La dernière fois que j'ai 19 ans
Par Guillaume Vissac le jeudi 9 février 2006, 11:17 - Journal - Lien permanent
Demain, c'est le grand jour chleuasmique (explications à venir) qui fera de moi un être humain à deux dizaines. Certes ce n'est pas si terrible et à vrai dire tout le monde s'en fout, mais cette introduction bancale va me permettre de vous parler de ces deux ou trois derniers jours où il s'est passé pleiiiiiiiins de choses intéressantes (bon, en fait, c'est pas vrai, mais je vous jure d'essayer de faire de mon mieux pour que ça ait l'air intéressant). Mais bon, là je me dépêche, je suis censé partir pour la fac dans un peu moins d'une demie heure !
Commençons par mardi (car c'est bien connu, le lundi, il ne se passe jamais rien). Après avoir enduré un premier rang douloureux lors du premier cours de la journée (juste sous les yeux du prof, donc, et ce dans tous les sens du terme...) il a fallu supporté un stress latent concernant un horrible évènement : l'affichage de la liste des admis pour le semestre qui vient de se terminer. L'année dernière, je voyais ça comme une formalité, mais cette année, calcul de moyenne juste juste juste à l'appui, ce n'était plus du tout aussi évident. Il nous a donc fallu attendre, et attendre et... attendre. En effet, les juris avaient beau se réunir à deux heures et demi, on nous a appris deux heures plus tard que "les listes ne seraient pas affichées avant le lendemain...". "Quand j'aurai le temps", a même rajouté la dame de l'administration. Oups. Horreur ! Il faudrait encore attendre. On a (j'ai) stressé toute la journée pour rien... On (= Elise, Nico et moi-même) a quand même décidé de scénariser (oui, on prépare un scénario pour un film amateur mais chuuut, j'ai pas le droit d'en dire plus), après s'être mis en quête d'une salle de cour libre, puisque la BU était fermée pour ause de grève. En fait, on a même pas scénariser, on s'est lancé dans un débat de "pour ou contre le CPE", avec un petit fond de "pour ou contre les manifestations". Evidemment, j'ai défendu un point de vu totalement artificiel, comme d'hab, qui visait plus à défendre mon attitude (en l'occurence, attitude de glandeur puisque j'ai décidé de ne pas aller à cette manifestation) qu'à exprimer ma réelle opinion. Encore aurait-il fallu que j'en ai une... Je suis parti à 18h, et bien sûr, toujours pas de liste...
Ce n'est qu'hier matin, à 9 heures, que les listes étaient (enfin) affichées. Ouf. J'ai mon semestre. Je suis soulagé. Mais je suis quand même bien emmerdé, parce que Fanny et Elise, elles, n'ont pas cette chance, comme la moitié de la "promo" d'ailleurs. Ce sera rattrapage en juin, pour elles. Et ça me fait bien chier.
Tiens, hier, j'ai aussi réfléchi à une question qu'on nous a posé en Atelier d'Ecriture la semaine dernière, concernant nos "mots préférés". Quand on me la demandé, je n'ai rien pu répondre, car j'étais incapable d'en choisir un plutôt qu'un autre, et, encore pire, de l'expliquer. Et puis hier, je me suis rappelé d'un truc, ce n'est pas vraiment un mot, et ce n'est pas non plus en français, mais ce n'est pas grave. Le truc, en fait, c'est qu'en anglais, dans les chansons surtout, l'expression "fairy tale" (conte de fée) ressemble à s'y méprendre au mot "vérité" prononcé avec l'accent. Le conte de fée, donc, c'est la vérité. Cette quasi homophonie me plait beaucoup. Je ne sais pas si on peut la définir comme étant un "mot préféré", mais, bon, c'est mieux que rien. En fait, après réflexion, ce sont surtout les mots inventés qui me plaisent, comme "j'interpole", par exemple (j'en suis fier), mélange entre "j'interprète" et "j'extrapole". De la même façon, les mots des chansons chantées par Yoko Kanno (Gabriela Robin) me plaisent plus que n'importe quels autres : c'est parce qu'ils n'existent pas, c'est parce qu'ils ne veulent rien dire et, par conséquent, parce qu'ils veulent tout dire également.
Aujourd'hui s'annonce comme une journée sympa : consultation des copies d'Histoire Littéraire et de Thèmes et Idées, quatre heures pour scénariser à la fac, et une conférence d'une somitée (apparemment) sur le Cénacle romantique au 19ème... On verra bien ce que ça donne.
En attendant, c'est la dernière journée de mes 19 ans et je viens d'écrire le billet le plus bordélique de mon blog !






Commentaires
" Enigme
Que faut-il
pour faire d'un cri un chant
pour faire un mur
puis dans le mur la porte
qui le ridiculise.
pour que d'un exil
on fasse patrie
comme d'un songe
un arbre grandit.
Pour changer l'ombre
en jonquilles et le rocher
en pierre à ricochet.
Que faut-il donc
pour faire de l'homme
un poème ouvert à tout vent ? " J.P Siméon
Bon anniversaire Guillaume pour tes 20 ans qui est une date"symbolique" !!
Mais bon, malgré ce temps qui nous use à 20 comme à 50, le temps est parfois non linéaire mais plutôt ciculaire et tout ce qui nous habitait à 20ans ou 10ans
est encore là aussi présent que le jour présent, on construit et reconstruit sans cese nos rêves d'enfant même si on passe sont temps à le cacher et à jouer aux grandes personnes ... Je t'embrasse et t'envoie toute mon affection
Domi
Merci beaucoup pour ce petit mot sympathique ;). J'ai été pas mal gâté aujourd'hui et ça fait bien plaisir (voire un futur billet sur la journée d'aujourd'hui). 20 ans finalement c'est pas si mal, je ne vais pas me mettre à guetter les cheveux blancs tout de suite ^^.
Double félicitation : pour tes 20 ans et pour avoir réussi ton semestre !
Ah, 20 ans, quel bel âge... Profites-en bien !
Moi, j'ai ni 20 ans, ni mon semestre ^^ mais pour les 20 ans, je ne suis pas jalouse, j'attendrais!!! ^^