On se croirait dimanche
Par Guillaume Vissac le dimanche 9 avril 2006, 12:11 - Journal - Lien permanent
Ca tombe bien, c’est dimanche. C’est dimanche, et avec ce jour sinistre son lot de grisaille, de pluie, de rien, de vide. Même pas envie d’écrire. Même pas envie de continuer « Coup de tête ». Mais il faudra bien, alors je m’y mettrai, dans l’après-midi certainement.
Mais c’est surtout dimanche avec de réjouissantes réflexions sans intérêt sur ce que je vais bien pouvoir devenir dans ce monde tout gris. C’est peut être à cause de la reprise des cours prochaines (j’imagine) ou peut être que c’est autre chose, mais toujours est-il que j’en reviens encore au même point : putain qu’est-ce que j’ai envie d’arrêter la fac. Evidemment, se dire ça au mois d’avril de la deuxième année, ce n’est pas juste « pas malin », c’est même complètement idiot. Mais bon, marre de lire ces livres que je n’ai pas envie de lire, marre de perdre mon temps sur des dissert sans intérêt qui ne rapportent que des 6 ou des 9, marre de ce petit monde universitaire qui s’intéresse à tout sauf à l’Art, marre de tout ça…
Oui mais quoi faire d’autre ? Ah oui, bonne question… Non seulement je ne sais rien faire mais en plus je n’ai envie de rien faire. C’est terrible. C’est pénible, surtout. Parce que ce que je voudrais faire, ça, je le sais. Je voudrais écrire. Parce que, oubliant toute espèce de fausse modestie, c’est tout ce que je sais faire. Mais bon, je ne voudrais pas non plus gagner ma vie en écrivant. Il me faudrait une source de revenues extérieures, histoire que ça ne transforme pas mon « activité littéraire supposée » en travail purement alimentaire. Mon Dieu que c’est compliqué…
Mais c’est vrai que j’aimerai faire comme les artistes que j’apprécie, tout lâcher et se lancer à fond dans « l’Art ». C’est tellement difficile à comprendre ?
Bon, c’est pas grave, tant pis. Dans quelques jours, je suppose, je reprendrai les cours, et puis après les partiels, et puis après l’habituel ennuie des vacances d’été, et puis une autre année, d’autres cours, d’autres partiels et ainsi de suite, et ainsi de suite et ainsi de suite…
Ce billet n’appelle aucun commentaire. Ca tombe bien, c’est dimanche. C’est dimanche, et avec ce jour sinistre son lot de grisaille, de pluie, de rien, de vide. Même pas envie d’écrire. Même pas envie de continuer « Coup de tête ». Mais il faudra bien, alors je m’y mettrais, dans l’après-midi certainement.
Mais c’est surtout dimanche avec de réjouissantes réflexions sans intérêt sur ce que je vais bien pouvoir devenir dans ce monde tout gris. C’est peut être à cause de la reprise des cours prochaines (j’imagine) ou peut être que c’est autre chose, mais toujours est-il que j’en reviens encore au même point : putain qu’est-ce que j’ai envie d’arrêter la fac. Evidemment, se dire ça au mois d’avril de la deuxième année, ce n’est pas juste « pas malin », c’est même complètement idiot. Mais bon, marre de lire ces livres que je n’ai pas envie de lire, marre de perdre mon temps sur des dissert sans intérêt qui ne rapportent que des 6 ou des 9, marre de ce petit monde universitaire qui s’intéresse à tout sauf à l’Art, marre de tout ça…
Oui mais quoi faire d’autre ? Ah oui, bonne question… Non seulement je ne sais rien faire mais en plus je n’ai envie de rien faire. C’est terrible. C’est pénible, surtout. Parce que ce que je voudrais faire, ça, je le sais. Je voudrais écrire. Parce que, oubliant toute espèce de fausse modestie, c’est tout ce que je sais faire. Mais bon, je ne voudrais pas non plus gagner ma vie en écrivant. Il me faudrait une source de revenues extérieures, histoire que ça ne transforme pas mon « activité littéraire supposée » en travail purement alimentaire. Mon Dieu que c’est compliqué…
Mais c’est vrai que j’aimerai faire comme les artistes que j’apprécie, tout lâcher et se lancer à fond dans « l’Art ». C’est tellement difficile à comprendre ?
Bon, c’est pas grave, tant pis. Dans quelques jours, je suppose, je reprendrai les cours, et puis après les partiels, et puis après l’habituel ennuie des vacances d’été, et puis une autre année, d’autres cours, d’autres partiels et ainsi de suite, et ainsi de suite et ainsi de suite…
Ce billet n’appelle aucun commentaire.






Commentaires
C'est dimanche et il pleut. Un dimanche pluvieux où rien n'est prévu a le double avantage que l'on est pas obligé de faire "des choses" genre réparer, gratter au jardin, voir des gens ... etc... et que l'on peut, sans aucune forme de culpabilité, écrire ! Dans notre famille galactique où l'art est une raison d'exister mais pas un moyen de vivre, où la folie réelle ou imaginée n'est jamais vraiment loin, nous souffrons de cette tradition judéo chrétienne tellement ancrée dans nos gènes : la culpabilité. J'ai un peu plus d'un demi siècle d'age, un job intéressant, prenant, pressurisant et plutôt rémunérateur, mais j'aimerai ne rien faire d'autre qu'écrire. Alors fais le. Et si un jour tu vis de ton talent n'en éprouves aucun sentiment proche de cette culpabilité ou de la honte. Si ton "activité littéraire supposée" t'apporte de quoi vivre et faire vivre ta "future famille supposée" et bien tant mieux et tu l'auras bien mérité. Si c'est ta vie, fais-le. Suis les cours de la fac, passe des examens si il faut en passer. Ce que tu "apprends" là n'est pas perdu. Profites-en pour murir ton inspiration, nourrir ton talent et écris. Ce que tu montres dans les textes que tu nous proposes dans ce blog, mérite que tu INSISTES. La fac est ton fond de culture littéraire et humaine, terreau de ton imaginaire et de ton univers.
Pour l'idée que j'évoquais dans mon mail elle est encore au stade embryonnaire, mais elle est largement réalisable, même si celle que tu connais me traite de 'nigaud". A plus tard.
François E