Au boulot l'étau se resserre, ils savent déjà que je n'ai pas de compte Facebook (ne suis pas censé en avoir), mais ils sont sur mes traces : ils me poursuivent en imper-ouvert et filets à papillon brandis derrière. Je suis devant (mais si peu), je les fuis vite (comme je peux), on sait où tout ça mène. Entre-temps d'autres esquisses croquées entre deux rails, c'est le douzième volet sur fond de if you were there, etc :


fringué survet tête-aux-pieds, cheveux lissés-laqués des tempes aux joues, yeux bleus fixés et barbe bleue figée sous l'épiderme : un moment se dissipe en arrière et se laisse emporter par le flux des autres corps

bouche-énergumène, il avale ses croissants à la pelle, mastique sans miettes et bloque en gorge avant d'aspirer la chair : mastique-mastique-déglutition, l'épaule toute contre, et les odeurs factices de huit heures à peine

pris en flag il pisse ou se branle sur mosaïque quai quatre deuxième sous-sol : son regard éclaté attrapé par la foule sur trente-six écrans géants trop successifs

porte-à-porte midi-à-deux : bonjour-bonjour, à-votre-service, photo-ci-jointe en noir-sur-jaune, ici-cv et parenthèse : Peintre, dit-il, non fumeur et très propre

teigneux tiré dans les épaules, t-shirt serré-pectoral, mention Prettiest Star sur l'abdomen, veines saillantes et ce strabisme sur les paupières