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mercredi 24 juin 2009

Farewell Blues

Pas n'importe quel toon...
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samedi 6 juin 2009

Often out

Combien de vols AF447 disparus dans ce maelström là et combien en sont revenus ?


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samedi 25 avril 2009

En technicolor

Découverte de Starmania en différé de trente ans (mieux vaut tard). Dehors le soleil recouvre, et c'est plutôt fatigué d'être fatigué qui domine comme statut intérieur. Depuis l'écho des enceintes intégrées : Les adieux d'un sex symbol.



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mardi 24 mars 2009

Des kilomètres de vie en rose

J'ai bien peur que ces cieux-là soient fictifs, il a fait, aujourd'hui, un temps carrément dégueulasse (dédicacé à deux V. différent(e)s, l'un n'adorant pas particulièrement cette chanson, l'autre n'adorant pas particulièrement les couchers de soleil).

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jeudi 5 mars 2009

From Vegas to nowhere

J'ai essayé de tout teindre en jaune, de truquer les couleurs de ce soir mais ça n'a rien donné...


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samedi 24 janvier 2009

Water traveler

Et plus tard ce soir là, revoir Titanic, pour la première fois depuis mes douze ans, lors de sa sortie en salle. (Virginie, si tu me lis...)


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mardi 13 janvier 2009

Sashimi

...deux aubes de suite (six heures trente-trois moins dix, c'est l'aube) le brouillard se lève sur un ciel-hématome, et le temps de descendre et de traverser un bout d'Essonne derrière vitres-buées, le voir virer rose, devenu cieux-sashimi arrivé Paris, saturés crus au dessus de Beaubourg, derrière mon épaule ; tous les matins même heure, je croise ce regard errant perdu derrière moi, qui me tend le numéro actuel de Macadam (ce mois-ci Souchon en une), même posture, même tenue, même chapeau, juste devant les portes avant place Carrée (les Halles), et moi de le dépasser sans rien dire (je finis de reboutonner mon manteau et change de chanson, dernière avant le boulot), chaque jour il est là, le matin, à la même heure : je me dis que chaque jour prendre une photo de lui, même distance, même angle, la masse de corps autour qui varie, la une de Macadam qui tourne selon les mois, son visage toujours le même, le même regard, je me dis que chaque jour prendre une photo de lui, oui, comme ça, ça aurait du sens, genre 17h34 à l'envers, avec inclus Macadam et chapeau ; aujourd'hui une voix dans le combiné-casque qui dit : le produit machin, y a marqué sur le site que c'est en rupture, vous en avez encore ? lui répondre que non, puis : ça veut dire que y en a plus ? voilà c'est ça, et : donc on peut pas commander ? tout à fait, tout à fait, et enfin : alors ça veut dire que je peux pas les avoir ? ; puis la voix d'un sourd, à qui il faut répéter plusieurs fois que c'est bien les prix TTC, TTC, les prix TTC, oui, tous les prix affichés sur le site sont en TTC, TTC, voilà voilà TTC, puis lui qui répond un : quittez pas, je vous amplifie, sans plus de succès dans l'échange ; je m'amuse avec le calendrier du blog : s'arranger pour que les jours colorés par les liens (jours où l'on poste) suivent toujours le même rythme, à savoir : trois jours postés, un jour repos, trois jours postés, un jour repos, trois jours postés, un jour repos, et ainsi de suite, pour des enchaînements dissonants visuellement et une carotte pour me forcer à écrire ; je m'amuse avec la chronologie du blog, billet de demain écrit la veille, donc aujourd'hui, entre deux heures de téléphone décroché et de commande reçue, son titre : autonomie de la fiction, ou comment comprendre comment fonctionne la fiction courte une bonne fois pour toute à la fin, rapport aux trucs qui me traversent la tête quand je m'endors ou bien quand je change de trottoir, le matin, pour éviter le verglas, entre hématome et sashimi, B.B. dans les gencives, et Novembre toute l'année par dessus le reste : le ciel est blanc, le ciel est blanc, cassé, etc...

dimanche 23 novembre 2008

Neige fondue

L'impression que cette journée n'a pour but que d'attendre la suivante. La première neige, le froid, mais aussi la migraine légère, diffuse, tapie sous l'os pendant que l'obscurité autour n'y change rien. Il est très tôt dans la journée pourtant, début d'après-midi, j'attends qu'elle passe, de peur d'en connaître une plus crue encore, plus forte entre les tempes. Je n'ai pas vraiment mal, je crains juste d'avoir plus mal. Alors je gère mon capital douleur. Alors j'attends. J'évite les écrans. Je ne poursuis pas les corrections et réécritures de Coup de tête et Melliphage, pourtant bien repris depuis la veille et le matin aussi. Je reste immobile, la tête prise sous la couette blanche ou bien plus tard, les yeux glissés sur le papier bulle des Passagers du vent. Puis retour sous la couette à attendre, attendre que demain pointe ou, un peu plus tôt, attendre le soir, le droit de pouvoir risquer des écrans aigus et des comportements à risque pour les yeux, puisqu'il sera trop tard pour que ça puisse prêter à conséquence. Une journée de perdue, selon mes critères productivistes, mais en fait pas tant que ça. Une journée blottie, voilà, plutôt. Ce matin, pourtant, tout avait bien commencé, avant même les reprises écrites et les corrections relues, puisque je me réveillais, ce rêve tout chaud encore entre les yeux :
Nous sommes allongés sur le toit ouvert d'un train qui file parmi la brousse. J'ignore qui compose ce nous. Nous discutons ensemble du ciel qui s'écoule, cela nous rappelle ce film sans nom avec Léonardo Di Caprio en tête d'affiche où l'intégralité des caméras étaient pointées sur le ciel défilant depuis le train. On ne voyait que le ciel, rien d'autre que le ciel. Le film était raté, mais le parti pris esthétique intéressant. C'est la même chose durant ce jour, on ne détourne pas même nos yeux pour apercevoir le paysage en contre-bas. Peut-être est-il saturé d'eau, ou peut-être de terres sauvages. Je ne sais pas. Nous parlons de notre destination, nous imaginons nos vacances exotiques. Quelqu'un parle de Nathanael que nous rejoignons en Chine. Il y vit avec sa fille, probablement que nous pourrons l'y retrouver. Puis un blanc entre nos paroles. Nous pensons tous à notre destination, la Chine c'est vrai, mais les camps de réfugiés, les huttes et la crasse réservées aux exilés climatiques. Je ne retrouve toujours pas le nom de ce film mais je revois l'affiche.

lundi 3 novembre 2008

Some time & space

Pendant la traversée, passée l'alerte rouge d'hier, un œil malgré tout sur les cieux fuyants. You've been flirting again monte doucement sous les écouteurs et mon voisin de droite s'endort. Je vois mon reflet doubler le soleil flou du fond. Björk, donc.

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vendredi 24 octobre 2008

Chéri je m'adresse à toi

(Avec l'accent)

Voilà à quoi ressemble le ciel par ici cette semaine. En profiter avant le changement d'heure, des fois que. Parfois (parfois) c'est vrai, des impressions d'Hubble en regardant par la fenêtre.


Amadou & Mariam - Sabali - Sabali
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samedi 18 octobre 2008

Fixe

Il n'est pas toujours question de soleils couchants ou de lunes. Des fois blancs et fixes et secs dans l'air du ciel. J'ai rêvé ces trucs la nuit entre le 16 et le 17. (En silence cette fois.)

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Ils sont entre cinq et dix dans l’espace confiné d’une caravane toute en longueur. Les uns et les autres dispersés entre les roues, affalés sur les sièges, canapés ou à même le sol. L’un d’entre eux allume la télévision minuscule qui pend dans un angle, côté droit quand on rentre, écran noir et blanc de la taille d’une feuille A4. La réception est mauvaise, les images arrivent brouillées, trop pour être lisibles. Un signal crépite, la télévision s’éteint. Putain, l’un d’entre eux dit à l’autre, il y a un détecteur de mouvements attaché au fil d’antenne, si quelqu’un essaye de l’allumer, il appelle directement le portable du propriétaire et lui donne notre signalement et notre localisation ! Comme si c’était une évidence. Et les cinq ou dix corps, tous des hommes, d’évacuer la caravane en quatrième vitesse. Ils montent dans la Cadillac décapotable garée dans la boue et décampent.
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Dans la Cadillac à tombeau ouvert. Il faut qu’ils croient qu’on est mort, lance l’un, le conducteur peut-être, aux autres étalés à l’arrière, alors il fonce sur une route de forêt ponctuée d’arbres. Bientôt, la Cadillac ripe contre les écorces autour et s’écrase contre un tronc trop gras qui dépasse du talus. Wouhou, ils gueulent ensemble pendant que la tôle se déchire sans bruit, casse instantanée du pare-chocs et pare-brise en un souffle.
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Il faut qu’on disparaisse, dit l’un, l’ex-conducteur sans doute, alors on doit se débarrasser de nos fringues, il peut y avoir des émetteurs dans les fibres. Alors ils se défont de leurs vêtements ensemble qu’ils brûlent sur le sol boueux entre les arbres. Le reste des vêtements sera enterré ici, dit-il, alors ils creusent des trous de deux ou trois pelletées et ensevelissent les restes cramés de leurs chemises sous la terre noire. Puis la dizaine de corps, nus à présent, descendent le talus et marchent le long de la pente. Ils débouchent sur une prairie verte-beige au vent léger contre l’herbe. Personne autour. C’est bon, dit-il, maintenant ne reste plus qu’à. Et un point blanc dans le ciel le coupe dans son élan. Voilà, dit-il, il va nous dire quoi faire à présent, où aller, comment. Un deuxième point blanc se détache du premier qui continue sa course, traçant sa voie blanche traînée dans le ciel bleu. Il est au courant, dit-il, il va nous aider depuis l’avion. Regardez c’est ce deuxième point. Il vient de nous lancer nos directives dans un bloc d’urine congelée depuis les toilettes de l’avion et le bloc va atterrir pile sur nous, je le sais, ça arrive, je l’ai lu dans un roman de David Lodge, tout ira bien maintenant, on est sauvé.
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L'un demande comment au juste on est censé récupérer les instructions si c'est pris dans le bloc de glace ? Effectivement : le bloc d'urine bleue enfoncée au quart dans la boue verte. Pris au cœur de la glace WC, un bout de papier plié en quatre. Sans doute ça. Un autre regarde les autres et répète : comment ? Alors sans se concerter les cinq ou dix dégainent leurs braguettes fictives et ils pissent en chœur tout contre le bloc gelé pris par la boue et le vent souffle à ras sur leur farandole de culs nus.
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Si je lance ma petite entreprise d'écriveurs de rêve (client, tu me résumes ton rêve en quelques étapes importantes et moi je te le transforme en nouvelle digne à lire, juste pour toi), entre 20 et 50 euros le rêve (ça paraît honnête), qui qui serait intéressé ?

mercredi 3 septembre 2008

Vicariously

Les latitudes glissent et les cieux suivent. Ceux d'hier soir étaient sur fond de Gnarls Barkley (Who's gonna save my soul) avec, comme pour le précédent album, une piste excellente pour un disque moyen dans son ensemble.












mercredi 23 juillet 2008

Le ciel qu'on fuit

Avant-hier, quelque part aux alentours de Laval je crois, et l'instant où l'on pose la voiture et les bras, le ciel qui s'étire et qui une fois l'objectif noirci glisse derrière les panneaux et les branches. C'est le ciel qu'on fuit, le couché de soleil de 22h30, pendant qu'on regagne la nuit et l'écho des murs vides, le silence dilaté.





mercredi 4 juin 2008

Et le jour se prolonge

Cieux de fin d'après-midi, série en cours. Florent Marchet pour la musique : Dimanche sur l'album Gargilesse. Paroles quelque part par là-bas. Dommage qu'un morceau de lampadaire transparaisse. Dommage aussi que Deezer n'ait pas toutes les musiques que j'avais en tête devant ces cieux là.









vendredi 11 avril 2008

Then you'll spread your wings

Ciel zébré cette fois et froid jusque dans les échos de l'air autour. Comme si pour une raison qui m'échapperait, la surface de mon œil, de mon objectif, de mon navigateur, s'était laissée rayer. Au centre, dans l'axe, le vertige d'une percée quelconque puisque absente à présent. Cieux qui coulent sur mes fenêtres, jamais deux jours de suite ne reparaissent avec la même gueule...

Summertime parce que je l'écoutais alors (c'était en début de semaine je crois). Deux versions parce qu'entre temps j'ai commencé à écouter ailleurs. Au choix. Gershwin se trouve quelque part par là-bas (à gauche).













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