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Tag - Fanny

Fil des billets

jeudi 4 septembre 2008

Jeudi 4 septembre

Dernier jour.

Expéditif finalement le Journal AE post-apocalytpique. Deux heures plus tard je m'en vais, l'asphalte crevé rebouché sans un bruit, j'ai rendu mon passe niveau 2, j'appuie sur un bouton pour que la sécurité déverrouille le portail depuis l'envers de son bunker (bis), j'ai récupéré mes trucs, j'ai serré leurs mains, j'ai pensé c'est ça salut, puis déplacement latéral, clivage temporel, distorsion dans l'air gris d'Y., ce genre de trucs, de retour au collège, l'autre cette fois, planté au pied du mur d'escalade, sans baudrier ni rien, F. comprendrait.

Mais officiellement je n'ai pas démissionné : je n'avais rien signé. Juste le temps qu'on perd à penser que.

Pendant ce temps, chez Orwell, il y a soixante-dix ans :
Yesterday saw a gull I did not know, dark brown with white bands on wings. Otherwise no life.

samedi 15 mars 2008

Il y a deux ans « le blocage »

Voilà que je repense au « blocage ». Deux ans plus tard, certaines images me reviennent en mémoire. Certaines images dont je n'ai encore pas parlé. Elles sont fragmentées, isolées de tout contexte. Elles sont là, c'est tout. Nous sommes le mardi 8 avril 2008 et j'antidate ce billet au 15 mars pour mieux coïncider avec le début du blocage à l'université Jean Monnet de Saint-Etienne en 2006 :
- parce que je n'aime pas beaucoup publier plus d'un billet par jour
- parce que le planning de la semaine est rempli pour ce qui concerne les billets à mettre en ligne
- parce que je détourne ces informations de la première page, par lâcheté
- parce que je sais que certaines personnes directement concernées peuvent lire par dessus mon épaule.
Je décide de classer les faits de façon totalement arbitraire, par ordre de ce qui me revient d'abord en tête et, ensuite, par association, le reste. J'emprunte à François Bon sa mise en page cut-up. J'écoute Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles sur Deezer.

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Contrairement à ce que je laisse entendre lors du billet des un an, le blocage ne commence pas le 8 mars mais le 15. Je corrige cette anomalie d'anniversaire avec ce deuxième billet.

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Je repense effectivement à Nine Inch Nails quand je repense au blocage. Je repense d'abord à Only, chanson de mon album préféré With Teeth et à son refrain : « there is no you there is only me » que je placarde de façon totalement adolescente en sous-titre de mon pseudo MSN. Je parle à Virgil, souvent. Ce sous-titre est tacitement destiné à Fanny avec qui je suis en froid, c'est une revendication de mes convictions du moment. Je me fous totalement du CPE parce qu'il n'a strictement rien à voir avec moi.

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Nous sommes en cours d'Histoire Littéraire avec M. V. Nous sommes le mercredi 15 mars, lorsque, débarquée de la dernière AG, la moitié de la promo se rassemble pour nous annoncer le blocage. M. V. décide d'amputer son cours ; que l'on se serve de cette heure et demie pour discuter des tenants et aboutissants de la chose. On nous explique le pourquoi du comment et surtout le pourquoi il faut les rejoindre et bloquer avec eux. Bien malgré moi, je fais partie de la partie sceptique de la promo, en compagnie de personnes qu'habituellement je ne fréquente pas. Elise, Nico et surtout Fanny sont de l'autre côté. Je les ai croisés dans le couloir avant de venir, ils m'ont mis au parfum et ça ne me plaît pas. J'ai du mal à le cacher, d'ailleurs je me demande si j'en ai simplement envie.

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Ce qui m'ennuie de prime abord, c'est cette intrusion soudaine dans mon quotidien et l'incertitude des jours à venir. Ça m'énerve de ne pas pouvoir prévoir à l'avance le déroulement des jours. Ne pas aller en cours, évidemment, c'est bien le cadet de mes soucis.

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Je ne peux rien dire : je ne suis pas allé à l'AG. Si je voulais faire entendre ma voix, c'était là-bas qu'il fallait que je m'exprime. On me le fait remarquer, comme à quiconque qui aurait la curieuse envie de la ramener alors qu'ils n'ont pas fait l'effort de se déplacer jusque là-bas. Je reconnais l'argument mais me force intérieurement à le dédaigner, c'est ma mauvaise fois qui agit. Originellement, je devais aller à l'AG. Je change d'avis plusieurs fois. Je change d'avis une dernière fois lorsque Elise me reproche mon lunatisme sur la question – il est vrai que je lui ai déjà fait faux bon pour l'accompagner lors d'une précédente manif, quelques semaines plus tôt. Je prends donc la tangente et rejoint Malika à la BU pendant cette heure de trou.

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De retour en salle SR9 pour le cours d'Histoire Littéraire qui en réalité n'a pas lieu. Durant toute l'heure que dure ce petit débat improvisé, je scrute Fanny et les autres – mais surtout Fanny, parce que je peux lui en vouloir plus facilement, parce qu'entre nous c'est relativement habituel – de mon regard le plus noir. Parce que je leur en veux de me faire tenir de l'autre côté de la barrière. Parce que je leur en veux de ne pas partager mon point de vue. Surtout : je leur en veux de venir mettre les pieds dans mon quotidien le plus élémentaire.

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Je quitte la fac en trombe sans une parole pour les autres. J'appelle la seule personne de mon entourage à ne pas faire partie de la chose : Malika. On se plaint mutuellement dans le dos des autres parce que ça nous défoule l'un et l'autre.

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Le soir même, il me semble que j'appelle Elise, qu'on s'engueule, c'est peut-être la première fois mais peut-être que je confonds avec un autre coup de fil pour d'autres occasions. Je crois me souvenir qu'elle me reproche une conversation qui a eu lieu plusieurs semaines plus tôt à la Mie de pain ou dans l'un des nombreux kebabs autour de la fac (de mémoire : on ne fréquente que les gens qu'on est matériellement forcé de fréquenter, je ne crois pas aux amitiés longue-distance, elles finissent toujours par se déliter ; dans un an et demi je pars vivre ailleurs). La conversation se termine sans que notre différent soit tranché, réglé. Je déteste ça.

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Le soir même et les suivants, je m'engueule avec Fanny sur MSN.

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Je sais pertinemment ce qui me fait peur : que cette scission entre nous se creuse.

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Je ne participe pas au blocage le lendemain. Je me rends tout de même à l'AG suivante, le jeudi ou le vendredi qui suit. Les autres sont rassemblés autour d'un banc, juste devant l'entrée. Le portail est fermé, barricadé. On m'invite à passer par dessus la grille pour les rejoindre. Ce que je fais. Pendant que j'enjambe le truc, mon genou se bloque pendant un moment pendant que ma jambe continue de tourner. Je boite pendant le restant de la journée. Je ne sais plus si je dramatise la chose ou si, au contraire, j'essaie de le masquer. Je découvre avec amertume la présence de Malika qui construit des pancartes et des slogans comme si de rien n'était, comme si notre conversation de la veille ou de l'avant veille n'avait pas eu lieu. C'est cette facilité de travestir ses convictions pour un rien qui m'agace. Cette facilité que, par fierté ou par orgueil, moi, je suis sûr de ne pas posséder.

10bis

Beaucoup m'ont tenu un certain discours avant le blocage et un autre complètement différent pendant. Beaucoup on fait partie du truc histoire de faire partie du truc.

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C'est peut-être à cette occasion que je rencontre Isa. Je me demande qui elle est, ignorant tout à fait qu'elle fait partie de notre promo depuis quelques mois au moins.

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C'est à cette occasion que je fais connaissance avec Virginie et Patrick.

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L'AG qui suit se déroule derrière la fac, à côté de la BU. Le nombre de personnes présentes est impressionnant. Il y a des caméras de France 3. Je décide de voter blanc, me foutant résolument du pour ou du contre. Il n'est pas évident de sentir cette masse de bloqueurs et d'anti bloqueurs hostile à son choix de « conscience ». Je me souviens avoir été mis à l'écart pour mieux décompter les votants, avec les autres « blanc », tout au fond ; une belle brochettes de gusses qui se demandaient résolument ce qu'ils venaient foutre là.

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Je fais en sorte de ne pas trop me faire marginaliser. Je compense comme je peux cette rupture d'opinion entre nous (ou, en l'occurrence, de non-opinion). Je tape le contenu d'un tract rédigé à l'avance dans un cybercafé. Je balaye deux ou trois idées quand j'en ai l'occasion. Je participe à une seule manif pour qu'on ne puisse pas, plus tard, me reprocher mon absence. Je déteste ça.

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Je déteste la formation progressive de ce groupe auquel je ne fais pas partie. Après coup, je déteste quand d'autres font références « au blocage » comme à une époque lointaine et idyllique, la nostalgie à fond la caisse.

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Je décide à l'avance de passer de temps en temps à la fac. Je ne participe pas au mouvement. Je me pointe aux AG, prétexte pour rejoindre les autres. Tous les deux ou trois jours en règle générale. Je m'interdis d'y retourner deux jours de suite. Mon esprit est généralement occupé par « Coup de tête », il y a désormais du REZ dans les oreillettes de mon MP3.

16bis

Je me rappelle la première fois que je m'apprête à passer par l'entrée latérale, côté Voltaire. Je me demande à moitié sérieux entre moi-même si on me laissera passer vu comment je suis fringué. A l'entrée, je retrouve François occupé à filtrer le flux d'entrants-sortants.

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Un jour où Fanny ne peut pas venir à une AG pronostiquée serrée parce qu'elle doit aider au blocage de Simone Weil, je lui propose de voter à sa place. C'est la seule fois où je vote « pour ». Ma conscience s'en accommode facilement : j'ai besoin de plus de temps vierge pour poursuivre « Coup de tête » qui s'enlise.

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Retour en arrière, au début du blocage. Notre prof de Dissertation propose à « ceux qui le souhaitent » de rendre une dissertation prévue depuis longtemps. Un délégué doit les ramasser sur les ruines cartonnées et barricadées de la fac. Je m'y pointe pour rendre la mienne, terminée pendant les vacances précédentes et donc avant le début du blocage – et, par ailleurs, totalement bâclée, ce qui amènera une bâche de plus dans cette matière. La pénible impression d'être pris pour un de ceux qui souhaiterait reprendre les cours au plus vite.

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Lorsque la fin du blocage est votée, c'est un état de déprime qui gagne tout le monde. Le CPE est déjà abrogé. Il n'y a plus rien à poursuivre, sinon peut-être toutes les luttes valables qui ont fait se fédérer autant de monde autour d'un seul prétexte. Le prétexte est sacrifié, de même que le premier ministre de l'époque, décapité. Comme je le pressentais, « nous » contribuons à dégager une voix royale pour Sarkozy 1er.

19bis

Lorsque la fin du blocage est votée, Hugo me téléphone, je lui annonce la chose, il me dit « c'est super », ou quelque chose comme ça, probablement parce qu'il essaie de dire ce qu'il croit que je suis en train de penser moi-même. J'essaie de m'éloigner un peu des autres, je n'ai pas réellement envie que cette bribe de conversation filtre ailleurs. Je lui réponds peut-être « oui, oui ». En réalité je suis amère. « Coup de tête » n'est pas terminé. J'ai besoin de plus de temps que ça. Les premiers partiels commencent déjà à poindre. Je n'arriverais plus à continuer d'écrire les jours suivants.

vendredi 15 février 2008

J'archive tout

Je n'écris pas. Ochracé terminé depuis plus d'une semaine, Scapulaire en pleine impasse, Coup de tête au repos : je n'écris pas. Impossible de prévoir quoi que ce soit niveau écriture tant que je ne saurais pas de quoi mon quotidien sera fait dans les prochaines semaines à venir. Je fonctionne comme ça. Ne fonctionne pas, en l'occurrence. Et comme je n'écris pas, peut-être pour combler un vide, peut-être pour occuper mes doigts lâchés par habitude sur le clavier, j'archive. J'archive tout.

Je dis j'archive, je devrais dire je numérise. Tout. J'ai récupéré, rassemblé, réunis, tous ces carnets, ces lettres, ces mails, ces peu-importe-ce-que-ça-peut-être. Juste : des traces écrites de ces dernières années. Des mots inscrits comme ça, des fois par hasard, des fois par ennuis. Des conversations écrites sur nos feuilles de lycée. Des engueulades par phrases interposées. Des résidus. Des phrases-témoins. Et tous ces trucs, je les empile, je les classe, je les compile. Je les tape. Numérise. Archive. Voilà ce que je fais depuis ces derniers jours.
Tout est compilé dans le dossier « Journal » qui trône / qui traîne sur mon disque dur. De 1998 à aujourd'hui, dix ans de prise de notes. Parfois incomplètes, parfois idiotes. Souvent lacunaires. Et même : j'aurais pu remonter plus loin, si tous les cahiers, les notes, les feuilles, si tout était encore en ma possession. Le nombre de trucs que j'ai égaré, perdu, oublié, le nombre de trucs que j'ai moi-même détruit sûrement, le nombre de trucs que d'autres personnes ont gardé ; j'aurais du faire des doubles de toutes les lettres que j'ai envoyé. J'aurais du. Mais j'ai pas. Donc tant pis.



Archiver-numériser, ça n'a pas vraiment de but en soi. Peut-être pour pouvoir ensuite se permettre de négliger ces notes/textes/lettres/conversations sur support papier. Mais même pas. Je me vois mal tout balancer, quand même. Simplement, sans doute, bâtir un dossier où tout est réuni. Comme si c'était par ce biais là que ma vie pouvait se matérialiser. Rendre ces dernières années concrètes, matérialisées. Être productif en permanence, voilà mon obsession. Parce que vivre les trucs, ça ne suffit pas si derrière ça ne se cristallise pas ailleurs. Dans ce dossier là.
Le Journal comme squelette de ma mémoire, aussi. Parce que les évènements importants, je les zappe avec une facilité alarmante, parce que je ne me souviens que des détails, que des trucs pas importants. Squelette de ma mémoire mais je ne suis pas dupe pour autant : au moins aussi mensonger que n'importe quoi d'autre.

Dans le tas de souvenirs, des bribes importantes. Des réalités qui transparaissent depuis des tournures de phrase maladroites, des mots isolés, des silences. Surtout des silences. Toutes ces vérités dans tout ce que je ne dis pas, dans tout ce que je contourne, habilement ou non d'ailleurs. Tout ce que je ne nomme pas. Tout ce que je travestis dans l'orthographe, par hasard ou par jeu. (C. pas une fois je l'ai écris correctement)
Dans ce tas de souvenirs, la genèse de mon projet de laboratoire internet, c'est sûr (voir Désordre de Philippe De Jonckheere, énorme révélation). J'ai déjà trouvé le nom. Je fais des essais. Je sais comment ça va s'articuler. Je sais que ce sera privé. Je connais le mot de passe. Je ne sais pas encore comment organiser le jeu de pistes en revanche. On verra. 17h34, le projet, ça fait aussi partie de ce même élan. C'est la même chose.
Dans le tas de souvenirs, il y a aussi tous ceux que j'ai croisé, ou juste effleuré, même, ils y ont laissé leur empreintes. Malgré tout, à la lecture de ces notes beaucoup trop parcellaires à mon goût : le regret de n'avoir pas tout écrit en permanence. Toutes les idées, toutes les pensées, tous les actes. Tout. Pour réellement pouvoir tout archiver. Pour réellement pouvoir bâtir un dossier cohérent. En attendant, je comble les énormes vides avec ces bribes rachitiques, bribes de phrases, bribes de mots, bribes d'instant. Mes notes, radicalement imparfaites, éternellement incomplètes. Le Journal, éponge de tout ce qui est un jour passé par la lettre, squelette émietté de ma mémoire qui, elle, s'en fout.

vendredi 21 décembre 2007

Me souviens que

On était passé ensemble sur un oral avec Nelly en première année, je m'en rappelle très bien, c'était en bible (oui, on avait des cours de bible en première année) et c'était un extrait de la Salomée d'Oscar Wilde et je m'en rappelle parce qu'on avait défendu une interprétation féministe du texte et on avait eu 13 ou 14 peut-être. On avait d'abord bousculé quelques idées comme ça, pour commencer, assis sur les escaliers, vers le bâtiment du CIT. Une fois on avait fait sauter un des cours de bible pour bosser sur ce truc et à la place on était allé bouffer ou boire un verre à Centre Deux. A cette époque, première année, second semestre, la bible, c'était notre dernier cours de la semaine et on l'avait le mercredi de midi à une heure et demi. Le cours de bible, c'était ce moment où la prof nous disait que dans l'iconographie du moyen-âge, Judas était représenté en roux parce que ça symbolisait le diable ou quelque chose comme ça et la drôle de sensation que ça fait quand les deux tiers de la classe se retournent en même temps dans ma direction avec la prof qui me regarde en me disant « désolé ». Après coup, Nico m'a dit que c'était ce jour là qu'il avait réalisé que j'existais (corrige moi si je me trompe).

Nelly, je l'ai croisée hier en allant faire mes courses de Noël, c'est pour ça. Juste trois minutes entre la fac et le centre ville, et probablement que j'aurais changé de trottoir et fait semblant de l'éviter si j'avais eu mes lunettes ce jour là mais voilà, je les avais pas, je l'ai reconnue qu'à la dernière minute. On peut dire qu'elle est sympa pourtant Nelly, c'est pas le problème, juste que j'aime pas croiser d'anciennes connaissances à qui j'ai rien à dire, c'est agaçant.

En première année, je connaissais pas encore assez Nico et Elise, on faisait que se croiser (et encore), et Fanny et Malika étaient dans l'autre groupe, difficile d'avoir des horaires qui concordent. Du coup, je passais le plus clair de mon temps avec Nelly et avec une des nombreuses Caroline que j'ai connu dans ma vie. Avec Nelly et Caroline, on est passé ensemble pour un autre oral, en Dissert, deuxième année, me souviens plus du sujet sinon que c'était une citation de Barbey d'Aurevilly. On s'est planté : quatre ou six, je sais plus combien on a eu. Hors sujet complet. Me souviens que ça m'avait gonflé grave, après coup, et que j'avais passé tout mon cours de stylistique à dessiner sous le nez de ce brave S.C. et je crois même que j'avais gonflé pas mal de monde autour de moi aussi ce jour là.

Retour en première année : les absences et claquements de doigts intempestifs de M. Mc Machin le mercredi matin et la nullité abyssale de son cours. Mon commentaire-super-génial parfait sur Jünger que m'a piqué Elise sous le nez et le truc minable que j'avais fait après sur Buzzatti. Je crois que j'ai encore le petit mot de remerciement qu'elle m'avait adressé à la fin de ce cours. Me souviens m'être dit qu'à défaut de cartonner avec mon commentaire-super-génial, je garderai une preuve de ma propre générosité histoire de, question d'égo.

En première année toujours : me souviens d'une après-midi passée avec Fanny et Fred et on était allé à Simone Weil ensemble, je sais plus trop pourquoi, et c'est peut-être le plus de temps que j'ai passé avec Fred de toute ma vie et on s'est peut-être échangé cinq mots maximum. Première année : C. pas encore revenu de Lyon et pas encore en fac d'anglais où je l'ai recroisé par hasard l'année dernière et l'arrière goût que ça faisait ce jour là, trois ans après, un mardi après le cours de 16e. Première année et l'insupportable impression de pas savoir ce que je foutais là, à l'époque. Et dur dur dur de se dire qu'il faudrait encore subir deux ans de plus.

Je ne sais plus quand exactement, l'année dernière : je croise Nelly en sortant de la fac, prêt à rentrer chez moi avec la migraine, des mois qu'on s'est pas parlé, je lui apprends qu'elle n'a pas cours parce que sa prof est pas là. Merde, elle me dit, ça veut dire que j'ai je sais plus combien d'heures de trou, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire en attendant... Tiens, ça te dirait d'aller boire un verre ? Aucune idée de ce que je lui ai prétexté pour dire non. Peut-être bien la migraine, du coup.

jeudi 21 décembre 2006

Shortbus

Vous l'aurez sans doute remarqué : ces temps-ci, je vais souvent au ciné. Ca se retrouve notamment dans les nombreux billets « Coups de coeur » que je mets en ligne régulièrement (et encore, je n'ai pas parlé de tous les films que je suis allé voir depuis la rentrée, la flemme). On mettra ça sur le compte de l'ouverture du nouveau Méliès et aussi du fait que les cours c'est chiant : c'est mieux d'aller voir des films à la place.
Bref, celui dont je vais vous parler aujourd'hui est un peu particulier. On est allé le voir (on, c'est à dire Fanny, Malika, Isa et moi-même) lundi soir, un peu comme une mini soirée de fin de partiels, même si des partiels, on en aura encore en janvier. Bref, on est allé voir Shortbus, film de John Cameron Mitchell dont vous avez peut être entendu parlé puisqu'il a fait pas mal parler de lui, notamment à cause des scènes de sexes non simulées qu'il présente à l'image explicitement (oh comme c'est joliment dit !). En gros, c'est un film avec des vrais morceaux de films de cul dedans (oh comme c'est joliment dit, bis). Mais ça ne se résume pas à ça pour autant, même si, ne nous le cachons pas, le film a fait une grande partie de sa promo là-dessus (à Cannes, notamment).

L'histoire de Shortbus n'en est pas vraiment une. C'est plus une accumulation de petites histoires, de personnages qui se croisent, qui se font et se défont, le tout dans le théâtre carton pâte de New York, seule vive à même d'accueillir une telle intrigue, bien évidemment. Afin de vous le résumer un minimum, voici quand un même une espèce de synopsis : le Shortbus est un établissement assez particulier, entre lieu de rencontres, salle de projection et théâtre d'orgies permanentes, établissement où se rencontre des personnages un peu perdus, voire même complètement paumés. Parmis eux, en vrac, une sexologue qui n'a jamais eu d'orgasme, un couple homo qui cherche à « s'ouvrir sexuellement » ou une dominatrice en mal de relations « humaines », etc. Le film présente alors des personnages divers et diversifiés qui tentent de résoudre leurs problèmes existentiels en même temps qu'ils essaient de résoudre leurs problèmes sexuels puisque, après tout, c'est l'approche qu'a choisit le film.

Autant le dire tout de suite, Shortbus est un film assez trash au début (le premier quart d'heure), puis il redevient « normal » par la suite. Il ne s'agit pas, comme j'ai pu le craindre de prime abord, d'un film qui cherche à justifier les scènes de cul qu'il propose. Il semblerait plutôt que le film cherche à choquer dès le début, histoire de pouvoir ensuite passer à autre chose et raconter l'histoire (ou plutôt les histoires) qu'il veut raconter. De ce point là, c'est plutôt positif. Pareil concernant le jeu des acteurs, qui étaient pourtant amateurs pour la plupart d'après ce que j'en ai compris. Le film est superbement interprété et, compte tenu de la nature particulière du film, ça mérite d'être signalé, car ce n'était pas forcément gagné dès le départ.
Le parti pris du film est lui plus contestable. Il se propose de porter un regard simple et neutre sur la sexualité de ses personnages. Il s'agit de montrer le sexe comme un acte du quotidien, à la limite de la pathologie par moment. C'est contestable, notamment à cause du caractère profondément a-érotique (ça se dit ?) du film : Shortbus n'est pas un film érotique, il ne véhicule aucun désir. Les scènes de sexe sont banalisées, ancrées dans un quotidien qui les démystifie forcément. En cela, je comprends tout à fait qu'on puisse être déçu en sortant du cinéma...

Je ne vous dirai pas que Shortbus est un film génial et révolutionnaire comme j'ai pu le voir ou l'entendre à droite à gauche. C'est un bon film, simplement, perfectible et très maladroit par moment. Mais un film révolutionnaire, certainement pas, et c'est pourquoi j'ai choisi d'en parler (ça et pour attirer le visiteur avec les mots clés Google of course !), la majorité des critiques bloguesques que j'ai visité étant plutôt (très) positives.
D'abord, le principe même du film m'a un peu rebuté. On prend un personnage avec un problème dans la vie et on le symbolise dans sa vie sexuelle. C'était aussi simple (voire simpliste) que ça. Et évidemment ça dénote complètement avec l'aspect humain et touchant qu'on essaie d'insuffler à ces dits personnages.
De la même façon, tout le côté symboliste du film est exagéré, oserais-je même dire hypertrophié. Tout est symbole et, au as où le spectateur n'ai pas compris, tout est fait pour que l'on comprenne ce que le film a voulu dire. Les indicateurs sont ainsi multipliés, grossis au maximum jusqu'à ce que ça en devienne excessif. Non seulement c'est simpliste (voire simplet), mais c'est également nié le rôle du spectateur qui n'a pas besoin de tout ces codes énormes pour interpréter le film.
D'autant plus que certains messages fonctionnent à contre-sens : l'exemple même étant ce personnage (voire ce duo de personnages) qui semble constituer une incarnation dans le film du spectateur (le tout en jouant avec la thématique centrale du voyeurisme)qui est en soit une très bonne idée, qui sert véritablement à approfondir les personnages pendant que la trame cinématographique, elle, refuse l'interprétation en multipliant les indicateurs et les codes, cf. le paragraphe précédent.
En un mot, c'est dommage et c'est carrément maladroit, surtout que le « message » délivré par la conclusion du film est franchement planplan (oui, planplan !). On n'en dira pas plus pour ceux qui ne l'ont pas vu mais c'est pas l'envie qui m'en manque... Notons au passage que de tout centrer autour du sexe et de la sexualité paraît, là encore, franchement simple (voire simpliste, voire simplet)...

Un petit mot positif pour finir sur la bande son, élément du film réellement génial. La musique est simple, mais envoûtante est superbement interprétée notamment par Scott Matthew (quelle surprise de le retrouver au beau milieu d'un tel film, d'autant plus qu'on le voit en vrai !), qui a beaucoup collaboré avec Yoko Kanno, entre autres, pour ceux qui ne le connaîtraient pas (je parlerai de lui bientôt, promis).

Bon allez, je me radoucis un peu : Shortbus est sans aucun doute une expérience à vivre, c'est certainement un film intéressant mais très très perfectible et très très maladroit. Dommage pour lui mais bon, ça ne va pas m'empêcher de dormir... En même temps, j'ai bien peur que mon billet sur le sujet soit inutile : c'est typiquement le genre de film dont on doit se faire une opinion soit-même et pis c'est tout ;) .
PS : Vous pouvez, grâce à Youtube, visionner la bande annonce ci-dessus (censurée) du film en anglais non sous-titrée. J'essairai de le proposer à chaque fois que je parlerais d'un film dorénavant.

vendredi 6 octobre 2006

#1 ~ En Histoire de la Langue

Voici donc mon premier essaie de BD, on verra bien ce que ça donnera. Juste pour l'info, cette petite situation m'a été inspirée par mon cours de la semaine dernière.





















Hmmm je crois que "pardon" serait ici approprié...

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dimanche 25 juin 2006

Comme Narcisse je contemple...

Billet express aujourd'hui, le temps de poster quelques photos (ça faisait longtemps) où l'on me voit moâ ou mon univers plus ou moins proche (d'où le titre, emprunté d'une chanson d'Emilie Simon). Les photos ont toutes été piquées sur le Blog à Fanny, ce qui explique qu'elles soient assez réduites, puisque je n'ai pas pu mettre la main sur les "originales".



Photo prise lors d'une des dernières AG à la fac(pendant le blocage) où, de teneur de parapluie, je deviens garde du corps de la charmante Elise. Remarquez au passage l'effet produit sur la principale concernée... :)

Lyo

Dernier jour des partiels, la consigne était de venir habillé classe. De droite à gauche, on trouve Fred, Nico, Patrick et moi-même.



Même jour, même classe, mais côté fille. De gauche à droite et de haut en bas ça donne : Elsa, Virginie, Carole, Isa, Marie puis Malika, Sabrina, Elise et Fanny.



Best of de notre journée à Lyon après les partiels. En vrac on a une fontaine, Elsa qui fait sa star, Lyon toute seule, Pierre, un ami de Fanny, Virginie qui fait chépakoi et moi-même à chaque fois bien entouré.
(Cliquez sur la photo pour la voir en taille presque normale)

samedi 24 juin 2006

Happy birthday

Jeudi, c’était l’anniversaire d’Elise, avec un repas au resto prévu pour le lendemain, c’est à dire hier, c'est-à-dire le jour du dernier match de poule de l’équipe de France (!). C’était donc un gros sacrifice à faire, sacrifice que j’ai quand même fait, vous pensez bien, et finalement avec plaisir, car la soirée était ma foi très sympa.

Même si en fait, ça commence un peu bizarrement. Fanny est censée passer me prendre pour pouvoir transporter en même temps l’un des cadeaux volumineux prévu pour l’occasion (une affiche dans un cadre). Un quart d’heure avant l’heure prévue pour qu’on se retrouve, Fanny m’appelle et me dit : j’arrive vers chez toi, on sera jamais à l’heure au resto. Avec Fanny, faut pas trop chercher à comprendre… Il se trouve en fait qu’elle doit ramener Eviana, qui ne peut plus venir, chez elle, c'est-à-dire dans un trou paumé dans la campagne, donc, oui, on ne sera jamais à l’heure au resto. J’en profite au passage pour dresser la liste des invités : les habituels (Fanny, Elise, Malika, Nico), Rudy (qui va jouer dans notre film si on le tourne) et David (ami de Fanny et copain d’Eviana). Mon dieu c’est compliqué, d’autant plus que j’ai la très nette impression que tout le monde s’en tape. Tant pis, je continue.

Effectivement, on arrive avec un quart d’heure de retard, mais comme tout le monde à l’habitude, ça va. Le resto est un resto thaï, très sympa, d’autant plus qu’on l’a pour nous tout seul ou presque. Seul bémol : à la place de l’écran télé avec retransmission du match, il y a un aquarium. Tant pis. Le repas se passe vraiment super bien, malgré les blagues pourries qui fusent toutes les cinq minutes et, j’en suis moi-même surpris (moi qui ai du mal avec la bouffe que je connais pas), la nourriture est vraiment très bonne. A part ça : blagues pourris, Fanny qui fait des imitations de mente religieuse, David qui nous montre son gros tatouage (dont le modèle a été dessiné par Fanny !) sur le pectoral droit et qui drague tout ce qui bouge c'est-à-dire nous tous, Malika qui s’afflige, et moi qui râle en constatant que mon option SFR censé m’avertir des buts marqués par la France ne fonctionne pas. Ah, on a aussi droit au traditionnel « Bon anniversaire » chanté par Virginie au téléphone depuis chez elle.

S’en suit alors le traditionnel lâché de cadeau, dans une improbable scène de sit-in sur le parking à côté de la dudumobile (la voiture de Fanny), refuge de nos cadeaux merveilleux. Les gens qui passent à côté de nous nous regardent bizarrement (c’est vrai qu’en même temps, on a l’air de faire un rassemblement d’indiens urbains). Les cadeaux font vraiment plaisir à Elise, ce qui fait du même coup plaisir à voir. En vrac, on lui offre un pot de Nutella avec cuiller pour gosse, un truc de Barbapapa rigolo, un DVD, un petit lion multicolore que personne n’aime sauf moi, un carnet où écrire ses soucis (c’est très fille ça) et, le gros du truc, dans tous les sens du terme, le fameux cadre volumineux avec, à l’intérieur, une affiche de la fée clochette par Loisel (ce n’est pas l’image qui suit, mais le personnage est le même et en plus joli).

On s’en va sur le coup de minuit et demi, après qu’Elise nous ait tous remercié une bonne cinquantaine de fois (ce qui est assez agréable, il faut bien le dire). David, Malika et moi-même sommes ramenés par Fanny dans une ambiance assez bizarre, calme et silencieuse. David y est beaucoup plus posé, plus vrai, sans doute, et un arrêt prolongé devant un feu me donne une drôle d’image de lui. La lumière rouge du feu éclaire la scène de façon surréaliste, d’autant plus qu’il porte le chapeau mauve bizarre de Fanny (avec que des fringues noires en dessous, as usual). Il ne dit rien, et regarde parfois dans le vague, parfois Fanny. A ce moment très précis il m’apparaît comme complètement différend de l’image qu’il semble habituellement donner de lui. Ses traits sont beaucoup plus relâchés, il a l’air naïf et innocent. C’est une très belle image, qui ne dure qu’une vingtaine de secondes tout au plus. En arrivant chez moi, il me dit que « j’ai la classe », avec un drôle de sérieux, et que « c’est pas une question de fringues, quoi que je porte je suis classe » avant d’ajouter que les compliments qu’il fait sont toujours sincères. Drôle de truc à dire, je pense, mais je le remercie quand même un peu troublé. Troublé, c’est le mot. Ce type me trouble à chaque fois que je le croise, même si c’est assez rare. Sans doute parce qu’il est mon opposé, dans tous les sens du terme, et peut être aussi parce que je mon égocentrisme me fait m’intéresser à ceux qui me complimentent. Sans doute un peu des deux. La soirée se termine à ce moment là en tous cas. Une fort bonne soirée.

PS : La France a gagné, elle va en huitième !

lundi 5 juin 2006

La quête du sac au chat noir

Me voilà de retour de Paris (depuis quelques heures) pour poster le premier billet du mois de juin (qui ce sera fait attendre, j’en conviens, mais j’étais légèrement occupé ailleurs, donc…). Ce petit séjour de quatre, cinq jours a été très très sympa, même si cette fois-là je n’ai pas pris autant de photo qu’en janvier, ce qui veut dire que je n’en posterai pas ici (mince alors, plus de photos idiotes !).

Je ne vais d’ailleurs pas beaucoup m’étaler, disons simplement que j’ai passé une bonne mini semaine, avec beaucoup de balades dans paris et beaucoup de bouquinistes/Gibert avec tous les achats compulsifs de bouquin que cela suppose. Quelques restos, aussi, avec pas mal de crêpes et de japonais (non, non, pas de crêpe aux japonais) et une visite à l’Institut du Monde Arabe.

J’ai même eu droit à une petite quête sympathique hier après avoir reçu un coup de fil qui me demandait de ramener un sac pour une amie. Pas n’importe quel sac, bien sûr, un sac comme celui qu’avait acheté Fanny l’année dernière lorsqu’on était allé à paris tous les deux. Il fallait donc un sac avec un dessin du chat noir (cf. l’image ci-dessous). On (Hugo + moi-même) est donc allé exprès sous la tour Eiffel pour trouver le sac en question (juste pour l’info, oui on en a trouvé, mais pas un comme il faut je pense…) pour ensuite se retrouver, sur le champ de Mars, pris dans un rassemblement de fanfare ! A priori c’était le rassemblement annuel des fanfares de France… On l’a senti passé… Des fanfares de partout qui jouaient très fort et des trucs complètement différents, évidemment. On a même cru qu’il y avait un éléphant à un moment… Mais bon, je vous rassure, on a survécu…

Pour le reste, c’était surtout du glandage et du Mario Kart sur Gamecube (avec Mme Yoshi « brr » !!), du glandage avec Mario Party, du glandage devant Daria, du glandage au ciné, etc… Pour résumer, disons que c’était de très agréables petites vacances au sein de mes… gigantesques vacances.

vendredi 26 mai 2006

Journée à Lyon

Je ne sais plus trop pourquoi, mais certains de mes amis avaient émis l’éventualité de tous monter à Lyon pour une journée, entre autre pour voir l’exposition Géricault au musée des Beaux Arts. Je me suis rallé au projet un peu en cour de route et, après avoir râlé un peu sur le fait que certaines voulaient prendre un train à sept heures ( !) le truc était organisé. Le truc en question, vous l’aurez compris, était aujourd’hui.

Départ un peu laborieux à huit heures : arrivée vingt minutes en avance, achat de billet plein tarif alors que j’aurai pu les payer moins cher (tant pis), arrivée de Fanny en avance, elle aussi (ce qui est sans doute la chose la plus extraordinaire qui aurait pu arriver !) et montage dans le TER un peu brusquement, puisque deux autres filles censées nous rejoindre (Elsa et Virginie), ne sont pas là. Au final, elles prendront le train suivant, et seront en retard d’une bonne demi-heure (note : ce sont elles qui voulaient prendre le train à sept heures, pourtant ! :P ).

Visite de l’expo Géricault (sous-titrée « la folie d’un monde ») de dix heures et demi à midi, à peu près. Bonne surprise en arrivant sur place : les étudiants, moins de vingt-six ans ne payent pas. Tant mieux, les musées gratuits, ce sont mes préférés. L’expo en elle-même ne m’a pas emballé plus que ça (il faut dire que je suis assez difficile avec l’art pictural, dirons-nous, et surtout que ce n’était pas vraiment un période que j’affectionnais plus que ça). A part trois ou quatre tableaux intéressants (dont celui que je vais poster un peu plus bas), le reste ne m’a pas convaincu.

Bouffage dans un kebab qui comportait une affiche « cinq titres de suite, merci l’OL ! » ou quelque chose comme ça sur sa vitre de devant, et puis on monte à Fourvière. On apprécie la belle vue sur Lyon, visite de la basilique et puis redescente tranquille (et à pieds…) jusque des petites rues piétonnes sympathiques. Les magasins situés dans ces rues, en revanche, sont un peu moins sympathique ou alors, pour être plus exact, disons que ce n’est pas le genre de magasin à enchaîner avec un groupe composé de filles au trois quarts. On a traîné dans des boutiques fascinantes : des fringues médiévales, des fringues colorées, des jouets et marionnettes et des carteries/affiches-de-film-ries. Mais je me plais juste histoire de me plaindre, c’était agréable quand même, malgré mes jambes qui commençaient légèrement à vouloir pioncer.

Entre temps, Elsa prend des photos avec une robe noire, une espèce de châle très vert et des lunettes de soleil qui lui valent de se faire klaxonner à un moment. Je ne crois pas avoir déjà parlé d’elle, pourtant cette fille m’impressionne beaucoup. Il serait même plus juste de dire qu’elle me fascine car, en plus d’être très sympa et très « artiste », elle a une sorte de présence étrange qui me rappelle certains personnages de Paul Auster (il me semble d’ailleurs l’avoir vue pour la toute première fois, en début de première année, à attendre que la BU ouvre en lisant un bouquin de Paul Auster, justement, mais je confonds peut être avec quelqu’un d’autre). Il y a quelques temps, je m’étais même inspiré de l’impression qu’elle me faisait (je ne lui parlais pas encore) pour le personnage d’Elza (justement !) de ma nouvelle « Scandinavienne », « Le faiseur de fables ». Au passage, Elsa m’a aussi conseillé une galerie d’art sur les Champs-élysées quand elle a su que j’allai à Paris. Ca n’est pas vraiment intéressant, je sais, mais je suis sûr que ça me donne un air kewl de parler de galerie d’art sur les Champs !

Après un verre pas cool du tout dans un bar pas cool du tout avec un meuchant serveur, on se dépêche un peu pour attraper notre train de 17h03 (précis) qu’on rejoint dans des délais un peu limites. On voulait aller voir le dernier Raoul Ruiz, aussi, mais on n’a pas vraiment eu le temps (enfin, Virginie et Elsa y sont allées, pas nous).

Retour tout calme sur Sainté et magnifiques retrouvailles avec notre belle ville. J’ai donc passé une journée très agréable, même s’il a fait un peu chaud et qu’on a pas mal marché. A refaire, pourquoi pas, même si faut pas oublier que les lyonnais on les aime pas, ils sont pas comme nous… ;)

samedi 20 mai 2006

C.R.A.Z.Y.

J’ai entendu parler de ce film pour la première fois par hasard, en lisant en diagonale les critiques de Télérama, comme ça, pour passer le temps. La critique en question était plutôt positive (même très positive, en fait, tout comme la majorité de la presse), ce qui m’a motivé pour voir ce film québécois dont je ne connaissais finalement pas grand-chose (le fait que le personnage principal ait une belle gueule et soit fan de Bowie m’ayant déjà convaincu). Je ne suis pas allé le voir au ciné, cela dit, mais je l’ai mis à télécharger (c’est bien entendu une métaphore pour dire que j’ai commencé à économiser pour m’acheter le DVD quand il sortira, je ne fais rien d’illégal, moi… hum…). Je l’ai oublié pendant quelques jours ou semaines et puis voilà que Fanny me parle de ce film il y a deux ou trois jours, film qu’elle est allé voir, elle, au ciné. Ce qu’elle m’en a dit m’a donné envie de le voir et, ça tombe bien, les vacances aidant, je n’ai pas grand-chose à faire de mes journées, j’ai donc programmé ça pour un après-midi.

Bon, on ne va pas tourner en rond pendant cent sept ans : c’est un bon film, une très bonne surprise. Le point de départ est le suivant : le spectateur suit l’évolution d’un personnage, Zac, avant dernier né d’une famille de cinq enfants. Le tout se déroule dans les années soixante-dix/ quatre-vingt et propose de suivre la jeunesse de Zac à travers trois âges : l’enfance, l’adolescence et le début de l’âge adulte. Autour de lui se trouvent ses parents (une mère très croyante et un père fan d’Aznavour un peu en retard sur cette époque de changements permanents) et ses quatre frères (qui sont, bonjour les stéréotypes, l’intello, le rebelle drogué, le sportif et le plus jeune qu’on ne voit que peu souvent). Ajoutez à cela que la mère de Zac est persuadé que celui-ci à des dons (il est né le 25 décembre et aurait des facultés à soigner les coupures ou les brûlures) et vous aurez plus ou moins le tableau du film. Un point de départ assez banal, mais on n’y fait pas réellement attention.

En fait, ce qui est le plus plaisant dans ce film, ce sont les galeries de personnages qui se développent autour de Zac. La famille proche en général et ses parents en particulier, constituant des personnages comiques très réussis, le comique naissant de leurs forts caractères et de leurs grandes différences les un avec les autres. Cela dit, le film n’est pas simplement une comédie, loin de là même. Il s’agit plutôt d’un film « quête d’identité », la quête de Zac qui, au milieu de ses frères qui entrent facilement dans des carcans préétablis (cf. les stéréotypes énoncés plus haut), ne sait pas réellement à quoi se rattacher. Au fil du film, il en viendra à redouter ce qui parait inévitable, ce que son père et lui-même craignent : il devra se confronter à son homosexualité probable. La quête d’identité prend alors un tournant un peu plus brutal, plus dur, où la confrontation avec le père, et au-delà du père toutes les valeurs d’une autre époque, est inévitable.

Cette confrontation, c’est assez intéressant, se fait de façon détournée. C’est la musique qui permet au personnage de se rattacher à une identité. Le fait que l’époque concernée soit les années soixante-dix et quatre-vingt prend alors un rôle important. Pour le père, c’est Aznavour, en plus d’un disque de Country (qui donne son nom au film, d’ailleurs, « Crazy »), qui marque son identité. Il passe en effet son temps à chanter ses chansons (souvent les mêmes), lors des « grandes occasions familiales ». Pour Zac, en revanche, le rattachement à la musique marque une identité opposée au père : le héros du film étant fan de Pink Floyd, Bowie ou des Rolling Stones. Une scène en particulier montre bien cette identification poussée à la musique : à un moment du film, Zac, musique à fond dans sa chambre, chante « Space Oddity », le visage maquillé à la Bowie, avec un éclair rouge sur le front. L’identification à Bowie allant bien sûr dans le sens de son homosexualité « à venir », Bowie étant le symbole de la rupture des clivages homme/femme, d’un « monstre androgyne » inégalé depuis (Ziggy Stardust) et de la naissance d’un nouveau courant, d’une nouvelle musique, d’une nouvelle façon de se voir et de se montrer. L’éclair sur le front marque, lui, l’éclosion d’un être différent et brutal. Pour conforter cette idée, la couverture de « The Dark Side of the Moon » de Pink Floyd au dessus du lit de Zac n’est pas anodine, insistant sur la face caché du personnage de Zac.

Au niveau de la réalisation, là encore, la surprise est agréable. Il s’agit d’un film dynamique, drôle et esthétique, qui emprunte parfois, semble-t-il, à une vision fantasmé du monde que l’on retrouve, par exemple, dans Six Feet Under (les divers fantasmes de Zac pendant la messe de minuit par exemple), tandis que les transitions entre les divers « âges » de la vie du jeune héros sont très bien trouvé (la « transformation » de l’enfant en adolescent, par exemple).

Quand on récapitule, ça fait donc pas mal de bonnes choses. C.R.A.Z.Y. est une quête d’identité intelligente, très bien filmé, parfois drôle, parfois tragique, toujours bien appuyé par le jeu des acteurs et par la bande-son, dont l’importance est primordiale (il est intéressant de noter que le symbole de l’unité père/fils soit symbolisé par un disque, le fameux disque « Crazy »). Un petit bémol vient un peu ternir le tout, cependant : le film étant en québécois, certains dialogues sont parfois durs à suivre (je crois que le film en salles bénéficie de sous-titres, ce qui n’est pas le cas de ma version), notamment ceux contenant des expressions françaises un peu datés, des insultes ou des morceaux d’anglais avec accent. On s’y fait cela dit, même si certaines répliques restent toujours incompressibilités pour moi. L’autre petit défaut concerne peut être la longueur du film, deux heures dix, auxquelles on aurait peut être pu enlever une dizaine de minutes… Mais ces défauts sont des détails mineurs ; je ne sais pas si le film passe toujours, mais si c’est le cas, je le recommande ;) .

vendredi 19 mai 2006

Naïf

Je crois que hier et aujourd’hui ont coulés dans une seule et même journée, car la transition entre les deux n’a pas vraiment été effective.

Hier soir, j’étais convié à une soirée chez une copine de la fac, soirée dont je me sentais plus ou moins forcé d’aller vu que j’avais zappé la précédente, deux jours plus tôt, juste après les partiels. Mais en fait ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé, bien sûr : comme souvent lorsqu’il s’agit de possibilités de se sociabiliser, je n’arrive pas à savoir si j’ai oui ou non envie d’en faire partie. En l’occurrence, la question qui m’a occupé toute la journée était de savoir si j’irais ou pas à cette soirée-là. J’ai finalement choisi d’y aller, au prix d’une incroyable et injustifiée prise de tête, de quelques coups de fil à droite à gauche et de trois ou quatre coups de dé (le hasard prend de meilleur décision que moi, encore faudrait-il que je le suive).

Ce n’était rien de bien méchant, juste une petite soirée très sympa à raconter n’importe quoi, faire des tests idiots (je suis une « princesse mystère », à en croire un bouquin sur les princesses) et à manger de la fondue au chocolat. On était une dizaine là-bas ; Elise, Fanny et moi, on part vers deux heures. On va tous les trois dormir chez Elise parce qu’elle habite à côté.

On ne se couche que vers cinq heures, et pendant ces trois heures passées dans une semi obscurité agréable, on régresse un peu, tous les trois. On a quatorze ans ou quelque chose comme ça : on parle de cul et d’histoires de fantômes. Si, si.

C’est pour ces trois heures que je ressens un incroyable élan de nostalgie, sans trop savoir pourquoi. Mais c’est faux. Je sais pourquoi. Parce que Fanny et moi, à ce moment là, on s’est retrouvé dans une situation de gène mutuelle, c'est-à-dire de se retrouver tous les deux à moitié à poil (c’est qu’on était censés dormir aussi) ce qui n’était jamais arrivé auparavant. C’était étrange mais fascinant. Fascinant parce que ça m’a ramené à une superbe époque d’adolescence naïve que je n’avais jamais vraiment connu. Parce qu’on était naïfs tous les deux. Parce que j’adore les situations naïves, les gens naïfs, les personnages naïfs… Parce que Fanny et moi, ça a toujours été très ambigu sans l’être vraiment, parce que Fanny est quelqu’un de merveilleux dans tous les aspects de sa personnalité, même dans ceux qui sont agaçants (et, oui, il y en a). J’ai beaucoup aimé ces moments là, ces trois heures à raconter nos vies et nos avis mutuels sur diverses questions dans un état semi végétatif. Peut être aussi parce que je n’avais jamais vécu ça auparavant, dormir chez des amis, avec des amis. C’est idiot, mais comme c’est naïf et comme j’en ai conscience, je consens à le publier dans mon blog. Ce genre de soirée me donne envie d’être sociable plus souvent. Dommage, je ne remettrai probablement pas ça avant un bout de temps et, d’ici là, j’aurai oublié cette impression…

On s’est levés vers neuf heures et demi, parce que Elise voulait partir tôt (ce qu’elle n’a finalement pas fait) et Fanny et moi on est descendu tranquillement jusqu’à la place de l’Hôtel de ville, lieu habituel de notre séparation de lignes de transports en commun. Le reste de la journée a pour moi été relativement mou, j’avoue être assez crevé. J’ai regardé deux films : Blow et Cet amour là (ce qui me fait penser qu’il faut que je vous parle de C.R.A.Z.Y. un film que j’ai vu hier et que j’ai beaucoup apprécié). Mon programme pour la fin de soirée : lire les trois derniers volumes de Fly (un manga auquel je me suis remis pendant les partiels, et j’ai même pas honte !).

Mon programme pour les semaines à venir (je suis très organisé) : écriture intensive du film scénarisé par Elise, Nico et moi-même, petit séjour à Paris et reprise de l’écriture de « Coup de tête », ce qui m’enthousiasme tout particulièrement. Bonne nuit.

mardi 28 février 2006

Vivant

Note : Non, je ne parlerais ni de Frankenstein ("He's aliiiiiiiive"), ni de Gray Fox de Metal Gear Solid ("Fais-moi mal, Snake, fais-moi me sentir... vivant !") XD.

Non, je ne vous parlerais pas de tout ça (quoique ça mériterait sûrement réflexion), je vous parlerais plutôt de la soirée d'hier, soirée des plus agréable. On s'était dit vendredi (dernier jour avant les pseudo vacances) qu'on se retrouverait tous lundi soir, chez Elise, histoire de passer un peu de temps ensemble hors de la fac (détail qui a son importance, c'est vrai qu'on a parfois l'impression de passer notre temps à parler de dissertes, commentaires et autres profs excentriques !). On s'est donc retrouvé, Elise, Nico, Malika, Fanny, Eviana et moi-même (j'ai appris qu'il ne fallait pas ce citer en premier, j'ai mis du temps à l'assimiler, mais maintenant c'est bon !). Eviana, puisque je n'en ai pas encore parler dans ces quelques pages, c'est une amie de Fanny à la base (la "femme" de Fanny mais non, promis, je ne vais pas rentrer dans leur délire). Elle est encore au lycée où nous allions (Fanny + moi) il y a deux ans et elle est très sympathique, bien que complètement tarrée, mais bon, que voulez-vous, les amis de Fanny... (bonjour à toi si tu me lis très chère :) ). Il devait aussi y avoir Z, aussi, un ami de Fanny également, mais là c'est très compliqué et je n'ai pas une semaine entière devant moi pour tout résumer, donc j'en resterai là ^^.

Enfin bon, on s'est donc tous retrouvé chez Elise et on passé la meilleure soirée possible : on n'a rien foutu, rien du tout, sinon manger des pizzas et raconter n'importe quoi (pour certains, c'était même faire n'importe quoi... hum hum, je me rappelle d'un trip avec une ceinture mais non, promis, je n'en parlerais pas). C'était donc super sympa, bien que trop court, trop vite passé mais bon, c'est normal, c'était le genre de moment qu'on aimerait prolonger encore et encore, pour ne pas qu'il finisse... C'est en tous cas comme ça que je l'ai ressenti, j'espère que je n'étais pas le seul.

C'était étrange d'ailleurs, parce qu'après avoir passé ma journée (que dis-je ! mon week-end) à rester confiné chez moi, à passer de mon bureau à la télé à un bouquin à l'ordi, ça paraissait complètement différent. C'était comme si je me sentais enfin vivant, sentiment que j'avais légèrement laissé de côté pour m'occuper de ces mondes parallèles qui me fascinent tant : la fiction (il faut dire aussi que le visionnage de Six Feet Under m'avait replongé dans ma mélancolie habituelle, cette série est fatale à chaque fois que je la regarde !). Mais là, j'étais obligé de resortir de ma bulle, de mes bulles, et de vivre moi-même ce que je subis habituellement dans les films/séries/bouquins/blogs. Ouais, c'était ça, c'était que je me sentais vivant. Et ce n'était pas désagréable. Dommage que ça se soit passé si vite, qu'on ait du se séparer si tôt... Mais bon, on se l'est promis, on remettra ça, alors j'ai hâte.

En attendant, maintenant, je dois me dépêcher de finir une disserte (à faire pour dans un mois, je suis tordu !) qui est sans doute la disserte la plus pénible que j'ai jamais eu à faire, pour pouvoir enchainer sur une autre disserte, jeudi si je suis correctement mon planning (pas de remarques pliz :p), notre disserte de groupe à l'oral. Je dois finir ça avant jeudi (voire même, si j'ai un peu de temps, commencer à regarder un commentaire du Barrage contre le Pacifique, mais là je crois que ça va être juste) car Hugo arrive Jeudi. Et j'ai pas envie de bosser pendant qu'il est là, of course. Je dois lui présenter quelques uns de mes amis, d'ailleurs, ce qui parait un peu étrange, car ce sont deux mondes complètement différents. Mais bon, on verra bien comment ça se passera... Je devrais rencontrer Z, qui plus est, alors ça devrait être sympa...

Bon, là ça vire au billet totalement bête donc que je m'arrête là, je vous tiendrais au courant :P ! Je m'en vais me replonger dans ma mélancolie habituelle, à six pieds sous terre s'il vous plait ;).

lundi 20 février 2006

Frozen world

Drôle de journée. D'abord, ça a commencé par un réveil qui sonne en retard, voire même qui sonne pas du tout. Bizarrement, ça ne m'a plus dérangé que ça (et, encore plus bizarre, je n'en n'ai pas profité pour faire sauter les cours !!). En fait, je me suis senti dès sept heures du mat' comme dans la continuité de hier soir, comme si je n'avais pas dormi et comme si ça ne me manquait pas du tout. Bizarre, mais pas désagréable. Tant mieux.

Le reste de la journée aussi était étrange. D'abord parce que je l'ai passé intégralement avec tous les autres (cf. le billet "I'll be there for you"), enfin, je me comprends. C'était très sympa, même si on a passé la journée à parler de cul, chose très inhabituelle. On se serait cru au collège, bref, c'était super. C'était même un poil lourd, aussi, je crois d'ailleurs que Nico en a fait les frais, le pauvre a du nous trouver insupportable. C'est parti de Fanny, en fait (evidemment, et de ces histoires de mecs à la con dont je ne parlerai pas ici, Dieu merci, c'est que j'ai pas toute la nuit devant moi là !

La fin de journée a un peu été ternie par le fait que quelqu'un dans mon entourage n'allait pas vraiment aussi bien que je le croyais, et que je n'ai pas été foutu de le voir. Ca m'embête. Ca me fait chier, même. Ca me fait chier de me laisser berner si facilement et de croire naïvement que si les gens ont l'air d'aller bien, c'est qu'ils vont bien. D'autant plus que je me comporte facilement (répétition !) comme ça également, donc je n'ai qu'à m'en prendre à moi même ! Enfin bref, j'ai envoyé quelques textos à la personne en question, en espérant que ça s'arrange... On verra bien... (N'allez pas croire que c'est super grave, non plus, c'est juste un petit incident on va dire).

Je me suis quand même fait le plaisir de dépenser du fric après les cours (c'est encore de la faute d'Elise, elle m'y a entrainé !). Trois mangas (volumes 4, 5 et 6 de Nana, je deviens accro) et trois CDs : Homogenic de Björk, A night a the opera de Queen et La marche de l'Empereur d'Emilie Simon. J'ai vu le film hier et j'adore la BO (j'adorais déjà l'artiste avant), donc je me suis laissé aller. C'était pas trop trop cher, en plus, donc je n'ai même pas de scrupules ! Promis, cela dit, je ne dépenserais plus rien avant longtemps...

Bon, voilà, c'est tout pour aujourd'hui, et je ne prendrais même pas la peine de dire que ce billet est nul et inintéressant : c'est désormais évident :P.

dimanche 12 février 2006

I'll be there for you... (air connu)

Ca faisait un petit moment que je voulais mettre en ligne un billet comme celui-là, mais je ne pouvais pas, faute de photos à vous présenter. Le petit CD que m'a gravé Fanny pour mon anniversaire me le permet désormais, puisqu'elle m'a gentiment créé un dossier rempli de photos maaaagnifiques de mes friends à moi. Pour ne froisser les sensibilités de personne, je classerais ces photos par ordre alphabétique et non par ordre de préférence (oui oui). On commence donc par Elise...

Elise

J'ai beau la cotoyer depuis un an et demi (depuis le début de ma première année de fac, donc) je ne parle à Elise que depuis le début de cette année. L'an dernier, elle n'était pour moi que "celle qui m'a piqué mon commentaire" (car elle m'avait, à l'époque, piqué mon commentaire de Littérature Comparée) et je ne faisais que la croiser ou, au mieux, échanger trois mots avec elle pour savoir en quelle salle on était ou si y avait un truc à faire dans telle ou telle matière. Cette année, bien sûr, tout a changé, puisque grâce à l'intermédiaire de Nico, on a pu faire plus ample connaissance pour finalement passer 95% de notre temps universitaire (quelle belle expression) ensemble. S'il y a une seule chose que je regrette à propos d'Elise, c'est donc d'avoir trop tardé pour la connaître.


Elise est souvent appelée par une certaine Pauline R. Mystère...

Fanny

Je connais Fanny depuis trois ans et demi. En fait, non. Je connais Fanny depuis quatre ans. Enfin, j'ai commencé à la croiser il y a quatre ans. Voilà, c'est comme ça que ça s'est passé. En fait, à l'époque, je crois qu'on se croisait grâce à un ami commun, mais on se contentait de s'osberver, on gardait nos distances et, surtout, surtout, on ne se parlait pas. C'est à cette époque, je crois, qu'elle a commencé à me baptiser le "lampadaire", surnom dû à ma mobilité excentrique lors de nos brèves rencontres. Six mois plus tard, nous voilà dans la même classe, en 1ere 1 au lycée Simone Weil. Il nous faudra une demie-année pour réellement sympathiser. On ne se quittera plus jusqu'à la fin de la Terminale, avec ce que cela implique d'engueulades et de tensions jouissives (ah nostalgie...). On continue notre petit bout de chemin à la fac, puisqu'on fait la même chose, mais dans des groupes séparés. Tant pis, on se voit quand même, mais moins souvent. Bizarre, les enguelades se font plus rares, elles aussi. Je ne sais vraiment pas pourquoi... Désormais on fonctionne comme un vieux couple (les "vieux amants" de la chanson, c'est nous) et on emmerde tout le monde avec nos anecdotes idiotes qui n'amusent que nous. Tant pis, les autres ont qu'à s'y faire (remember Richard Berry ? Piff sur Hercule ? Hihihihi...). On finira même ensembles dans la même maison de retraite, c'est écrit, à faire chier le personnel ensemble.


Si ça c'est pas la classe...


Si ça c'est pas la... Euh... Oups, mauvaise légende !

Malika

Figurez-vous que Malika, elle aussi, était à Simone Weil (notre lycée), comme Fanny et moi. Elles se connaissaient par le biais de l'option théâtre et, quand à moi... je crois que je ne l'ai jamais vu de ma vie à Simone Weil. Et c'est réciproque. On était pourtant dans la même série (L), donc dans des classes qui se croisaient fréquemment, mais je suis incapable de me rappeler d'elle au lycée, et elle ne se rappelle pas de moi non plus. Mystère. Peut être que le destin voulait m'épargner des coups en me retenant loin d'elle (si tu me lis Malika, oublie tout de suite cette phrase !), qui sait... Enfin, toujours est-il qu'on commence à se fréquenter à la fac, puisque Fanny se retrouve dans le même groupe qu'elle et on fait petit à petit connaissance. Quelques mois (et quelques coups) plus tard, Malika fait partie des quatre fantastiques (facile, je sais) de la fac.


Malika n'aime pas être pris en photo, ça explique son air un peu "pose-moi cet appareil ou je t'éclate la gueule" ^__^.

Nico

L'année dernière Nico était dans le groupe de Fanny et Malika, ce qui fait que les seules fois où je le voyais, c'était quand elles "m'imposaient" sa présence. Cette année, c'est différent, puisque mossieur a changé de groupe, je le vois donc tous les jours. Mais bon, je suis méchant, car Nico, c'est un peu l'exception dans le petit monde de mes zamis. En fait, Nico, c'est mon seul ami mâle (comme c'est joliement dit) dans l'univers très féminin de la fac de Lettres. D'ordre général, d'ailleurs, je suis plus à l'aise avec les filles, c'est pourquoi son amitié est assez particulière à mes yeux. C'est aussi avec lui (et Elise) que j'écris un scénario de film pour cet été, ce qui m'amène à travailler en groupe et, pire, de créer en groupe, ce qui est toujorus un peu casse gueule. Mais pour le moment, malgré notre retard, ça se passe vraiment bien. Ah oui, pour finir, j'ajouterai que Nico est aussi un lâche à Soul Calibur 3, il se protège tout le temps :P !


Note : ce qu'il tient sur cette photo est un Efferalgan !

Photos où je suis aussi


C'est marrant, mais je crois qu'on ne m'écoute que quand je fais semblant de parler...


Allez, tu te dépêches de la prendre ta photo !


Moi et Fanny à la Mie de Pain, c'est là qu'on mange quand c'est pas ailleurs...


Mon doux, mon tendre, mon merrrrrrrrveilleux amour...



Voilà, si ce billet n'a pas fini de vous convaincre que ce blog est complètement pathétique et bien je ne peux plus rien pour vous. Je vous le dis, de toute façon, bientôt je rajouterais une petite mention "Skyblog" dans la bannière du haut, ça arrivera vite à ce rythme... Plus sérieusement, merci à ces quatres merveilleuses personnes d'être dans ma vie, merci aussi de m'avoir accordé l'exclusivité de leurs droits à l'image respectifs (si si !) et, au passage, merci aussi de m'occuper en ce dimanche matin de post-maladie où je n'arrive pas à me concentrer plus de cinq secondes d'affilée sur le boulot que je dois faire pour cette semaine !

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