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dimanche 30 novembre 2008

Variations histaminiques

J'ai deux idées de texte court à soumettre au PJEF d'ici février prochain. La première est issue d'un rêve sur Beauregard, sorte de déambulation de travestis dans les rues nocturnes de Careysall. La seconde directement déviée des soixante-cinq pages préparatoires pour Cette mort. La narratrice est la même, avant ou après (il est plus probable que ce soit avant, mais sait-on jamais) les évènements de Cette mort. La narratrice, dont on ignore le nom et ça n'a pas d'importance, perd la mémoire, celle-ci s'efface de l'envers de son crâne. Elle revient à Careysall pour y dérober un crâne, justement, dans le but de reprendre des recherches vieilles de plusieurs années. Elle s'égare en chemin dans une chambre d'hôtel en compagnie d'un Amaury de passage (peut-être ou peut-être pas prostitué, ce ne sera probablement pas précisé).

De là, deux possibilités, l'espace de la nouvelle ne pouvant pas s'étendre à deux moments déterminés : se focaliser sur l'instant où la narratrice s'endort, le corps du jeune à ses côtés, ses certitudes de perte de mémoire à venir portées dans sa chair et une seringue prise d'histamine enfoncée sous la peau pour le lendemain (pour aller contre sa mémoire diffuse, elle se marque le corps piqûres et blessures, dans l'espoir d'y fixer là des souvenirs bruts). Ou bien (deuxième solution), s'intéresser au matin suivant, la narratrice s'éveillant dans une chambre qu'elle ne connaît pas, aux côtés d'un corps qu'elle pense lui être nuisible puisque résolument étranger, sa piqûre bombées prise au creux du coude qui la démange, des images aléatoires rattachées mais illisibles sur sa peau, et ses carnets brouillons qu'elle parvient mal à relire, confuse par le flou du matin. Deux moments différents, l'un envers de l'autre, l'un sérénité tacite doublé des peurs du lendemain et l'autre panique physique de l'incertitude d'hier.

J'ai déjà le titre (contrainte du mot unique répétée). La nouvelle s'appellera Histamine (singulier ou pluriel, je n'ai pas encore tranché), tout simplement. Reste une décision à prendre pour ne garder qu'une seule de ces deux variations. L'option nocturne serait probablement plus simple à écrire, mais nécessairement moins intéressante, sans doute, puisque trop calme, sereine, diluée ; et inversement pour la piste matinale, peut-être trop chaotique et difficile à tenir en focalisation interne + présent dans un texte court comme celui-là. Une seule certitude : je n'écrirai pas les deux à la suite, cette perspective me ferait perdre tout ce que je n'aurais pas coupé, l'intérêt de ces textes là se trouvant précisément dans ce qui n'est pas écrit.
Après quelques heures de réflexion, c'est tout de même la première option qui me séduit le mieux, puisqu'elle seule me permettrait d'instaurer une ambiance et non une série d'évènements, une atmosphère plutôt qu'une mini-intrigue. Ça tombe bien, puisque c'est exactement le genre de choses que l'on me reproche pour ce type de concours de nouvelles. A voir, donc ; l'important étant, de toute façon, de pouvoir faire en sorte que ces soixante-cinq pages préparatoires plus ou moins abandonnés puissent accoucher d'une petite dizaine de pages fixées, calibrées, pertinentes, histoire de sauver ce qui peut l'être.

A l'époque de Cette mort, rapidement rebaptisé Sous l'ecchymose, le récit débutait comme suit :
1

Le passé n'a pas d'encre, les mots sont toujours faux. Mes notes, comme la mémoire elle-même, échouent à retranscrire la réalité de ces jours. Certitude. Cela m'est resté.

lundi 24 novembre 2008

Nouvelles du front

...je termine aujourd'hui, comme convenu intérieurement, l'écriture, la réécriture et les relectures de Melliphage ; moins de cinq pages à présent prêtes à être lues ; puis l'envoyer dans la foulée, et, comme toujours, l'oublier, l'oublier vite ; idem pour Martyr plastique, ma version monologuée peu convaincante pour le concours homophobie ; aucun espoir là-dessus : je n'ai pas su être positif, et puis j'ai envoyé un jet zéro ; Coup de tête, toujours en cours, continue de progresser à son rythme ; les première et deuxième partie, à deux stades différents, sont bientôt terminées ; s'en suivra alors deux autres projets de textes courts type Careysall à envoyer pour un concours début 2009, je devrais avoir le temps ; je détournerai pour l'un d'eux le travail effectué sur Cette mort l'année dernière ; que cela serve au moins à quelque chose ; que ces soixante et quelques pages ne s'enterrent pas en vain entre les redondances cycliques de mon disque dur ; le but étant bien sûr de m'appuyer sur et non de copier/coller ; retour sur Melliphage (11610 caractères) et l'impression que cette phrase : sa veste accrochée au corps comme un mauvais costume de carnaval en toc, je l'ai déjà écrite quelque part, mais incapable de retrouver où ; pas dans Cette vie, toujours, je viens de vérifier ; peu importe, c'est terminé aujourd'hui, point final et tout et tout, même si, j'en suis sûr, à imaginer qu'on me laverait le cerveau ce soir et que je devais lire ce même texte demain sans savoir qu'il est de moi, je suis persuadé que mes impressions seraient : trop long, trop lourd, trop d'adjectifs...

mercredi 2 avril 2008

S'y remettre

Ces dernières semaines m'ont éloigné de la fiction. Ces dernières semaines parfois sont devenues ces derniers mois. Alors je dois m'y replonger, m'y recoller, m'y remettre. Qu'une nouvelle aussi exigeante et tordue que Scapulaire traîne depuis fin décembre, ce n'est pas normal. Sur ma deadline officielle de fin avril j'en emboîte une nouvelle : samedi. Je dois terminer Scapulaire pour samedi, dernier délais. Ensuite : impression, réimpression, copies. Envoie. Et oublie, pour quelque temps. Idem pour Ochracé d'ailleurs. Idem pour ces choses là. Les envoyer, les oublier, tourner la page, se remettre à autre chose, voilà comment cela fonctionne. « Autre chose », c'est bien sûr le manuscrit de Coup de tête à relire, à corriger, à reprendre et puis Cette mort (qui a enfin trouvé son propre nom mais que je tais volontiers entre ces pages) à poursuivre du bout des doigts seulement, parce qu'à dire vrai je ne saurais pas comment l'écrire autrement.

Se remettre à lire, également. Mes collégiens-citrouilles m'ont bouffé trop de temps, d'énergie, j'ai pris du retard, Violette Leduc s'est impatientée, Carson McCullers m'est presque passée au travers. Alors je reprends avec ce dont je suis déjà sûr d'adorer. Je le savais avant même d'ouvrir l'un de ses livres. On sait ces trucs là. C'est un roman qui s'appelle Les jardins de Kensington, je l'avais commandé chez André quand j'y travaillais encore, je l'ai payé plein pot avec une partie de ma paye, c'est un roman écrit par ce Rodrigo Fresan dont je ne pense que du bien. Le début est âpre, les phrases sont un peu sèches, pourtant il y a un peu de Martin Mantra dans cette écriture là. J'aime. J'ai pensé à transmettre la référence à Fanny, parce que c'est un roman sur James Matthew Barrie, le père de Peter Pan, et sur Peter Pan lui-même, d'ailleurs. Mais en réalité, c'est une fiction tout ce qu'il y a de plus fictionnisée. Une fiction sur la fiction. J'en écrirai avec plaisirs quelques extraits, une chroniques, des adjectifs mélioratifs, des conclusions définitives, ce genre de chose. Très bientôt.

Ces premières pages de Kensington ont rappelé à moi ces quelques idées que j'avais eu il y a plusieurs mois (plus d'un an et demi peut-être, voire d'avantage, c'est possible), c'était un roman court, resté en terre, en tête, qui s'appelait Couleurs !. C'était une idée de récit pour enfants. Je dis pour enfants, en réalité je pense : pour tous. C'était très doux et calme dans ma tête. Je l'aimais bien. Mais comme nous étions en cours d'année, en cours d'autre projet, très probablement, également, je n'ai pas osé m'y atteler. Ou plutôt si, j'en ai écrit une ou deux pages avant de me raviser, de reporter, de le laisser en germes, en terre. J'y repense à présent parce que Les jardins de Kensington s'y prêtent volontiers. Je me dis que je devrais y repenser, récupérer des J'aime lire et des Je bouquine qui traînent quelque part dans le garage, à la maison, pour voir comment ça s'articule. Lire des contes. Lire ces récits que tout le monde connaît que je ne connais pas. Et un jour me lancer là-bas dedans et écrire dans ces couleurs là. Pas maintenant, bien sûr, mais un jour. Je m'y risquerai. Je m'y mettrai.

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Ajout du 6 avril 2008

J'ai traversé mes deux fichiers d'archive collés au dos de la pochète du dossier
Couleurs ! (les deux documents portent respectivement les dates du 19 et du 25 novembre 2006). Le texte n'est pas bon, qu'on ne perde pas de temps là dessus. D'ailleurs le texte n'a rien d'un roman pour tous. C'est pour cette raison que je ne m'étais pas acharné à l'époque. Je n'ai pas eu le courage. J'ai lâché de suite, par peur de saborder mon idée. J'ai préféré la laisser en sommeil, quelque part, peu importe où.

Quoi qu'il en soit tout n'était pas à jeter dans cette version primaire. De ces trois pages à peine, je ne garderais que la première ligne, la première phrase. Aujourd'hui encore je la relis avec plaisir. Aujourd'hui encore je me rends compte que cette accroche là est la bonne. S'il y a bien une seule chose à ne pas balancer par dessus bord, c'est bien ça, outre le prénom erroné de l'héroïne. C'est bien ça.

Il y avait cette statue que Clarita aimait avoir honte de regarder.

vendredi 7 mars 2008

4h : pleuvent les rêves

Quatre heures du mat', horaire propice à l'écriture des rêves. C'est comme ça que le squelette de « Cette vie » s'est imposé, je l'ai déjà répété ici un certain nombre de fois. Hier, c'est comme ça qu'une autre idée a germé. Réveillé à quatre heures, donc. Levé à quatre heures quinze et à quatre heures dix-sept (tout ça est très précis, je suis très méticuleux, genre control freak tout ça) je me mets à l'écriture de ce rêve particulier qui m'a bien remué. Je m'arrête d'écrire quarante minutes et cinq pages plus tard (4h57), j'ai sur mon cahier bleu (anciennement vert) une nouvelle intrigue, un nouveau squelette, une nouvelle idée. Et même si je ne pourrais en réalité garder qu'une toute petite partie du rêve, et même si ça ne produirait qu'une nouvelle, rien de plus long, c'est un poil agaçant. Parce que, comme je le disais déjà il y a à peine deux semaines, je suis déjà plongé dans trente-six projets à la fois. Que ce n'est pas malin. Pas viable. Pas pro-du-ctif. Une nouvelle, un roman, une pseudo-novella en attente. Plus cet autre petite chose sur le net. C'est beaucoup beaucoup trop. Ce qui fait qu'en réalité je ne me concentre sur rien, je me disperse. Je m'étale. Je me perds.

Aujourd'hui, du coup, je me remets dans « Cette mort » (titre toujours très provisoire), histoire de me concentrer quelque part. Mais, comme souvent dans les fictions que j'esquisse, il s'agit d'un récit confus, obscure, emmêlé. Probablement incompréhensible ou si peu. Encore un truc franchement impubliable, à croire que je le ferais exprès, histoire d'avoir une excuse pour ces refus en vrac et en pagaille.
Et pourtant ce truc, « Cette mort », c'est un jeu, un parcours labyrinthique avec au bout, le sens caché de tout le bordel. Une histoire sans intrigue, une fiction éparpillée, qui ne veut sans doute rien dire, et pourtant je dois lui trouver une clé, un point de fuite, un sens. Affaire compliquée. Parce qu'à la base c'est un rêve, et un rêve parcellaire qui plus est. Alors sur la page, les mini-chapitres s'enchaînent, la narratrice se noie, parfois, dans ses propres incohérences. Je dois bien organiser la chose. Ne pas trop forcer les absurdités, les anachronismes, les amnésies. Je dois bien délier mon fil rouge, mieux que ça. Pour aller quelque part, ne pas me paumer en cours de route. Relire Truman Capote, également. Et puis surtout : comprendre avant de me laisser aveugler par tout ça. Dieu que c'est compliqué.

En environ deux semaines d'écriture légère : entre cinquante et soixante pages et un peu moins de cent mille signes. La moitié peut-être. En réalité je n'en ai pas la moindre idée.

mardi 26 février 2008

D #6 ~ Careysall

La série des descriptions se poursuit. Un texte entamé le 3 février dernier, terminé aujourd'hui. Fictif : l'univers que l'on retrouve en filigrane dans plusieurs de mes textes tels que Sablier, peut-être Décompte et Ochracé.

On entre par le canal. On glisse. Lentement la silhouette informe de la ville se dessine. Entre sable et suie. Choisis ton fardeau. Il dépend de la direction du vent. Si c'est un vent d'est, c'est une mer de suie qui déferle. Depuis le sud-ouest, le sable rouge et ocre des mines, des hauts-plateaux. La variance de couleurs dépend de l'orientation des rafales, de la composition des sables, de son intensité, des obstacles sur sa course.
On entre par le canal. On glisse. On pose le pied sur le ciment du port. Épingle étendue aux portes des usines, des manufactures, des chantiers maritimes. Dans l'air, l'arrière-goût de charbon. Les relents à demi-solide, presque. On traîne derrière soit des valises entière. On demande de l'aide, on ne connaît pas les lieux. On demande à un type. L'hôtel Arctique. S'il vous plaît.

L'hôtel Arctique, qu'il nous dit, c'est bien plus loin après l'avenue Hafen-sall, faut longer les docks un moment et puis revenir dans la direction du centre, pendant quelques mètres et puis chercher la petite Maritime-sall, de là on peut voir facilement la devanture de l'hôtel, pas bien grand, hein, mais suffisamment pour qu'on puisse l'apercevoir d'un peu loin. De là, le centre est à vingt minutes à peine, mais ça dépend ce qu'on entend par « centre », et ça dépend aussi ce qu'on entend par « à peine », parce que selon qu'on se traîne à pied jusque là-bas ou qu'on commande un taxi, c'est pas exactement la même chose. Bizarrement, peut-être bien que c'est à pied qu'on va le plus vite parce qu'à cette heure-ci du matin, les rues c'est un peu engorgé alors ça traîne, ça traîne... Pour ce qui est du centre, ça dépend bien d'où qu'on veut aller, et faut bien choisir ses heures parce qu'en début de matin comme ça avec les usines qui tournent à plein régime et le vent d'est à pleine barre, sûr qu'on peut se prendre des déferlantes de suie en plein la tronche et sûr que c'est pas bien agréable, surtout quand on connaît pas par ici. Si ça arrive, le conseil c'est de se cramer dans un bar le temps que ça passe et de surveiller un peu en zyeutant la fenêtre de temps en temps pour vérifier si ça se calme ou bien. En plus c'est tout bon pour la ville, ça fait vivre les bars du quartier, c'est bien, c'est bien. Les transports en commun, faut pas trop y compter, surtout aux heures de pointe, y a presque que dalle et pas deux jours de suite ça marche correct, alors... Si c'est pour zyeuter les grands grattes-ciel des grands quartier, faut prendre direction nord un moment et rebiffer à l'ouest passée Canada-sall, mais là c'est pas trop utile de décrire trop parce que les grandes tiges, on les voit depuis trois plombes à l'avance, alors... Si c'est pour contourner le centre, alors faut penser à tracer plein sud pour gagner les hauts-plateaux puis les pleines d'après avec les mines et tout, pas grand chose à voir là-bas, et puis gare aux jours de sable ou aux jours de souffre parce qu'alors on zyeute que dalle à trois gars et puis surtout ces coups de ventouse, ça te décoiffe la tête et ça rend aveugle parce que ça rentre dans les globes au niveau des yeux, vraiment, faut faire gaffe, c'est pas ce qu'il y a de plus agréable par ici. Si c'est pour aller tracker dans les pleines, aussi, y a des parcours à suivre des fois, parce qu'à l'aveugle comme ça, c'est pas une bonne idée, on peut se paumer facilement, y en a qui se sont déjà fait prendre. Pour la gare en revanche, c'est pas le sud qu'il faut attraper, c'est plutôt le nord en fait, même si en vrai y a la voie de chemin de fer qui traverse la ville de long en large, on peut pas la louper, sur les ponts, même si des fois elle se terre dans les tunnels, enfin, suffit de la remonter et on tombe facilement sur la gare après, je crois qu'elle est à hauteur de la BMM, la Bourse des Marchés Maritimes ça veut dire, la BMM c'est sur Berg-sall, je crois. Après les liaisons pour les autres villes, difficile de dire comme c'est fichu, dans ces quartiers c'est plutôt le bateau qu'on prend, hein. Voilà, qu'il nous dit, c'est bien clair ? C'est pour les concerts de l'autre Jodorov-machin qu'vous êtes là ? il demande aussi.

On trouve que l'odeur du type ressemble à celle des œufs pochés.

mercredi 20 février 2008

Écrire 36 trucs en même temps, c'est une connerie...

...mais ça m'empêche pas de le faire quand même et en toute connaissance de cause en plus.

Pourtant, ces temps-ci, j'écrivais pas. Y arrivait pas. Sauf qu'entre temps j'ai eu une idée qui a chamboulé tout ça. Un second volet pour « Cette vie », en fait. Non, ce n'est pas exact. Le second volet d'un dyptique dont « Cette vie » serait le premier. Voilà, c'est plutôt comme ça que ça se présente. Du coup, comme c'est un projet-miroir, temporairement, je lui ai donné le nom de « Cette mort », bien conscient de la nullité de la chose. Le point positif, c'est que je n'ai pas à me creuser pour trouver un titre (provisoire ou non) à présent.

« Cette vie » provient d'un rêve que j'ai intégralement recopié à quatre heures du mat', ça je l'ai déjà dit. « Cette mort », c'est également un rêve. Un rêve fuyant, car lui, je ne l'ai pas écrit au réveil. Un rêve fuyant dont j'ai oublié les trois quarts. « Cette mort », c'est un récit sur la mémoire, sur le temps, et, comme « Cette vie » d'ailleurs, sur la fiction.
J'ai commencé la rédaction de la chose hier dans la soirée. Ai poursuivi aujourd'hui. Sauf que quelque chose cloche, ça ne fonctionne pas vraiment. Sans doute devrais-je recommencer. Non. Sans doute devrais-je préparer un minimum le terrain, pour une fois. Il faudrait que je planifie un minimum, d'autant plus que la chronologie est complexe. Il faudrait que je sache dans quoi je me lance. Et ce n'est pas gagné.

En attendant : « Scapulaire » et surtout « Coup de tête » restent au repos. Chaque chose en son temps.

Pour la suite, je ne sais pas trop. Il faudrait que je repense la chose. Que je la clarifie. Que je la rumine. Pour l'heure, ces dix premières pages esquissées entre hier et aujourd'hui me serviront peut-être, qui sait. J'en ai aussi trouvé l'épigraphe (André Breton, toujours) : une citation tirée cette fois de Poisson Soluble.
L'écho présent est celui des larmes, et de la
beauté propre aux aventures illisibles, aux
rêves tronqués. Nous arrivons à destination.