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mercredi 31 octobre 2007

Histoire de

Arrivé la semaine dernière, je repars demain : on reste une petite dizaine de jours, donc, et durant cette petite dizaine-de-jours-donc, le temps d'aller à droite, à gauche, de voir ceux qu'on n'a plus vu depuis quelques mois, ceux qu'on a régulièrement au téléphone, ceux avec qui on échange des mails, certes, mais ce n'est pas pareil. On s'est déjà vu vendredi soir au Méphisto, bar collé à l'église Saint-Roch (véridique), et puis hier soir, chez Isa, et tant pis si je me suis à moitié paumé pour retrouver le chemin de chez elle (véridique, bis).

Étrangement je n'ai aucune photo de groupe : sur toutes les photos que j'ai prises hier, je me suis toujours inconsciemment arrangé pour cadrer Isa et Virginie. Et pas les autres. Hasard des photos prises au portables et peu importe d'ailleurs, vu la qualité des dites photos. Et grosso modo, ne rien faire d'autre que passer un bon moment ensemble et ne pas chanter Michel Berger (zut zut zut ; enfin, sauf quand Emilie chante toute seule) et subir apprécier les blocages syntaxiques de certains dont je ne dévoilerai pudiquement ni la nature (des blocages) ni l'identité (de certains).
Content de revoir tout le monde, disais-je, Elise et Patrick en particulier, sans doute, puisque ces deux là n'étaient pas là vendredi. Content de revoir tout le monde et, plutôt que de rattraper le temps perdu, le poursuivre ensemble, et tant pis si cette impression d'avoir sauté du train en marche est quand même là. Tant pis si ici, la vie continue sans moi. C'est le jeu. Il suffit juste de ne pas rester sur le quai de la gare quand on revient, par la suite.
Et discuter tous ensemble tous compressés sur le canapé pendant que d'autres jouent du piano à côté sans donner l'impression de prêter attention à la conversation mais en fait si. Et voilà qu'on parle de baignoire et de table en allu et qu'on loue la carrière néo-universitaire de Virginie, qui a, de toute évidence, attrapé le bon wagon. Et des minutes passées à subir apprécier cette même Virginie, la plus sophistiquée d'entre nous bien entendu (rapport à d'autres comptes rendus similaires peu flatteurs à l'époque : je suis tenu de me rattraper), qui s'efforce de nous jouer le thème de Titanic au piano. On met du temps à le reconnaître, mine de rien, mais que c'est hype.



Et puis tout le reste, tout ce que je ne dis pas parce que peut-être je ne m'en suis pas rendu compte mais c'est bien là, quelque part, je sais. On part à je ne sais plus quelle heure et pourtant je rentre un peu plus tard encore parce que : du temps à rester juste lui et moi dans la voiture à Nico, histoire de. Et je ne sais pas pourquoi en fait : juste que l'agencement des conversations à fait que, on en est arrivé là. Phrase incompréhensible et tendancieuse à souhait, du coup, mais peu importe.

Et repartir demain, mettre de côté ces parenthèses de vraie vie normale pour reprendre mes activités monacales à Nuggets City, 72540 (avec parenthèse parisienne, c'est vrai, dès bientôt). Pour revenir quand, au juste, je n'en sais rien : « suivre les rails », il dit, mon narrateur dans « Coup de tête », alors on suivra, et on verra où ça nous conduira, et pour combien de temps, aussi.

vendredi 29 juin 2007

Tournée d'adieu







jeudi 7 juin 2007

Dix heures dix

Les résultats de nos partiels avaient lieu mardi (avant-hier, donc), ce qui m'a permis de rendre à ma fac ma dernière visite en tant qu'étudiant « actif » (façon de parler). La page licence s'apprête donc à se tourner définitivement, le tout avec une moyenne qui ne coïncide pas avec mon je-m'en-foutisme de ce dernier semestre. Après tout, pourquoi pas. J'ai donc mon année avec une jolie mention « passable », as usual, et, chose rare pour enfin pouvoir être remarquée, personne dans notre petit groupe ne passe au rattrapage, ce qui a permis une satisfaction générale et enthousiaste très appréciable. La consultation des copies qui a suivi a confirmé ce que nous savions déjà : cette troisième année de signifie rien et n'a aucune valeur, on nous l'a donnée, grosso modo (je prendrais pour exemple une dissert de seizième bâclée en moins de trois heures, hors sujets sur les trois quarts du déroulement et pas relue qui m'a valu un quatorze incompréhensible...). Mais après tout on s'en fout. J'ai déjà l'impression, de toute façon, que cette année-là est terminée depuis longtemps...

Nous avions prévu de célébrer la fin de l'année, les résultats et, au passage, trois anniversaires cumulés, le soir même, ce que nous avons fait. Drôle d'ambiance alors que Laurianne, malade, me conduit jusqu'à St Paul-en-Jarez avec Justin Timberlake et Mika à fond dans la bagnole (je n'étais donc évidemment pas responsable du choix de la playlist) alors que, pendant ce temps, se prépare de gros orages assez violents dont on a parlé hier aux infos.
Finalement, on est une dizaine ou un peu plus à se rassembler dans la graaaande maison d'Elise. Et la soirée suit son cours naturellement, avec toutes celles et ceux qui m'ont accompagnés durant cette année finalement plus brève que je l'aurais cru. Trois anniversaires fêtés en même temps (plus pratique : on groupe) pour trois copines pour qui on a passé la journée d'hier à faire les magasins. Étrangement on ne s'est pas trop planté dans le choix des cadeaux (en tout cas, personne ne s'est plaint) puisque Virginie, Isa et Elise avaient l'air plutôt satisfaites.

Pendant que les éclairs pleuvaient à droite à gauche, nous, n'y faisant pas trop gaffe, on a continué nos conneries : les dilemmes à la con de Patrick et de Virginie (« vous préférez vivre heureux ou être heureux de vivre ? », « vous préférez avoir des poils partout sur la tête ou puer de la gueule à vie ? »), les chansons à la con de Patrick et de Virginie, et pendant ce temps, un oeil sur l'horloge blanche d'Elise, immobile, les aiguilles à jamais coincées sur dix heures dix. Plus de piles. Six mois que c'est comme ça, parait-il, et probablement que c'est encore et toujours dix heures dix là-bas. Et les portables qui passent pas ou mal, aussi, ou alors le paquet de bonbons qu'on a apporté avec Laurianne mais qu'on a entamé avant de venir parce qu'on avait la dalle et que c'était nous qui portions tous les cadeaux alors merde ou alors les paquets de chips qu'on a pris en trop parce qu'on a pensé trop large, et qui, du coup, ont fait que je suis repartis avec un paquet de Monster Munch (petits monstres salés au bon goût de pomme de terre) sous le bras.

Bref, ce qu'on peut appeler une bonne soirée, et potentiellement l'une des dernières de « l'ère licence » (si si, ça existe), d'autant plus que, même si je ne connais pas encore exactement la date de mon départ, je sais qu'elle ne fait que se rapprocher, que ce sera à dix heures dix et que je n'ai encore rien préparer pour ce dit départ...

La troisième année s'est donc achevée hier, et je suis bien emmerdé, parce que je ne sais plus quoi écrire dans le commentaire de ma photo, sur la guirlande de gauche, juste en dessous du header de ce blog... On verra bien.

mercredi 25 avril 2007

Le cahier vert

Je suis venu à bout du cahier vert ce matin, entre 4h40 et 5h25. Le cahier vert existe depuis août 2004, et il prend donc fin en avril 2007, tout simplement parce que je suis arrivé à la fin des cent pages qui le composent. Le cahier vert est affublé du titre « Notes en tout genre » qui ne veut pas dire grand chose et qui en même temps reste explicite : il s'agit d'un cahier dans lequel j'écrivais à peu près tout ce qui me passait par la tête et qui méritait d'être arrêté sur papier. Réflexions à voix haute, notes de lecture, notes de truc que je pensais écrire, idées en vrac, compte-rendus de rêves, comptes rendus de conférence ou de colloques, divagations ou observations dans le train ou ailleurs, tentatives de textes qui se sont révélés médiocres, etc. En deux ans et demi, je l'ai souvent oublié, je l'ai souvent mis de côté, et toujours repris, histoire de reporter quelques phrases, quelques mots, parce qu'il faut toujours ce type d'objet, parce que c'est pratique, tout simplement.
En deux ans et demi, j'ai même eu le temps de le perdre, c'était pas plus tard qu'il y a une dizaine de jours : cahier sur lequel j'ai pris mes notes de lecture de Moon Palace pour mon mini-mémoire de Littérature Comparée Option, cahier posé sur un rayon de la BU et oublié négligemment, alors que je cherchais justement quelques bouquins critiques sur Auster pour le fameux mini-mémoire. Cahier retrouvé ensuite par l'intermédiaire d'Elise, allée le quémander à l'accueil de la BU pendant que moi je faisais sauter un cours d'anglais.

Le cahier vert est un cahier à spirales Clairefontaine de couleur verte, format 17x22 cm, cent pages, « Douceur de l'écriture, PAPIER VELOUTE 90mg/m², MADE IN FRANCE », comme c'est dit derrière.



Le cahier vert est barré, raturé, gribouillé, illisible, appliqué, esquissé, incomplet, dessiné, collé de post-its, surlignés, fléchés, souligné, ellipsé...

Dans le cahier vert il y a quelques billets d'Omega Blue écrits manuscritement, pré-écrits. Dans le cahier vert il y a des haïkus de l'époque où Hugo avait un chien qui s'appelait Wanda. Dans le cahier vert il y a des tentatives d'écritures dans le noir. Dans le cahier vert il y a des lignes flottantes où les mots s'entremêlent, parce que je n'avais pas les yeux bien clairs et que je n'y voyais rien faute d'avoir passé les heures précédent l'écriture à dormir et à rêver, comme ce matin par exemple. Dans le cahier vert il y a tout ce que je voulais écrire à la base, les idées brutes, que je n'ai jamais gardées parce qu'on ne garde jamais les idées brutes, on finit toujours par les sculpter. Dans le cahier vert il y a des dates, rarement les mêmes, parfois accompagnées d'une année mais souvent orphelines de 04, 05, 06 ou 07. Parfois, dans le cahier vert, il y a des tentatives de poésies infructueuses et infructuées.



Le cahier vert comprend des écritures simples, saccadées, minuscules, majuscules, appliquées, dépêchées, oubliées.
Le cahier vert comprend des marques de stylos bille bleue, noire et même parfois des traces de crayons de papier ou de critérium à demi estompées.

Dans les spirales du cahier vert, j'y glissais souvent un stylo (à bille bleue, souvent) parce qu'il n'y a rien de plus terrible que d'avoir un support sur lequel écrire et pas d'instrument.

Les premiers mots du cahier vert, outre le titre et les dates, sont : « Il est toujours difficile de commencer quelque chose. »
Les derniers mots du cahier vert sont : « EST-CE QUE LE RECIT EST VRAIMENT COMPLET ? »

Aujourd'hui le cahier vert est achevé, il est terminé. Aujourd'hui le cahier vert est mort, et vive le cahier bleu, acheté ce matin à Auchan. Même format, mêmes spirales, marque et couleur différentes. A dans deux ans et demi pour un billet saluant, à son tour, le cahier bleu.

lundi 2 avril 2007

Comment perdre son temps...

Il y a des jours (beaucoup ce semestre !) où on vient simplement en cours pour rien. Comme aujourd'hui par exemple, où, en pseudo Littérature Comparée, on a regardé des extraits de Pinnochio de Disney et où on est resté en plus pour se taper l'intégrale du Magicien d'Oz ! Le tout preuve à l'appuis (même si on voit que dalle) :



Le pire étant qu'ensuite, au lieu de l'oral qu'il y aurait du y avoir (sur le film), la personne qui devait passer étant absente, voilà qu'on se retape un pseudo cours sur Pinnochio. Du coup on (Nico, Elise et moi-même) se barre en plein milieu, vers six heures et demi ("normalement", on finit à cinq heures le lundi...) et qu'au passage on n'est pas noté présent, parce qu'on est arrivé cinq minutes en retard... Le tout pour... rien !

mardi 6 février 2007

Évasion chronique

Grosso modo, on peut dire que ça arrive à chaque oral, c'est à dire à chaque explication de texte, commentaire composé, exposé, ou autre, que je dois faire à la fac pour mériter mes notes de contrôle continu. Grosso modo, on peut dire que ça arrive à chaque fois que je dois prendre la parole devant une assemblée plus ou moins importante. Je ne parle pas de stress, parce que le stress, c'est avant, pas pendant. Je ne parle pas non plus de panique, non plus, parce qu'au contraire, j'ai l'impression d'être très calme, très détendu.
Le truc, c'est que je deviens automatique. Comme si mon corps parlait tout seul, gesticulait tout seul et prenait de lui-même le contrôle de mon discours, de ma « prestation ». Il suffit de partir de la première phrase et des premiers bouts de phrases de mes feuilles de notes, et c'est bon, tout le reste va s'enchaîner tout seul, de lui-même. En fait, je n'ai plus rien à faire, sinon attendre que ça se passe, regarder autour de moi de temps en temps, lorsque je n'ai plus à parler, constater que ma bouche est un peu sèche à force de parler non stop pendant plusieurs minutes, attendre que mes feuilles de notes s'épuisent d'elles-même, comme si moi, en fait, je n'avais rien à faire... Le plus pénible restant surtout de se rendre compte, comme si je n'étais qu'un observateur extérieur, que ce que je dis n'a soit aucun sens, soit aucun intérêt...

Tout ça pour dire que cette évasion chronique et habituelle s'est produit hier lors de mon oral de (pseudo) Comparée, oral effectué en compagnie d'Elise. Pour replacer un peu l'exposé dans son contexte, il faut savoir que nous « étudions » en ce moment la « littérature d'enfance » et que nous avions comme « objet d'étude » un album mi-littérature, mi-BD intitulé Max et Moritz, un truc complètement nul et sans aucun intérêt, c'est d'ailleurs pour ça qu'on a contourné le problème en parlant plus de la BD que du bouquin lui-même. Contre toute attente et malgré notre manque évident de travail pour le coup (quelques copiés/collés de site internet, un plan établit en quatre minutes chrono et pas plus d'une heure et demi de bossage en tout) on a quand même tenu une bonne demi-heure et le prof a eut l'air plutôt satisfait... Tant mieux.

L'important, c'est surtout que cet oral idiot n'est désormais plus à faire et qu'il ne me reste plus que cinq « trucs » (trois oraux et deux écrits) à rendre ce semestre pour le contrôle continu. Donc plus que cinq « trucs » à rendre avant d'en finir avec mon (bref) parcours universitaire. C'est tout ce qui me motive actuellement, à la fac, j'en ai peur (il est vrai que ce dernier semestre va être un peu long, de toute évidence).

PS : Notons au passage que nous (Elise et moi) resterons sans doute dans l'Histoire pour être les premiers étudiants à avoir passé un extrait d'un épisode des Simpson en oral de Comparée :D ! Ci joint, l'extrait en question (si, si, le contenu de notre exposé le justifiait !).

vendredi 2 février 2007

Récits anonymes #6

Cette après-midi, Elise et moi dans un de ces « copy place » (vendeur de photocopie ?) qui fleurissent tout autour de la fac. Elle doit imprimer un texte, une page, et je l'accompagne. La responsable du « copy place » est une drôle de bonne femme, environ 40 ans, l'air à la fois beauf et camionneuse (que de clichés) et elle nous mène jusqu'à un de ses ordinateurs. Une drôle de bonne femme au drôle de pseudo-accent qui, juste avant de rendre sa clé USB à Elise, lui demande, la bouche de travers, si elle veut « enregistrer les modiiiiifs ».
Le truc, il se passe un peu plus tôt, lorsqu'elle ouvre la page en question et que, alors qu'elle s'apprête à imprimer, Elise l'arrête. « Attendez, je dois d'abord vérifier les fautes d'orthographes». Lorsqu'elle le lui demande, la responsable se retourne et lui dit :
- Avant ou après l'impression ?
On reste stoïques, tous les deux, on se retient d'éclater de rire, ce qu'on fera tout de même, mais lorsque la responsable se sera éloignée. Drôle de bonne femme, je me dis, elle devait avoir la tête ailleurs... J'espère.

vendredi 1 décembre 2006

Longue journée

Journée qui a commencée avant hier soir et qui s'est terminé hier soir seulement. Avant hier soir avec une soirée chez Isa. Une soirée "Tartiflette & Crumble", respectivement préparés par Virg et Elsa. Par rapport à la quantité de bouffe préparée, on n'était pas nombreux du tout : juste les trois précédemment citées, Fanny, Elise et moi-même. C'était une bonne soirée, évidemment ; beaucoup de conneries racontées pour peu de discussions sérieuses (en même temps faut dire que disserter sur Barthes ou bien la question de l'écriture féminine, ça nous arrive "quotidiennement" les jours de cours, alors...).
Longue soirée, petite nuit avec cours le jeudi matin, un cours de 19e que j'étais, évidemment, le seul de notre petit groupe à suivre (c'est une option), sinon c'est pas drôle... Un cours assez brumeux, on va dire, compte tenu de mon incapacité à rester concentrer plus de quinze secondes. Aprèrs, à peine le temps de manger chez (et avec) Elise (qui m'a aussi hébergé pour la nuit, soit dit en passant) qu'il fallait déjà repartir. Direction Morlaix, via la gare de Châteaucreux, via la gare de Lyon Part Dieu, via la gare de Lyon tout court via la gare Montparnasse.
En gros, disons qu'il s'agit de quelques heures d'attente ensomeillé dans un train qui semble prendre plaisir à traverser les régions les plus vides et les plus embrumées possibles... Soit.
Une fois à Paris (précisons pour le coup que j'ai plutôt l'habitude de transiter par Rennes quand je vais en Bretagne, qui a le mérite de n'avoir pas à changer de gare), c'est le labyrinthe du métro qui démare, le tout entrecoupé du cirque des âmes en peine permanent (c'est à dire les gens qui déambulent, zombifiés, dans les couloirs de métro ; c'est à dire aussi cet absurde tapis roulant plat où tout le monde marche quand même, histoire de ne pas perdre de temps et où un type à la fois robotisé répète laconiquement un "Gardez les pieds à plat" qui semble avoir l'effet d'une lobotomie collective). Une heure de transition particulièrement déprimante (oserais-je même dire "aliénante").
Et puis un nouveau train, le dernier, avec un premier voisin qui respirait trop fort et qui mangeait tout l'accoudoir commun avec son coude pointu et puis un deuxième voisin, moins bruyant, bloqué sur un article de magasine sur le dernier James Bond et qui a trouvé malin de s'endormir juste avant que moi je doive me lever pour descendre à ma gare. Grrr.

Une longue journée un peu étrange, très agréable mercredi soir et puis plus anecdotique hier. Une parenthèse étrange, c'est comme si en fait le jeudi n'avait pas pu s'écouler normalement. Comme si je l'avais sauté. Bref. Toujours est-il que la sensation en arrivant du haut du Viaduc de Morlaix est toujours aussi... particulière. Le noir miroir de la vitre du train qui s'allume juste au moment où on traverse ce fameux Viaduc et toute la ville et ses lumières qui apparaissent le temps de la traversée...

Je reste ici pour le week-end, un peu plus même, puisque je rentre mardi. Le temps est moche mais ça je le savais déjà. Et dire que j'ai apporté du boulot (que je ne ferai sûrement pas)...

Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine..

lundi 20 novembre 2006

Babel

Si vous n'avez jamais entendu parler de Alejandro Gonzalez Inarritu, je ne vous félicite pas. Je dirais même que je ne suis pas content. Pourquoi ? Tout simplement parce que Inarritu est un bon réalisateur, qui produit de bons films (on lui doit notamment Amours Chiennes et 21 grammes). Si vous ne le connaissez pas, je vous encourage donc à le découvrir et à retenir son nom (j'avoue avoir eu un peu de mal au début, mais après qu'Elsa me l'ait rabâché quelques dizaines de fois, bizarrement, ça a fini par rentrer). Mais bon, peu importe son nom, puisqu'il est ici question de son dernier film, primé à Cannes (prix de la mise en scène) au printemps dernier, j'ai nommé Babel.

En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

(Ce synopsis est tiré du site Allociné tout simplement parce que j'ai déjà écrit un billet sur Babel hier (bien meilleur, évidemment), mais cette saloperie d'Open Office de merde a planté et n'a rien enregistré, donc je dois tout refaire ce matin, mais pas le résumé, parce que ça me gonfle !)

Si Babel est un bon film, on le doit avant tout à sa structure, chère à Inarritu, à savoir une structure « puzzlesque » ou bien kaléidoscopique. Elle propose en effet trois histoires a priori indépendantes les unes des autres, mais qui finissent par toutes se recouper avec quatre pays concernés (c'est là qu'on constate que le réalisateur mexicain voit plus grand que pour ses précédents fims) : le Maroc, les Etats-Unis, le Mexique et le Japon. Les trois intrigues principales vont donc se succéder, s'entremêler, voir se recouper pour produire au final un film cohérent et jamais confus (ce qui n'était pas évident vu l'exercice de style) et, surtout, sans jamais connaître de longueurs, ce qui est largement appréciable compte tenu de la longueur du film (près de deux heures trente). Si le film est si réussi, c'est probablement grâce à son montage, impeccable, qui permet au spectateur non seulement d'être tenu en haleine mais également de ne jamais ni se lasser de l'histoire qu'il suit, ni d'être frustré de passer d'une intrigue à une autre. Babel est également superbement maîtrisé dans sa réalisation, présentant des plans intimistes sur ses personnages, allant même jusqu'à « interniser » sa narration (notamment lorsqu'il se met dans la peau de l'adolescente japonaise qui, soit dit en passant, est sourde-muette). De ce fait Babel va bien au-delà de son simple impact type « effet papillon » qu'on dénoncé certaines critiques (mauvaises, évidemment). Ce n'est pas simplement l'histoire d'un fusil qui fait des dégâts aux quatre coins du globe, c'est moins simpliste que ça.

Saluons également la distribution et la direction des acteurs, irréprochables toutes les deux. Le couple Brad Pitt / Cate Blanchett est sur ce point là exemplaire de justesse et d'émotion, alors que le spectateur passe toute la partie « Maroc » du film juste derrière eux, contre eux, avec eux. Mais sur cet aspect, la palme revient certainement à Rinko Kikuchi (la jeune adolescente sourde-muette), simplement parfaite, et superbement utilisée dans quelques scènes clés du film (ses déambulations dans les rues silencieuses quoiqu'animée, le passage dans la boite de nuit et la dernière image du film, également).


Pour ceux que ça intérèsse, cette superbe image est aussi le fond d'écran de mon portable cette semaine !

Je disais un peu plus tôt que Babel était un peu plus profond que ce qu'on laissé entendre certains critiques, c'est notamment vrai concernant toute la reflexion mise en place concernant le rapport à l'autre. Car c'est cette thématique qui traverse réellement les trois intrigues du film et qui les relie les unes aux autres. Tous les conflits du film naissent d'une incompréhension entre différentes cultures. Comme on ne se comprend pas, on a peur les uns des autres et comme on a peur les un des autres, on finit par se détester. Tous les personnages clés du film sont par ailleurs plongés dans une réalité qu'ils ne connaissent pas ou bien qui leur est hostile. Les personnages de Babel sont des personnages perdus, comme le laissent sous entendre les paysages gigantesques du film (le Maroc, la frontière mexicaine, et même les grands espaces bondés du Japon). De la même façon, Inarritu s'interroge sur la problématique de la frontière. Il développe dans son film une vision totalement absurde et aliénante de la notion même de frontière, notion que l'on retrouve dans chacune des parties du film. La frontière, c'est cet espace désertique et inconnu dont on ne sait même pas s'il se trouve aux USA ou au Mexique à la fin de l'histoire mexicaine. La frontière, c'est cette barrière sonore qui entoure l'adolescente japonaise et qui la coupe du reste du monde. La frontière, enfin, c'est ce bus (climatisé) de touristes occidentaux en plein désert marocain, qui non seulement isole ses occupants des « autochtones » mais en vient également à les monter les uns contre les autres. La frontière, thème clé de Babel, ce n'est pas seulement une barrière physique, c'est une zone qui n'existe pas, irréelle, dans laquelle on ne peut que se perdre (cf. la photo ci-dessus).

Babel est certainement l'un des films de cette année, et je ne regrette pas d'avoir fait fauter un cours de Stylistique et Semniotique, mercredi, pour être allé le voir (merci Elise !). Je le recommande à tous, bien entendu, et je vous invite au passage, à consulter la critique qu'en a fait Matoo sur son blog.

vendredi 27 octobre 2006

Chanceux ?

Ce n'est pas grand chose, en fait, « la chance » et quand on y pense, c'est même assez abstrait. Peut être même que ça n'existe pas... Mais bon, il y a des jours, des jours comme aujourd'hui, où on se demande... Chanceux ? Malchanceux ?

Malchanceux : Même si je me rendors instantanément après la sonnerie de mon réveil, je ne dors pas assez longtemps pour faire une croix sur mes deux dernières heures de cours avant les vacances. Résigné, je me lève quand même, rempli de ce qu'on appelle « l'impératif catégorique » même si ça n'existe pas.

Chanceux : Je pars à la bourre, j'ai oublié qu'on était en période de vacances et que donc, par conséquent, les tram se faisaient plus rare que d'habitude. Il n'empêche, j'arrive à mon arrêt au même moment où mon tram pointe le bout de son pare-choque.

Malchanceux : Arrivé à la fac avec juste ce qu'il faut d'avance pour ne pas être en retard, je croise quelques uns de mes « charmants camarades » à contre-sens. Bizarre. Un coup d'oeil sur le tableau me permet de constater que la prof d'Histoire de la Langue est absente aujourd'hui... et hier. J'aurai pu le savoir à l'avance si je m'étais donné la peine de regarder ce maudit tableau hier. Tant pis. '' Chanceux'' : Heureusement, je ne suis pas le seul à être venu pour rien, c'est le cas d'à peu près tous mes amis. On décide donc d'aller glander au Voltaire, le bar d'à côté. Avec Elise, on torche le plan d'un exposé sur Marot qu'on devait finir de préparer. Youpi, on est en vacances avec quelques heures d'avance !

Malchanceux : Depuis mon inscription, je bénéficie d'un « carnet culture », qui me donne droit à 20€ de bons d'achats dans plusieurs librairies de la ville. Problème : depuis plusieurs semaines que j'essaie de les écouler, je n'arrive pas à trouver quelque chose (livre, CD, DVD...) digne d'être acheté. Hier, j'ai passé une heure à Forum pour rien... Comme je n'ai rien à faire, je décide de renouveler l'expérience. Je passe de la Fnac, à Gibert, à la Librairie de Paris... Rien. C'en est déprimant. Il n'y a rien qui me fasse envie dans ces magasins-là... J'en tente une dernière (de librairie), à savoir le Quartier Latin (librairie intello de Sainté, on va dire)...

Chanceux : Une bonne demie-heure plus tard à fouiller à droite à gauche, je trouve enfin mon bonheur. Il s'agit de Clara et la pénombre de Carlos Somoza (un de mes bouquins achetés au piffe, la couverture et le résumé m'ont bien intrigués) et du premier volume des Oeuvres Romanesques de Huysmans (Collection Bouquins), auteur que je n'ai jamais lu mais qui m'a toujours intrigué (c'était lui ou Gautier, tant pis pour Gautier, ce sera pour une autre fois). Une fois à la caisse, je montre mon « Carnet Culture ». Il est composé de 20€ de bons d'achats « culture » (librairie, disquaire...) et 12€ de bons d'achats pour des spectacles. La vendeuse me prend tous mes coupons, soit 32€. J'ai beau lui balbutier que il n'y a « que les coupons blancs qu'il faut prendre », elle ne m'entend pas. Tant pis. Tant mieux. J'économise 12€ de ma poche. Et je repars avec mes deux bouquins en souriant.

Finalement, la journée a plutôt bien commencée dans l'ensemble. Si je ne devais pas dès demain plancher sur mon exposé sur Marot (« La poésie amoureuse dans l'Adolescence Clémentine) je jurerai que ces vacances s'annoncent bien.

jeudi 12 octobre 2006

Power-point

Cette après-midi, de une heure à sept heures j'ai bossé sur mon exposé sur Pétrarque (« La mort de laure ») prévu pour samedi. Bon, je l'avoue, j'ai pas bossé tout ce temps sans interruption (quelques coups de fil, quelques rêveries musicales, quelques engueulades au lapin, un South Park, etc.), mais bon, peu importe, on s'en fout. Ce qui est important, c'est que pour cet exposé nous (c'est à dire Elise et moi, oui on est deux pour le faire) avons décidé de faire un « Power-point » (une présentation super méga cool qu'elle tue trop tout). Pourquoi ? Humm... Parce que le premier groupe en a fait un pour le premier exposé et que c'était vraiment bien. Donc on fait tout pareil (bah oui, on a pas un gramme d'imagination).

Enfin bon, tout ça pour vous dire qu'en fait, c'est assez marrant de faire la mise en page de la présentation Power-point tout en écrivant ses notes. Et d'une, ça permet de pas devenir complètement dingue jusqu'à ne plus savoir qui est Pétrarque et, ensuite, c'est surtout très divertissant. Ca me donne l'impression de faire du design de site internet, les trucs chiants liés au php (entre autres) en moins. J'ai donc fait une vingtaine de pages toute jeulies, dont un schéma complètement idiot et qui ne sert à rien (j'espère au passage que mon prof à un minimum d'humour !).

Voilà, c'était une merveilleuse anecdote d'étudiant qui n'est ab-so-lu-ment pas intéressante. Dans quelques jours/semaines, je vous raconterai peut être les coulisses de mon exposé sur Clément Marot ! Ouaiiiiiiiiis !

jeudi 17 août 2006

La science des rêves

Vu hier après-midi en compagnie d’Elise et attendu depuis plusieurs mois au moins, La Science des rêves me faisait l'effet d'un film génial avant même de l’avoir vu. Et pour cause, un nouveau film de Michel Gondry (Human nature, Eternel Sunshine of the spotless mind), ça s’attend forcément, d’autant plus quand le film en question est à ce point axé sur l’imaginaire et qu’il réunit à la fois Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg et Alain Chabat, trois acteurs que j’apprécie tout particulièrement. Ce film n’était donc surtout pas à louper. Je ne l’ai pas loupé. Sorti hier, j’y suis allé à deux heures, en compagnie d’Elise, donc. Je préviens de suite, c’est un film fabuleux.

Stéphane (le beau Gael Garcia Bernal) est mexicain, de mère française. Lorsque son père meurt, il rentre en France vivre chez sa mère (Miou-Miou), dans la chambre où il a grandi. C’est dans cet appartement qu’il retrouvera un grand nombre de ses jouets et inventions d’enfant, qui l’emmène parfois dans des rêveries hallucinantes. Il faut dire aussi que Stéphane dort beaucoup, s’endormant facilement, rêvant toujours et ayant parfois du mal à différencier le rêve de la réalité. Dans l’appartement d’en face vit Stéphanie, impeccablement interprétée par Charlotte Gainsbourg, une jeune femme un peu secrète, qui partage avec Stéphane son goût pour les inventions, les créations loufoques et les jeux un peu puérils. Il se liera bien sûr entre eux un semblant d’aventure, qui sera difficile à mettre en place, à cause de la nature enfantine et timides des deux personnages…

L’intérêt principal de ce film en partie autobiographique et qui ne se cache pas de l’être, ce sont mes rêveries étranges de Stéphane, les objets bizarres de Stéphanie, et, pour faire plus simple, tous ces petites illusions, toutes ces créations étranges, issues d’un imaginaire survolté. Les rêves de Stéphane s’enchaînent alors à vitesse grand V, on découvre des villes en cartons, des rasoirs « inversés », et une petite émission de télé intérieure, où Stéphane fabrique ses rêves, le tout dans un décors en carton-pâte cartoonesque et bancale au possible. Tous les effets spéciaux sont faits mains, et ça se voit. Le tout est animé image par image, rappelant au passage que Gondry est un ancien (et talentueux) clipeur (de Björk, notamment). Chaque procédé est un petit truc artisanal qui confère au film un cachet agréable, authentique, et touchant, rien à voir avec la froideur de certains effets numériques que l’on retrouve dans d’autres films… Alors bien sûr, on pourra sans doute reproché à Gondry de parfois trop se laisser aller à faire des successions de petits clips, mais cela ne gêne en rien le plaisir que l’on prend devant ce film. Tout est bien structuré, tout s’enchaîne de façon à la fois logique et invraisemblable. Il n’y a aucun effort fait pour nous plonger dans un environnement réaliste et c’est tant mieux. Les personnages eux-mêmes semblent conscients qu’ils évoluent dans un film.

Au-delà de l’aspect technique La science des rêves est particulièrement réussi car Gondry sait s’entourer d’excellents acteurs, comme c’était le cas dans Eternal Sunshine, par ailleurs. Le couple Gael Garcia Bernal / Charlotte Gainsbourg est impeccable de justesse et de sincérité, atteignant une naïveté touchante dans quelques scènes. Alain Chabat, quant à lui, est parfait dans son rôle de gros lourd, copie inversée du personnage de Stéphane.

Enfin, tout ça pour dire que oui, il faut absolument le voir, plusieurs fois, au cinéma, en DVD, n’importe comment, mais il faut le voir. Il y avait bien longtemps que je n’étais pas ressorti d’un cinéma avec cette impression de bien être, d’apaisement et, tout simplement, de rêve.

jeudi 29 juin 2006

Derniers jours d'écriture collective

Hier, j’ai pris mes billets pour la Bretagne. Je pars mercredi à sept heures et demi du matin (glups !) pour y rester un certain nombre de jours, je ne sais pas encore. Hier, on s’est également vu avec Elise et Nico pour terminer notre scénario de film. On n’a plus que quelques jours pour le faire et comme on souhaite le tourner en août, il vaudrait mieux que le scénario soit terminé avant que je parte. On devait donc se retrouver à dix heures et écrire toute la journée. Bon, ce n’est pas exactement ce qu’on a fait, car on n’a écrit qu’une petite scène et on en a imaginé deux autres. Le reste du temps, on a pas mal glandé, discuté, etc.

Le film se met donc peu à peu en place dans tout l’amateurisme qu’on revendique tout à fait. On n’y connaît pas grand-chose et on fait autant ça pour être ensemble que pour réaliser quelque chose d’excellent. Je suis content que sur ce point précis, on soit tous à peu près sur la même longueur d’ondes, soit dit en passant. Hier matin, on s’est d’abord mis au courant de ce que chacun avait écrit dans son coin (oui, comme on ne pouvait que rarement se retrouvé tous les trois, on a fini par écrire certaines scènes chacun de notre côté) avant de s’y remettre tous ensemble, le tout ponctué par de petites discussions parallèles qui n’avaient bien sûr rien à voir avec le film mais qui font qu’on se sent bien tous ensemble. Une scène a été écrite, une scène sans paroles, et une autre « conceptualisée ». Pour cette dernière, qui doit se dérouler devant un cimetière, on est allé faire quelque repérage au cimetière du Cret de Roc de St-Etienne (en montant des escaliers énormes mais qui constituent un lieu très joli que je n’avais jamais vu jusqu’alors, honte à moi).

Le reste de la journée était plus cool. On s’est payé un petit resto sympa, on a déambulé à la Fnac et ailleurs, je suis passé à la gare prendre les billets dont je parle au début du billet. Sur le chemin, on a croisé tous nos amis non présents dans notre petite réunion de scénaristes (et qui, soit dit en passant, constitue la quasi intégralité du casting), à savoir Fanny, Malika Eviana accompagnés par leurs amis respectifs. L’après-midi s’est terminé au ciné, à voir La Rupture, film très sympa dans le genre « film à la con à voir en vacances », avec Jennifer Aniston, entre autre. Bref, on s’est bien marré.

On s’est séparés place Jean Jaurès après qu’Elise et Nico soient passés dans les jets d’eau (de grands enfants, mes amis, de grands enfants…). A mon retour, avant de prendre le bus, j’ai croisé une dernière personne que je ne pensais pas du tout croiser, que je n’avais pas envie de croiser et qui m’a autant énervé que fait plaisir, mais comme c’est une histoire compliquée et sans intérêt, je ne développerai pas plus.

On se retrouve cette aprèm avec les deux mêmes, histoire sans doute de bosser plus qu’hier. Je suppose que cette fois-ci, on arrivera bien à écrite minimum deux scènes.

Au passage, puisque je suis dans la catégorie « Journal de bord », j’en profite pour vous dire que mon « Coup de tête » est pratiquement terminé. La première version devrait être achevée avant mon départ, je l’espère, même s’il m’a fallut marquer une pause pour cause d’overdose et de dégoût profond pour un passage en particulier (ces choses-là arrivent). Cette même première version devrait être revue, relue et réécrite en partie cet été. Je ne veux pas faire traîner cette histoire, elle a besoin de brièveté et de fraîcheur.

dimanche 25 juin 2006

Comme Narcisse je contemple...

Billet express aujourd'hui, le temps de poster quelques photos (ça faisait longtemps) où l'on me voit moâ ou mon univers plus ou moins proche (d'où le titre, emprunté d'une chanson d'Emilie Simon). Les photos ont toutes été piquées sur le Blog à Fanny, ce qui explique qu'elles soient assez réduites, puisque je n'ai pas pu mettre la main sur les "originales".



Photo prise lors d'une des dernières AG à la fac(pendant le blocage) où, de teneur de parapluie, je deviens garde du corps de la charmante Elise. Remarquez au passage l'effet produit sur la principale concernée... :)

Lyo

Dernier jour des partiels, la consigne était de venir habillé classe. De droite à gauche, on trouve Fred, Nico, Patrick et moi-même.



Même jour, même classe, mais côté fille. De gauche à droite et de haut en bas ça donne : Elsa, Virginie, Carole, Isa, Marie puis Malika, Sabrina, Elise et Fanny.



Best of de notre journée à Lyon après les partiels. En vrac on a une fontaine, Elsa qui fait sa star, Lyon toute seule, Pierre, un ami de Fanny, Virginie qui fait chépakoi et moi-même à chaque fois bien entouré.
(Cliquez sur la photo pour la voir en taille presque normale)

samedi 24 juin 2006

Happy birthday

Jeudi, c’était l’anniversaire d’Elise, avec un repas au resto prévu pour le lendemain, c’est à dire hier, c'est-à-dire le jour du dernier match de poule de l’équipe de France (!). C’était donc un gros sacrifice à faire, sacrifice que j’ai quand même fait, vous pensez bien, et finalement avec plaisir, car la soirée était ma foi très sympa.

Même si en fait, ça commence un peu bizarrement. Fanny est censée passer me prendre pour pouvoir transporter en même temps l’un des cadeaux volumineux prévu pour l’occasion (une affiche dans un cadre). Un quart d’heure avant l’heure prévue pour qu’on se retrouve, Fanny m’appelle et me dit : j’arrive vers chez toi, on sera jamais à l’heure au resto. Avec Fanny, faut pas trop chercher à comprendre… Il se trouve en fait qu’elle doit ramener Eviana, qui ne peut plus venir, chez elle, c'est-à-dire dans un trou paumé dans la campagne, donc, oui, on ne sera jamais à l’heure au resto. J’en profite au passage pour dresser la liste des invités : les habituels (Fanny, Elise, Malika, Nico), Rudy (qui va jouer dans notre film si on le tourne) et David (ami de Fanny et copain d’Eviana). Mon dieu c’est compliqué, d’autant plus que j’ai la très nette impression que tout le monde s’en tape. Tant pis, je continue.

Effectivement, on arrive avec un quart d’heure de retard, mais comme tout le monde à l’habitude, ça va. Le resto est un resto thaï, très sympa, d’autant plus qu’on l’a pour nous tout seul ou presque. Seul bémol : à la place de l’écran télé avec retransmission du match, il y a un aquarium. Tant pis. Le repas se passe vraiment super bien, malgré les blagues pourries qui fusent toutes les cinq minutes et, j’en suis moi-même surpris (moi qui ai du mal avec la bouffe que je connais pas), la nourriture est vraiment très bonne. A part ça : blagues pourris, Fanny qui fait des imitations de mente religieuse, David qui nous montre son gros tatouage (dont le modèle a été dessiné par Fanny !) sur le pectoral droit et qui drague tout ce qui bouge c'est-à-dire nous tous, Malika qui s’afflige, et moi qui râle en constatant que mon option SFR censé m’avertir des buts marqués par la France ne fonctionne pas. Ah, on a aussi droit au traditionnel « Bon anniversaire » chanté par Virginie au téléphone depuis chez elle.

S’en suit alors le traditionnel lâché de cadeau, dans une improbable scène de sit-in sur le parking à côté de la dudumobile (la voiture de Fanny), refuge de nos cadeaux merveilleux. Les gens qui passent à côté de nous nous regardent bizarrement (c’est vrai qu’en même temps, on a l’air de faire un rassemblement d’indiens urbains). Les cadeaux font vraiment plaisir à Elise, ce qui fait du même coup plaisir à voir. En vrac, on lui offre un pot de Nutella avec cuiller pour gosse, un truc de Barbapapa rigolo, un DVD, un petit lion multicolore que personne n’aime sauf moi, un carnet où écrire ses soucis (c’est très fille ça) et, le gros du truc, dans tous les sens du terme, le fameux cadre volumineux avec, à l’intérieur, une affiche de la fée clochette par Loisel (ce n’est pas l’image qui suit, mais le personnage est le même et en plus joli).

On s’en va sur le coup de minuit et demi, après qu’Elise nous ait tous remercié une bonne cinquantaine de fois (ce qui est assez agréable, il faut bien le dire). David, Malika et moi-même sommes ramenés par Fanny dans une ambiance assez bizarre, calme et silencieuse. David y est beaucoup plus posé, plus vrai, sans doute, et un arrêt prolongé devant un feu me donne une drôle d’image de lui. La lumière rouge du feu éclaire la scène de façon surréaliste, d’autant plus qu’il porte le chapeau mauve bizarre de Fanny (avec que des fringues noires en dessous, as usual). Il ne dit rien, et regarde parfois dans le vague, parfois Fanny. A ce moment très précis il m’apparaît comme complètement différend de l’image qu’il semble habituellement donner de lui. Ses traits sont beaucoup plus relâchés, il a l’air naïf et innocent. C’est une très belle image, qui ne dure qu’une vingtaine de secondes tout au plus. En arrivant chez moi, il me dit que « j’ai la classe », avec un drôle de sérieux, et que « c’est pas une question de fringues, quoi que je porte je suis classe » avant d’ajouter que les compliments qu’il fait sont toujours sincères. Drôle de truc à dire, je pense, mais je le remercie quand même un peu troublé. Troublé, c’est le mot. Ce type me trouble à chaque fois que je le croise, même si c’est assez rare. Sans doute parce qu’il est mon opposé, dans tous les sens du terme, et peut être aussi parce que je mon égocentrisme me fait m’intéresser à ceux qui me complimentent. Sans doute un peu des deux. La soirée se termine à ce moment là en tous cas. Une fort bonne soirée.

PS : La France a gagné, elle va en huitième !

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