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Tag - Carnet de bord

Fil des billets

samedi 25 septembre 2010

Fini

Je pourrais faire plus bref encore et relayer mon tweet de début d'après-midi.

tweetcdt.png

Je pourrais aussi faire plus long et détailler point par point toute la chronologie nécessaire à l'élaboration, la destruction, la réécriture et la finalisation de Coup de tête mais ce serait pure redite. Pour ça : explorez les liens, remontez les archives.

La dernière relecture était presque accessoire : sur liseuse pour faire tout comme, lentement et à cheval sur les parties pour avoir une bonne vision d'ensemble. Quasiment aucune modification, sinon des petits ajustements de typographie pure (sauts de lignes, essentiellement), quelques remplacements d'un mot pour un autre. Tout au plus trois ou quatre phrases supprimées (dont la dernière). Rien de bien méchant. Fallait juste s'assurer que c'était bon, juste vérifier une dernière fois au cas où. Désormais c'est chose faite.

La période de corrections & relectures en réalité a commencé début juin, après avoir terminé la partie écriture de la partie 4, la dernière. Entre cette date et aujourd'hui, 18 000 signes ont sauté, parce qu'il fallait, ramenant le poids total du truc à 300 000 signes environ. 5% du texte a donc été charcuté pour un meilleur impact, pour densifier la trame. J'en suis très satisfait. Enfin satisfait.

Je ne pense plus modifier quoi que soit, mais attendons de voir les retours des bêta lecteurs à qui j'ai envoyé ou vais envoyer le texte. Ensuite ce sera déjà hors de mes mains.

mardi 7 septembre 2010

Potable #5

À quoi je joue, exactement, je saurais même pas dire. Si j'ai repris samedi le fil du texte en reprenant depuis le début c'était surtout pour

1) fragmenter le début pour mieux propulser le bonhomme (c'est bon, c'est fait) et
2) désépaissir le texte, comme chez coiffeur, en fait, sauf qu'à la place des cheveux, ben c'est des mots.

Et boom, repartir pour un tour, relire encore toute la partie 1 et m'arrêter tous les trois mots en sachant bien que c'est supportable mais pas vraiment aussi nickel qu'on l'aurait espéré. J'aurais voulu que ce soit parfait, terminé cette semaine et ne plus y revenir. Et quand je relis j'ai encore cet arrière-goût qui me pourrit la gorge : je sais au fond que le truc se tient mais c'est pas aussi abouti que ce que j'aurais voulu. Pourtant je sais pertinemment que toutes les corrections que je fais sont invisibles : susceptibles, d'ailleurs, d'être défaites à la prochaine lecture, parce que c'est accessoire. Parce que changer un mot ou un autre ne changera pas fondamentalement la nature du texte. Et parce qu'il faut j'apprenne à lâcher le truc, à dire : ok, c'est bon, c'est terminé. Et le faire lire à d'autres. Mais je m'enferme toujours dans cette idée d'une « dernière relecture, juste au cas où ». Au cas où quoi, ça, j'en sais rien, mais c'est pas grave. C'est d'autant plus pénible que seule la partie 1 me donne cette impression là. En relisant la partie 4, la semaine dernière et celle d'avant, j'étais persuadé d'être au bout du bout d'un processus vieux de quatre ans. Et d'avoir surtout porté mon écriture au bout d'elle-même (au bout de ce projet là, s'entend).

CDTsept.png

Avec les archives que j'ai, je me dis, c'est à dire un fichier séparé correspondant à une séance de travail (soit grosso modo 500Mo de fichiers textes éparpillés), je pourrais aisément monter une installation qui montrerait plan par plan, fichier par fichier, séance après séance, l'évolution du texte, la prolifération des mots et, passé un cap donné au milieu du projet, qui correspondrait sans doute au troisième jet merdique produit fin 2007, une régression du texte, progressive et continue, jusqu'à ce que l'inévitable survienne, c'est à dire la suppression pure et simple, jour après jour, du texte entier. Peut-être qu'au bout du bout il resterait une phrase, un bouquet de phrases, ou quelques syllabes, des abréviations, un tweet, et puis pfffiout, plus rien, plus rien du tout, le silence une bonne fois pour toute : le-si-len-ce.

(Mais cette semaine je finirais, quand même et malgré tout.)

lundi 30 août 2010

Chute

Chute issue de Coup de tête partie 4, de celle qu'il faut couper pour pas enterrer le texte sous des monceaux de certitudes, sous des trop plein de cohérence. Je crois aussi (surtout) que ma lecture du Fond du ciel (comme Hilsenrath au mois de juin, comme Spanbauer l'étincelle) est arrivée au bon moment.
Nil, je pense.
Nil sait mieux que personne comment, putain, on fait ici pour pas crever. Comment, aussi, faut disparaître. Comment reprendre (mais à l'envers) le fil du temps. Le fil rouillé comme un rasoir qui s'appelle aussi la mémoire, je crois.

mercredi 25 août 2010

Nickel #3


Je suis pas surpris de savoir que si je le voulais : si je le voulais vraiment : je pourrais clore Coup de tête avant la fin de cette semaine. Bien sûr que je le sais. Bien sûr que je fais durer.

J'ai procédé hier à un découpage brutal du texte : c'est à dire que j'y ai glissé des pages blanches pour faire respirer un peu les phrases. Au fond j'ai fait qu'appliquer à l'ensemble du livre la fragmentation narrative mise en place pour la partie 4. À présent (j'espère) tout est plus équilibré, plus vrai, plus cohérent.

J'ai relu aujourd'hui l'intégralité de la partie 3, vraisemblablement bouclée. Quand je dis relu je veux dire lu : lu à voix haute. Pour voir si le texte suivait et si la gorge s'écorchait pas, parfois, sur des caillasses oubliées. C'est le cas (un peu), c'est corrigé. Le fichier d'enregistrement de cette lecture dure près d'une heure : une heure entière : j'aurais pas cru. Je pensais pas non plus en ressortir épuisé, tabassé par mon souffle, que je n'ai plus. À un moment dans la partie 3 le narrateur dit : «  la tête propulsée dans l'ailleurs de l'en haut : ça tangue ». Vraiment je pensais pas.

Derrière la partie 4 qui reste encore à relire (ensuite l'ensemble, réuni, et faire comme si c'était le livre d'un autre), étant la plus jeune, il est probable qu'elle ait droit à plus de corrections. Alors bien sûr que je pourrais finir cette semaine, faut plutôt se demander si j'en ai juste envie.

Comme je l'expliquais à H. avant hier : au fond, ces trucs, ces corrections que je fais, c'est juste des broutilles, rien pour changer véritablement le fondement, le corps, du texte. Alors autant y aller, finir, faire ça au mieux, et puis tout clore, comme si c'était le livre d'un autre, et passer vite vite à autre chose, complètement autre. Et tant pis si ça m'emmerde d'avoir à l'envoyer à droite, à gauche, et refaire le même cirque encore une fois.

vendredi 20 août 2010

Dernier jour

Dernière entrée Prudhommes.rtf, j'écris : J-0 = Jour J. J'en viens. J'ai fermé la porte du taf. Rendu mes clés, mon badge. Repars avec peu de bribes de mon passage ici : un post-it détaillant les lignes directes de chacun (et leurs noms), un mug offert par le chef many months ago, des stylos tatoués au logo de la boite. J'ai pas vraiment l'impression de jamais revenir. Plus tard, back home, constater que mes accès mails ont disparu : là que je comprends vraiment que j'y suis plus. La dernière entrée Prudhommes.rtf sera pas la dernière. Je poursuis le truc encore un peu. Jusqu'où, encore, je sais pas. Aux prudhommes, je crois (je sais), je n'irai pas. Mais le fichier, lui, ouais, reste. Peut-être, au bout, une fois la boite broyée, foutue, en faire quelque chose, en faire quelque chose de bien, quelque chose de mieux, au fond, que ce qu'il s'est réellement passé, passé depuis deux mois que ça dure, et que ça ose durer.

mardi 10 août 2010

Accident de personne approche

inderditde.JPG Accident de personne est un projet minuscule de longue haleine. Initialement j'envisageais une mise en ligne pour septembre 2009. Cette prévision a glissé, on pourra sans doute la reporter, finalement, un an plus tard, c'est à dire bientôt.

J'avais dans l'idée qu'il me fallait une centaine de fragments pour pouvoir commencer à travailler la sélection, l'épuration et la réécriture. Plus de six mois après l'avoir imaginé, je me retrouve avec quasiment le double de fragments, à savoir 186.

Je sais comment les choses vont évoluer : il faudra à un moment donné marquer un point final aux prises de notes sauvages telles qu'elles sont exercées depuis une quinzaine de mois : ce point final viendra le 20 août, terme de ma dernière semaine de boulot. Au-delà de cette date la pratique des transports en commun ne sera plus quotidienne et le train me sortira de la tête, fort logiquement. Ensuite j'écumerai les fragments actuels pour n'en garder que 150 ou quelque chose comme ça (c'est déjà 50 de plus que prévu initialement). La publication étant prévue à rythme régulier sur Twitter, ça me permettrait de publier sur un mois cinq fragments par jour, et c'est un bon chiffre. La mise en ligne devrait donc pouvoir être effectuée en septembre-octobre, d'autant plus que ce travail ne m'empêchera pas de poursuivre Coup de tête en parallèle.

J'ai aussi prévu d'y intégrer une série d'interviews croisées de suicidés ratés, elle traversera le texte. Une seule question : pourquoi la mort ? Ensuite les suicidés répondent. Ce serait sympa de disperser ces échanges au fil des fragments, peut-être les concentrer sur un jour dans la semaine, à voir.
Quelques exemples :

#156
Q: Pourquoi la mort ? / R: car quand ils se marrent c'est moi qu'ils matent / Q: qui ils ? / R: trop

#170
Q: Pourquoi la mort ? / R: car plus j'essaye, moins ça marche

#176
Q: Pourquoi la mort ? / R: pour m'y tremper la tête
Avant d'aborder cette mise en ligne, il me manquait également la possibilité de pré-enregistrer mes twitts, afin d'organiser à l'avance et à heure fixe la publication des fragments. Depuis, le problème a été résolu, puisque TweetDeck offre cette fonctionnalité. Le seul bémol avec cette méthode, et H. a raison de me le faire remarquer, c'est que je ne suis pas du tout au cœur du processus, je perds en spontanéité, avec un texte qui aura mis plusieurs mois et plusieurs phases d'écriture pour arriver à maturation. Quelque part, comme projet Twitter, c'est presque un contresens. Mais admettons.

Restera ensuite à vendre le truc et s'assurer qu'il sera lu et suivi. C'est bien ce qui m'emmerde le plus mais faudra faire, faudra même mieux que faire. Je sais pas encore si j'ouvrirai une page Facebook à part, c'est à voir. L'idéal, c'est que ces fragments-suicides soient retwittés un max afin que le texte circule. Alors pour ça faudra que ce soit nickel et que la « promo » soit bien faite.

mercredi 28 juillet 2010

Cache

Lorsque lundi le disque dur, précédemment crashé, ensuite extrait du MacBook et placé dans un boitier vierge, a décidé d'allumer ses loupiottes DATA et est apparu sur le MacBook de H. prêté pour l'occasion, les fichiers copiés de suite en priorité ont été les suivants (dans leur ordre d'importance) :

- 550 pages de journal quotidien non mis en ligne
- le fichier Livre des peurs primaires comprenant la totalité des 171 fragments écrits jusqu'à ce jour, y compris les 30 encore non mis en ligne
- le fichier Accident de personne reprenant les 130 fragments écrits jusqu'à ce jour, également éparpillés dans mes iPod / iPhone respectifs
- le fichier Prudhommes.rtf qui me servira vendredi a récapituler la procédure actuelle lors de mon entretien préalable a un licenciement 
- la dernière version de Coup de tête intitulée 18-07-10 (all) 3 qui contient les dernières corrections du texte

Depuis lundi : je respire. Depuis lundi : je fais des sauvegardes.

dimanche 18 juillet 2010

Nickel #2

J'ai trois jours de retard sur mon planning mental : autant dire que je suis dans les temps (ou presque). Je m'étais fixé le 15 pour clore les relectures de la partie 2 (Coup de tête) et je termine ce matin. Je suis donc dans les temps (ou presque).

La partie 2 était facile, je le savais avant de reprendre. Mises à part quelques virgules je n'ai pas touché grand chose. J'ai supprimé un peu (bien sûr), j'ai épuré encore le nombre de caractères récalcitrants, mais c'était clair déjà, c'était bien mis. J'ai juste un peu coupé ce qui dépassait derrière. Le prochain objectif, c'est fin juillet : la partie 3, elle aussi quasiment terminée. Je relirai quand même, pour être sûr.

En parallèle progresse la mise en page du site fantôme destiné à remplacer Omega Blue. J'ai changé le titre de la catégorie Journal, comme prévu, en Journal, etc. ou Journal (est une pulsion, etc.), ce qui revient au même. Dans la version compilation de mes journaux, journaux parallèles, journaux fictifs et journaux bis qui couvrent la période 2006 – 2008, le titre choisi devrait être le suivant : Fuir (journal, etc. 2006 – 2008).

samedi 10 juillet 2010

Qu'est-ce qu'un logement. 66

q.gifEncore évolutif, le texte enfle : j'ai l'impression qu'ils enflent tous (ceux dont la méthode de composition choisie est le fragment, toujours). Parce que la question des murs je me la pose encore, parce que les murs je les traverse encore et les lâcherai jamais. Aujourd'hui le fragment 66 est une particule détachable, un trait d'union possible entre Qu'est-ce qu'un logement. et Prudhommes.rtf qui ne verra jamais le jour.
66

J'ouvre les yeux sur des murs pourtant toujours présents mais que je découvre. Des ombres et des paupières entre deux. Désormais seul dans cet espace connu par coeur je me demande encore s'il est mien, s'il m'a apprivoisé (ou bien l'inverse). Je regarde partout dans la pièce, même dans les coins, mais ne trouve pas la réponse. J'écoute sans croire et elle refuse d'y être.

Je me souviens d'une nuit passée entre ces murs : une nuit, une seule. Trop tard pour le dernier métro, trop tôt pour repartir. J'ai dormi trois heures dans un fauteuil en cuir. Est-ce qu'une nuit suffit à faire d'un lieu un lieu ? De transformer en murs les cloisons ? Est-ce qu'un lieu où on souffle, un lieu où on souffre, un lieu où ennuie, c'est pas aussi un lieu où on vit quand même ? Je regarde partout dans la pièce, même dans le coins, mais ne trouve pas la réponse.

dimanche 27 juin 2010

Nickel

De potable atteindre nickel : visiblement deux semaines sont nécessaires. La partie 1 de Coup de tête est enfin bonne pour la casse : pour l'impression. J'ai terminé ce qu'il fallait terminer avant fin juin. Suis dans les temps. Ai même fait lire à H. les passages qui accrochaient encore et j'ai trouvé ce que j'y cherchais : la certitude qu'à part peut-être deux/trois virgules y aura plus rien à modifier.

nickel.png

Les derniers doutes portaient notamment sur l'incipit : le vrai : hors prologue. Comment bien propulser le bonhomme ? Il a fallu pour ça s'arracher les cheveux et changer un mot à la fois par petites touches. Les dernières étapes de transition, entre le week-end dernier et ce week-end, sont les suivantes :
1 - Parler de Jour J maintenant, c'est n'avoir rien compris à la chronologie, c'est croire qu'on peut fermer la porte et la retenir dans le même mouvement. Alors je sors le dos en sueur, déjà, et sueur idem, depuis deux ans qu'elle coule.

2 - Parler de Jour J maintenant, c'est n'avoir rien compris à la chronologie, c'est croire qu'on peut fermer la porte et la retenir dans le même| Je pète la porte sans la claquer, avale les marches brûlantes, évite l'ascenseur. Je sors le dos en sueur, déjà, et sueur idem, depuis deux ans qu'elle coule.

3 - Parler de Jour J maintenant, c'est n'avoir rien compris à la chronologie, c'est croire qu'on peut| Péter la porte sans la claquer, avaler les marches brûlantes, éviter l'ascenseur : je sors le dos en sueur, déjà, et sueur idem, depuis deux ans qu'elle coule.
Alors ce qu'on garde c'est l'infinitif. Comme ça que le texte part mieux, comme ça qu'on sent que le truc se propage bien. Après le mouvement est donné et le reste peut suivre.

La chaleur du texte d'ailleurs sort de l'écran pour peser lourd au dernier étage : mis à part les échos saturés de RNB de masse du voisin d'en face (on contre en mettant plein pot par la fenêtre La reine de la nuit version Florence Foster Jenkins) on n'entend plus que les vibrations des ventilos (tous : les vrais et ceux des ordis qui crachotent). Chaleur qui me ferait presque oublier qu'hier H. m'explique que Fuites chroniques comme titre du prochain blog ça passe moyen : paraîtrait que ça évoquerait plutôt des fuites urinaires ! Genre beaucoup ?, je lui demande. Genre beaucoup, il répond. Genre pire que Les gouttes de Dieu ?, je lui demande. Genre presque, il répond. Depuis je ne pense qu'à ça en voyant le titre. Serai sûrement bien obliger de le changer, sans doute en Journal, etc., plus sobre. On n'en est pas encore là mais ce serait bien que le blog soit prêt avant la fin de Coup de tête.

Cette semaine j'attaquerai la partie 2, et je sais qu'il y a peu à reprendre, rafraîchir les dialogues, couper un peu dans le ventre-mou sûrement, ça devrait aller vite.

samedi 19 juin 2010

Potable #4

Contrairement aux espérances d'hier, non seulement j'ai rien corrigé de ce que j'aurais dû, mais j'ai en plus créé de nouveaux problèmes, de nouvelles saloperies qui collent plus, alors j'ai mal à la gorge et je perds bien mon temps.

vendredi 18 juin 2010

Potable #3

Le problème c'est que ça l'est pas (potable), que c'est encore mal greffé, cicatrices visibles. C'est (aussi) le problème des lectures partielles sur liseuse : en passant au format livre, on s'attend forcément (plus ou moins consciemment d'ailleurs) à être enfin convaincu. C'est bon, on se dirait, lecture nickelle, on se dirait, on touche plus rien et on y va. Et justement parce que ces pensées là viennent pas ou peinent à venir on grince un peu.

Le point positif, c'est que je sais encore exactement ce qui tourne pas rond, ce qu'il faut changer et même comment. Le point négatif c'est que des trucs à changer y en aurait encore beaucoup. Et que c'est que la partie 1, que derrière elle y en a trois autres. 

Réponse bien simple à apporter : neuf pages en moins c'était trop peu, faudrait encore en couper deux ou trois pour tendre mieux que ça le texte. Désengorger le debut, trop long, trancher aussi la question du prologue (garder ou pas ?). Derrière et hors de ça c'est des histoires de dialogues à affiner encore, des passages précis qui seraient trop mous : des détails.

Alors pour pas encore prendre un an, six mois dans la vue, je fixe au pif des dates butoires. J'ai relu dans le train cette semaine. Réécrit deux fois en rentrant du boulot, dont une hier avant le grand matche. Le point de fuite maintenant m'amène fin du weekend : terminer une autre version de la partie 1 dimanche pour lire encore pendant la semaine et corriger. L'autre deadline ce serait 31 aout. Finir le truc une bonne fois pour toute à cette date là. Finir,finir, finir : plus que ce mot là à la tête maintenant.  

lundi 14 juin 2010

Potable #2

Ce que j'ai pas dit hier, mais qui aurait pu sortir, c'est que Coup de tête au fond doit bien rester tendu sec et pas perdre en intensité. Plus important bien sûr que des histoires de dialogue ou des bouts de phrase qu'on ampute. Pour ça aussi qu'il a fallu casser net dans ces neuf pages, pas forcément plus mauvaises que d'autres (un peu quand même), pas forcément plus à côté de la plaque que le reste (un peu quand même) mais parce que ça détendait le fil du récit. Alors pour garder la tension faut juste jeter ce qui va distraire, et même ce qu'on aimerait garder parce qu'on aime bien, surtout ce qu'on aimerait garder parce qu'on aime bien : parce qu'on sait bien que le vrai truc est ailleurs.

dimanche 13 juin 2010

Potable

Relire encore Coup de tête (toujours), finir la première partie, c'était l'objectif du week-end, plus ou moins respecté. Disons que j'ai atteint ce soir une « version potable », bonne base de travail pour terminer, sans doute, plus tard. Mais la partie 1 nécessitait beaucoup de passages, alors retour aux fondamentaux, c'est à dire une technique qui a fait ses preuves : premier passage, surligner tout ce qui colle pas et deuxième passage le corriger, le réécrire. C'est tout. Dix rotations dans la journée. Souvent les phrases qui accrochent sont celles qui sont réécrites à chaque rotation. Signe que ça sert d'insister. Signe qu'on comprend ce qu'on fait et où ça bloque.

potable2.png

Décision prise également : supprimer tous les tirets de dialogue, intégrer la parole au texte, détail qui collait pas et que je sentais depuis des mois sans vraiment comprendre comment mettre le doigt dessus. La lecture de Fuck America, malgré tout, m'a apporté ce regard neuf sur les dialogues, ce qui me manquait pour les dépoussiérer sans copier/coller pour autant.

potable1.jpg

Et pas se fier à l'arrière-goût maussade qui traîne encore quand on n'a pas le texte sous les yeux : savoir que cette impression est pas loin d'être fausse, que c'est pas un point de vue honnête. Alors on va reprendre encore les rotations pour hisser la partie 1 au niveau des autres, faire un tout homogène. J'expliquais il y a quelques jours qu'une dizaine de pages devait être coupée pour que la partie 1 fonctionne et je suis pas loin du compte : neuf pages ont sauté depuis début mai.

dimanche 23 mai 2010

CLX & CdT 1

Vu N. hier, fait beau, un verre, parlé un peu des trucs qu'on s'est pas dits depuis trois mois qu'on s'est pas vus. Me demande comment avance Coup de tête, si tout est terminé, lui réponds que c'est en cours, qu'il ne devrait plus rester que trois ou quatre mois de travail avant de tout boucler. Ça fait trois ans qu'il reste plus que quelques mois de travail, je précise, alors points de suspension. Il m'explique aussi qu'il comprend rien aux trucs que je balance en ligne, si c'est vrai, si c'est pas vrai, prenant exemple entre autres mon récent passage aux urgences psychiatriques évoqué sur Twitter. Je lui réponds que je comprends pas, que rien n'est faux dans mes notes et que jamais je ne me permettrais de balancer de la fiction dans mon Journal. Qu'on se comprenne. J'ai une éthique. Qu'on puisse croire que c'est faux, vraiment, est une sorte de peur primaire en soit. D'ailleurs le Livre des peurs primaires est toujours en pleine expansion, qu'on se le dise, et signalons au passage la chronique récente de Christine Jeanney sur le sujet, merci pour son retour. Plus tard passage à la F.N.A.C. pour achat divers. Si nous étions momentanément transposé dans le Journal d'Andy Warhol je devrais écrire que achat de Nada et du Journal de Manchette, Le troisième reich de Bolaño et DVD Un jour sans fin & La belle personne = 95€. Larbaud pas encore terminé j'achète déjà un nouveau journal car c'est plus fort que moi : et la première page lue en rentrant dans le RER me donne raison : et Manchette n'a alors que 24 ans : dommage que la couverture soit abimée, m'en suis rendu compte après coup. Je reverrai sans doute N. prochainement. D'ici là retour prévu Sainté du 2 au 6 juin, dans deux semaines, billets payés ce jour.



Ce matin reprise Coup de tête partie 1, premier jour repris aux trois quart, je m'attaque maintenant au deuxième, le but premier étant de dynamiser (dynamiter) le dialogue qui sert à présenter le personnage de Nil. L'idéal, je me suis dit en mettant les mains dans le cambouis des mots, ce serait encore de ne faire parler Nil qu'au discours direct et le narrateur qu'au discours indirect & indirect libre mais ce n'est pas vraiment faisable et ce serait (trop) systématique.
- T'es sourd ?, il me gueule. Je te dis que c'est le jeudi ! Est-ce qu'on est jeudi ?
Je lui dis ben non. C'est ma voix qui parle à ma place.
- Non !
Etc.

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