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dimanche 2 novembre 2008

Comment j'ai failli aller voir le dernier Woody Allen...

...pour en réalité finir trempé entre les passages cloutés, sans rien derrière ni devant les yeux.

Nous avons rendez-vous avec Nico et Isa pour la séance de 16h, devant le Méliès et tout, pour voir le dernier Woody Allen , Vicky Cristina Barcelona, histoire de perpétuer la fameuse tradition cinématographique de saison. Des trompes d'eau sur les vitres, je pars de chez mes parents en regrettant un brin d'avoir laissé mon parapluie à Y. puis m'abrite sous l'abri-bus prévu pour. Sur l'écran de contrôle, je vois l'arrivée du prochain 4 pour 22 minutes plus tard. Il est trois heures et demie alors je me dis merde. Texto-éclair pour Nico qui, lui, est toujours très ponctuel : pas de tram avant 20 min, ça va être chaud pour être à l'heure puis retour écran de contrôle histoire de : un 5 dans deux minutes donc bon. Texto effacé-non-envoyé.

Retrouve Nico à l'heure ou presque pour finalement se dire que vis à vis de la séance de 4 heures, ça va être trop juste pour Isa (shocking !) donc non. Du coup, retour voiture-à-Nico sous trompes d'eau régulières pour bouger jusqu'à St-Roch histoire de se rapprocher de chez Isa et d'une et de payer moins cher le parcmètre ensuite. Petit tour de Sainté embuantée derrière les essuies-glace battus, puis slaloms entre les rues inroulables du centre-ville pour finalement s'échouer sur le parking St-Roch complètement vide. Entre temps, coup de fil d'Elise pour dire qu'effectivement on pourra sans doute pas se voir ce week-end puis répondre oui on avait un peu remarqué de notre côté. Z'allez voir quoi ?, elle demande, alors je lui dis ce qu'on est censé voir puisqu'elle demande, puis ah oui, ça a l'air nul, qu'elle répond, alors du coup ça motive. Retour St-Roch avec horodateur à gaver, puis douche lourde sur la nuque pendant que les pièces glissent à l'intérieur, jusqu'à ce que je fasse remarquer à Nico que, d'abord, c'était jour férié hier donc gratuit niveau stationnement et, ensuite, que puisqu'il s'était remis à pleuvoir, c'était peut-être moyen de redescendre à pattes pour retourner à notre point A. Certes. Donc retour au point A, oui, mais en voiture, donc compléter le tour initial et revenir se garer grosso modo au même endroit qu'avant.

Pause au sec dans un coin du Méliès, puis croiser ma tante et mon oncle entre deux coups de fil (un bonjour à Virginie-en-Irlande qui nous traverse le ciel-nuit-d'aprem par Skype interposé), puis redépart pour remonter jusqu'à vers chez Isa, soit notre point B inutile de tout à l'heure, pour passer la prendre, monter à Centre 2 et faire les courses pour les crêpes du soir. Courses et pâte à crêpe réglées, repartir, en voiture toujours, il est huit heures moins le quart, le film est à huit heures, le ciel solide nous tombe dessus par vagues, quatre fois le tour du centre-ville pour trouver une place, un œil perdu sur l'horloge de bord (oui mais elle avance donc en fait on est par en retard), puis garés sous-terrain, déboulés par dessus le sol glissant et inondé du dehors, carcasses trempées sur le tapis du Méliès, il est huit heures dix, film commencé depuis dix minutes, et oui. Du coup repartir direction le Gaumont, des fois qu'il y ait quelque chose de pas trop mal mais en fait non. Donc demi-tour aqueux jusqu'au parking sous-terrain, cheveux trempés et flotte dans les yeux puis sur les sièges d'Isa. Départ du point C pour un retour point B sans passer par la case machin ni toucher quoi que ce soit.

Dernier Woody Allen non vu, du coup (ouais bah il est nul alors ça va, dixit Elsa ), mais la poisse diffusée jusqu'au jour suivant, aujourd'hui donc, avec TER retardé de 50 minutes à cause des intempéries d'hier, avec la gueule du Gier puis du Rhônes qui déboulent sur la droite de la voie, les eaux brunes raclées du lit vers les berges puis les stigmates d'inondations passagères sur les rives ou les champs limitrophes. Et par dessus le soleil brille, première fois depuis que je suis arrivé, en cette belle journée qui commence, etc.

jeudi 24 avril 2008

Entre les rames

...l'impression de passer mon temps dans des trains ; arrivé la semaine dernière, je repars tout à l'heure ; un nouveau train, un nouveau numéro, de nouvelles matriochkas-mentales probablement ; vu plein de monde ces derniers jours (même si : plusieurs fois les mêmes personnes), ça tranche des longues semaines poulèsiennes où il ne se passe rien et où je ne croise personne ; hier, aprem sympa avec Patrick et Nico et Isa et puis le soir avec Isa et Elsa et Laurianne, sympa comme tout, avec des crêpes et puis la Nouvelle Star aussi (oh Jules eh oh, c'était quoi ce truc affreux ?) ; le hype du hype quoi ; et puis refaire tout mon sac ça me saoule alors, d'autant plus que j'ai l'impression de revenir avec trois fois plus de trucs que ce que j'avais quand je suis arrivé ; et tous les bouquins que j'embarque, où est-ce que je vais les caser ? ; pleins d'idées dans la tête sinon mais il faut aussi savoir les mettre de côté parce que je manque de rigueur putain c'est vrai quoi alors les autres trucs parallèles (ou pas parallèles d'ailleurs) ça devra attendre ; j'ai abandonné la lecture de Mao II, sinon ; pas accroché ; les autres trucs, je disais, ça devra attendre, parce que maintenant c'est simple : je te finis « Coup de tête » et je fais rien d'autre tant que c'est pas terminé-terminé parce que ça commence à bien faire ; avant-hier j'ai reçu une proposition de proposition pour bosser dans un tabac/presse mais ça me semble un peu juste niveau durée (n'étant plus dispo après le mois de juin) alors je préfère attendre que le rectorat me recontacte pour d'autres trépidantes aventures-de-prof ; plus intéressant ; mieux payé ; là c'est les vacances alors dans les semaines qui viennent peut-être ; niveau musique je jongle avec les Stones et Zappa sur Deezer mais je n'ai rien de tout ça dans mon MP3 alors dans le train ce sera niet (ou plutôt : ce sera autre chose) ; aikangètnau, etc...

Ajout du lendemain pour la veille

...sur le quai de la gare à attendre le TER pour Lyon à présent ; il est quelque chose comme cinq heures et quelques, mon TER à cinq heures dix-huit ; débarque une fille qui se plante devant moi ; elle porte des espèces de chaussures noires qui brillent et une mini-mini-jupe rose avec un blouson par dessus qui a de la fourrure tout autour du col ; elle me demande si c'est bien ce train là pour Lyon-Part-Dieu en me désignant la voie vide devant nous ; je lui réponds ouais, même si je bloque quelques secondes devant ce train imaginaire ; comme elle a l'air inquiète, je lui apprends qu'il est possible qu'ils remplacent certains trains par des cars, ce que je viens de lire quelques minutes plus tôt sur l'écran d'informations dans le hall ; elle me dit merde, putain, non mais c'est pas vrai, qu'ils la prennent vraiment trop pour une conne que elle elle va à Rive de Gier et que faut pas la faire chier parce que non mais en plus elle, elle est trop gentille alors tu penses ; moi, je ne pense rien ; elle me dit aussi non mais je suis trop conne tout en fouillant dans son sac pour attraper je sais pas quoi ; et moi je m'arrange pour détourner les yeux parce que du coup je ne sais pas si je suis censé répondre quelque chose et que si je réponds quelque chose, je me vois mal dire « oui ma pauvre fille, t'es trop conne » ; arrivé dans le train, je me retrouve juste derrière elle ; elle me demande si on arrive bien à Rive de Gier à cinq heures trente-sept ; je lui réponds que j'en sais rien, je descends pas à Rive de Gier ; elle me dit vous descendez où ? ; je lui réponds Lyon mais je pourrais tout aussi bien lui répondre oh on a le même âge alors ton vouvoiement tu sais ce que j'en fais ? ; ensuite elle passe la majeure partie du trajet à parler à sa mère au téléphone (ou bien toute seule encore) et de l'autre côté de son siège, je me dis que je sais maintenant à qui elle me fait penser ; elle me rappelle une fille que j'ai connu au lycée, elle s'appelait Amélie, et je pouvais pas la piffer...

vendredi 29 juin 2007

Tournée d'adieu







vendredi 1 décembre 2006

Longue journée

Journée qui a commencée avant hier soir et qui s'est terminé hier soir seulement. Avant hier soir avec une soirée chez Isa. Une soirée "Tartiflette & Crumble", respectivement préparés par Virg et Elsa. Par rapport à la quantité de bouffe préparée, on n'était pas nombreux du tout : juste les trois précédemment citées, Fanny, Elise et moi-même. C'était une bonne soirée, évidemment ; beaucoup de conneries racontées pour peu de discussions sérieuses (en même temps faut dire que disserter sur Barthes ou bien la question de l'écriture féminine, ça nous arrive "quotidiennement" les jours de cours, alors...).
Longue soirée, petite nuit avec cours le jeudi matin, un cours de 19e que j'étais, évidemment, le seul de notre petit groupe à suivre (c'est une option), sinon c'est pas drôle... Un cours assez brumeux, on va dire, compte tenu de mon incapacité à rester concentrer plus de quinze secondes. Aprèrs, à peine le temps de manger chez (et avec) Elise (qui m'a aussi hébergé pour la nuit, soit dit en passant) qu'il fallait déjà repartir. Direction Morlaix, via la gare de Châteaucreux, via la gare de Lyon Part Dieu, via la gare de Lyon tout court via la gare Montparnasse.
En gros, disons qu'il s'agit de quelques heures d'attente ensomeillé dans un train qui semble prendre plaisir à traverser les régions les plus vides et les plus embrumées possibles... Soit.
Une fois à Paris (précisons pour le coup que j'ai plutôt l'habitude de transiter par Rennes quand je vais en Bretagne, qui a le mérite de n'avoir pas à changer de gare), c'est le labyrinthe du métro qui démare, le tout entrecoupé du cirque des âmes en peine permanent (c'est à dire les gens qui déambulent, zombifiés, dans les couloirs de métro ; c'est à dire aussi cet absurde tapis roulant plat où tout le monde marche quand même, histoire de ne pas perdre de temps et où un type à la fois robotisé répète laconiquement un "Gardez les pieds à plat" qui semble avoir l'effet d'une lobotomie collective). Une heure de transition particulièrement déprimante (oserais-je même dire "aliénante").
Et puis un nouveau train, le dernier, avec un premier voisin qui respirait trop fort et qui mangeait tout l'accoudoir commun avec son coude pointu et puis un deuxième voisin, moins bruyant, bloqué sur un article de magasine sur le dernier James Bond et qui a trouvé malin de s'endormir juste avant que moi je doive me lever pour descendre à ma gare. Grrr.

Une longue journée un peu étrange, très agréable mercredi soir et puis plus anecdotique hier. Une parenthèse étrange, c'est comme si en fait le jeudi n'avait pas pu s'écouler normalement. Comme si je l'avais sauté. Bref. Toujours est-il que la sensation en arrivant du haut du Viaduc de Morlaix est toujours aussi... particulière. Le noir miroir de la vitre du train qui s'allume juste au moment où on traverse ce fameux Viaduc et toute la ville et ses lumières qui apparaissent le temps de la traversée...

Je reste ici pour le week-end, un peu plus même, puisque je rentre mardi. Le temps est moche mais ça je le savais déjà. Et dire que j'ai apporté du boulot (que je ne ferai sûrement pas)...

Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine..

lundi 31 juillet 2006

Le chat d'Elsa

Samedi soir, chez Nico, Elsa (entre autres) nous parle (en autre) de son chat. C’est un chat assez spécial, visiblement. C’est un chat qui prend des insolations et des coups de soleil (c’est un chat nordique, voyez-vous). Mais c’est aussi un chat qui est allergique à la bouffe pour chat et, au passage, qui est victime du rhume des foins. Hum… C’est vraiment un chat ?

Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte tout ça. Je crois que j’aimais bien le titre que ça pouvait faire…

dimanche 25 juin 2006

Comme Narcisse je contemple...

Billet express aujourd'hui, le temps de poster quelques photos (ça faisait longtemps) où l'on me voit moâ ou mon univers plus ou moins proche (d'où le titre, emprunté d'une chanson d'Emilie Simon). Les photos ont toutes été piquées sur le Blog à Fanny, ce qui explique qu'elles soient assez réduites, puisque je n'ai pas pu mettre la main sur les "originales".



Photo prise lors d'une des dernières AG à la fac(pendant le blocage) où, de teneur de parapluie, je deviens garde du corps de la charmante Elise. Remarquez au passage l'effet produit sur la principale concernée... :)

Lyo

Dernier jour des partiels, la consigne était de venir habillé classe. De droite à gauche, on trouve Fred, Nico, Patrick et moi-même.



Même jour, même classe, mais côté fille. De gauche à droite et de haut en bas ça donne : Elsa, Virginie, Carole, Isa, Marie puis Malika, Sabrina, Elise et Fanny.



Best of de notre journée à Lyon après les partiels. En vrac on a une fontaine, Elsa qui fait sa star, Lyon toute seule, Pierre, un ami de Fanny, Virginie qui fait chépakoi et moi-même à chaque fois bien entouré.
(Cliquez sur la photo pour la voir en taille presque normale)

vendredi 26 mai 2006

Journée à Lyon

Je ne sais plus trop pourquoi, mais certains de mes amis avaient émis l’éventualité de tous monter à Lyon pour une journée, entre autre pour voir l’exposition Géricault au musée des Beaux Arts. Je me suis rallé au projet un peu en cour de route et, après avoir râlé un peu sur le fait que certaines voulaient prendre un train à sept heures ( !) le truc était organisé. Le truc en question, vous l’aurez compris, était aujourd’hui.

Départ un peu laborieux à huit heures : arrivée vingt minutes en avance, achat de billet plein tarif alors que j’aurai pu les payer moins cher (tant pis), arrivée de Fanny en avance, elle aussi (ce qui est sans doute la chose la plus extraordinaire qui aurait pu arriver !) et montage dans le TER un peu brusquement, puisque deux autres filles censées nous rejoindre (Elsa et Virginie), ne sont pas là. Au final, elles prendront le train suivant, et seront en retard d’une bonne demi-heure (note : ce sont elles qui voulaient prendre le train à sept heures, pourtant ! :P ).

Visite de l’expo Géricault (sous-titrée « la folie d’un monde ») de dix heures et demi à midi, à peu près. Bonne surprise en arrivant sur place : les étudiants, moins de vingt-six ans ne payent pas. Tant mieux, les musées gratuits, ce sont mes préférés. L’expo en elle-même ne m’a pas emballé plus que ça (il faut dire que je suis assez difficile avec l’art pictural, dirons-nous, et surtout que ce n’était pas vraiment un période que j’affectionnais plus que ça). A part trois ou quatre tableaux intéressants (dont celui que je vais poster un peu plus bas), le reste ne m’a pas convaincu.

Bouffage dans un kebab qui comportait une affiche « cinq titres de suite, merci l’OL ! » ou quelque chose comme ça sur sa vitre de devant, et puis on monte à Fourvière. On apprécie la belle vue sur Lyon, visite de la basilique et puis redescente tranquille (et à pieds…) jusque des petites rues piétonnes sympathiques. Les magasins situés dans ces rues, en revanche, sont un peu moins sympathique ou alors, pour être plus exact, disons que ce n’est pas le genre de magasin à enchaîner avec un groupe composé de filles au trois quarts. On a traîné dans des boutiques fascinantes : des fringues médiévales, des fringues colorées, des jouets et marionnettes et des carteries/affiches-de-film-ries. Mais je me plais juste histoire de me plaindre, c’était agréable quand même, malgré mes jambes qui commençaient légèrement à vouloir pioncer.

Entre temps, Elsa prend des photos avec une robe noire, une espèce de châle très vert et des lunettes de soleil qui lui valent de se faire klaxonner à un moment. Je ne crois pas avoir déjà parlé d’elle, pourtant cette fille m’impressionne beaucoup. Il serait même plus juste de dire qu’elle me fascine car, en plus d’être très sympa et très « artiste », elle a une sorte de présence étrange qui me rappelle certains personnages de Paul Auster (il me semble d’ailleurs l’avoir vue pour la toute première fois, en début de première année, à attendre que la BU ouvre en lisant un bouquin de Paul Auster, justement, mais je confonds peut être avec quelqu’un d’autre). Il y a quelques temps, je m’étais même inspiré de l’impression qu’elle me faisait (je ne lui parlais pas encore) pour le personnage d’Elza (justement !) de ma nouvelle « Scandinavienne », « Le faiseur de fables ». Au passage, Elsa m’a aussi conseillé une galerie d’art sur les Champs-élysées quand elle a su que j’allai à Paris. Ca n’est pas vraiment intéressant, je sais, mais je suis sûr que ça me donne un air kewl de parler de galerie d’art sur les Champs !

Après un verre pas cool du tout dans un bar pas cool du tout avec un meuchant serveur, on se dépêche un peu pour attraper notre train de 17h03 (précis) qu’on rejoint dans des délais un peu limites. On voulait aller voir le dernier Raoul Ruiz, aussi, mais on n’a pas vraiment eu le temps (enfin, Virginie et Elsa y sont allées, pas nous).

Retour tout calme sur Sainté et magnifiques retrouvailles avec notre belle ville. J’ai donc passé une journée très agréable, même s’il a fait un peu chaud et qu’on a pas mal marché. A refaire, pourquoi pas, même si faut pas oublier que les lyonnais on les aime pas, ils sont pas comme nous… ;)