si c'est une femme, elle me fascine
Mes trucs




Fictions du bord de l'oeil /
17h34 |
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jeudi 11 mars 2010
Par Guillaume Vissac le jeudi 11 mars 2010, 18:35 - Journal
jeudi 4 mars 2010
Par Guillaume Vissac le jeudi 4 mars 2010, 20:17 - Journal
samedi 27 février 2010
Par Guillaume Vissac le samedi 27 février 2010, 20:08 - Journal

mardi 16 février 2010
Par Guillaume Vissac le mardi 16 février 2010, 20:17 - Journal
jeudi 11 février 2010
Par Guillaume Vissac le jeudi 11 février 2010, 21:11 - Journal
mardi 9 février 2010
Par Guillaume Vissac le mardi 9 février 2010, 21:36 - Journal
dimanche 31 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le dimanche 31 janvier 2010, 11:24 - Journal

vendredi 8 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le vendredi 8 janvier 2010, 23:00 - Journal
Croquis #16 pris entre Y. et J.
aviateur anglais, blouson cuir, échappé faille temporelle j'crois, écrit carnet de bord sur les genoux, papier jaune, lignes brunes, mot « mission » souligné deux traits secs et schéma géo compris en annexe : mon erreur, déception, c'est juste un banquier de plus en mission pour des ronds
éthiopien dont la beauté palpite, noeud coulant colourfull et par dessus adidas immaculées pantalon velours, orange et râpé d'accord, mais délicatement repassé

mardi 5 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le mardi 5 janvier 2010, 22:36 - Journal
J'aime cette idée de texte évolutif : quand bien même arrêté dans le temps, figé sur support (papier, cristaux liquides, encre numérique ?), quand bien même percuté point final une bonne dizaine de fois, quand bien même quand bien même, le texte poursuit sa voix sans accord ni conscience. Le texte croît encore, encore un peu, au rythme d'un paragraphe tous les quatre ou six mois, dans un coin de crâne un peu ailleurs, zone pariétale sûrement bourrée de et si et autres pourquoi pas. Exemple : si Qu'est-ce qu'un logement. se poursuivait un soir de janvier glacial, voilà le fragment qu'il pourrait proposer (résolument un extrait de la troisième partie, ou troisième partie bis, identifiée C ou C' dans le labyrinthe) :
65
Au carrefour du silence et du froid, voilà mes habitudes : je compte mes clés. Je compte un, je compte deux, je compte mes doigts engourdis par dehors et la nuit, je compte en tout six anneaux sur mon porte-clé métal-décapité. Je compte :
1/ chez mes parents qui ne retournent plus mes appels ni ne décrochent quand je harcèle
2/ clé d'immeuble qui n'est jamais rentrée une seule fois dans la serrure : seul le digicode fonctionne
3/ clé d'ancien appartement si dure à copier, facile à tordre
4/ clé de mon ancien boulot que je n'ai jamais eu le luxe d'avoir, mon dernier jour excepté, venu seul au mois d'août célébrer mon départ
5/ porte d'une vieille salle de classe qui, vestige de mes vieux intérims, continue de puer pisse et plomb mélangés
6/ clé usb dont les données hackées ne servent plus aujourd'hui qu'à alourdir le trousseau
Au carrefour du silence et du froid, voilà ce que je fais. Compter mes clés. À présent la nuit tombe, il est temps de dormir. Un coup de pied dans le lampadaire rue Berger pour qu'il s'éteigne, je m'enroule dans mon carton La Poste et siffle entre mes dents un air qui ne me réchauffe pas. Mes potes au coin de la rue, gueules fripées, belle étoile : s'il faut, nous forcerons les Halles et squatterons les couloirs.
samedi 2 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le samedi 2 janvier 2010, 21:18 - Journal
mercredi 23 décembre 2009
Par Guillaume Vissac le mercredi 23 décembre 2009, 15:10 - Journal
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1 Quelques dates pour repères chronologiques : 1949, parution de 1984 de George Orwell / 1963, Andy Warhol tourne Sleep, « anti film » dans lequel John Giorno dort durant huit heures / 1994, Steve Mann propose pour la première fois une diffusion 24h/24 et 7j/7 de son quotidien via caméra vidéo / 1996, lancement du site JenniCam, une étudiante de 19 ans propose de suivre son quotidien par webcam /1999, diffusion de la première version hollandaise de Big Brother, première émission de TV réalité (en France Loft Story,2001) / 2007, Justin Kan lance Justin.TV, où il propose de suivre son quotidien 24h/24 et 7j/7, webcam fixée sur sa casquette en permanence. Plus tard, Justin.TV devient une plateforme de vidéos en direct (réseau aujourd'hui composé de plusieurs milliers de chaînes, parmi lesquelles des chaînes de lifecasting) / 2008, Abraham K. Briggs, 19 ans, se suicide en direct sur sa chaine Justin.TV devant plusieurs centaines de spectateurs.
mardi 15 décembre 2009
Par Guillaume Vissac le mardi 15 décembre 2009, 21:41 - Journal

Accident de personne, 17h55 (photo).Liens précieux à archiver sur la question : JIDV (côté conducteur), Largeur (côté passager), Blogencommun (côté commentateurs).
Fragment #71, diverses déclinaisons possibles : réactions lentes suite à l'annonce sncf : toutes ces têtes qui crachent sur la chair en charpie (mais à distance) / réactions lentes au bord des quais : visages en chaîne, crachent ensemble sur la chair en charpie (mais à distance) / réactions lentes sncf, salive aux lèvres, prêts à cracher sur les cadavres / réactions lentes au bord des quais : y manquait plus que ça
dimanche 13 décembre 2009
Par Guillaume Vissac le dimanche 13 décembre 2009, 17:50 - Journal


samedi 5 décembre 2009
Par Guillaume Vissac le samedi 5 décembre 2009, 19:13 - Journal
En réalité, et comme il a déjà été indiqué précédemment, il s'agira plutôt d'un 3/4, la cinquième partie de Coup de tête ayant été préventivement supprimée – avortée, amputée. Cette troisième partie, terminée depuis dix jours environ, aura duré cinq mois. Un peu moins peut-être, juillet/août ayant été consacré à 1) repos et 2) Ernesto & variantes.
- Qu'est-ce t'as dans la poche, il me fait, la gueule bien droite, bouteille Schwarzkopf fermée remise sur les rayons, qu'est-ce tu caches, montre, montre-moi ce que c'est que tu caches.
- Moi ?, je lui réponds, sac Lafuma fermé omoplate-gauche, ma main, main droite, découpée-brève sous les coutures et pisse bouillante à l'envers de mes tripes.
- Sors ta main de ta poche et montre.
Je me recule, paume frôlée contre le bord du tapis roulant. Je cherche un truc à attraper au vol et lui balancer dans la tronche, je pense, je cherche une batte moisie pour lui défoncer le crâne, une agrafeuse à lui scotcher dans la tempe, je pense, sauf que sur le PVC du tapis, je constate, tout ce que je trouve, tout ce qui s'accroche sous ma paume gauche, c'est une de ces barres plastique marquée « client suivant ». Je pourrais la lui balancer dans les dents ou lui enfoncer dans la nuque, mais franchement je vois pas trop quel genre de dégât ça pourrait lui faire.
Il s'est collé devant moi pour me boucher la sortie. Autour y avait des paquets de lessive et barils de bouffe pour chien. Moi j'étais derrière. Le seul moyen pour lui passer devant, c'était soit de faire le tour par le rayon boucherie, soit de lui foncer dessus pour dégager les portes automatiques.
Il attend que je bouge pour réagir. Là où il est, je pense, tout seul, je pense, l'un contre l'autre et lui face à moi, je vois, c'est juste impossible qu'il puisse appeler les flics. Impossible.
- Tu vas enlever la main de ta poche et tu vas|
Je regarde autour de moi : aucune issue frontale, aucun hachoir caché que je pourrais lui planter entre son œil et l'autre.
- Quelle main ?
Il se penche sur sa droite, donc ma gauche, m'attrape par le col de mon blouson Lévis. Il tend le bras pour atteindre le combiné qui dépasse de sous sa caisse, je crois, sauf que son bras est trop court pour pianoter sur les touches, on dirait, et donc son équilibre il est en train de le perdre. Ce gars, je pense, pendant que ma main, main droite, se défait et que sa main, main droite, se gonfle depuis les veines du poignet jusqu'au bout des doigts
Le poignet : artère radiale, artère ulnaire, arcade palmaire superficielle, nerf médian, tendons fléchisseurs, nerf ulnaire, muscles courts et opposants, lombricaux... L'affiche d'anatomie de l'époque collée en face de mon lit, même quand je veux pas la voir je la vois quand même.
il a pas dû regarder beaucoup de films d'action dans sa vie, je me dis, parce que sinon, sinon, il saurait qu'on peut pas retenir un type en le serrant d'une main par le col. Une main c'est pas assez. Du coup, il me voit pas m'arracher vers l'arrière pour le déséquilibrer complètement, me défaire de ses doigts trop mous, et sortir, sortir ma main, main droite, de sous ma poche, main droite vraiment, pour la lui coller sous le pif, calibre 9 ou 11mm entre les doigts, détente pressée dans l'instant, cervelle crachée lourde sur le carrelage derrière et cadavre tombé sec à mes pieds. Une gerbe de sang projetée du sol au faux plafond, ma sale gueule fouettée par la décharge, douche hémoglobine prise 37° entre Le Chat Machine et Canigou Viandes Blanches. Sous mon t-shirt et sous mes bras, la sueur se remet à couler comme si mon corps réagissait au reste.
dimanche 29 novembre 2009
Par Guillaume Vissac le dimanche 29 novembre 2009, 16:38 - Journal
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