en japonais 自殺, en hébreu התאבד...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;7&lt;/strong&gt; - 48.868131, 2.328667&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote4anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote4sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; : l'hôtel Ritz à Paris, place Vendôme, littéralement et dans tous les sens (cliquez pour zapper) :&lt;br /&gt;
&lt;IFRAME SRC=&quot;http://www.omega-blue.net/Ritz1.htm&quot; width=595 height=220 frameborder=&quot;0&quot; SCROLLING=&quot;no&quot;&gt; &lt;/IFRAME&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;________________&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote1anc&quot;&gt;1&lt;/a&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_953_hoquet.htm&quot;&gt;Doctissimo&lt;/a&gt; (et les souvenirs d'enfance).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

&lt;div id=&quot;sdfootnote2&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote2sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote2anc&quot;&gt;2&lt;/a&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.cpadd.org/&quot;&gt;CPADD.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

&lt;div id=&quot;sdfootnote3&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote3sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote3anc&quot;&gt;3&lt;/a&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Alma&quot;&gt;Wikipédia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;

&lt;div id=&quot;sdfootnote4&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote4sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/#sdfootnote4anc&quot;&gt;4&lt;/a&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.geoportail.fr/&quot;&gt;Géoportail&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/07/7-tentatives-de-metaphores-cycliques-pour-saisir-lacher-Pont-de-l-Alma-de-Julian-Rios#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>4 tentatives d'attraper au vol l'accident de personne quand il se jette sous nos roues</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/06/4-tentatives-d-attraper-au-vol-l-accident-de-personne-quand-il-se-jette-sous-nos-roues</link>
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    <pubDate>Sat, 06 Mar 2010 16:28:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Accident de personne</category><category>Julián Ríos</category><category>Littérature</category><category>Mort</category><category>Train</category>    
    <description>    &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;, livre des coïncidences, m'impose lecture de cet &lt;em&gt;accident de personne&lt;/em&gt;, peu avant la fin du livre, fin de semaine, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/05/1-tentative-d-expliquer-comment-j-ai-pu-rater-Dans-un-autre-monde&quot;&gt;hier&lt;/a&gt;, instant où je m'assois dans mon train en attente de départ, peu après avoir pris notes encore (tactiles, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/09/10/Notes-tactiles-1&quot;&gt;toujours&lt;/a&gt;) de quelques morts en plus pour mon propre projet d'&lt;em&gt;Accident de personne&lt;/em&gt; qui se &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/15/Accident-de-personne&quot;&gt;prépare en coulisse&lt;/a&gt; et pour lequel je traque les suicidés comme des médailles (plus de 100 notes à présent), instant où le retard de ma rame pourrait après tout être lié à un l'un de ces &lt;em&gt;accidents de personnes&lt;/em&gt; tacites qu'on préférerait nous cacher, peut-être, peut-être, on ne sait jamais... 

&lt;blockquote&gt;Soudain le train s'arrêta en rase campagne, juste après deux heures de l'après-midi. Par haut-parleur on nous annonça qu'un accident de personne s'était produit sur la voie, telle fut l'expression utilisée. Plus tard les employés du chemin de fer nous expliquèrent qu'un homme d'environ quatre-vingts kilos s'était jeté sous le train, qui allait à près de cent soixante kilomètres à l'heure. Il ne manquait plus que de préciser le poids de la locomotive ; mais avant d'entendre cette description d'un combat aussi inégal...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


...sur un chemin à côté de la voie plusieurs voitures sont passées, l'une de pompiers et l'autre du personnel du service médical d'urgence, le SAMU, et on nous a informés peu après que la locomotive n'avait pas été endommagée. Mais qu'il fallait du temps pour débloquer les freins et surtout faire venir un nouveau conducteur pour remplacer son collègue, qui devait encore être sous le...
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

...un garçon aux cheveux en brosse demeurait plongé dans la lecture de son roman policier de la Série Noire. Je me rappelle que lorsqu'il leva enfin la tête de son livre, comme s'il sortait d'un rêve, et apprit, tout étonné, ce qui venait de se passer, il fit ce seul commentaire, dont je notai les paroles : Il y a des gens qui ont du mal à vivre. À quelques pas de là, la demoiselle en tailleur noir venait de dire au téléphone : C'est la dernière fois que je vais à...
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

...passer sous ma vitre des employés du SAMU, qui ramassaient les restes du suicidé dans de grands sacs en plastique noir, et ma voisine de place se couvrit le visage de ses mains. Le train s'ébranla lentement et soudain, comme si la machine l'avait aussi déchaînée, à moins que ce ne soit un deus ex machina théâtral, une pluie torrentielle s'abattit, rideau qui cachait à nos yeux le lieu de la tragédie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Julián Ríos, &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;, Tristram, trad : Albert Bensoussan et Geneviève Duchêne, entre les pages 288 et 290.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/06/4-tentatives-d-attraper-au-vol-l-accident-de-personne-quand-il-se-jette-sous-nos-roues#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>1 tentative d'expliquer comment j'ai pu rater Dans un autre monde</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/05/1-tentative-d-expliquer-comment-j-ai-pu-rater-Dans-un-autre-monde</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 23:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Julián Ríos</category><category>Littérature</category><category>Radiohead</category><category>Train</category>    
    <description>    Ils parlent beaucoup trop, impossible de se concentrer sur le texte, la voix dans la tête qui lit, superposée aux autres, hors tête, qui disent, mélangent et recouvrent. J'ai pris la tête du wagon, deuxième wagon, vue plongeante sur l'escalier, étage. Les voix qui disent sont derrière ou à gauche, sur l'autre rangée de sièges. Les filets de voix qui traversent la mienne, muette et monocorde sur la page, est toujours prétexte à écouter ailleurs ce qui se passe mieux qu'ici. Je lis mais perds le texte. Les yeux lisent mais ne suivent pas. Le texte avance sans moi. J'écoute l'autre voix. Pour reprendre le texte j'ai ma technique : le texte gueule. La voix de tête – celle du narrateur du livre en cours, mettons &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article457&quot;&gt;&lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; puisque c'est le &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/03/Tetris&quot;&gt;cas&lt;/a&gt; – hurle littéralement le contenu des mots imprimés sur la page, exemple &lt;a href=&quot;http://page48.blogspot.com/&quot;&gt;P.48&lt;/a&gt; :

&lt;blockquote&gt;INTÉRÉSSÉ PAR LES MACHINS ÉROTIQUES ET LA PORNOGRAPHIE. SON PREMIER ACHAT, ET LE GRAND PATRON EN RIAIT, AVAIT ÉTÉ UNE STATUETTE DE SAINT NICOLAS AVEC HALO, QUI DEVENAIT PHALLUS QUAND ON LA RETOURNAIT. ELLE SE RAPPELA ALORS QUE SON GRAND-PÈRE LUI AVAIT PARLÉ DE &lt;em&gt;LA BELLE AURORE&lt;/em&gt; CAR, AU TEMPS OÙ ELLE ASPIRAIT À ÊTRE PEINTRE, ELLE AVAIT ÉVOQUÉ UN JOUR L'ÉVENTUALITÉ DE PARTAGER UNE PÉNICHE SUR LA SEINE AVEC D'AUTRES ARTISTES, ET IL AVAIT AFFIRMÉ QU'ELLE SERAIT MALADE DU MATIN AU SOIR COMME SI ELLE SE TROUVAIT EN PLEINE MER, IL SE SOUVENAIT TRÈS BIEN QUE &lt;em&gt;LA BELLE AURORE&lt;/em&gt; ÉTAIT BALLOTÉ À CHAQUE FOIS QU'UNE AUTRE EMBARCATION, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Julián Ríos, &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;, Tristram, trad : Albert Bensoussan et Geneviève Duchêne, p.48&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Ils se racontent leur vie, leur vie m'indiffère, pourtant je prends notes mentales du déroulement des évènements, succession de scènes, coïncidences croisées, hasards découpés. Les voix périphériques (comme autant de bouches qu'on voudrait coudre) recouvrent. Le narrateur a beau gueuler, c'est déjà mort. Le texte est mort. Cette fraction de texte est morte. Défile comme un générique de film sur l'écran surexposé. Personne ne lit tous les noms des techniciens un par un. Personne ne prend les mots dénués de leur contexte pour le simple principe qu'il faut &lt;em&gt;continuer à lire&lt;/em&gt;. Je lis sans lire pourtant j'ai besoin d'air, copie conforme de cette seconde où Tom Yorke trouve l'air et respire, chanson &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/18/Machoires-a-leur-place&quot;&gt;&lt;em&gt;Jigsaw falling into place&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, album &lt;em&gt;In Rainbows&lt;/em&gt;, minute 2'16, Tom Yorke trouve l'air et respire, puis crache des &lt;em&gt;the beat goes round and round&lt;/em&gt; (x 2), puis crache encore &lt;em&gt;come on and let it out&lt;/em&gt; (x 4). Le texte (qui continue de défiler) n'a plus aucun sens, se confond avec lui-même, entortillé sur la page, et sur la page elle-même se révèlent multitudes de caractères à l'endroit/l'envers qui s'enchevêtrent, métaphore plein soleil sur la page verticale, lorsque le texte verso s'imprime aussi recto sur la même transparence. C'est le même effet, le texte est le même, le même sans s'imprimer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/danslautremonde.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.danslautremonde_m.jpg&quot; alt=&quot;danslautremonde.JPG&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;danslautremonde.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

C'est toute la partie VI de &lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt; « Dans un autre monde » que j'ai lu sans la lire.</description>
    
    
    
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    <title>Croquis #19</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/04/Croquis-19</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 20:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Adolescent</category><category>Carnet de bord</category><category>Croquis</category><category>Pierre Guyotat</category><category>Train</category>    
    <description>    grand brun, regard de poulpe à l'encre brute, cowboy à la ceinture, rugueux comme on pourrait pas dire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

retraités en groupe, voyage organisé, étreintes poignantes du presque-après, adieux, la bise, et au revoir : salut Josette, salut Marcelle, salut Lulu...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quelques loups dans le corps d'un garçon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
adolescent / emo / cheveux plaqués noirs / plaqués front / acheté par un couple de noirs pour divertissement nocturne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
sweat Quicksilver, rasé d'hier : la tête dans les béquilles et cheville apparente&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lui tête baissée sous la capuche, elles discutent sodomie avant/après en reniflant sous les écharpes : dès que je perds du poids (dit-elle) je perds des seins automatiquement</description>
    
    
    
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    <title>Tétris</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/03/Tetris</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 20:07:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Audio</category><category>Boulot</category><category>David Bowie</category><category>Publie.net</category><category>Rêve</category>    
    <description>    Je n'ai pas mis les bons verres, pourtant c'est les bons, peut-être un problème de pupille alors, ou de filtre directement déposé sur le panorama frontal. J'ai l'impression de marcher sur des tessons de bouteille, de flotter contretemps entre deux air. Le décor bouge mais ce ne sont pas des vertiges. Mon abonnement &lt;a href=&quot;http://www.publie.net&quot;&gt;Publie.net&lt;/a&gt; se termine. J'ai émergé d'un rêve où la mort d'un anonyme remplissait tout l'écran : encore un deuil que je ne pourrais jamais connaître mais qui lui me traverse. Dans l'après-midi une voix téléphonique me dit « vous êtes merdique ». Moi perdu entre deux lignes tableurs sur mon écran, confondues puis retournées, brouillées déjà dans ma tête, je lui réponds « oui quelque chose », sans me débattre, signe que déjà je sais, j'avoue, j'assume, je &lt;em&gt;suis&lt;/em&gt; merdique et toutes mes voix ont raison. Au retour je laisse le &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article541&quot;&gt;&lt;em&gt;Pont de l'Alma&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; me mener par le bout : je m'y perds, vaincu déjà par les microfictions. Je cherche ce que je lirai ensuite. Je n'ai pas trouvé. Sur l'Iphone je traque application utile pour dissiper l'ennui : existe en version payante 7.99€ un &lt;em&gt;Tétris&lt;/em&gt; érotique où les corps s'empilent, ce qui me rappelle une scène particulière d'&lt;a href=&quot;http://www.jeuxvideo.com/articles/0001/00012209-heavy-rain-test.htm&quot;&gt;&lt;em&gt;Heavy Rain&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, mais à l'envers. Hier je me suis dit peut-être écrire une fable où des corps tomberaient inanimés du ciel et il faudrait que tu les répares. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;


&lt;center&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;385&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/YWGvoRFCaj8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/YWGvoRFCaj8&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;385&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Peur d'être au monde</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/03/01/Peur-d-etre-au-monde</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Mar 2010 20:38:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Littérature</category><category>Littérature numérique</category><category>Marina Damestoy</category><category>Publie.net</category><category>V.</category>    
    <description>    &lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/mangezmoi.jpg&quot; alt=&quot;mangezmoi.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;mangezmoi.jpg, mar 2010&quot; /&gt;&lt;em&gt;Mangez-moi&lt;/em&gt; est un texte &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article309&quot;&gt;proposé par Marina Damestoy sur Publie.net&lt;/a&gt; depuis une petite semaine. Dans la lignée de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/25/Joachim-Sene-La-crise&quot;&gt;&lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, lu dans le même mouvement, dans le même mouvement de tête aussi, regard de l'oeil nu sur le trottoir, réalité fragmentée d'un monde en dessous du nôtre qui est pourtant le nôtre. Comme &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article305&quot;&gt;&lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; encore (mais aussi comme celle du &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article302&quot;&gt;logement&lt;/a&gt; &amp; des &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article303&quot;&gt;peurs primaires&lt;/a&gt; ?), le format suivi est celui du fragment : forme courte, notes prises en marchant, et compilées après, plus tard. Mais les notes restent : de terrain bien sûr, embarquées, au plus près du sujet. a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article309&quot;&gt;&lt;em&gt;Mangez-moi&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est une chronique vivante (et politique) de notre rapport au monde, rapport à l'autre, rapport à la ville. Extraits (quatre).

&lt;blockquote&gt;Quand la ville nous rend stériles. Quand un poids indicible écrase nos visages. Nous en sommes à absorber ce qui peut nous hisser hors du lieu où nous choisissons de vivre... lutter contre ce pourquoi nous travaillons, ce à quoi chacun contribue.&lt;br /&gt;

Je regarde sur l'étalage : un médicament pour calmer les nerfs, le stress, le surmenage, la fatigue mentale, les troubles psychiques, les tentions anxieuses, l'instabilité émotionnelle, les manifestations somatiques de notre peur d'être au monde, les troubles fonctionnels, spasmes, convulsions, cachexie,...
Le nom du produit : Xanax, Prozac, Urbanil, annihilateur de ce que nous extirpe de la ville.&lt;br /&gt;
Médicament pour citadins, produit par la ville et pour la ville. Autrement dit, substances issues de ce qui consti-tue nos maux, crées par eux pour nous permettre de nous armer contre eux, afin de mieux en faire partie.&lt;br /&gt;
Être contre, c'est être tout contre, lisais-je. Je ne vois plus de choix, j'en gobe pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Marina Damestoy, &lt;em&gt;Mangez-moi&lt;/em&gt;, Publie.net, P.35&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;Je laisse traîner mes pensées sur des phrases. Je laisse tomber ces mots-véhicules au hasard de papiers que des yeux survolent. Je laisse glisser ces feuilles entre des mains intruses et l'autre devient détective, témoin – voyeur qui s'ignorait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.101&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;Un squat est une maison de bris d'ardoise pour mauvais élèves.
Sous la craie, poudre de dope, je suis l'agneau planqué qu'on va bientôt bouffer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.104&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;Angoisse parce qu'en moi est la merde. Mon ventre porte éventuellement la vie mais surtout la chair putréfiée des aliments. Comment s'épanouir sachant que ces denrées ingérées en mon sein me font vivre par fermentation, asphyxie, déliquescence. Je vis par la mort et détruit par mon transit. Intestins, symboles de la gadoue-ma vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.131&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Message à V. : voilà un truc susceptible de t'intéresser !</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Quatre</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/27/Quatre</link>
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    <pubDate>Sat, 27 Feb 2010 20:08:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Coup de tête</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est malade : je relis (encore) &lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;. Compilation des trois premières parties bouclées (ou presque), c'est la première fois que je les lis à la suite &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/03/30/Lecture-ecran-2-%3A-sur-liseuse&quot;&gt;en format livre&lt;/a&gt;. Besoin de me replonger dans le texte, puisque la dernière mouture &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/05/Coup-de-tete-3/5&quot;&gt;date de novembre&lt;/a&gt;. Besoin aussi de voir comment s'articulent ensemble ces parties distinctes, écrites à part, séparément. Pour ça je me suis forcé à couper ma lecture, j'ai bousculé l'ordre habituel des paragraphes : je me suis arrêté avant la fin de telle ou telle scène pour mieux pouvoir ensuite lire l'entre deux dans la continuité. De cette façon j'ai pu tracer un pont entre les parties. Et je vois que ça fonctionne, première satisfaction. L'autre, c'est que le texte vit, il pourrait être écrit par quelqu'un d'autre, il pourrait être livre, il serait cohérent. Je serais quidam et je lirais ce livre écrit par un autre, je ne serais peut-être pas bouleversé, mais j'irais au bout de ma lecture et je ne demanderais pas remboursement à l'éditeur. Alors ce n'est pas parfait (la première partie, notamment, la plus ancienne, devra être remaniée), mais je commence à voir. 
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;center&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/images/fevrier10/19-02-10.jpg&quot; width=&quot;580&quot;&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt; est malade car je dois (&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/05/03/482-quelques-centimetres-de-mine-en-moins&quot;&gt;encore&lt;/a&gt;) m'y remettre. Et me remettre à ce texte, dans ce texte, dans l'écriture brute, est une douleur, chaque fois. Je freine avant de voir poindre le jour où il faudra encore écrire quelque chose. Je freine par pure paresse, bien sûr, parce que s'y remettre m'engage loin, m'engage pour des mois. Je freine aussi car je sens venir la fin, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/09/23/Excipits&quot;&gt;toujours la même&lt;/a&gt;, et que je veux la retarder le plus possible.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

J'ai abandonné l'idée de réécrire un plan complet pour la dernière partie. Le &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/05/12/490-dans-les-jambes-dans-la-tete&quot;&gt;plan composé en 2008&lt;/a&gt; n'est plus bon, mais peu importe, je ne le suis pas de toute façon. Je sais d'avance grosso modo la façon de procéder. Fragmenter plus et taper plus fort. Je voulais y aller à l'aveugle, fragmenter tout seul. Semi échec. Me faut pourtant des notes tracées sur la page. Alors j'ai repris le plan 2008, je l'ai recouvert d'annexes manuscrites à la va vite. C'est sans sens, sans ordre, sans temps : comme la partie IV elle-même. Demain je reprendrai où je me suis arrêté aujourd'hui.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/27/Quatre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Douleurs comparatives</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/26/Douleurs-comparatives</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 22:16:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Migraine</category><category>Train</category>    
    <description>    &lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/migrainemachine.png&quot; alt=&quot;migrainemachine.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;migrainemachine.png, fév 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;

Les &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Migraine&quot;&gt;migraines&lt;/a&gt; d'hiver ne sont pas celles d'été&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/26/#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Paradoxalement plus chaudes, elles prennent en dessous des yeux avant de remonter frontales ou temporales. Elles se respirent dans la sueur du chauffage électrique plaqué à même la peau, s'intensifient sous les sinus, propulsées par la grippe, retenues par la morve. Fouettées par les écarts de températures, revigorées par le gel du dehors, l'étuve d'intérieur. Les migraines d'hiver sont grises, les migraines d'été sont solaires et irradiées. Glaciales comme la lumière blanche d'après Paris qui tape sur les vitres du train et se répandent sur la pupille. Celles-là sont moins couvées, plus brutales, nerveuses, rarement paroxystiques. Brèves mais sèches, lame couleur alu qui décape la tête, prend droit dans les yeux et s'ancre avec pulsations dans l'orbite, un côté après l'autre. Parfois elles remontent pariétales comme un écho de l'arrière sur l'avant. Curieusement février est un point de bascule entre ces deux couleurs. Plus vraiment l'une sans jamais cesser d'être l'autre. Le soleil couchant d'après Paris bascule à nouveau sur le côté ouest du train, rangée où je ne peux plus m'aventurer avant, au moins, le mois d'&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/archive/2009/10&quot;&gt;octobre&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(L'image&lt;/em&gt; Migraine Machine &lt;em&gt;est empruntée au &lt;a href=&quot;http://www.brotron.com/&quot;&gt;site Brotron&lt;/a&gt;.)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;________________&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/26/#sdfootnote1anc&quot;&gt;1&lt;/a&gt;
Comme, d'ailleurs, les migraines du lundi (tendues, assourdissantes mais brèves quand elles arrivent) n'ont rien à voir avec celles du vendredi. Celles-ci pâteuses, qui coulent doucement depuis les yeux vers la partie intérieure du visage, à commencer par les mâchoires. Le poids de la semaine pèse depuis le front jusqu'à la gorge et bat trop lent dans les tempes. Migraine du vendredi qu'on autorise et qu'on admet, justement, parce que « c'est le week-end » et que le week-end permet tout.
&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Joachim Séné, La crise</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/25/Joachim-Sene-La-crise</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 20:31:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Joachim Séné</category><category>Littérature</category><category>Littérature numérique</category><category>Publie.net</category>    
    <description>    Après &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article159&quot;&gt;&lt;em&gt;Hapax&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article225&quot;&gt;&lt;em&gt;Roman&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article305&quot;&gt;&lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; : depuis quelques jours sur &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;. Déjà eu &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/04/02/Transpirent-secret-inoubliable&quot;&gt;l'occasion de le dire (écrire)&lt;/a&gt;, peut-être pas en ces termes, mais je kiffe &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/&quot;&gt;Joachim Séné&lt;/a&gt;. Je suis ce qu'il fait (&lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?rubrique147&quot;&gt;écrit&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://twitter.com/joachimsene&quot;&gt;twitte&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.joachimsene.fr/txt/&quot;&gt;propose&lt;/a&gt;) et j'aime ça pouce levé façon Facebook. 

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/lacrise.png&quot; alt=&quot;lacrise.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;lacrise.png, fév 2010&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Avec &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;, on reste dans le court, dans l'instant, dans le bref. La lecture dure une vingtaine de minutes en prenant son temps. Et &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; est litanie, slogan, chanson, refrain. &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; et tous ses visages. &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; ondule. 
&lt;blockquote&gt;
Une preuve d'existence de « la crise » c'est « la crise ».&lt;br /&gt;

La vie chère nourrit « la crise » qui nourrit la vie chère.&lt;br /&gt;

« La crise » mène la vie chère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Joachim Séné,&lt;em&gt; La crise&lt;/em&gt;, Publie.net, P.10&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

J'aime &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;, aussi, car c'est un pur produit web. Pensé depuis. Développé par. Propulsé sur. Diffusé entre. On sent d'avance les impulsions Twitter et statuts Facebook. On reconnaît dans la brièveté des messages la forme fixe des 140 caractères max (du moins pour la plupart d'entre eux). On sent que ces plateformes, formats, statuts, sont des rampes de lancement, et derrière programmés par &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/11/06/Publienet&quot;&gt;Publie.net&lt;/a&gt; pour diffusion numérique. Ce texte n'est pas un déçu du papier, n'aurait pas vraiment eu de sens sur papier.
&lt;blockquote&gt;« La crise », de ses millions de bras musclés sait manier la grue, poser des cloisons de béton armé au trente-septième étage, creuser des tunnels, extraire le pétrole et le diamant tout ça pour un salaire d'une remarquable humilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;P.15&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Comme &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article309&quot;&gt;&lt;em&gt;Mangez-Moi&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, proposé depuis le week-end dernier sur &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;Publie&lt;/a&gt;, La crise est bien sûr éminemment politique. Il dit en quelques phrases cruelles car lapidaires (et inversement) non pas une réalité économique ou sociale mais une réalité du langage. &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;, après centaine de fragments écumés successifs, n'est plus qu'un son, deux syllabes, sept lettres, qui font échos aux mille et unes paroles d'information de masse qui les dégainent à la moindre dépêche. La crise c'est tout, c'est rien, c'est ce tag sur un mur qui dit : « La crise c'est chaque fin de mois » et qui sert de couverture au texte. La crise est dopée aux anaphores, la crise est mécanique, la crise est un mythe, est une aliénation.

&lt;blockquote&gt;« La crise » a mis son usine mexicaine à Casablanca, son usine de Gdansk à Skopje, celle de Grenoble à Sfax, Madrid à Dacca, Dakar au Chili, Pékin à Bangkok.&lt;br /&gt;

« La crise » imprime son journal en Pologne sans payer d'impôt.&lt;br /&gt;

« La crise » fait des économies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;P.17&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; commence toujours ses fragments par « La crise » car « La crise » est au centre de tout,  comme ils disent, comme on &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/24/Pipe-goudron&quot;&gt;avale&lt;/a&gt;, à commencer par &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;.

&lt;blockquote&gt;« La crise » fouille ta bibliothèque, trouve une échelle et des horaires SNCF de terroriste dans ton garage, t'arrête dans la rue, arrache ta boucle d'oreille, te perce un oeil, te place en garde à vue, laisse les clés sur ton scooter, publie un démenti, mène l'enquête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.21&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Il faut lire &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; puisque la Crise, l'autre, avec son &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Crise%20%21&quot;&gt;C&lt;/a&gt; majuscule, s'impose à nous matins, demains, midis et soirs. Il faut lire &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; et en taguer des extraits sur les murs, puisque, la couverture le dit, &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; vient de la rue où elle a pris. Et pour lire &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt;, la lire vraiment, extraits ouverts &lt;a href=&quot;http://publienet.immateriel.fr/fr/reader/preview/9782814503045?codex=true&amp;nomenu=true&quot;&gt;au feuilletoir&lt;/a&gt; et texte disponible pour 5.50€ &lt;a href=&quot;http://www.publie.net&quot;&gt;on suit Publie&lt;/a&gt; : de là poser l'oeil sur &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; puisque &lt;em&gt;La crise&lt;/em&gt; est un oeil.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Pipe &amp; goudron</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/24/Pipe-goudron</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 20:46:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Adolescence</category>    
    <description>    On n'a pas encore vu les affiches dans la rue qu'on les a déjà vues. Sur écran, mitraillées par les dépêches, ponctuées guillemets : « le message est sain mais »,  « on peut choquer avec le tabac mais », « l'Etat participe aussi à ces actes de viols ». C'est une campagne anti-tabac pour &lt;a href=&quot;http://dnf.asso.fr/&quot;&gt;DNF&lt;/a&gt; déclinée en trois tableaux : même image : trois modèles. 

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/Fumer.jpg&quot; alt=&quot;Fumer.jpg&quot; width=&quot;580&quot; title=&quot;Fumer c'est tromper ?&quot; /&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;a href=&quot;http://img.ozap.com/01589918-photo-nadine-morano.jpg&quot;&gt;Nadine Morano&lt;/a&gt; (secrétaire d'Etat à la Famille) dit : il y a d'autre moyens pour expliquer aux jeunes que la cigarette rend dépendant, au moment où on lutte contre la pédopornographie.&lt;br /&gt;
Christiane Therry (déléguée générale de l'association &lt;a href=&quot;http://famillesdumonde.f.a.pic.centerblog.net/hd1i7ke9.jpg&quot;&gt;Familles de France&lt;/a&gt;) dit : on abaisse les jeunes devant une autorité d'adulte / ça laisse à penser qu'on assiste à une fellation / on humilie la jeunesse / les photos auraient sans doute été moins choquantes s'il y avait eu une femme à la place de l'homme&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.monpanierdeletchis.fr/wordpress/wp-content/uploads/roselyne_bachelot_reference.jpg&quot;&gt;Roselyne Bachelot&lt;/a&gt; (ministre de la Santé) dit : on peut avoir des images chocs sans avoir ce type de connotation qui peut abîmer ou gêner&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

La campagne a touché juste : &lt;a href=&quot;http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/index.php/2010/02/24/169684-nouvelle-campagne-anti-tabac-le-vrai-scandale-est-ailleurs-nom-dune-pipe&quot;&gt;on en parle&lt;/a&gt;, on fait parler. Les photos sont belles : on en a peu parlé. Toutes cadrées idem &amp; même configuration de l'image. Les couleurs délavées confondent le corps (ici le visage) avec le fond. Le regard est aspiré vers l'hors-champs, en haut, c'est à dire le visage supposé de l'homme, toujours propre, toujours quarante/cinquante ans (on suppose), toujours une main sur la tête, toujours au-dessus. Le reste du corps est plongé vers l'hors-champs, en bas, et toujours ouvert au niveau du cou, peau apparente, gorge fixe, clavicules présentes, car quand jeunesse suce, jeunesse s'apprête aussi à avaler.  Le regard aspiré en haut tire vers lui l'espace : il est aussi fragment de fascination pure. Ces photos sont des images, ces images parenthèses de pornographie urbaine. À la prochaine diapo peut-être, giclée de goudron sur la face des modèles ? Paraît que ce serait moins choquant si seules les femmes étaient esclaves sur les affiches (et c'est une femme qui le dit). Paraît que placées à la sortie des collèges/lycées, le taux d'achat clopes &amp; goudron explosera car campagne pilotée en sous main par les industries du tabac. Campagne de fabrication d'un désir interdit, les commentateurs ont vu à côté. Clope n'est pas soumission mais fantasme de masochisme inassouvi. Nous allons fabriquer des générations de fumeurs. Et le conflit générationnel un détail, puisque depuis toujours l'adulte viole la jeunesse et jeunesse perpétue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Adolescent anonyme (croisé dans le train, endormi sur son Eastpak, bras croisés, Converse aux pieds) dit (sous le panneau publicitaire) : t'aurais pas une clope ? Allez, s'te plaît...</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>100222</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/22/100222</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Feb 2010 19:19:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Audio</category><category>David Bowie</category><category>Marina Damestoy</category><category>Migraine</category><category>Train</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/odoramaiphone.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.odoramaiphone_t.jpg&quot; alt=&quot;odoramaiphone.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 0 0;&quot; title=&quot;odoramaiphone.jpg, fév 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Réveillé 4h30 par ce qu'on peut appeler une rupture de sommeil : d'un coup les yeux ouverts, d'un coup blanc dans la tête, d'un coup pulsé dans les épaules comme endorphines, endorphines convulsées. Je tourne ensuite et tourne encore : éventre des rêves agressifs dans lesquels je me frotte, épines et os pointus, contre la peau des autres mais ça ne passe pas. Levé 6h30. Averse. Trop chaud et dix degrés déjà. Clodo (jeune) me dit bouge-toi, me faut 10 000€. Clodo (vieux) me demande 50 centimes. RER : wagon ouvert, une odeur de cadavre et d'alcool. Regards croisés des uns contre les autres, on tente d'identifier la source : qui c'est qui pue comme ça ? J'ai mes favoris. J'ai mon tiercé quinté gagnant. Je les vois déjà classés ligne d'arrivée. J'ouvre &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article309&quot;&gt;&lt;em&gt;Mangez-moi&lt;/em&gt; (Marina Damestoy)&lt;/a&gt;. Je me dis l'odeur c'est fait pour aller avec le livre, c'est un livre en odorama. J'ai du mal à me concentrer. Une vieille débarque, gare de C., tartine un mouchoir de parfum plastique quelle se colle dans les narines pour sentir mieux. L'odeur plastique recouvre les sièges. Quelle odeur est la pire ? Bifurque premier étage, balcon sur puanteur, assaut de mp3 crépité, conversations insipides. Je peux plus lire. Quelle nuisance est la pire ? Douleur fixée tempe gauche que les nerfs alimentent : c'est optique : &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/07/07/529-ouroboros-cqfd&quot;&gt;c'est viscéral&lt;/a&gt;. Des &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/12/Lapins&quot;&gt;lapins&lt;/a&gt; morts défilent derrière mes yeux. Wagon arrière, voix mexicaine, commentateur de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/07/20/305-rodrigo-fresan-mantra&quot;&gt;catch&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://superluchas.files.wordpress.com/2009/10/south-park-blue-demon.jpg&quot;&gt;El Pollo Loco&lt;/a&gt; s'élance, écrase des mâchoires et hurle à la victoire. Maintenant il chante. J'entends des voix ? Je lance &lt;em&gt;Hallo Spaceboy&lt;/em&gt; version &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/8/8a/David_Bowie_-_A_Reality_Tour_DVD.jpg&quot;&gt;&lt;em&gt;Live in Dublin&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; pour enfoncer marteau-piqueur ma migraine sous le crâne. Ça marche : elle se fige au soleil. J'entends des voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;


&lt;center&gt;&lt;object width=&quot;560&quot; height=&quot;340&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/T6w2JDNjTvo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/T6w2JDNjTvo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;560&quot; height=&quot;340&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/centeer&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Emmanuelle Pagano, L'Absence d'oiseaux d'eau</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/21/Emmanuelle-Pagano-L-Absence-d-oiseaux-d-eau</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 20:12:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Corps</category><category>Emmanuelle Pagano</category><category>Littérature</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/11/12/373-emmanuelle-pagano-les-adolescents-troglodytes&quot;&gt;J'aime&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/11/19/Emmanuelle-Pagano-Les-mains-gamines&quot;&gt;beaucoup&lt;/a&gt; la langue d'&lt;a href=&quot;http://lescorpsempeches.net/&quot;&gt;Emanuelle Pagano&lt;/a&gt;, mais pas celle-là : celle-là je l'ai lue comme un somnolent, et jamais réellement en phase avec le texte. 

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/oiseauxdeau.jpg&quot; alt=&quot;oiseauxdeau.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;oiseauxdeau.jpg, fév 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


 Peut-être que &lt;em&gt;l'avant livre&lt;/em&gt; a pris le pas sur le &lt;em&gt;pendant lecture&lt;/em&gt;. Parce que nous avions suivi les coulisses en ligne de l'écriture de ce livre : livre-romance entre deux écrivains. Et une romance entre deux écrivains se propage, se propulse par écrit. C'était censé être un roman épistolaire. Et entre temps l'un des deux je a coupé court, et « en partant il a repris ses lettres », comme l'indique le petit paragraphe en préambule. Peut-être pour ça que je suis resté dehors ?

&lt;blockquote&gt;Je ne veux pas savoir si ces lettres sont fictives ou réelles, mens-moi si tu veux, si tu peux. Moi je peux. Au point dont tu parles : au point du langage du droit. J'écris quelque chose et ça arrive, ça devient. J'écris notre histoire, elle grandit. Mais elle ne deviendra pas comme comme je l'écris, comme je la veux, parce que tu l'écris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt; Emmanuelle Pagano, &lt;em&gt;L'Absence d'oiseaux d'eau&lt;/em&gt;, P.O.L, P.17&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Les lettres sont à sens uniques, il n'y a jamais de réponses, on devine parfois les réponses, mais elles ne sont jamais là. Peut-être stockées quelque part, dans un tiroir, ou plus vraisemblablement dossier perdu dans quelque disque dur endormi. On connaît son propriétaire, mais chut, car son nom n'est jamais prononcé.
&lt;blockquote&gt;Nous, c'est notre métier de raconter la vie des gens, privée ou pas. On ne doit jamais se censurer, sinon, autant arrêter tout de suite ce livre. S'il avait fallu se taire, je n'aurais jamais écrit mes romans. Tu sais les libertés que j'ai prises avec eux. Tout est vrai dans mes livres. La fiction n'est que dans l'assemblage. Elle colle ensemble les morceaux de réel hétéroclites que je trouve autour de moi. Elle leur donne une cohérence, elle les tient ensemble, c'est tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P. 57&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Je cherche les raisons qui me poussent à traverser ce livre sans rien en retirer. Ce n'est pas un mauvais livre et l'autofiction (si c'en est une) ne me pose pas problème. J'ai corné beaucoup de ses pages, souligné beaucoup de ses lignes, même métaphoriquement, la langue n'est pas en cause. Mais comme un somnolent je l'ai lu et c'est un mot très dur : ce livre n'a aucun pouvoir sur moi et moi je ne retiens que son absence.
&lt;blockquote&gt;Je suis un de tes personnages. Je suis une femme dans ta tête, un fantasme, juste un fantôme. Mais il suffit que ce fantôme te regarde, te parle, t'écrive, pour que le désir bouge, sorte de mes lettres et s'installe en toi. Je connais ce pouvoir immédiat que j'ai sur toi, ça me donne une sensation de puissance, mêlée de tristesse, dont j'ai envie d'abuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.97&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

On dit souvent Emanuelle Pagano, c'est l'écriture du corps. Les corps ne parlent pas mais battent, pulsent, craquent. Ces corps là parlent trop de leurs corps en train d'éprouver : c'est le piège de la lettre. L'érotisme est décalqué voyeurisme mais même ça ce n'est pas le problème. D'autres fois les corps s'éventrent et battent durs en plein sur le texte et là, oui, j'ai corné la page.
&lt;blockquote&gt;J'ai l'impression que quelque chose à l'intérieur de mon thorax découd mes muscles et ma peau, je ne sais pas bien comment, me défait, crève la plèvre de mes poumons, ça fait mal, je mets mes mains pour retenir mon souffle et mon coeur, pour qu'ils ne sortent pas. Ma respiration s'accélère et me submerge, je ne la maîtrise plus. J'ai l'impression de craquer sous elle, quand je pense à toi, il me semble tendre les bras, comme un joueur d'accordéon sans air, abîmé de musique et le souffle court, ouvrant son geste à s'en décrocher la poitrine. Je me replie dans tes bras de musique, mais il n'y a plus de bras, il n'y a plus de musique. L'air me manque dans le silence envahissant. Je tousse. Cette toux fait le même bruit de déchirure qu'un papier gras dont on se débarrasse. J'essaie doucement de respirer, de rester calme, mais tu as donné à mes poumons des gestes d'accordéoniste malade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
P.256-257&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

En route j'ai abandonné ma chronique, et sans doute n'ai-je jamais eu l'intention de la commencer. Je n'ai pas trouvé quelles étaient les raisons qui m'ont conduit à rater ce livre. Je ne suis donc pas compétent pour en conseiller ou déconseiller la lecture. Je garde seulement les derniers mots du livre, ceux qui accompagnent tellement bien ma lecture, unique et déjà défaite : « C'est juste une carte postale, juste un décor de livre. »</description>
    
    
    
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    <title>Tigre de métal</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/20/Tigre-de-metal</link>
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    <pubDate>Sat, 20 Feb 2010 18:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Littérature</category>    
    <description>    &lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/tigre1.jpg&quot; alt=&quot;tigre1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;tigre1.jpg, fév 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;

Signalons, une semaine après la bataille, la sortie en kiosque du nouveau &lt;a href=&quot;http://le-tigre.net/&quot;&gt;Tigre&lt;/a&gt; (ou Tigre nouvelle formule), désormais quinzomadaire, disponible à 2.50€.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;&lt;strong&gt;Boulevard Louis-Salvator, 17h&lt;/strong&gt; - sur un mur, un graffiti utopiste en lettres capitales est apparu : &lt;em&gt;&quot;Le monde est à nous&quot;&lt;/em&gt;; et juste en-dessous, pour préciser, de la même main, mais en plus petit :&lt;em&gt; &quot;Sait baise la police&quot;&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Mâchoires à leur place</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/18/Machoires-a-leur-place</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 20:08:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Fictions</category>
        <category>Audio</category><category>Corps</category><category>Crise !</category><category>Radiohead</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;div style=&quot;position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;position: absolute;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; id=&quot;music-widget&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;type&quot; value=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=687626&amp;skin=round&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=687626&amp;skin=round&quot; wmode=&quot;transparent&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; name=&quot;music-widget&quot; width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style=&quot;visibility:hidden;width:0px;height:0px;&quot; border=0 width=0 height=0 src=&quot;http://counters.gigya.com/wildfire/IMP/CXNID=2000002.0NXC/bT*xJmx*PTEyMjAzMjU4OTgxNDQmcHQ9MTIyMDMyNTg5OTk1NiZwPTMwODM*MSZkPSZuPSZnPTE=.gif&quot; /&gt;&lt;/center&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/ordre.jpg&quot; alt=&quot;ordre.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;ordre.jpg, fév 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;

Ils ont poussé si loin les poings que l'os tremble, articulations forcées ouvertes, joues bleues sous les coups, hématome et relief sur l'épiderme. Lunettes émiettées : branches tordues, verre incrusté pommettes, éclats de glace sous les paupières. Les coups se taisent. Les poings dans les poches, poches battues contre les cuisses. On marche ailleurs, on n'est plus là. Les néons battent. Le sang se tait. Marques de semelles brunes sur le thorax et sous la gorge, sur le dos moulés le nom de la marque et le logo. Silence capitonné, lieu inédit. Mâchoires sous les mâchoires, upercut seulement les remettraient en place. Terre grasse dans les cheveux. Cheveux traînés dans la terre, le sol, des étincelles au bord des barres électriques. Séquelles pour ceux qui dorment comme des cadavres, séquelles soufflées dans les poumons. Avant de partir, après avoir poussé si loin les poings, ont précisé : avec ça dans les dents il devrait la fermer. Mais gueule ouverte pourtant, mâchoires sous les mâchoires, douleurs mécaniques tracées jusqu'au crâne, il crache, il dit, il chante : parole est la dernière pornographie, parole est la dernière pornographie, etc.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Secteur 7</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/16/Secteur-7</link>
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    <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 20:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Accident de personne</category><category>Carnet de bord</category><category>Train</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Depuis l'hiver, ils ont ressortis les vieux trains allu des années soixante-dix, les p'tits gris, les trains du secteur 7. Le chauffage plonge depuis les sièges et sèche une fois dissipé sous les cuisses. Ils n'ont qu'un étage. Ils s'entassent, cimetière des trains de V. Triage, on les voit longer les vitres et l'immobilité. Le soleil basculé fin février se reflète sur leurs toits de zinc. La tôle ondule sous la lumière. Les aiguillages les éparpillent entre les boites à chaussures qui émergent et annoncent plus loin l'apparition des villes, des bouts de villes, banlieues. Depuis le haut des immeubles on les voit serpenter, aiguilles entre les arcs électriques des prochains &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/06/Deux-ans-de-17h34&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt;. Je dis à H. : un jour j'aimerais habiter un de ces immeubles, vue par dessus les voies, je pourrais compter les trains et deviner, montre en main, le nom de leurs destination, par coeur, les jours se répéteraient... 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/secteur7.png&quot; alt=&quot;secteur7.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;secteur7.png, fév 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Soit un nombre composé de 140 chiffres : soit 100 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 de possibilités pour la composition d'un tel nombre (il est probable que mes calculs soient faux : j'autorise N., et N. seulement, à me corriger). Application de la démonstration à une phrase composée de 140 caractères : combien de possibilités peut-il y a avoir ? Combien de phrases parallèles pourrait-on recenser, classifier, archiver ? Et sur ce chiffre choc, combien d'entre elles pourraient être intelligibles ? Et sur ce chiffre bis, combien d'entre elles pourraient traquer, tracer et dire le suicide dans les transports en commun ? Et sur ce chiffre ter, combien d'entre elles pourraient faire sens ? Voilà le dilemme posé par &lt;em&gt;Accident de personne&lt;/em&gt;, projet &lt;a href=&quot;http://twitter.com/&quot;&gt;twitter&lt;/a&gt; encore &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/15/Accident-de-personne&quot;&gt;en cours&lt;/a&gt;, et voilà pourquoi je me dois de le résoudre.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>2667</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/14/2667</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4e9d0210c7d968eb21a86472ba0f3fcf</guid>
    <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 16:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Alex Rigola</category><category>Roberto Bolaño</category><category>Théâtre</category>    
    <description>    Ensuite nous sommes entrés dans la salle et la salle s'est éteinte et sur le noir de la scène s'est affiché blanc le titre « 2666 de roberto bolaño » (sans majuscules) et &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/13/Semaine-Bolano&quot;&gt;comme prévu&lt;/a&gt; nous y étions.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/2667-1.jpg&quot; alt='31' width='580' onmouseover=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/chroniques/2667-2.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/chroniques/2667-1.jpg'&quot; class='titre'  style='width:580px;' title='2666 par Alex Rigola' /&gt;&lt;br /&gt;
2666&lt;em&gt;, adaptation du roman de Roberto Bolaño par Alex Rigola et Pablo Ley proposé entre le 11 et le 14 février &lt;a href=&quot;http://www.mc93.com/public/artistik/saison/12_2666/index.htm&quot;&gt;au MC93 de Bobigny dans le cadre du festival le Standard Idéal&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/center&gt;

&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
L'image est saisissante : spectacle espagnol monté par un espagnol (Alex Rigola) en espagnol : nous fallait des surtitres. Les surtitres défilent, sommaires, en blanc sur noir au-dessus de la scène, surplombent les comédiens, les décors, les planches. Alors oui l'image est saisissante : le texte qui défile, traduction de ce qui est dit, c'est le texte de &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt; lui-même, celui de Bolaño, le texte du livre, et le texte est par dessus, il écrase le reste. Tout le reste.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;center&gt;
&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/Ze4i-tPDn-U&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/Ze4i-tPDn-U&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Le spectacle est découpé en cinq parties : &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/08/03/Roberto-Bolano-2666&quot;&gt;comme le livre&lt;/a&gt;. Comme le livre il commence par la partie des critiques, puis la partie d'Amalfitano, puis la partie de Fate, puis la partie des crimes, puis la partie d'Archimboldi. Comme le livre il suit la trame désorganisée du récit, truffé de digressions et de microfictions esquissées au fil des mots. Comme le livre il se mord le queue. Comme le livre, comme le livre, comme le livre. Très fidèle au texte il reprend, plan par plan, des fragments de récit chaotique. Trop fidèle au texte jamais il ne s'en écarte.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Le &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt; d'Alex Rigola dure cinq heures. Sur ces cinq heures une heure d'entractes éparpillées. Donc le &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt; d'Alex Rigola dure quatre heures. Chaque partie dure entre trente et quarante-cinq minutes. Pour rappel, le roman-monde de Roberto Bolaño dans sa traduction française chez Christian Bourgois dure 1016 pages. Difficulté majeure : faire tenir ces 1016 pages dans quatre heures de scène. Toutes ces 1016 pages. L'intégralité de ces 1016 pages. La terrifiante totalité de ces 1016 pages. Alors Alex Rigola a essayé : heureusement que l'espagnol est une langue qui déferle. Permet au moins de gagner du temps.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/2667-4.png&quot; alt=&quot;2667-4.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;2667-4.png, fév 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


La première partie commence bien : comme un colloque on nous présente Benno von Archimboldi, le fameux écrivain mystère que personne n'a jamais vu. Mais très vite le texte surgit. Celui qu'on n'interprète pas mais qu'on lit : lecture par coeur, lecture habillée d'un peu de scène, d'accord, mais lecture quand même. C'est une réflexion possible sur la narration : la narration emporte tout. Les personnages (et donc les comédiens) sont des voix au service du texte. Le texte n'est pas interprété, ni adapté, il est plaqué. Plaqué sur le noir de la scène. Il ne s'agit pas d'une adaptation d'un livre mais d'une transposition pure. Les quelques efforts scéniques notables (principalement utilisés pour la partie de Fate, sans doute la seule à être bien exploitée, peut-être aussi l'apothéose finale de la partie des crimes, même si terriblement grossière) : broutilles. Encore une fois s'effacent sous le texte. Rarement les comédiens décollent : ils traînent le texte comme un boulet. Paroxysme atteint pour la partie d'Archimboldi, la dernière, où la scène est vide, jamais habitée, où l'on mitraille une biographie accélérée complètement indigeste, comme si les yeux sur la montre, comme si la montre dans la tête, comme si tout absolument tout devait être dit, et dit vite, lu, et lu sans crochets, sans parenthèses, sans apocryphes. C'est aussi cette dernière partie plombante qui lâche un arrière goût terrible lorsque les lumières se rallument : nous partons, nous partons déjà, mais voilà bien une demi-heure au moins que nous n'y étions plus.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;


&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.2667-5_m.jpg&quot; alt=&quot;2667-5.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;2667-5.png, fév 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Je n'avais rien lu du spectacle avant de m'y rendre : ni critique, ni résumé, ni rien. Je voulais me plonger dedans sans savoir. Je pensais que devant l'immensité de la tâche le parti-pris serait d'aller droit au coeur du livre, en plein &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/07/22/Pire-encore-%3A-la-peur-d-ouvrir-les-yeux&quot;&gt;dans la partie des crimes&lt;/a&gt;, et de ne pas s'en écarter. Paradoxalement, le coeur du livre est aussi sur scène la partie la plus courte. Pour moi ce &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt; n'est pas une adaptation, c'est une lecture. Une lecture trop fidèle d'un livre démesuré. Et il n'est pas question ici de parler de « trahison de l'oeuvre », justement, mais de crise de tétanie. &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt; est une pièce elle-même paralysée par l'ombre de &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt;. Non pas une mauvaise pièce mais assez terne, et si j'ai pris grand plaisir à me replonger dans la langue de Bolaño, dans ses visions, dans ses corps, je regrette encore que l'adaptation n'ait pas été réalisée coûte que coûte, avec les tripes, quitte à déplaire, quitte à rater, quitte à n'avoir pas respecté son modèle&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/14/#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.2667-3_m.jpg&quot; alt=&quot;2667-3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;2667-3.jpg, fév 2010&quot; /&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;________________&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/14/#sdfootnote1anc&quot;&gt;1&lt;/a&gt;La métaphore est celle d'un match de football, pas n'importe lequel, un match de coupe nécessairement, où un petit poucet affronte un ogre. Lorsque la plus petite équipe (division souvent inférieure) rate son match on dit souvent qu'elle est « paralysée par l'enjeu » ou qu'elle « respecte trop son adversaire ». Ça ne signifie pas nécessairement qu'elle a fait un mauvais match : elle aura simplement oublié de jouer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Semaine Bolaño</title>
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    <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 14:56:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Cyclocosmia</category><category>Littérature</category><category>Roberto Bolaño</category>    
    <description>    &lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/images/fevrier10/11-02-10.jpg&quot; width=&quot;580&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;
Mardi dernier sortait (comme &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/27/Cyclocosmia-III-a-un-visage&quot;&gt;vu précédemment&lt;/a&gt;) le volume III de la revue &lt;a href=&quot;http://www.cyclocosmia.net&quot;&gt;Cyclocosmia&lt;/a&gt;. Reçue lundi, lue cette semaine, vous y trouverez (outre &lt;em&gt;Ernesto &amp; variantes&lt;/em&gt;, signé de ma main) le très singulier &lt;em&gt;Martha le matin&lt;/em&gt; d'Alban Orsini que j'ai beaucoup aimé. En voici un extrait (le début en réalité).

&lt;blockquote&gt;La gourmandise faite à Martha voudrait que ma main coure sur son dos couché, à niveau dans l'horizontal. La gourmandise faite à Martha voudrait que je me colle contre son corps, que j'en possède l'espace et en goûte l'essence. Y râle un peu, juste pour voir, dans le murmure et tout. La gourmandise faite à Martha devrait m'occuper l'esprit à la mesure d'une idée fixe, tatouée dans mon âme comme elle l'est si bien, elle, dans les draps. La gourmandise faite à Martha voudrait que je lui coule dans l'oreille les trois petits mots qu'elle m'a appris dans la nuit et qu'elle en sourie pour réponse, un frisson d'elle m'irait tout aussi bien. La gourmandise faite à Martha voudrait que je sois le plus heureux des hommes à la voir ainsi nue et arrondie sur mon lit, le drap en seule équivoque à moitié replié, abandonné, dans le haut de ses épaules à la manière de. La gourmandise faite à Martha voudrait que je lui plie les cheveux dans le cou, que je les verse dans le creux de la clavicule et des salières pour lui baiser la nuque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Alban Orsini, &lt;em&gt;Martha le matin in Cyclocosmia III&lt;/em&gt;, L'association minuscule, P.180.&lt;/right&gt;&lt;/blockquote&gt;


Également présent (et bien présent) dans ce volume III un dossier critique assez large centré sur (bien évidemment) Roberto Bolaño. Mention spéciale pour l'article d'Eric Bonnargent, alias &lt;a href=&quot;http://bartlebylesyeuxouverts.blogspot.com/&quot;&gt;Bartleby&lt;/a&gt;, et son étude du roman policier chez Bolaño.

&lt;blockquote&gt;Le mal est absolu lorsque ses causes ne peuvent être clairement identifiées et c'est de ce mal dont il est question dans &lt;em&gt;Les détectives sauvages&lt;/em&gt;. On ne peut rien contre ce qui, comme la rose, est sans pourquoi ; on ne peut que constater les dégâts et essayer de s'en tirer. Cela explique pourquoi il ne saurait y avoir de véritable romans policiers chez Bolaño. Les écrivains qui expliquent, les écrivains qui, tels les auteurs de romans policiers, réduisent la complexité des choses et rationalisent à tout-va ne sont que des imposteurs. Le mal est là, rien ne peut le résoudre. L'un des rôles de l'écrivain est simplement d'en rendre compte le plus discrètement possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Eric Bonnargent, &lt;em&gt;L'auberge espagnole chez Roberto Bolaño in Cyclocosmia III&lt;/em&gt;, L'association minuscule, P.120.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Semaine Bolaño aussi par &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article554&quot;&gt;l'évocation chez les voisins du Fric-Frac Club&lt;/a&gt; de la parution future du &lt;em&gt;Troisième Reich&lt;/em&gt; « nouveau roman posthume » du chilien à paraître chez Christian Bourgois en avril. Enfin semaine qui se termine ce week-end avec la programmation de la pièce &lt;em&gt;2666&lt;/em&gt;, adaptation du &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/08/03/Roberto-Bolano-2666&quot;&gt;bouquin éponyme&lt;/a&gt; de qui vous savez par Pablo Ley et Alex Rigola, du 11 au 14 février (jusqu'à demain, donc) au &lt;a href=&quot;http://www.mc93.com/public/artistik/saison/12_2666/index.htm&quot;&gt;festival Le Standard Idéal au MC93 de Bobigny&lt;/a&gt;. Nous y serons.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Croquis #18</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/11/Croquis-18</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 21:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Croquis</category><category>Train</category>    
    <description>    costume cravate au corps, eastpack encore balancé sur l'épaule&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

casquette envers et yeux baissés, déjà ailleurs où il n'est pas mais pourrait être, filtre froid entre ses lèvres tuméfiées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
l'oeil pressé sur son Iphone elle se repoudre et son fond de teint déteint tactile entre les lettres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
elle quadrille le monde en rouge sur blanc, chiffres et tableurs empilés papier / il révise consciencieux la conjugaison des verbes choir et défaillir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
piercing narine, coiffure iroquois, de près : odeurs de chaussures neuves&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Narcisse en cuir enchaîné à la barre de métro, plongé dans la vitre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
seize ans dans ses petits souliers (de ministre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
jeune guévariste casquette blanche, barbe éparse, et seulement pouvoir le frôler, si seulement le frôler juste</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Coming out d'écriture</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/09/Coming-out-d-ecriture</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 21:36:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Audio</category><category>Boulot</category><category>Carnet de bord</category><category>David Bowie</category>    
    <description>    Je n'ai jamais caché à personne que &lt;em&gt;j'écrivais&lt;/em&gt; : alors mon titre est faux. Mais pas faux comme on croirait qu'il pourrait être : je détourne simplement les choses.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/?pf=player_mp3.swf&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;


&lt;br /&gt;




Au &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Boulot&quot;&gt;boulot&lt;/a&gt; tout le monde sait que &lt;em&gt;j'écris&lt;/em&gt; : c'est à dire qu'ils ne savent rien. Je n'ai pas pris trente-six pseudonymes pour rien : j'ai toujours eu en tête l'idée de cloisonner les vies, les périodes : étant par exemple &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/07/24/307-de-l-autre-cote-des-livres&quot;&gt;vendeur-éclair de librairie&lt;/a&gt;, il n'était pas question que je recommande un livre frappé de mon propre nom. Il en va de même pour les autres fragments de carrières que j'ai brièvement traversées, essayées, puis reposées. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Je travaille &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/11/19/Broutille&quot;&gt;chez PdG&lt;/a&gt; depuis novembre : autrement dit je ne les connais pas, là-bas, je les côtoie, c'est tout. Ils n'ont peut-être pas à savoir ce qui s'écrit, ce qui se montre : je n'ai pas besoin d'une autocensure de plus entre les touches du clavier. Je ne les connais pas, d'accord : pas comme on pourrait penser, mais sept heures par jour je suis avec eux et sept heures par jour nous traversons des tempêtes ensemble. Tempêtes de bureaucratie pure, oui : mais tempêtes aussi.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Écrire&lt;/em&gt;, aussi, surtout, est prise de risque. En bloquant sciemment ce regard là je fais encore ce que je sais faire de mieux : je me retiens, je me protège. Contre quoi : ça je ne sais pas. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Là-bas on ne sait pas exactement ce que j'écris : lorsqu'on me demande, je résume simplement &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; par « une histoire d'amputé cherchant sa main », mais je ne m'étends pas sur la question. Le laboratoire qu'est &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/&quot;&gt;le blog&lt;/a&gt;, les &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34&quot;&gt;fictions complémentaires et parallèles&lt;/a&gt; que j'éparpille : ça je n'en parle pas. Même &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt; n'est officiellement qu'un « projet d'archives personnelles pour transformation de la vie privée en sanctuaire désespérant » : privé, lui aussi, de fenêtre sur cour, d'angle ouvert au public. Alors voilà comment on se construit soi-même sa propre petite coquille numérique : voilà comment moi je l'ai tracée, et voilà comment elle se développe. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Et maintenant, depuis &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/27/Cyclocosmia-III-a-un-visage&quot;&gt;&lt;em&gt;Cyclososmia&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, depuis &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/31/Maintenant-sur-Publienet&quot;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;, je serais une sorte d'&lt;em&gt;auteur&lt;/em&gt; (je ne sais pas si j'ai le droit d'utiliser ce mot ?) : peut-être que c'est différent. Je pourrais ôter les verrous puisque j'écris, cette fois, sans italique : je prise de risque.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Il y a quelques mois coup de sang qui m'a conduit à supprimer d'un geste toutes les photos identifiables de mon &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/gvissac&quot;&gt;compte Facebook&lt;/a&gt; et celles du blog : ne reste plus que les reflets incongrus quotidiens de mes 17h34 successifs. À la suite de cette pulsion frénétique, touche échap martelée, &lt;a href=&quot;http://grandeurs-et-decadences.cowblog.fr/&quot;&gt;croisé F.&lt;/a&gt; pour une de nos trop rares conversations numériques qui m'avait dit : « tu me rappelles C. : son cauchemar est que l'on sache qu'il écrit ».  Il est inutile de savoir ici qui est C. : moi-même, je ne suis plus très sûr de savoir, car je mélange maintenant les initiales amputées, ne retrouve plus toujours les corps auxquels ils correspondent. Peut-être que mon cauchemar est que l'on sache, non pas que j'écris, mais &lt;em&gt;ce que&lt;/em&gt; j'écris : et peut-être que pour cette raison, sans italique encore, je prise le risque. Dois le prendre. Mais, comme à mon habitude, avec discrétion : discrétion méticuleuse : discrétion slash invisibilité.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Au diable</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/07/Au-diable</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 20:53:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Arctic Monkeys</category><category>Audio</category><category>Correspondance</category><category>E.</category><category>N.</category><category>Paris</category>    
    <description>    &lt;div style=&quot;position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;position: absolute;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; id=&quot;music-widget&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;type&quot; value=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=675975&amp;skin=round&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://jiwa.fr/res/widget/monotitle.swf?trackId=675975&amp;skin=round&quot; wmode=&quot;transparent&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; name=&quot;music-widget&quot; width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style=&quot;visibility:hidden;width:0px;height:0px;&quot; border=0 width=0 height=0 src=&quot;http://counters.gigya.com/wildfire/IMP/CXNID=2000002.0NXC/bT*xJmx*PTEyMjAzMjU4OTgxNDQmcHQ9MTIyMDMyNTg5OTk1NiZwPTMwODM*MSZkPSZuPSZnPTE=.gif&quot; /&gt;&lt;br /&gt;



De : G.V.&lt;br /&gt;

À : N.J.&lt;br /&gt;

Cc: E.D.&lt;br /&gt;
Objet : Paris, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;




Cher N.,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Me suis bien occupé de la p'tite, te la rends (j'espère) en bon état. Nous sommes trouvés 14h55 &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/04/14/262-reperages-coup-de-tete-gare&quot;&gt;gare de Lyon&lt;/a&gt; sous les destinations, numéros de trains, numéros de quais, entre palmiers. Ensuite avons remonté boulevard Diderot et avenue Philippe Auguste jusqu'au Père Lachaise. N'avons pas vraiment vu les tombes connues mais n'avons pas cherché. À un moment vue de Paris depuis sommet, tombes et caveaux contre-plongé, la même que F. et moi et H. avions fixé plusieurs minutes &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2006/01/17/33-semaine-parisienne&quot;&gt;il y a quelques années&lt;/a&gt;, mêmes arbres février, même gris du ciel et silence capitonné. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Nous avons marché plus de cent mètres, sommes à présent lessivés. Passé 17h enfermés dans un bar, retour Châtelet, au &lt;a href=&quot;http://www.diable.com&quot;&gt;Diable des Lombards&lt;/a&gt;, proche Beaubourg, parlé de toi aussi un petit peu, mais pas trop. D'après E. les chiottes du Diable sont psychédéliques mais n'ai pas vérifié moi-même. Ai pris plusieurs photos de la petite, séance lumière tamisée mais visage toujours gommé-flou par ailleurs et aspiré derrière, rarement visible (vois par toi-même). Derrière nous couple d'étudiants première année philo qui dissertait concepts entre deux bières puis s'échangeait entre eux des vignettes dinosaures (« pas juste, tu m'as filé tous les herbivores »). E. s'est moquée d'eux et moi aussi un peu. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/diable1.JPG&quot; alt='31' width='550' onmouseover=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/diable2.JPG'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/diable1.JPG'&quot; class='titre'  style='width:550px;' title='diable' /&gt;&lt;/center&gt;


&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Ensuite séparés 18h10, elle devrait te revenir dans le courant de la soirée. Prends bien soin d'elle.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Merci encore pour &lt;em&gt;Psychose&lt;/em&gt;, hier.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
À bientôt,
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Guillaume
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
PS : E., j'ai vérifié dans le train ma série photos pour &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt; du jour, navré de t'apprendre qu'une seule a prise, les autres buguées indéchiffrables, celle où tu grimaces avec les dents. Elle sera mise en ligne dimanche prochain, pensais qu'il valait mieux t'avertir.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Upon bones</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/05/Upon-bones</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 20:01:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Cormac McCarthy</category><category>Littérature</category><category>Mort</category>    
    <description>    &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/blood.jpg&quot; alt=&quot;blood.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;blood.jpg, fév 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;Blood meridian&lt;/em&gt;, livre aux pages gorgées de poussière, je m'y enfonce, fallu reprendre déjà deux fois car je me perds : de la poussière, oui, et du sable, de l'os calciné, blanchi par le jour, carcasses d'animaux aux chairs évaporées. &lt;em&gt;Blood meridian&lt;/em&gt; plus dense que &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/02/28/Cormac-McCarthy-La-route&quot;&gt;&lt;em&gt;La route&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/03/09/Nature-of-you&quot;&gt;&lt;em&gt;No country for old men&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; auquel il ressemble pourtant et chaque phrase est une traversée du désert. Chaque traversée du désert océan de sécheresse.



&lt;blockquote&gt;In two days they began to come upon bones and cast-off apparel. They saw halfburied skeletons of mules with the bones so white and polished they seemed incandescent even in that blazing heat and they saw panniers and packsaddles and the bones of men and they saw a mule entire, the dried and black춅ned carcass hard as iron. They rode on. The white noon saw them through the waste like a ghost army, so pale they were with dust, like shades of figures erased upon a board. The wolves loped paler yet and grouped and skittered and lifted their lean snouts on the air. At night the horses were fed by hand from sacks of meal and watered from buckets. There was no more sickness. The survivors lay quietly in that cratered void and watched the whitehot stars go rifling down the dark. Or slept with their alien hearts beating in the sand like pilgrims exhausted upon the face of the planet Anareta, clutched to a namelessness wheeling in the night. They moved on and the iron of the wagon-tires grew polished bright as chrome in the pumice. To the south the blue cordilleras stood footed in their paler image on the sand like reflections in a lake and there were no wolves now.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Cormac McCarthy, &lt;em&gt;Blood Meridian&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Couloirs de fictions</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/03/Couloirs-de-fictions</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 15:55:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>17h34</category><category>Boulot</category><category>David Menear</category><category>H.</category><category>Train</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Depuis que je &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/07/Preterition&quot;&gt;bosse pour PDG&lt;/a&gt; je ne traite &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/01/21/Diction-etrangere&quot;&gt;plus&lt;/a&gt; directement avec les clients, ça ne me manque pas. Les yeux perdus dans des tableurs à longueur de journée je n'ai contact avec personne sinon formules Excel =somme(L6:L12) et autres listes + pourcentage &amp; moyenne statistique. Mon téléphone perso en ligne de mire, rarement utilisé, ligne fermée souvent, simplement décroché pour contact direct avec la chaîne de production pour préciser des évidences quand il en manque. Mais non, la voix des clients soufflée-outrée dans micro-casque ne me manque pas : me manque en revanche les montagnes de conneries balancées pour les calmer, détourner, perturber, les couloirs de fiction déversés à coup de casse transport + palette perdue + mauvais tracking + dysfonctionnement paroxystique transitoire pour masquer nos erreurs à tous, nos incohérences à tous, nos lacunes à tous : mais qu'au moins l'entreprise ne soit pas responsable des problèmes rencontrés. Des jours c'était : aujourd'hui je serai honnête avec tout le monde et sur tous les sujets, mais jamais j'y parvenais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Un jour H. et moi partions pour trois semaines, voyage en transsibérien jusqu'en Chine, au moins. En train, assis, je rêve de train, je suis comme ça. Le poivrot à ma gauche me déborde et me presse contre la vitre glacée : il sent l'orange ou mandarine gelée.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Depuis ce matin &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/06/Deux-ans-de-17h34&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt; est &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/&quot;&gt;de nouveau accessible&lt;/a&gt; : j'ai renseigné à la main le fichier conf &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/21/100121&quot;&gt;défiguré il y a quinze jours&lt;/a&gt;. D'autres couloirs de fiction s'apprêtent à déferler.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;blockquote&gt;Salon K., la dépressive me coiffe encore. Pas un mot du début à la fin, pas un sourire. Je sais bien que c'est une requête spéciale de ma part pour qu'on me foute la paix mais a-t-elle &lt;em&gt;besoin&lt;/em&gt; d'être mutique à ce point ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

David Menear,&lt;em&gt; Journal des sens vol&lt;/em&gt; 3.&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/02/03/Couloirs-de-fictions#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Maintenant sur Publie.net</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/31/Maintenant-sur-Publienet</link>
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    <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 11:24:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>François Bon</category><category>Livre des peurs primaires</category><category>Publie.net</category><category>Qu est-ce qu un logement</category>    
    <description>    C'était en chantier, &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;maintenant c'est en ligne&lt;/a&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article302&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu'est-ce qu'un logement&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et le  &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article303&quot;&gt;&lt;em&gt;Livre des peurs primaires&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; aka les &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/fictions/&quot;&gt;&lt;em&gt;Fictions du bord de l'oeil&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; sont disponibles depuis ce matin sur &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/11/06/Publienet&quot;&gt;Publie.net&lt;/a&gt;. Les deux textes sont téléchargeables sur les pages suivantes (cliquer sur couvertures pour ouvrir), 5.50€ par fichier, lecture possible sur PDF, liseuse ebook ou directement en ligne :
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article302&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/carnet_de_bord/logement.jpg&quot; alt=&quot;logement.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;        &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article303&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/carnet_de_bord/peursprimaires.jpg&quot; alt=&quot;peursprimaires.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Remerciements bien sûr à &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net&quot;&gt;François Bo&lt;/a&gt;n pour &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2031&quot;&gt;l'accueil&lt;/a&gt; fait à ces deux textes mais aussi à Cécile Carret qui a travaillé sur la correction de &lt;em&gt;Qu'est-ce qu'un logement&lt;/em&gt;, étape que j'ai particulièrement appréciée l'année dernière. Les deux textes sont écrits par fragments, les deux textes sont des jeux, d'où navigation et narration éparpillées. Bien évidemment, j'invite tous ceux qui passeraient sur cette page à découvrir ces textes et, au-delà, &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;l'ensemble du catalogue Publie.net&lt;/a&gt;, pour ceux qui ne connaitraient pas déjà.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Littérature ultraïste</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/30/Litterature-ultraiste</link>
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    <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 19:38:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Hilda Mundy</category><category>Littérature</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/tina5.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.tina5_t.jpg&quot; alt=&quot;tina5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;tina5.jpg, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Tina 5 est sortie : le &lt;a href=&quot;http://www.editions-ere.net/projet212&quot;&gt;numéro de janvier&lt;/a&gt;. Rayon fictions quelques étrangetés (histoire d'amour obsessionnelle entre un homme et un citron, archives web-sex de Karl Marx, entre autres), parmi lesquelles &lt;em&gt;Pyrotechnie&lt;/em&gt; de Hilda Mundy, pour moi tombé du ciel, et traduit par &lt;a href=&quot;http://www.fricfracclub.com/spip/&quot;&gt;Antonio&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cyclocosmia.net&quot;&gt;Werli&lt;/a&gt;. Le passage ci-dessous en est (j'imagine) le préambule.

&lt;blockquote&gt;J'offre cet attentat à la logique.&lt;br /&gt;
Il n'a ni place ni filiation dans le champ bibliographique.&lt;br /&gt;
Car il fait abstraction de la vraisemblance et frise l'absurde.&lt;br /&gt;
Quelqu'un m'a dit : votre livre sera un échec qui amusera.&lt;br /&gt;
Et j'ai trouvé du plaisir dans cette prédestination : en imaginant trois douzaines de lecteurs riant des pages de mon échec.&lt;br /&gt;
Je ne souhaite pas qu'on me punisse avec des commentaires.&lt;br /&gt;
Ces petits opuscules, éparpillés, rapides, « polycolores » représentent : RIEN – (prétentieuse propriété de la pyrotechnie).&lt;br /&gt;
Disons que ce fascicule est une ligne... - Historiette, roman avorté, il aurait pu constituer une figure géométrique.&lt;br /&gt;
Evidemment, je suis bien incapable de cela.&lt;br /&gt;
J'abandonne ma position et me présente au public avec 50 étincelles artificielles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;div  align=&quot;right&quot;&gt;Hilda Mundy, &lt;em&gt;Pyrotechnie&lt;/em&gt; in &lt;em&gt;Tina 5&lt;/em&gt;, trad : Antonio Werli, P. 43.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Cyclocosmia III a un visage...</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/27/Cyclocosmia-III-a-un-visage</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:10:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Cyclocosmia</category><category>Ernesto variantes</category><category>Littérature</category><category>Roberto Bolaño</category><category>Rodrigo Fresán</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/cyclo3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.cyclo3_m.jpg&quot; alt=&quot;cyclo3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;cyclo3.jpg, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...et un sommaire :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;CYCLOCOSMIA III&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- totem : &lt;em&gt;pseudoceros bifurcus&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- mots-clefs : nuit, couteau, désert&lt;br /&gt;
- dossier : Roberto Bolaño&lt;br /&gt;
- parution : 9 février 2010&lt;br /&gt;
- 125 x 202 mm - 192 pages - 22 euros&lt;br /&gt;
- ISBN : 978-2-918989-00-4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Blason :&lt;br /&gt;
- Julien Frantz : &quot;L'envers du rêve&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Invention &amp; Observation :&lt;br /&gt;
- Carlos Henderson : &quot;Brisants&quot;&lt;br /&gt;
- Delphine Merlin-Zimmer : &quot;Miettes pour Herman&quot;&lt;br /&gt;
- Horacio Castellanos Moya : &quot;Deux souvenirs de Bolaño&quot;&lt;br /&gt;
- Sergio Gonzalez Rodriguez : &quot;Roberto Bolaño zen&quot;&lt;br /&gt;
- Eric Schwlad : &quot;[...]&quot;&lt;br /&gt;
- Jorge Herralde : &quot;Vie éditoriale de Roberto Bolaño&quot; suivi de &quot;Une esquisse bibliographique&quot; par Antonio Werli&lt;br /&gt;
- Antonio Werli : &quot;Au-delà l'espace transparent - Vision du corpus bolañien&quot;&lt;br /&gt;
- Julien Frantz : &quot;Prosopopée pour anapocalypse&quot;&lt;br /&gt;
- Eduardo Lago : &quot;La soif de mal - Au sujet de 2666&quot;&lt;br /&gt;
- Néstor Ponce : &quot;Chili noir - Du Manifeste infrarréaliste à Nocturne du Chili&quot;&lt;br /&gt;
- François Monti : &quot;A la gauche de Bolaño&quot;&lt;br /&gt;
- Eric Bonnargent : &quot;L'auberge espagnole de Roberto Bolaño - Une lecture des Détectives sauvages&quot;&lt;br /&gt;
- Guillaume Vissac : &quot;Ernesto &amp; variantes&quot;&lt;br /&gt;
- Yaël Taïeb : &quot;Bolaño et Borges - Deux gauchos dans la distance&quot;&lt;br /&gt;
- David Gondar : &quot;Samuel Augusto Sarmiento - A la poursuite de l'étoile distante&quot;&lt;br /&gt;
- Rodrigo Fresan : &quot;Le samouraï romantique - Sur Le secret du mal et La Universidad Desconocida&quot;&lt;br /&gt;
- Joaquin Manzi : &quot;Bolaño poète - La Universidad Desconocida ou l'écriture de la dépense&quot;&lt;br /&gt;
- Horacio Castellanos Moya : &quot;Le mythe Bolaño aux Etats-Unis&quot;&lt;br /&gt;
- Alban Orsini : &quot;Martha le matin&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Illustrations :&lt;br /&gt;
- Benjamin Monti : &quot;dessins&quot;&lt;br /&gt;
- Lazare Bruyant : &quot;portraits&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Tothématique :&lt;br /&gt;
- Roberto Bolaño&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Pour plus d'infos sur la revue : &lt;a href=&quot;http://www.cyclocosmia.net&quot;&gt;le site officiel&lt;/a&gt; OU &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/10/16/Cyclocosmia&quot;&gt;la chronique du volume I&lt;/a&gt; OU &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/05/18/Vers-Cyclocosmia-2-et-d-autres-ensuite&quot;&gt;l'aperçu du volume II&lt;/a&gt; OU &lt;a href=&quot;http://latavernedudogeloredan.blogspot.com/2009/11/la-taverne-passe-la-bete-en-revue.html&quot;&gt;d'autres horizons&lt;/a&gt;.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sacha Sperling, Mes illusions donnent sur la cour</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/25/Sacha-Sperling-Mes-illusions-donnent-sur-la-cour</link>
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    <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 20:55:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Adolescence</category><category>Littérature</category><category>Sacha Sperling</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;Buzz (anglicisme de &lt;em&gt;bourdonnement&lt;/em&gt;) : technique marketing consistant, comme son nom l'indique, à faire du bruit autour d'un nouveau produit ou d'une offre. (Merci Wikipédia)&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/mesillusions.jpg&quot; alt=&quot;mesillusions.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;mesillusions.jpg, jan 2010&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
1 – Pour une fois la quatrième de couverture résume réellement tout ce qu'il y a à savoir : « Sacha Sperling a dix-huit ans. Il signe ici son premier roman. » Deux phrases courtes, rythme similaire,  rimes plates. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
2 – Livre court, moins de trois cent pages, grosse police, phrases courtes. Chapitres non numérotés, séparés pages blanches, disséminés à intervalles réguliers. Durée du livre entier : une année scolaire : le narrateur à 14 ans. Tout le monde à 14 ans.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
3 – Sacha Sperling n'a pas de présence en ligne (simple &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/pages/Sacha-Sperling/130695823076?ref=search&amp;sid=661799420.1860222641..1&quot;&gt;page facebook vide&lt;/a&gt; où l'on peut « devenir fan » mais pas vraiment échanger), ce qui est curieux (voire dommage) pour un auteur de cette génération.

&lt;blockquote&gt;Le vide. Comme si une plaque de verre s'était installée entre moi et le monde. Ma mère est encore partie. Au Maroc, peut-être. On est dimanche. J'appelle Augustin. Il ne répond pas. Tant pis. J'ai envie de sortir. Je décide d'aller acheter des cigarettes. Je n'ai pas d'appel en absence. Je suis aussi seul dans ma chambre que dans la rue. J'entre dans un tabac.&lt;br /&gt;
« Jeune homme... vous désirez ? »&lt;br /&gt;
Non, madame, je ne désire rien. Ou plutôt si, je veux bien revenir en arrière, recommencer.&lt;br /&gt;
« Un paquet de Rothman bleu. »&lt;br /&gt;
Mes Converse traînent sur le trottoir. Dans le reflet d'une vitrine, un collégien tout ce qu'il y a de plus banal. Peut-être qu'il ne rêve plus de fuite. Il n'y aura plus de fêtes. J'ai envie d'aller dans une gare, dans la zone des départs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Sacha Sperling, &lt;em&gt;Mes illusions donnent sur la cour&lt;/em&gt;, Fayard, P. 229.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

 4 – La couverture cadre photo de deux adolescents, bien sûr, mais découpé sur forme de CD collé sous le titre. La musique tient un rôle majeur dans le récit, enchaînant référence sur référence (en premier lieu le titre : Gainsbourg). Le livre s'inscrit dans la continuité d'un Boris Bergmann (publié à 15 ans avec &lt;em&gt;Viens là que je te tue ma belle&lt;/em&gt; en 2007) ou de l'éclosion de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_scène_rock_française&quot;&gt;nouvelle scène rock française&lt;/a&gt; il y a quelques années. Dénominateur  commun : adolescents bourgeois parisiens restés hors de leur époque. Autre dénominateur commun : l'ennui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

5 – Phrases courtes, parfois lapidaires, parfois mitraillettes dans la bouche ou la tête de celui qui les sort. L'esthétique prend vite et fonctionne : descriptions saccadées, violence quotidienne de gestes simples : ouvrir les yeux, boire, fumer, boire, sucer, vomir, lécher, cracher, fumer, fermer les yeux.

&lt;blockquote&gt;Dans notre chambre, les lits jumeaux se touchent presque. Augustin déballe ses affaires. Il est bordélique. Les bagages défaits, il veut prendre une douche. Il me fait un clin d'oeil. Il en fait souvent, de plus en plus. Je le rejoins. L'eau bouillante, excitante. Il m'embrasse. La bouche, le torse, le nombril. Il me suce. Je caresse ses cheveux et je lui plaque le visage contre mon ventre. On entend plus que l'eau. Plus que la chaleur de l'eau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
P. 154&lt;/blockquote&gt;

&lt;em&gt;6 – Une fausse note entortillée dans le texte : tous les passages en italiques sont dispensables.  Non : tous les passages en italique auraient dû être supprimés sans vergogne lors de la correction. Tous sans exception, à commencer par les dernières pages : voilà ce qui arrive quand on assume pas sa fiction.&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
7 – Si &lt;em&gt;Mes illusions&lt;/em&gt; « fait le buzz », ce n'est pas tant parce que Sacha Sperling est un « fils de » (d'ailleurs on s'en fout), mais plutôt parce qu'il décrit dans son livre une adolescence qu'« on » aimerait mieux ne pas voir : celle du journal télévisé de 13 ou 20 heures qui vous apprend que oui, c'est vrai, maintenant les jeunes se droguent, baisent, boivent, se tuent, ou, non ça tout le monde le sait, que les &lt;em&gt;collégiens&lt;/em&gt; se droguent, baisent, boivent, se tuent, et qu'un coma éthylique à 12 ans ou une ligne de coke dans les chiottes avant une épreuve du brevet, c'est &lt;em&gt;oui bon quoi et alors ?&lt;/em&gt; Voilà pourquoi &lt;em&gt;Mes illusions&lt;/em&gt; fait le buzz : il joue la carte de l'excès, d'ailleurs il la joue bien, même si parfois se contente de simuler.

&lt;blockquote&gt;J'ai mis du coton dans mes Converse. C'est pas facile de rentrer en boîte à quatorze ans. Augustin me dit que lui y est déjà allé, en vacances. Je ne le crois pas vraiment. Nous prenons un taxi. Nous mettons du temps à trouver Sam, le copain d'Augustin qui est censé nous faire rentrer au Scream. Il est en train de sniffer des lignes sur le siège de son scooter. Il nous en propose. Nous acceptons. Je sais m'y prendre, j'ai appris en regardant des films. Je tremble malgré tout en approchant le billet du miroir de poche. C'est amer. Augustin à l'air d'avoir fait ça des centaines de fois, même si je ne crois pas que ce soit le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
P. 53&lt;/blockquote&gt;

 8 – Le problème c'est la langue. Ce n'est pas celle d'un adolescent de 14 ans, ni même celle d'un auteur de 18. C'est la langue d'un ado qui tente de se faire passer pour un adulte qui lui-même se mettrait en tête « d'écrire l'adolescence ». La distance reste : parfois Sacha Sperling se voit écrire l'adolescence. Parfois (pire), il s'écrit en train d'écrire l'adolescence. Certains passages sont vigoureux, ils viennent des tripes. Les autres pages se contentent de lier le texte, meubler. Les dialogues tombent de nulle part, ne collent pas avec le ton du récit : on revient cinquante ans en arrière. Le problème ce n'est pas que le texte est trash, mais bien qu'il ne l'est pas. Mes illusions n'est pas un pavé dans la marre ni un &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/06/27/297-bret-easton-ellis-american-psycho&quot;&gt;Bret Easton Ellis like&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; mais un roman terriblement académique qui connaît parfois quelques fulgurances décoiffées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

9 – L'adolescence est une &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Fuite&quot;&gt;fuite&lt;/a&gt;. Même fictive, c'en est une. Ici ce qu'on fuit, ce n'est pas le cocon familial, ni même le vide sidéral qui pèse sur la nuque au quotidien. C'est une fuite temporelle, car l'époque traversée n'est pas celle qui est écrite. On puise le temps dans la musique, d'abord, et aucune des références faites en bord de texte ne sont celles des années 2000. Ce sont les années 60, 70, 80 et plus rarement 90. Idem pour les films, idem pour les drogues. Le Sacha du récit est un Sacha qui fuit en arrière, qui tourne le dos.

&lt;blockquote&gt;« Y a pas des moments où t'as envie de te barrer ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
P. 119&lt;/blockquote&gt;

 10 – Le titre &lt;em&gt;Mes illusions donnent sur la cour&lt;/em&gt; vient de nulle part : il sent fort l'ajout marketing de l'éditeur durant la correction du manuscrit. Il ne colle pas au texte. On aurait presque préféré &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=XJXkaM3ukoM&quot;&gt;&lt;em&gt;Black Trombone&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. On aurait préféré autre chose. De plus réel. De moins  ailleurs.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
 11 – Un livre beaucoup plus banal que ce qui a été écrit ici ou là, nettement moins bon, sûrement moins mauvais. Non pas épidermique mais un peu vague, pas moins plaisant pour autant d'ailleurs. &lt;em&gt;Mes illusions&lt;/em&gt; (titre que l'on abrège d'ailleurs avec beaucoup de tendresse : comme un diminutif), c'est une photo polaroïd où les os ressortiraient, mal cadrée, surexposée et un peu floue. Celui qui prend la photo est aussi celui qui s'y imprime. Il ferme un peu les yeux, ouvre la bouche, flash dans la gueule on dirait. Ça tremble, c'est maladroit, rapidement on se lasse. Oui mais les os ressortent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres cours :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2009/12/02/un-enfant-du-siecle.html&quot;&gt;Carnets de JLK&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://marcsefaris.canalblog.com/tag/Sacha%20Sperling&quot;&gt;La littérature du sous-sol&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/culture/livre/mes-illusions-donnent-sur-la-cour_823687.html&quot;&gt;L'express&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://livres.fluctuat.net/blog/39522-sacha-sperling-seduisant-ou-enervant-.html&quot;&gt;Fluctuat.net&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>%</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/23/</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 19:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Livre des peurs primaires</category>    
    <description>    En &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/03/19/Livre-des-peurs-primaires&quot;&gt;moins d'un an&lt;/a&gt; déjà &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/fictions/index.php?post/2010/01/13/100&quot;&gt;100&lt;/a&gt; peurs au compteur, pensais pas en arriver là. Ces 100 peurs décortiquées, fichées, classées sont compilées en archives. Ces archives sont indexées, référencées, bouclées. Ensuite à l'oeuvre : les statistiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/peurs-graphiques.png&quot; alt=&quot;peurs-graphiques.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;peurs-graphiques.png, jan 2010&quot; /&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Temporel (suite)</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/22/Temporel-suite</link>
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    <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 23:09:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>17h34</category><category>Train</category>    
    <description>    Je choisis pas le &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt; du jour. À la place j'attends. Tout à l'heure sur mon siège à fixer derrière la vitre jeune homme capuche turquoise, tête aspirée, de dos, achète canette soda au distributeur. On le voit choisir le truc, mettre les pièces, récupérer sa monnaie, son bras sous plastique lourd puis canette entre les doigts, repart, longe le quai, disparaît happé sous le S de Securit. 17h34 sonne et j'y suis plus, j'ai tourné la tête. Je prends la photo du bouquin sur mes genoux, c'était ça l'instant. Et ma photo mentale je l'ai loupée, pas eue, tant pis. Faudrait ouvrir un 17h34bis où tous les clichés du jour seraient ceux qui auraient pu être au lieu de ceux qui ont tenu : on ferait des embranchements, on poserait des réseaux. Puis les portes du train se ferment, il va partir, ça veut dire que c'est 17h37 et pas 34, horaire en tête à l'appui. Avec le temps &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/21/100121&quot;&gt;le temps&lt;/a&gt; s'est défait un peu, étiré. L'heure sur mon portable est erronée, quelque part je le savais. Et même en mettant des mots sur l'impression je peux pas changer l'heure pour autant. Pas aussi simple. En deux ans le truc s'est un peu détendu, on a glissé. Ça veut pas dire que 17h34 est faux, simplement qu'il est autre : projette un monde où c'est 34 quand c'est 37, c'est à dire ailleurs et là en même temps, c'est à dire fiction. M'aura fallu deux ans pour le dire : 17h34 est une fiction de plus, celle-là silencieuse. À 39, il est 36 quelque part. À 40 il est 37 et on boucle la boucle. À 48 c'est 45 et le texto tombe : réponds à ce texto et 1€ par texto reversé pour Haïti, envoyer vos... Message supprimé.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>100121</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/21/100121</link>
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    <pubDate>Thu, 21 Jan 2010 20:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Métro</category><category>Paris</category><category>Sacha Sperling</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;1
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Paris trop petit quand on marche : maintenant je m'en rends compte, maintenant je mesure au nombre de pas les mesures de la ville. Métro 13 bouché St Lazare, me faut marcher jusqu'à Brochant, presque sortir de la ville et tomber dans Clichy (dingue ici le nombre de ville qui se termine par l'y), vingt minutes, vingt-cinq minutes top max, via rue de Rome, puis boulevard des Batignolles et enfin avenue Clichy : c'est ma première unité de mesure des diagonales parisiennes. Idem trajet Louvre – Montparnasse, la tour comme compas plus loin dans les yeux, et autrefois, parcourant cette même distance en métro, je me disais que c'était immense ces lignes souterraines, immense et très loin, mais plus maintenant, puisque c'est sous les semelles à peine et que tout est connecté : Paris moins plan de Paris &amp; métro mais panorama grignoté, carte réelle et non plus îlots de micro-cartes reliées entre elles par des câbles, des fils de couleurs et des couloirs invisibles. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Dans RER du retour, l'homme à ma gauche les coudes aux corps sentait comme si, comme quand on débouche les effaceurs, on se rappelle, au collège (peut-être ça venait de son jogging). 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
J'ai terminé hier &lt;em&gt;Mes illusions donnent sur la cour&lt;/em&gt;, de Sacha Sperling et ce n'est pas un bon livre, pas un mauvais non plus, un peu comme &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/listen-3134293&quot;&gt;la chanson &lt;em&gt;Rue des cascades&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; : assez plaisante, assez pénible. Je me souviens que &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est en pause, à reprendre : il serait temps.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Au bout du quai à Pyramides, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/06/02/Ligne-14&quot;&gt;ligne 14&lt;/a&gt;, c'est terminus temporel : on y côtoie des affiches de films expiré(e)s depuis des années. À l'autre bout une pub pour les cent ans du Bus, dessus des évènements datés 2006, 2007. Et depuis dimanche, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/&quot;&gt;17h34&lt;/a&gt; est en panne : supprimé un dossier conf par inadvertance, genre de dossier qu'il vaudrait mieux pas. Depuis la plateforme se croît amnésique : &lt;em&gt;Weblog not configured yet&lt;/em&gt;. Plus de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/06/Deux-ans-de-17h34&quot;&gt;deux ans&lt;/a&gt; de regards fixes, non pas disparus mais absents : toujours là, quelque part, mais manque le référent, celui qui fait le lien entre la base et la page, celui qui pointe la mémoire sur l'écran et retrace les intersections. En attendant réparation ou réinitialisation du système, je reste sans mémoire visuelle : suis littéralement planté sur mon quai à « attendre le prochain ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/dejavu.png&quot; alt=&quot;dejavu.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;dejavu.png, jan 2010&quot; /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/21/100121#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Arnaud Cathrine, Le journal intime de Benjamin Lorca</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/19/Arnaud-Cathrine-Le-journal-intime-de-Benjamin-Lorca</link>
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    <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 19:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Arnaud Cathrine</category><category>Florent Marchet</category><category>Littérature</category><category>Mort</category><category>Vide</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.arnaudcathrine.com/&quot;&gt;Arnaud Cathrine&lt;/a&gt; ne m'est pas inconnu (&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/frereanimal&quot;&gt;&lt;em&gt;Frère animal&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, projet de livre-disque sorti chez Verticales en 2008 avec, entre autres, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Florent%20Marchet&quot;&gt;Florent Marchet&lt;/a&gt; : j'ai écouté et j'ai aimé) pourtant je n'ai rien lu de lui. Et parce que son nom était chez moi associé à celui de Florent Marchet, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/04/05/258-florent-marchet-rio-baril&quot;&gt;que j'aime beaucoup&lt;/a&gt;, je le découvre, et je le lis, finalement. &lt;em&gt;Le journal intime de Benjamin Lorca&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.editions-verticales.com/&quot;&gt;Verticales&lt;/a&gt; ce mois pour la rentrée d'hiver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;



&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/lorca.gif&quot; alt=&quot;lorca.gif&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;lorca.gif, jan 2010&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Je ne le savais pas en le découvrant mais la clé centrale de ce livre est la fuite, abîme ancré qui avait déjà tout en lui-même pour m'attirer. &lt;em&gt;Le journal intime de Benjamin Lorca&lt;/em&gt; n'en est pas un, c'est un portrait et, pire, un faux. Benjamin Lorca, personnage central mais absent permanent, est une figure qu'on cherche, qu'on fuit, qu'on voit mais qu'on ne trouve jamais. La raison première est simple : Benjamin Lorca est mort : mort bien avant le début du texte. La deuxième raison qui explique ce constat vient directement de ses proches (ils correspondent aux quatre narrateurs qui s'échangent et alternent leurs voix pour les prêter au récit) : personne ne l'a jamais vraiment connu.
&lt;blockquote&gt;En groupe, on dirait souvent quelqu’un qui perd pied. &lt;em&gt;Un enfant dans la foule&lt;/em&gt;, comme il le disait lui- même, citant un film de Gérard Blain qu’il affectionnait particulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Arnaud Cathrine, &lt;em&gt;Le journal intime de Benjamin Lorca&lt;/em&gt;, Verticales, P.166&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Tableau diffracté composé de quatre parties qui avancent à rebours en direction de l'épicentre (la mort de Benjamin Lorca) : voilà la structure du récit. Le premier tableau celui de l'amant éconduit (quinze ans après), le deuxième celui du frère (dix ans après), l'ami le troisième (cinq ans après), et l'amoureuse enfin (sobrement intitulé « après » : le voilà l'épicentre). Ce n'est pas gâcher l'intrigue que de dévoiler la structure : c'est bien la structure du deuil, elle avance à quatre voix vers avant.
&lt;blockquote&gt;C’était mon frère, mon grand frère, je l’ai aimé, j’ai beaucoup attendu de lui, mais rien n’est jamais venu. Ou si peu. Si peu que je nomme: rien.
Quand on me parle de Benjamin, je sauve les apparences. Je réponds en ayant droit (que je ne suis pas), en fin connaisseur, en frère bien aimé, et quoi d’autre? Je fais comme si j’avais réellement et durablement eu la sensation d’être son frère. Au lieu de quoi nous n’aurons jamais été que d’immuables étrangers l’un à l’autre. Mais je fais comme si, aujourd’hui encore. Comme si ça avait marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;P.60&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Benjamin est l'unique point de fuite qui unit toutes les voix, qui les accordent entre elles. Et c'est bien ce qu'il est : un point à l'horizon qui se défait de l'image à mesure qu'on la fixe. Benjamin est écrivain, mais ne publie que de la fiction. Depuis plusieurs années il alimente son fameux journal intime (celui du titre) régulièrement, ce « livre qu'il n'écrira jamais » et qu'il poursuit pourtant. Dans son journal sa vie telle qu'il n'a pas pu la vivre ou telle qu'il aurait aimé la vivre ou autre chose peut-être : personne ne sait vraiment, et d'ailleurs qui a pu le lire, ce fameux journal ? Ceux qui ont lu ne disent rien. Les proches de Benjamin gravitent autour de son absence, réagissent à leur deuil intérieur, le recherchent par leurs propres moyens. Ce n'est pas une querelle d'ayants droits ou de charognards qui veulent récupérer chez Benjamin le Texte, la Phrase, mais bien une quête plus intime, fragmentée, d'une personne dont on se demande, au fond, si elle a un jour réellement existé (les proches peuvent être comme ça).
&lt;blockquote&gt;Une fois encore, Benjamin ne m’a pas suivi. C’est le propre des gens qui se protègent de notre amour que de s’octroyer le droit à l’imprévisible, se désolidarisant de la plus implacable façon, comme pour dire: tu ne m’envahiras pas, je ne suis pas à toi, je suis libre, et d’abord libre de toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;P.80&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Le texte est incertain : jongler sur du &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Vide&quot;&gt;vide&lt;/a&gt; sur 200 pages, c'est compliqué. Le texte est inégal, aussi. La première et la dernière partie sont un ton en dessous des deux autres. La personnalité des narrateurs successifs peinent à s'imprimer sur le texte (la langue se déroule elle-même, parfois très académique, sans réellement sursauter en passant d'une voix à une autre) et la quatrième narratrice, Ninon, censée être de fort tempérament, déçoit un peu une fois venue la fin du livre : le livre se termine, d'ailleurs, en queue de poisson, un peu convenu, et sans grande conviction. Le texte est simple, presque dénué de personnalité (comme Benjamin lui-même ?), ce qui n'est pas forcément un mal, mais souvent trop simple, trop net, trop chaste, et rarement aussi précieux qu'il aurait pu être. Les dialogues jouent pour beaucoup sur cette impression très mitigée : là encore, compliqué de bien rendre les banalités tout en évitant de rendre le texte, lui-même, banal.

&lt;blockquote&gt;La vie finit toujours par revenir et c’est une trahison contre laquelle nous ne pouvons rien. À croire qu’il y a une date de péremption sur tous les cercueils, fixée d’un accord tacite par cette entité inflexible qui finit immanquablement par réussir à nous enrôler: les autres. Les autres qui vivent et travaillent, ceux qui ont peut-être vécu la même chose que nous, ceux qui n’ont pas vécu la même chose que nous, ceux qui ont été épargnés pour le moment, ceux qui sont heureux, ceux qui se traînent pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les nôtres ou même avec une quelconque disparition, les autres, plus ou moins compréhensifs, plus ou moins attentifs et présents, les autres qui ne peuvent pas partager ce que l’on endure et prendre notre douleur, les autres qui nous laissent seuls car ce n’est pas de leur ressors ni même humain de s’arrêter de vivre comme nous sommes contraints de le faire ou, plutôt, de se mettre en marche forcée comme nous. Et moi qui craignais, la semaine de l’enterrement, que Benjamin ne se mette à leur «appartenir», comme vulgairement tombé dans le domaine public... Rien du tout: sitôt le rituel passé, on nous le rendit, lui et la béance. On ne garda de lui que ses livres. Et l’injustice était voué à persister: à nous le pire, aux lecteurs et admirateurs le meilleur. Aux autres, ses romans suffirent à faire croire qu’il était encore un peu là. Nous, rien ne put nous leurrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;P.111-112&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;


Benjamin est discret, son livre l'est également. Et même s'il reste en demi-teinte, jamais vraiment tenace, jamais vraiment aigu, la perspective que dégage le récit me traverse, car je l'ai fait mienne. De Benjamin Lorca on ne saura jamais vraiment rien (l'image est celle d'un épisode des &lt;em&gt;Simpson&lt;/em&gt; : Homer en pleine hallucination cherche à rattraper Marge, il lui tourne autour, mais il ne voit jamais que son dos et sa nuque : ici ils sont quatre à regarder un point censé les rassembler, narrateurs, mais ils ne voient qu'une silhouette et de dos, c'est la même vision inflexible depuis les quatre postions pourtant opposées) sinon qu'il disparaît, sinon qu'il est vide. Sa parole s'incarne uniquement dans ses propres textes, dispersées avec parcimonie sous forme de citations. Et Arnaud Cathrine d'aller voir au-delà de la question du deuil, puisque connaître Benjamin, c'était déjà, en soit, pour les autres comme pour lui-même, être en deuil d'un autre Benjamin, qu'il ne serait jamais ou ne pourrait pas être. Ce livre n'évoque pas l'absence d'un mort mais bien l'absence du vivant qu'il avait été. 
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres lorgnons sur Lorca :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/livres/le-journal-intime-de-benjamin-lorca,51134.php&quot;&gt;Télérama&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

&lt;a href=&quot;http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Arnaud-Cathrine-sort-Le-journal-intime-de-Benjamin-Lorca-mardi_-1212519_actu.Htm&quot;&gt;Ouest France&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

&lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/club/edition/bookclub/article/070110/le-journal-intime-de-benjamin-lorca&quot;&gt;Mediapart&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/livres-arnaud-cathrine-eloge-funebre/&quot;&gt;Les inrocks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&amp;bc1=000000&amp;IS2=1&amp;bg1=FFFFFF&amp;fc1=000000&amp;lc1=0000FF&amp;t=omeblu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;m=amazon&amp;f=ifr&amp;md=0V7HTNAW9BB7KPZWWWG2&amp;asins=2070128245&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/19/Arnaud-Cathrine-Le-journal-intime-de-Benjamin-Lorca#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mise à jour mosaïque #10</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/17/Mise-a-jour-mosaique-10</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:68c6279bfaf7ebf555a529b5c66ed41c</guid>
    <pubDate>Sun, 17 Jan 2010 09:49:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Blog</category><category>Mosaïque</category>    
    <description>    Voilà quatre mois que je n'avais pas mis à jour ma page lien, ça s'arrose.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/images/rouge.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://mahigan.ca/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le dernier des Mahigan&lt;/a&gt; 
&lt;blockquote&gt;Enfant, on me disait souvent (en tout cas, ce me semble) que je ressemblais à Philémon. L’identification en était facilitée. L’apparence mince et fluette, oblique de Philémon, ses cheveux en bataille – c’est bien l’image que j’avais, que j’ai encore en quelque façon de ma propre &lt;a href=&quot;http://mahigan.ca/?p=993&quot;&gt;allure&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/images/vert.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://souklaye.wordpress.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Observatoire des sociétés mourantes&lt;/a&gt; 
&lt;blockquote&gt;Je ne remets pas en cause l’impact industriel de la chute du mur de Berlin ou même encore l’émoi animalier qu’a suscité la libération de Nelson Mandela, mais que les choses soient claires : la Super Nintendo, par son héroïsme de plateforme et ses combats de rue, a réuni les peuples comme jamais – les possesseurs de Megadrive étant des sous-hommes, cela va de soi – en vérité je vous le &lt;a href=&quot;http://souklaye.wordpress.com/2010/01/15/36-15-me-myself-i-ma-super-nintendo-street-fighter-ii-et-le-lien-social/&quot;&gt;dis&lt;/a&gt; !!!&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/images/rouge.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.face-ecran.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Face écran&lt;/a&gt; 
&lt;blockquote&gt;La bibliothèque est un tout qui n’a de sens que comme tel. Et penser/concevoir/animer la bibliothèque, c’est penser/concevoir/animer ce tout, sans exclusive : les exigences que nous avons dans le monde “physique” doivent être les mêmes dans le monde “virtuel”. Un bâtiment laid, un site qui dysfonctionne, c’est inacceptable dans les deux mondes parce que c’est la même &lt;a href=&quot;http://www.face-ecran.fr/2010/01/12/continuum/&quot;&gt;chose&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/images/rouge.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.àchatperché.net/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;A chat perché&lt;/a&gt; 
&lt;blockquote&gt;ne faire que passer ne pas s’exposer ne pas laisser prise pas tant que le monstre bête à misère l’immonde puant qui toujours flaire les failles gratte les plaies mais trop lourd du poids des pendules se sentir rouler à la moindre impulsion des paroles rouler comme bille et disparaître ne pas risquer marcher passer parce que toujours s’être su vasque ne plus jouer à l’éponge rentrer dans sa coquille savoir qu’à l’étroit et puis les nuits &lt;a href=&quot;http://www.àchatperché.net/spip.php?article107&quot;&gt;d’hiver&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/images/vert.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://kaleidoplumes.canalblog.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Kaléidoblog&lt;/a&gt; 
&lt;blockquote&gt;Souvent dans ces vies se produit un déclic qui ouvre le personnage à une altérité. Antoine Peluchet achète Manon Lescaut , un Atlas et son avenir en est changé…
Il faudrait souligner aussi l’importance des femmes, mères et grands-mères dans ce travail de transmission et dans l’accès au symbolique qui serpente tout au long du &lt;a href=&quot;http://kaleidoplumes.canalblog.com/archives/2010/01/06/16143464.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/17/Mise-a-jour-mosaique-10#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Des axes imaginaires</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/16/Des-axes-imaginaires</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 19:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Claro</category><category>Littérature</category><category>Thomas Pynchon</category><category>Train</category>    
    <description>    Commencé 2 décembre, hier terminé, mais j'ai loupé la fin (de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/17/V-la-le-pompiste&quot;&gt;Contre&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/03/Non-sans-sarcasme&quot;&gt;-&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/10/Carnesalve&quot;&gt;jour&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;). &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/03/31/question-A-voix-haute&quot;&gt;Impression&lt;/a&gt;(&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/01/05/Neige-au-nylon&quot;&gt;s&lt;/a&gt;) de déjà vu. Voyage qui m'a pris je sais pas quand, m'a emmené je sais pas où, laissé je sais pas comment. Durant ces lignes deux images : celle d'un dynamiteur fou que j'ai &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/01/Gefahr&quot;&gt;casé&lt;/a&gt; partout sans savoir et celle du Transsibérien, traversé de gauche à droite, et qui m'attend.
&lt;blockquote&gt;Il traversa donc la mer Caspienne, parmi les tankers de la Bnito et les bancs d'esturgeons, embarqua à Krasnovodsk sur le Transcapien, qui lui fit longer le Qaraqum dont l'immensité béait bizarrement à gauche, tandis qu'à droite, telle une parabole, des fossés d'irrigation et des champs de coton s'étendaient jusqu'aux montagnes. Des vendeurs de melons attendaient aux arrêts citerne. Ce qu'il trouva mémorable, chemin faisant, ce fut moins le paysage qu'une sorte de métaphysique ferroviaire, tandis qu'il se tenait entre deux wagons, dans le vent, regardant d'abord d'un côté, puis de l'autre, deux morceaux radicalement différent de pays. Des plaines défilaient de droite à gauche, des montagnes de gauche à droite, deux courants opposés, chacun porté par la masse inimaginable du monde visible, chacun s'écoulant à la vitesse du train, une collision continue dans le silence, d'une évidente nature vectorielle du train, une collision continue dans le silence, d'une évidente nature vectorielle, hors celle du temps et de sa conscience scindée en deux observations. Comme on pouvait s'y attendre, le fait de pivoter à quatre-vingt-dix degrés depuis un axe temporel mobile vous expédiait dans un espace contenant des axes imaginaires – le voyage semblait se dérouler en trois dimensions, mais il y avait les éléments ajoutés. Le temps ne pouvait pas, d'une certaine façon, aller de soi. Il accélérait et ralentissait, telle une variable dépendant d'autre chose, une chose, jusqu'ici au moins, indétectable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Thomas Pynchon, &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt;, Seuil, trad : Claro, P.842.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Droite &amp; gauche</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/13/Droite-gauche</link>
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    <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 19:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Corps</category><category>Train</category>    
    <description>    Précisément parce que celui/celle qui
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

s'accroche à moi pour ne pas sombrer dans ses vertiges intérieurs, quand bien même le wagon ne bouche pas
&lt;br /&gt;se bouche les oreilles et ferme les yeux pour hurler des &lt;em&gt;on va tous crever, on va tous crever, on va tous crever !&lt;/em&gt; au moindre fracas sur la voie
&lt;br /&gt;déverse à voix haute et par téléphone l'intégralité de sa vie sexuelle de ces six derniers mois en utilisant à plusieurs reprises le qualificatif &lt;em&gt;pathétique&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;fredonne puis chante puis danse sur son siège, malgré wagon bourré-comprimé, son MP3 branché ouvert pour que tout le monde en profite
&lt;br /&gt;déverse à voix haute et par téléphone l'intégralité de son agenda professionnel pour la semaine à venir en utilisant à plusieurs reprises le qualificatif &lt;em&gt;overbooké&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;s'enfonce à l'intérieur de sa capuche douteuse pour y mâcher la boucle de son sac plastique
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/fictions/index.php?post/2010/01/10/97&quot;&gt;déborde&lt;/a&gt; sur moi de tous ses bourrelets et ses spasmes durant son paisible sommeil
&lt;br /&gt;encourage à voix haute Elie Domota et toute l'équipe de football du Cameroun 1990 avant de s'enfoncer dans son cou
&lt;br /&gt;ronfle sa bière sur mes genoux quasi
&lt;br /&gt;prend une opération marketing pour une « mission » sur son &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/08/-206C&quot;&gt;petit calepin ouvert&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;lit par dessus mon épaule durant mes &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Croquis&quot;&gt;prises de notes sauvages&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;se frotte lentement la main sous la poche de jean pendant que les corps tout devant se succèdent
&lt;br /&gt;hurle &lt;em&gt;des bouge tes yeux !&lt;/em&gt; à qui ose axer son regard sur sa paire de cuisses débordée
&lt;br /&gt;bave durant sommeil et malheureusement tâche sa belle chemise
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
choisit toujours la place voisine de la mienne pour s'asseoir dans le RER, je finis par m'imaginer que tous ces corps que je côtoie sans le vouloir sont des monstres en puissance. &lt;div class=&quot;ecriture-blanche&quot;&gt;Ou des monstres tout court.&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les avions volent notre air(e)</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/11/Les-avions-volent-notre-aire</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Fictions</category>
        <category>Corps</category><category>Crise !</category><category>Métro</category>    
    <description>    &lt;center&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/avions.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/avions.jpg&quot; alt=&quot;avions.jpg&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;

&lt;blockquote&gt;« Moi j'y crois. Pas parce que j'sais ou j'crois vraiment ou parce que c'est graphé sur les murs du métro mais parce que celui qui nous le hurle dans la tête le hurle à coup de bombe au torse et de détonateur dans les dents. » Témoignage anonyme, un jour. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Collectif,&lt;em&gt; Apologie de la lutte armée en milieu souterrain&lt;/em&gt;, Editions des sans, P.182.&lt;/blockquote&gt;

Image empruntée &lt;a href=&quot;http://www.bap.propagande.org/modules.php?name=Medias&amp;do=showpic&amp;pid=1766&quot;&gt;à la brigade anti-pub&lt;/a&gt;.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Carnesalve</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/10/Carnesalve</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Jan 2010 16:50:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Claro</category><category>Littérature</category><category>Thomas Pynchon</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/eyeswideshut-2-57f7c.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.eyeswideshut-2-57f7c_s.jpg&quot; alt=&quot;eyeswideshut-2-57f7c.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;eyeswideshut-2-57f7c.jpg, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/17/V-la-le-pompiste&quot;&gt;Contre&lt;/a&gt;-&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/03/Non-sans-sarcasme&quot;&gt;jour&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; est une immense machinerie saturée de pistons et cylindres, vapeur et suie dégoulinant des appareils de mesure, et cette machine n'a qu'un seul but : amorcer le changement de siècle, passer de 19 à 20 dans l'échelle du temps et ouvrir vers ce qu'hier encore on appelait demain. Superbe exemple ci-dessous, qui appelle un siècle de transgression (&lt;em&gt;Ne sommes-nous pas le monde à venir ?&lt;/em&gt;), déjà prêt à révéler &lt;em&gt;la vie secrète des masques&lt;/em&gt;.

&lt;blockquote&gt;Tard le soir, ils restaient allongés à regarder les lumières, mobiles et immobiles, que reflétaient les canaux.&lt;br /&gt;

« Quels doutes pouvais-tu avoir ? » dit-elle tout bas. « J'ai aimé des femmes, comme tu as aimé des hommes - »&lt;br /&gt;
« Peut-être pas ''aimé'' - »&lt;br /&gt;
«  - et alors ? Nous pouvons faire ce que nous imaginons. Ne sommes-nous pas le monde à venir ? Les règles de bonne conduite sont pour les mourants, pas pour nous. »&lt;br /&gt;
« Pas pour toi, en tout cas. Tu es beaucoup plus courageuse que moi. »&lt;br /&gt;
« Nous serons aussi courageux qu'il le faudra. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

(…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Ici, à minuit, entre le samedi saint et le dimanche de Pâques, commençait le contre-Carnaval secret connu sous le nom de Carnesalve, non pas un adieu mais un accueil enthousiaste fait à la chair, dans toutes ses promesses. Comme objet de désir, nourriture, temple, porte donnant sur des états au-delà de la connaissance immédiate.&lt;br /&gt;
Sans aucune interférence des autorités, ecclésiastiques ou civiques, tous ceux qui se rendaient là succombaient à un impératif masqué, leur maîtrise des identités se délitant jusqu'à se perdre complètement dans le délire. Finalement, après un jour ou deux, on comprenait qu'il avait toujours existé un monde distinct dans lequel les masques étaient les vrais visages de tous les jours, des visages obéissant à leurs propres lois d'expression, qui se reconnaissaient entre eux  - une vie secrète des masques. Ce n'était pas tout à fait comme pendant le Carnaval, quand les civils pouvaient feindre d'être membres du Monde masqué, et emprunter un peu de cette distance hiératique, cette intimité profonde avec les rêves inexprimés des masques. Pendant le Carnaval, les masques témoignaient d'une indifférence privilégiée au monde de la chair, auquel après tout l'on disait adieu. Mais ici à Carnesalve, comme dans l'espionnage, ou telle aventure révolutionnaire, le désir du Masque était d'être invisible, tout sauf menaçant, être transparent et cependant impitoyablement trompeur, car sous sa sombre autorité le danger régnait et tout était transgressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Thomas Pynchon, &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt;, Seuil, trad : Claro, P.982-983.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>-20.6°C</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/08/-206C</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 23:00:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Croquis</category><category>Froid</category><category>Train</category>    
    <description>    Ils ont relevé ailleurs, quelque part &lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/fiche/5931886906/record-de-froid-20-6-dans-l-essonne.html&quot;&gt;dans un coin de l'Essonne&lt;/a&gt;, une température de -20.6°, record de l'hiver, pas très loin d'ici. À J., ce matin, la ligne C éteinte, les caténaires gelées, ont fait refluer sur les quais des foules compactes de visages séchés par le froid. Le train entre en gare lentement, frôle les anoraks au bord, un pas de trop derrière pourrait cisailler un membre devant, mais non. Les corps basculent à l'intérieur du train : les wagons penchent. Après avoir repris sa course le train gèle, le froid durcit l'intérieur des vitres, il progresse à l'oeil nu. Il cisaille la moitié du paysage (&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/03/03/Le-dernier-flux-des-choses&quot;&gt;casse automobile&lt;/a&gt; à l'arrêt, montagne de voitures prises sous pyramides de neige, autoroutes de brouillard et parkings ensevelis) avant arrivée Gare de Lyon. 
&lt;blockquote&gt;Croquis #16 pris entre Y. et J.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

aviateur anglais, blouson cuir, échappé faille temporelle j'crois, écrit carnet de bord sur les genoux, papier jaune, lignes brunes, mot « mission » souligné deux traits secs et schéma géo compris en annexe : mon erreur, déception, c'est juste un banquier de plus en mission pour des ronds&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

éthiopien dont la beauté palpite, noeud coulant colourfull et par dessus adidas immaculées pantalon velours, orange et râpé d'accord, mais délicatement repassé&lt;/blockquote&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.000_0002_m.jpg&quot; alt=&quot;000_0002.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;000_0002.jpg, jan 2010&quot; /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Qu'est-ce qu'un logement. 65</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/05/Qu-est-ce-qu-un-logement-65</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Jan 2010 22:36:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Paris</category><category>Qu est-ce qu un logement.</category>    
    <description>    &lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/carnet_de_bord/.q_sq.jpg&quot; alt=&quot;q.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;q.gif, nov 2008&quot; /&gt;J'aime cette idée de texte évolutif : quand bien même arrêté dans le temps, figé sur support (papier, cristaux liquides, encre numérique ?), quand bien même percuté point final une bonne dizaine de fois, quand bien même quand bien même, le texte poursuit sa voix sans accord ni conscience. Le texte croît encore, encore un peu, au rythme d'un paragraphe tous les &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/05/11/Qu-est-ce-qu-un-logement-64&quot;&gt;quatre&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/04/16/Qu-est-ce-qu-un-logement-63&quot;&gt;six&lt;/a&gt; mois, dans un coin de crâne un peu ailleurs, zone pariétale sûrement bourrée de &lt;em&gt;et si&lt;/em&gt; et autres &lt;em&gt;pourquoi pas&lt;/em&gt;. Exemple : si &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/11/15/Qu-est-ce-qu-un-logement&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu'est-ce qu'un logement.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; se poursuivait un soir de janvier glacial, voilà le fragment qu'il pourrait proposer (résolument un extrait de la troisième partie, ou troisième partie bis, identifiée C ou C' dans le labyrinthe) :

&lt;blockquote&gt;
&lt;div class=&quot;ecriture-times&quot;&gt;&lt;strong&gt;65&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Au carrefour du silence et du froid, voilà mes habitudes : je compte mes clés. Je compte un, je compte deux, je compte mes doigts engourdis par dehors et la nuit, je compte en tout six anneaux sur mon porte-clé métal-décapité. Je compte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1/&lt;/strong&gt; chez mes parents qui ne retournent plus mes appels ni ne décrochent quand je harcèle&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2/&lt;/strong&gt; clé d'immeuble qui n'est jamais rentrée une seule fois dans la serrure : seul le digicode fonctionne&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3/&lt;/strong&gt; clé d'ancien appartement si dure à copier, facile à tordre&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4/&lt;/strong&gt; clé de mon ancien boulot que je n'ai jamais eu le luxe d'avoir, mon dernier jour excepté, venu seul au mois d'août célébrer mon départ&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;5/&lt;/strong&gt; porte d'une vieille salle de classe qui, vestige de mes vieux intérims, continue de puer pisse et plomb mélangés&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;6/&lt;/strong&gt; clé usb dont les données hackées ne servent plus aujourd'hui qu'à alourdir le trousseau&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Au carrefour du silence et du froid, voilà ce que je fais. Compter mes clés. À présent la nuit tombe, il est temps de dormir. Un coup de pied dans le lampadaire rue Berger pour qu'il s'éteigne, je m'enroule dans mon carton La Poste et siffle entre mes dents un air qui ne me réchauffe pas. Mes potes au coin de la rue, gueules fripées, belle étoile : s'il faut, nous forcerons les Halles et squatterons les couloirs.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Non sans sarcasme</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/03/Non-sans-sarcasme</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 15:21:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Claro</category><category>Littérature</category><category>Thomas Pynchon</category>    
    <description>    &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/17/V-la-le-pompiste&quot;&gt;suite&lt;/a&gt; et non fin), non sans sarcasme.
&lt;blockquote&gt;Ruperta mit du temps à parachever sa toilette et faire passer sa robe par la porte. Reef faisait les cent pas en fumant, et chaque fois qu'il jetait un coup d'oeil à Mouffette il aurait pu jurer qu'elle aussi était sur les nerfs. Il avait l'impression que la chienne lui décochait des regards en biais qui, s'ils avaient été ceux d'une femme, auraient pu être qualifiés d'aguicheurs. Finalement, après des adieux prolongés et notables pour leur quantité d'échanges salivaires, Mouffette s'avança à pas feutrés vers le canapé où se trouvait Reef et s'assit à côté de lui d'un bond. Sauter sur les meubles était quelque chose que Ruperta lui permettait rarement de faire, et la chienne regarda Reef en supposant qu'il ne serait pas choqué. Loin de là, puisqu'il en éprouva une érection. Mouffette observa la chose, détourna les yeux, regarda à nouveau, et sauta soudain sur ses genoux.&lt;br /&gt;

« Ohlavache. » Il caressa le minuscule épagneul pendant un moment puis, sans prévenir, l'animal sauta à bas du canapé et retourna lentement dans sa chambre, en jetant de temps en temps un regard en arrière. Reef suivit la bestiole en sortant son pénis, tout haletant. « Tiens, Mouffie, regarde le joli gros nonosse pour toi, regarde un peu, c'est bien, t'en as vu beaucoup récemment des comme ça ? Allez, ça sent bon non, mmm, miam ! » Et ainsi de suite, jusqu'à ce que Mouffette penche la tête, se rapproche, renifle, curieuse. « C'est cela, maintenant, ou-vre grande la... gentille fifille, gentille Mouffette, maintenant on va mettre ce – yaahhgghh ! »&lt;br /&gt;

Lecteur, elle le mordit. Là-dessus, comme surprise par la violence de la réaction de Reef, Mouffette sauta à bas du lit et, tandis que Reef allait se chercher un seau de glace, elle s'enfuit quelque part dans le grand hôtel. Reef la pourchassa un temps mais s'aperçut que ça lui valait les regards soupçonneux du personnel.&lt;br /&gt;

Dans les jours qui suivirent, Mouffette ne manqua pas une occasion de sauter sur les genoux de Reef et de le fixer dans les yeux – non sans sarcasme, de l'avis de Reef –, ouvrant la gueule de façon suggestive, allant même parfois jusqu'à baver. Chaque fois, Reef s'efforçait de ne pas broncher. Chaque fois Ruperta, exaspérée, s'écriait : « Franchement, c'est pas comme si elle voulait vous &lt;em&gt;mordre&lt;/em&gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Thomas Pynchon, &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt;, Seuil, trad : Claro, P. 750.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>01012010</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/02/01012010</link>
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    <pubDate>Sat, 02 Jan 2010 21:18:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Carnet de bord</category><category>Nouvelles</category>    
    <description>    Maintenant 2009 est mort, on pourrait la brûler. Dans le répertoire Journal, le dossier 2009 pèse 8.5MO (soit 8 091 235 octets), réparti en 248 fichiers classifiés dans douze sous-répertoires (un pour chaque mois). Suffirait d'un pouce, index, fausse manip égarée, touche SUPR enclenchée et 2009 tomberait (tomberait). 
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Avant Noël H. a lu une première version de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/13/Dzoosotoyn-Elisen&quot;&gt;&lt;em&gt;46° 17'N 86° 40'E&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; mais n'a pas aimé (trop froid ou pas assez). Moi non plus, mais j'ignore comment prendre en compte ses remarques &amp; lectures. Le texte est déjà bien ancré sur l'écran et appartient à lui-même : c'est à dire qu'il existe. Le &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/02/22/242-dans-le-depotoir&quot;&gt;dossier dépotoir&lt;/a&gt; lui est destiné, c'est &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/06/13/Syndrome-court&quot;&gt;encore&lt;/a&gt; un échec (dois-je le comptabiliser dans 2009 ou dans 2010 ?). Je dois oublier les nouvelles car je ne sais (toujours) pas les écrire.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
___________________&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;Ajout du &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/03/Non-sans-sarcasme&quot;&gt;lendemain&lt;/a&gt; pour la veille&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
J'ai peut-être compris, un mois plus tard, les remarques de H. sur &lt;em&gt;46° 17'N 86° 40'E&lt;/em&gt;. Alors j'ai repris le texte et j'ai coupé. Ne pas hésiter à oser plus et trancher la parole même, malmener le personnage qui se détache. En faire aussi une traque, violenter un peu le corps inerte qui s'enfonce entre l'écorce. La seule phrase réelle est la suivante : &lt;em&gt;Cette histoire est comme toi : sans suspens ni récit, elle ne crache pas un mot.&lt;/em&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Gefahr</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2010/01/01/Gefahr</link>
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    <pubDate>Fri, 01 Jan 2010 18:13:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Fictions</category>
        <category>Crise !</category><category>Mort</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/11/07/Synthese-vocale&quot;&gt;Avant&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/02/10/Mardifevrier-catastrophe-naturelle&quot;&gt;bien avant&lt;/a&gt;. Le contexte politique c'était : ils interdisaient les rassemblements, les visages masqués, interdisaient les cagoules et les trucs sur les yeux, interdisaient qu'on s'approche des voies, les voies ferrées, parce qu'on pouvait « foutre la terreur ». Le contexte politique c'était aussi : ils cassaient les grèves en nous remplaçant par des intérimaires. On savait pas trop qui c'était ni d'où ils venaient mais on savait qu'ils étaient pas trop là pour longtemps et qu'ils faisaient que passer, mais ils étaient partout puisque tout était devenu provisoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/gehfarensymbol.png&quot; alt=&quot;gehfarensymbol.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;gehfarensymbol.png, jan 2010&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

En passant dans les rues on pouvait traverser les contrôles, mais jamais longtemps. Les yeux doivent être visibles, ils disaient. Le visage dégagé. On doit voir la peau, ils disaient. Elle est où ta peau ? ils demandaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

On maquillait les meurtres. Ils tuaient les clodos comme on ramasse les branches d'arbre pourries passé l'hiver  : en tas. On disait : il volait de l'alcool dans les magasins, on disait : c'est une insulte à notre mode de vie, on disait : faut qu'on se défende. Puis à quatre contre un ils l'ont bloqué et tabassé en attendant que « la police fasse son travail », sauf que c'était déjà fait. Les rapports d'autopsie &lt;a href=&quot;http://www.france-info.com/france-justice-police-2009-12-31-mort-d-un-voleur-de-biere-a-carrefour-le-rapport-d-autopsie-accable-386630-9-11.html&quot;&gt;disaient&lt;/a&gt; : « asphyxie mécanique par compression de la cage thoracique », ça fait beaucoup de poids sur un corps juste pour une bouteille de bière, non ? Mais eux ils disaient : on a fait notre travail, ils disaient : on a fait ce qu'il fallait. Sauf que juste : les clodos dans les magasins c'était pas que des voleurs, c'était des dynamiteurs et on voulait pas que ça se sache et on voulait pas que ça enfle. Eux ils avaient pas besoin d'avoir de masque ou de cagoule parce qu'ils avaient déjà plus de visage. Et comme ils avaient plus de visage on leur compressait la cage thoracique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

C'était avant, pendant et après les grandes grèves. On parlait de ça dans les journaux et les bulletins d'infos permanents. Tout le monde savait tout et tout le temps. Mais personne avait peur. Ils ont commencé à prendre peur quand les premiers trains ont sauté. Les journaux parlaient de nitroglycérine tous les jours. Fabrication artisanale peu coûteuse, ils disaient. Hautement instable, ils disaient.  C3H5(ONO2)3 + 3/2 O2 ----&gt; 3/2 N2 + 3 CO2 + 5/2 H2O + ¼ O2, ils disaient. La formule était dans les gros titres. Tout le monde pouvait s'amuser à en faire. Les composants venaient de Chine dans des containers bleus. On dépotait au Havre et tout le monde laissait faire.</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Quatre</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/26/Quatre</link>
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    <pubDate>Sat, 26 Dec 2009 16:47:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Blog</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2008/12/26/Trois-bougies&quot;&gt;Autre&lt;/a&gt; anniversaire, quatre ans que le blog existe. Je doute qu'il y ait un jour un cinquième anniversaire. Nous verrons bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/max.jpg&quot; alt=&quot;max.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;max.jpg, dec 2009&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Omega Blue à présent, c'est 809 billets, 1172 commentaires et plus précisément 523 entrées du &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/category/Journal&quot;&gt;Journal&lt;/a&gt;, 113 &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/category/Chroniques&quot;&gt;chroniques&lt;/a&gt;, 102 &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/category/Fictions&quot;&gt;fictions&lt;/a&gt; et 71 &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/category/Images&quot;&gt;images&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joyeux noël.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Architexture web : lifecasting</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/23/Architexture-web-%3A-lifecasting</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Dec 2009 15:10:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Adolescence</category><category>Carnet de bord</category><category>George Orwell</category><category>Twitter</category><category>Vide</category><category>Vidéo</category><category>Youtube</category>    
    <description>    Fictions que j'aimerais écrire mais que je ne sais pas par quel bout prendre. Fictions qu'il aurait fallu saisir à une heure donnée, mais que j'ai laissé échapper, et que je ne pourrais plus jamais retrouver. Fictions déjà découragées avant même d'avoir pu s'écrire. Fictions qui sonnent creux, fictions qui sonnent faux. Fictions « pourquoi pas », fictions « faudrait qu'un jour », fictions « j'abandonne ». Fictions de bas de page, fictions sans paroles, fictions regards échoués sur l'écran blanc du Macbook. Fictions « j'suis pas encore prêt », fictions « j'sais pas faire », fictions « j'aimerais bien mais ». Fictions défaites avant d'être construites. Il y en a tellement que ça fait presque trop. Dans mes notes internes de journal bis non publiées, j'appelle ces ersatz de fictions décapitées des « idées susceptibles d'un jour pouvoir exister » et qui, généralement, n'existent jamais, végètent à ce stade d'idée sans texte, moignons desséchés qui n'ont pas su pousser.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

J'aimerais écrire quelque chose (juste « quelque chose ») sur ce phénomène adolescent que je n'ai pas connu (&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;&lt;em&gt;Coup de tête&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; c'est trop tôt, récit initiatique de l'avant Internet) qu'est le &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Lifecasting_(video_stream)&quot;&gt;&lt;em&gt;lifecasting&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, comprendre la diffusion vidéo, par streaming, parfois en direct, parfois permanente, de la vie de leurs utilisateurs&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/23/#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Ceux-ci sont à la fois diffuseurs, réalisateurs, metteurs en scène, acteurs et scénaristes de leur propre petite fiction vidéo. Youtube, ordinateur, micro et webcam sont les outils. Il n'y a pas de texte, tout est image. Donc tout est vrai. Donc tout est faux. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/eyecam.jpg&quot; alt=&quot;eyecam.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;eyecam.jpg, dec 2009&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Je ne sais pas qui serai(en)t mon/mes personnage(s). Je ne sais pas quelle serait, justement, la &lt;em&gt;mise en scène&lt;/em&gt;. L'instinct, ce serait de ne retenir que le discours, le flux de parole capté micro-webcam. L'oeil de la caméra serait le focalisateur commun de tous les corps en mouvement devant l'écran. Mais pour dire quoi, pour montrer qui, ça je ne saurais pas dire. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Il y a une quinzaine de jours, S. nous parlait des évolutions &lt;a href=&quot;http://www.twitter.com&quot;&gt;Twitter&lt;/a&gt; qui se rapproche de ces expériences de lifecasting, par exemple : &lt;br /&gt;

&lt;ul&gt;
 &lt;li&gt;* avec usage d'un GPS qui twitte toutes les X minutes la position de l'utilisateur, savoir en temps réel la position de celui-ci durant ses déplacements &lt;/li&gt;
 &lt;li&gt;* avec placement d'un appareil photos autour du cou qui twitte toutes les X minutes une photo automatique de ce qui est vu par l'utilisateur. &lt;/li&gt;
 &lt;li&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
Quelque part, ces expériences, qui sont de l'art conceptuel sans en être (quand on montre tout, on ne montre rien), se rapprochent assez du &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/&quot;&gt;projet 17h34&lt;/a&gt; (une photo par jour à la même heure de ce qui me fait face, et ce &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/06/Deux-ans-de-17h34&quot;&gt;depuis deux ans&lt;/a&gt;) et, plus généralement, du blog en lui-même, mais mis en image. 
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/BIGBROTHER.jpg&quot; alt=&quot;BIGBROTHER.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;BIGBROTHER.jpg, dec 2009&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Le principe est le même pour &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com&quot;&gt;Youtube&lt;/a&gt;, dont le slogan est bien « Broadcast yourself » : à la fois « diffuse toi-même » mais aussi « diffuse-&lt;em&gt;toi&lt;/em&gt; toi-même ». Les utilisateurs Youtube ne font pas que diffuser du contenu, on s'y diffuse également le corps, la parole et le quotidien le plus élémentaire, dans des vidéos courtes, extraits de journaux vidéo, montées ou non (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vidéoblog&quot;&gt;vidéo + blog = vlog&lt;/a&gt;). Ces vidéos-là sont fascinantes, non pas par ce qui y est dit ou montré (« quotidien le plus élémentaire ») mais simplement parce qu'elles existent. Qu'un adolescent de 14 ans puisse faire son coming out par chaîne Youtube interposée quand je ne parvenais pas, au même âge, à me le murmurer à moi-même est à la fois inconcevable et captivant. Comme fuite en avant (image), c'est fascinant.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/youtube-video.jpg&quot; alt=&quot;youtube-video.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;youtube-video.jpg, dec 2009&quot; /&gt;

&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Je ne sais pas ce que j'écrirais si je devais aujourd'hui commencer ce projet qui n'en est pas un, ce texte mort-né puisque inexistant. Je ne sais pas quel serait son titre ni son contenu. C'est &lt;em&gt;1984&lt;/em&gt; à l'envers, c'est pousser l'autofiction à son paroxysme, c'est s'incarner comme acteur de sa propre vie, mais en image. Il ne s'agit que de « notes pour une idée susceptible d'exister », je ne sais pas encore quoi en faire.
&lt;div class=&quot;ecriture-blanche&quot;&gt;Recherche web : mon nom civil est désormais introuvable via Google. Abreuver cet espace de mots quasi quotidiens ne me rend pas visible pour autant. Je reste encore invisible, loin derrière les mots, fondu en blanc sur blanc dans l'arrière plan de la page. Plus je remplis le blog et plus je suis convaincu qu'il est vide.&lt;/div&gt;

&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;________________&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/23/#sdfootnote1anc&quot;&gt;1&lt;/a&gt; Quelques dates pour repères chronologiques : 1949, parution de &lt;em&gt;1984&lt;/em&gt; de George Orwell / 1963, Andy Warhol tourne &lt;em&gt;Sleep&lt;/em&gt;, « anti film » dans lequel John Giorno dort durant huit heures / 1994, Steve Mann propose pour la première fois une diffusion 24h/24 et 7j/7 de son quotidien via caméra vidéo / 1996, lancement du site JenniCam, une étudiante de 19 ans propose de suivre son quotidien par webcam /1999, diffusion de la première version hollandaise de Big Brother, première émission de TV réalité (en France Loft Story,2001) / 2007, Justin Kan lance &lt;a href=&quot;http://www.justin.tv&quot;&gt;Justin.TV&lt;/a&gt;, où il propose de suivre son quotidien 24h/24 et 7j/7, webcam fixée sur sa casquette en permanence. Plus tard, Justin.TV devient une plateforme de vidéos en direct (réseau aujourd'hui composé de plusieurs milliers de chaînes, parmi lesquelles des chaînes de lifecasting) / 2008, Abraham K. Briggs, 19 ans, se suicide en direct sur sa chaine Justin.TV devant plusieurs centaines de spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/23/Architexture-web-%3A-lifecasting#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Saratoga</title>
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    <pubDate>Tue, 22 Dec 2009 16:19:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Amputation</category><category>Audio</category><category>David Menear</category><category>Jim Carrey</category><category>Mort</category><category>St-Etienne</category>    
    <description>    &lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/saratoga.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/.saratoga_s.jpg&quot; alt=&quot;saratoga.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;saratoga.jpg, dec 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je me sens parfois comme Jim Carrey sur Saratoga Avenue (&lt;em&gt;Eternal Sunshine of the Spotless Mind&lt;/em&gt;) : coupé du monde. Je suis là sans y être, il y a un film opaque entre moi et le reste. On voit flou dedans, on voit mal. On comprend rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;center&gt;
&lt;div style=&quot;position: relative; width: 315px; height: 40px; overflow: hidden;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;position: absolute;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; id=&quot;music-widget&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;type&quot; value=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.jiwa.fm/res/widget/monotitle.swf?trackId=14422&amp;skin=round&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.jiwa.fm/res/widget/monotitle.swf?trackId=14422&amp;skin=round&quot; wmode=&quot;transparent&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; name=&quot;music-widget&quot; width=&quot;315&quot; height=&quot;40&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style=&quot;visibility:hidden;width:0px;height:0px;&quot; border=0 width=0 height=0 src=&quot;http://counters.gigya.com/wildfire/IMP/CXNID=2000002.0NXC/bT*xJmx*PTEyMjAzMjU4OTgxNDQmcHQ9MTIyMDMyNTg5OTk1NiZwPTMwODM*MSZkPSZuPSZnPTE=.gif&quot; /&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'odeur des clopes sur mes fringues me rappelle que j'ai (pourtant) traversé les autres, hier.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand je vois dans la rue, entre Jules et Natalys, un adolescent qui fait la manche niveau trottoir (le panneau dit « Aidez-moi, j'ai faim », la gamelle du chien est pleine), ma première pensée est : il a des couilles, il est sorti du monde. Deuxième pensée : lui, au moins.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;Mes obsessions sont le deuil et l'amputation, mais je ne sais pas encore ce qui me manque, ni dans un cas ni dans l'autre. Voilà l'objet de mes recherches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
David Menear, &lt;em&gt;Journal des sens Vol 1&lt;/em&gt; (fragment non daté, simplement identifié comme « Un jour »).&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/nounours1.jpg&quot; alt='nounours' width='550' onmouseover=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/nounours2.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.omega-blue.net/public/nounours1.jpg'&quot; class='titre'  style='width:550px;' title='nounours' /&gt;&lt;/center&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>V'là le pompiste</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/17/V-la-le-pompiste</link>
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    <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 22:18:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Claro</category><category>Littérature</category><category>Thomas Pynchon</category>    
    <description>    Je suis en retard : je lis &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt;, mais juste maintenant. M'a fallu un an pour avoir le courage de commencer ce pavé, qui jusque là patientait en silence sur mon bureau. Pareil que pour &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/08/03/Roberto-Bolano-2666&quot;&gt;&lt;em&gt;2666&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, mais en plus dense. À présent à mi-parcours (ou presque), deux passages coup sur coup, on est dans les sables, on est presque dans les sables, on serpente sous la terre :

&lt;blockquote&gt;C'était là, de toute évidence, que la frégate sous-désertique comptait accoster. Après avoir « cassé la croûte » et savouré un cigare sur la voûte du vaisseau, Chick entendit un hurlement haut perché, qui lui parut presque articulé. Il dénicha une paire de lunettes sous-sableuses et scruta l'obscurité au-delà des murailles. Quelque chose de gros et de lourd approchait dans un bruit de tonnerre, procédant par bonds et par piqués, et Chick crut reconnaître l'odeur du sang. « Mais qu'est-ce que c'est, bon Dieu ? »&lt;br /&gt;

Gaspereaux jeta un coup d'oeil. « Oh. Des puces de sable. Viennent toujours voir ce qui se passe quand un nouveau vaisseau arrive. »&lt;br /&gt;
« Qu'est-ce que vous racontez ? Ce qui vient de passer avait la taille d'un chameau. »&lt;br /&gt;
Gaspereaux haussa les épaules. « Ici-bas, on les appelle des &lt;em&gt;chong pir&lt;/em&gt;, des gros poux. Depuis l'arrivée des premiers Vénitiens, ces créatures, qui se nourrissent exclusivement de sang humain, sont devenues au fil des générations plus grosses, plus intelligentes, on pourrait dire plus ingénieuses. Se nourrir de l'hôte n'est plus une opération facile se résumant à un assaut mandibulaire, c'est désormais une négociation consciente, voire carrément un échange de vues - »&lt;br /&gt;
« Les gens ici parlent à des puces géantes ? » demanda Darby avec son franc-parler habituel.&lt;br /&gt;
« Effectivement. D'ordinaire dans un dialecte ouïgour ancien, mais parfois, du fait de la structure buccale unique du &lt;em&gt;Pulex&lt;/em&gt;, on éprouve certaines difficultés phonologiques, notamment la fricative interdentale sonore - »&lt;br /&gt;
« Oui... tiens, v'là le pompiste. Ici ? On doit remettre le tuyau, c'est ça ? »&lt;br /&gt;
« Cela dit, mon garçon, une ou deux expressions utiles ne seront pas superflues en cas de rencontre. »&lt;br /&gt;
Darby tapota son calibre sous son revers gauche et haussa les sourcils puis les abaissa de façon éloquente.&lt;br /&gt;
« Peur que non », objecta Gaspereaux, « ça serait du pulicide. Relève ici des mêmes lois pénales qui s'appliquent là-haut aux homicides. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Thomas Pynchon, &lt;em&gt;Contre-jour&lt;/em&gt;, trad : Claro, Seuil, P.501.&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

&lt;blockquote&gt;« Les années passent, aucun résultat, et me voilà atteint de la manie litigieuse, « paranoïa &lt;em&gt;querulan&lt;/em&gt;s », comme disent les toubibs des nerfs, j'ai même essayé de traîner le vieux Vibe en justice pour ça, au moins pour éponger les frais de psy, mais comme d'habitude, nib de nib. »&lt;br /&gt;
« Vous m'avez l'air bien joyeux », trouva Merle, « pour quelqu'un affligé d'une P.Q. Chronique. »&lt;br /&gt;
Roswell cligna des yeux. « Il y en a qui trouvent Jésus, non ? Eh bien ça m'est arrivé à moi, également, sauf que mon Sauveur s'est révélé être un demi-dieu classique, à savoir », feignant de jeter des regards furtifs à droite et à gauche, et baissant la voix, « Hercule. »&lt;br /&gt;
Merle, reconnaissant le nom d'une marque populaire d'agent explosif, lui rendit discrètement son clin d'oeil. « Un type puissant. Douze Travaux au lieu de Douze Apôtres, dans mon souvenir... »&lt;br /&gt;
« Exactement » acquieça Roswell. « Alors maintenant c'est plutôt de la « paranoïa &lt;em&gt;detonans&lt;/em&gt; ». Vibe m'a peut-être volé mes brevets, mais je sais encore construire mon propre équipement. Je me harnache le Hypops, me déplace sous terre aussi tranquillement qu'une taupe dans un jardin et un jour je finirai par avoir ce salaud juste au-dessus de moi et alors – bon, pas la peine de faire un dessin... »&lt;br /&gt;
« Boum-badamoum, c'est ça que vous voulez dire ? »&lt;br /&gt;
« Oh, c'est &lt;em&gt;vous&lt;/em&gt; qui le dites, moi je ne suis qu'un savant fou, aussi inoffensif qu'une mamie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;P.518&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Accident de personne</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/15/Accident-de-personne</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 21:41:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Accident de personne</category><category>Carnet de bord</category><category>Mort</category><category>Train</category><category>Twitter</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/carnet_de_bord/adp.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/carnet_de_bord/.adp_m.jpg&quot; alt=&quot;adp.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;adp.jpg, dec 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Depuis &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/06/30/Cyanure&quot;&gt;plusieurs mois&lt;/a&gt; je rassemble, dans l'attente de monter un projet cohérent, des notes quotidiennes, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/09/10/Notes-tactiles-1&quot;&gt;tactiles&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/05/26/Notes-T9&quot;&gt;non&lt;/a&gt;, sur ce que la SNCF et la RATP appellent les « accidents de personne », et qui désignent souvent les suicidés projetés sur les voies. J'écris des notes, mais je pense fragments, instants, virgules. Le projet &lt;em&gt;Accident de personne&lt;/em&gt; a depuis le début été tourné vers &lt;a href=&quot;http://www.twitter.com/&quot;&gt;Twitter&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Twitter&quot;&gt;qu'est-ce que Twitter ?&lt;/a&gt;). Une « fiction minute » composée de plusieurs dizaines de fragments de 140 caractères ou moins. À ce jour, j'en ai déjà fixé plus de 70. Idéalement, j'en souhaite une centaine. À partir de 100, je commencerai à trier : n'en conserver ensuite que 60 ou 80. Poster ensuite un fragment par jour, pendant X jours, tous les matins. Aux heures de transport en commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


Aujourd'hui, 15 décembre, j'ai pu noter dans mes fichiers classés &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Webfiction&quot;&gt;webfiction&lt;/a&gt; la formule suivante : 

&lt;blockquote&gt;Accident de personne, 17h55 (photo). &lt;br /&gt;

&lt;strong&gt;Fragment #71&lt;/strong&gt;, diverses déclinaisons possibles : &lt;em&gt;réactions lentes suite à l'annonce sncf : toutes ces têtes qui crachent sur la chair en charpie (mais à distance) / réactions lentes au bord des quais : visages en chaîne, crachent ensemble sur la chair en charpie (mais à distance) / réactions lentes sncf, salive aux lèvres, prêts à cracher sur les cadavres / réactions lentes au bord des quais : y manquait plus que ça&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;

Liens précieux à archiver sur la question : &lt;a href=&quot;http://www.jidv.com/njidv/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=265:laccident-de-personne-a-la-sncf&amp;catid=58:jidv01&amp;Itemid=384&quot;&gt;JIDV&lt;/a&gt; (côté conducteur),  &lt;a href=&quot;http://largeur.com/?p=2007&quot;&gt;Largeur&lt;/a&gt; (côté passager), &lt;a href=&quot;http://www.blogencommun.fr/2008-11-accident-de-personne-a-sartrouville/&quot;&gt;Blogencommun&lt;/a&gt; (côté commentateurs).</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dzoosotoyn Elisen</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/13/Dzoosotoyn-Elisen</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Dec 2009 17:50:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Antoine Volodine</category><category>Carnet de bord</category><category>Cyclocosmia</category><category>Nouvelle</category>    
    <description>    Je n'ai bien sûr jamais mis les pieds dans le désert de Dzoosotoyn Elisen, ni dans aucun autre désert d'ailleurs, &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/09/17/330-belle-vue&quot;&gt;la Sarthe&lt;/a&gt; mise à part. Le désert de  Dzoosotoyn Elisen sert de point de fuite à ma nouvelle &lt;em&gt;46° 16,8' latitude nord / 86° 40,2' longitude est&lt;/em&gt; (rebaptisée ce jour &lt;em&gt;46° 17'N 86° 40'E&lt;/em&gt;, ce qui revient sensiblement au même) : c'est dans ce désert qu'on trouve le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pôle_d%27inaccessibilité#P.C3.B4le_terrestre_d.27inaccessibilit.C3.A9&quot;&gt;pôle terrestre d'inaccessibilité&lt;/a&gt;, c'est à dire le lieu terrestre le plus éloigné des océans. 
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/DzoosotoynElisen.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.DzoosotoynElisen_m.jpg&quot; alt=&quot;DzoosotoynElisen.jpg&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;DzoosotoynElisen.jpg, dec 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;46° 17'N 86° 40'E&lt;/em&gt; est pratiquement terminé, le texte est juste encore un peu trop incompréhensible. Je dois encore écumer les incertitudes et faire mon deuil d'éléments du texte qu'on pourrait qualifier de &lt;em&gt;too much&lt;/em&gt;, ceux dont on peut se passer, ceux dont la présence n'est pas indispensable : ce sont les pistes que j'aurais pu creuser mais que je ne suis pas parvenu à tenir et que par conséquent je me dois d'abandonner en route, peu importe l'attachement que je peux encore avoir vis à vis d'eux.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/public/600px-Continental_pole_of_inaccessibility.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/./.600px-Continental_pole_of_inaccessibility_m.jpg&quot; alt=&quot;600px-Continental_pole_of_inaccessibility.png&quot; style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; title=&quot;600px-Continental_pole_of_inaccessibility.png, dec 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;46° 17'N 86° 40'E&lt;/em&gt; pourrait être une fin possible à &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Crise%20%21&quot;&gt;&lt;em&gt;Crise !&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, fiction climatique esquissée ici ou là &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/02/10/Mardifevrier-catastrophe-naturelle&quot;&gt;depuis une dizaine de mois&lt;/a&gt;, postée en laboratoire ici-même sur le blog. 46° 17'N 86° 40'E embarque des réfugiés dans un train, tourne autour des cartes, prend le désert de Dzoosotoyn Elisen comme Eldorado mis à sec. Comme rempart contre les miasmes, le silence, et les révolutions indigènes, il y a le sable et le silence. Je reste dans le sillage de &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Antoine%20Volodine&quot;&gt;Volodine&lt;/a&gt;, également, puisque le texte sera envoyé pour &lt;a href=&quot;http://cyclocosmia.over-blog.net/article-en-resume-souscription-iii-appel-a-contribution-iv-40169057.html&quot;&gt;proposition pour Cyclocosmia 4&lt;/a&gt;. J'ai encore un mois et demi devant moi pour relire et corriger le texte, c'est suffisant.</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Lapins</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/12/Lapins</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Dec 2009 10:05:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Journal</category>
        <category>Lapin</category>    
    <description>    Tôt ce matin rendez-vous vétérinaire du 91 pour soigner &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2006/08/30/176-ce-matin-un-lapin&quot;&gt;le lapin&lt;/a&gt; (le lapin est malade). Lapin trimballé mal de mer dans la petite cage plastique qui lui servira pour traverser la France, samedi prochain, pour retour programmé Sainté dans la voiture de N. Lapin déballé sur la table du vétérinaire qui l'examine. Dialogue introductif :
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

Dr des lapins : comment elle s'appelle ?&lt;br /&gt;
Moi : M. Lapin.&lt;br /&gt;
Dr des lapins : mais c'est une femelle.&lt;br /&gt;
Moi, &lt;em&gt;après léger silence&lt;/em&gt; : le genre est une construction mentale, docteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Et toc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;


&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/17h34/images/octobre08/12-10-08.JPG&quot; width=&quot;550&quot;&gt;&lt;/center&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mahigan Lepage, Vers l'ouest</title>
    <link>http://www.omega-blue.net/index.php/post/2009/12/10/Mahigan-Lepage-Vers-l-ouest</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 20:09:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Guillaume Vissac</dc:creator>
        <category>Chroniques</category>
        <category>Littérature</category><category>Littérature numérique</category><category>Mahigan Lepage</category><category>Publie.net</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2007/11/16/376-important-le-texte-numerique&quot;&gt;Publie.net a deux ans&lt;/a&gt;, on dirait que ça dure depuis plus longtemps que ça, c'est déjà passé dans les habitudes, dans les gestes quotidiens d'écriture, de lecture (saluons au passage la &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1971&quot;&gt;nouvelle version du site Publie.net&lt;/a&gt; toute récente). L'une des dernières nouveautés ajoutée au catalogue vient du Québec : le texte s'appelle &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article286&quot;&gt;&lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://mahigan.ca&quot;&gt;Mahigan Lepage&lt;/a&gt; (site cassé mais bientôt plus ?), il y est question d'asphalte, de grands horizons, d'asphalte encore. &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, c'est le cas de le dire, ouvre vers ailleurs, et bouscule un peu le catalogue déjà existant de Publie.net, qui peut parfois paraître &lt;em&gt;très français&lt;/em&gt;. C'est pas un roman, &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, c'est, c'est, je sais pas vraiment ce que c'est, mais c'est sacrément fort, &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, on s'en prend plein la vue, on se perd sur la route, on se perd un peu avec le narrateur du texte, qui est un adolescent, qui porte le texte avec sa peau pendant qu'il traverse cet ouest qui ne s'épuise jamais, puisqu'il est toujours « vers », c'est à dire vers ailleurs, toujours un peu plus loin.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

&lt;img src=&quot;http://www.omega-blue.net/public/chroniques/verslouest.jpg&quot; alt=&quot;verslouest.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;verslouest.jpg, dec 2009&quot; /&gt;

&lt;blockquote&gt;C'était encore la même histoire. On cherchait à s'émanciper de nos parents en rejouant leur propre émancipation. C'était absurde. On n'avait de révoltes que le rock et la route et la drogue, mais c'étaient déjà les révoltes de nos parents. On était une génération perdue, peut-être même pas une génération. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
 &lt;div align-&quot;right&quot;&gt;Mahigan Lepage, &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, Publie.net, P.5&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;

&lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt; , c'est la route. Le récit de l'adolescence c'est la fuite, j'en &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/tag/Coup%20de%20tête&quot;&gt;sais quelque chose&lt;/a&gt;. Donc &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, poursuivons l'équation du texte qui s'amorce, c'est la fuite par la route, le stop, la remontée d'asphalte jusqu'à, et bien, jusqu'à ce que la route s'arrête, la terre avec elle, généralement coupée par l'océan, l'océan Pacifique en l'occurrence : on ira où on pourra aller (comme &lt;a href=&quot;http://www.omega-blue.net/index.php/post/2006/05/27/146-paul-auster-moon-palace&quot;&gt;&lt;em&gt;Moon Palace&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, qui était une fuite d'un océan vers un autre). Alors &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt; prend corps sur la route, le long des routes, au bord des routes, est délimité par la route, encadré par la route, trace un itinéraire, un périmètre, un décor qui est aussi celui de la route. D'ailleurs le récit commence sur un parking, c'est à dire en marge de la route, au bord, les pieds déjà plongés dans l'asphalte. Zone de stationnement avant le départ véritable. Mise entre parenthèse et présentation du contexte avant la fuite. « C'était encore la même histoire », dit le narrateur (cf. extrait ci-dessus), peut-être parce qu'il est conscient de la banalité d'un tel récit : en l'occurrence, le récit initiatique, en mouvement, d'un voyageur qui fait du surplace. Récit d'adolescence, sans doute écrit bien après (ou un peu après ?). Peut-être pas un roman, et puis même on s'en fout : le paragraphe unique qui englobe l'intégralité du texte emporte tout, emporte trop pour qu'on reste sur le bas côté à se poser des questions de genre.

&lt;blockquote&gt;Il n’est pas encore temps de couler le béton de l’intérieur de la ville. Couler la ville dans l’asphalte c’est demander seulement comment on y entre et comment on en sort, comment on s’en débarrasse. La ville comme un nœud inextricable sur le ruban de la route, on voudrait l’éviter, on ne peut pas l’éviter. Parce que la route c’est déjà la ville, mais la ville comme coulée d’asphalte, comme bande d’asphalte à travers la ville et ce qui tente de s’en détacher. Il est plus facile d’entrer dans la ville que d’en sortir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align-&quot;right&quot;&gt;P.24&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Un paragraphe unique traverse et porte le texte de bout en bout, un peu comme la route unique porte le narrateur d'un point A vers un point B, traversant en chemin multitude de points intermédiaires qui sont autant de villes, villages ou lieux-dit (villes, le plus souvent), qui servent d'étapes au narrateur, et donc au texte. &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt; est une histoire de fuite, mais aussi de déambulation. 
&lt;blockquote&gt;On était tellement contents de se retrouver et tellement excités de partir. On avait réservé une chambre dans une auberge de jeunesse pas très loin du centre-ville. Le lendemain on était sur la route. On allait vers Toronto. Je ne sais plus les routes exactement, les numéros et le reste. Je pourrais faire des recherches, déplier une carte, mais je ne le ferai pas. Je m’en tiendrai pour l’heure à ce que j’ai dans la tête, et à rétablir les liens dans la matière asphalte de ce que l’expérience de la route morcelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align-&quot;right&quot;&gt;P.34&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Je n'ai pas vraiment retenu le nom des villes. Je ne me les représente pas. Pas besoin. Le narrateur marche sur le bord des routes, « fait du pouce », traverse habitacles et véhicules, ceux qui le prennent à bord, alterne est et ouest en fonction des souvenirs mélangés, croise les routes et les temporalités. Le voyage n'apporte rien, il propulse. Les villes traversées ne sont pas des villes réelles, elles sont architecture de goudron et ciment, on s'y enfonce ou on les évites en fonction des moyens de locomotion : pieds, voitures, bus, avions, trains, métros. Autant d'habitacles dans lesquels s'enfoncer pendant que la ville surgit au loin et se rapproche. &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt; n'est pas vraiment une quête des grands espaces mais de la ville, plutôt, celle qui s'érige et grandit, la ville américaine dont les réseaux entremêlés tapissent des mégapoles tortueuses. La ville et ses quartiers en briques, des fois ses bas fonds, hôtels miteux où l'on s'enfonce. &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, récit d'adolescence, explore aussi ces misères en mouvement contre lesquels on se réfugie.
&lt;blockquote&gt;Je suis sorti de l’aéroport. J’ai marché vers la route. Une voiture de police s’est arrêtée, m’a demandé ce que je faisais. J’ai dit Je viens de l’aéroport, je marche un peu. La voiture s’est éloignée. J’ai dormi au bord d’une bretelle, derrière un buisson, dans mon sac à couchage. Chaque fois qu’une voiture passait sur la bretelle je me réveillais, je pensais La police. Au matin j’étais sale, terreux, empâté. J’ai regagné l’aérogare. J’avais de la chance, j’avais ma place dans le prochain départ. L’avion c’est la ville. Cela monte et redescend sur le béton et le verre, comme s’il n’y avait entre de prairies et de lacs et de forêts. Dans l’avion on n’a pas l’impression d’avancer comme sur la route. On reste quelques heures immobile au-dessus de la ville, on redescend. La ville a changé, mais c’est toujours la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align-&quot;right&quot;&gt;P.74&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;

Ecriture nerveuse, discours prolongé sur plusieurs dizaines de pages, mais sans jamais perdre son souffle. La foulée est régulière, l'effort très bien maîtrisé. Succession phrases courtes (cf. extrait précédent), phrases plus longue, digressions, discours entremêlé, mais toujours la route au fil des pas, toujours la ville en ligne de mire. On perd pas de vue qu'au bout c'est le fond de la page qu'on vise. Qu'on y parvienne ou pas c'est pas grave, le but c'est quand même de pouvoir avancer, c'est à dire &lt;em&gt;traverser les espaces&lt;/em&gt;. Rester en mouvement. C'est ça l'adolescence, en tout cas l'adolescence telle qu'on veut bien l'écrire, c'est la fuite en mouvement. Et &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt;, c'est juste le meilleur livre proposé à ce jour par Publie.net, sûr.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;

D'autres routes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://tentatives.eklablog.fr/mahigan-lepage-dans-vers-l-ouest-a832744&quot;&gt;Tentatives&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://www.babelio.com/critiques/Lepage-Vers-lOuest/152344&quot;&gt;Babelio&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://blog.lignesdefuite.fr/post/2009/12/10/que-la-nuit-les-verticales-disparaissent&quot;&gt;Lignes de fuite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article286&quot;&gt;Lire &lt;em&gt;Vers l'ouest&lt;/em&gt; via Publie.net&lt;/a&gt;

&lt;div class=&quot;ecriture-blanche&quot;&gt;
Parfois j'aimerais écrire des textes qui ne soient pas juste des chroniques mais bien des textes sur d'autres textes, des extraits de journaux, des vrais, de ceux qui existent et qu'on lit vingt ans plus tard. L'immédiateté du web rend les journaux transparents et les laboratoires ouverts. Alors ce texte prend ses airs de chronique et dit ce qu'il faut lire et ne pas lire, donne des conseils de lecture ou d'achat. C'est usant, veux pas rester dans ces codes très figés qui m'imposent (qu'en réalité je m'impose) des intro, corps, extrait, conclusion bien huilés, tellement bien huilés qu'au fond toutes les chroniques se ressemblent, se succèdent, sans saveur.&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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