Mes trucs




Fictions du bord de l'oeil /
17h34 |
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lundi 19 janvier 2009
Par Guillaume Vissac le lundi 19 janvier 2009, 20:21 - Journal
vendredi 28 novembre 2008
Par Guillaume Vissac le vendredi 28 novembre 2008, 14:40 - Journal
jeudi 27 novembre 2008
Par Guillaume Vissac le jeudi 27 novembre 2008, 12:37 - Journal
Plusieurs mois plus tard, en février de l'année suivante, Kafka revient sur le Verdict, toujours dans le Journal, où il écrit ces mots : ce récit est sorti de moi comme une véritable délivrance couverte de saletés et de mucus et ma main est la seule qui puisse parvenir jusqu'au corps, la seule aussi qui en ait envie (P.267).23 septembre
J'ai écrit ce récit – le Verdict – d'une seule traite, de dix heures du soir à six heures du matin, dans la nuit du 22 au 23. Je suis resté si longtemps assis que c'est à peine si je puis retirer de dessous le bureau mes jambes ankylosées. Ma terrible fatigue et ma joie, comment l'histoire se déroulait sous mes yeux, j'avançais en fendant les eaux. A plusieurs reprises durant cette nuit, j'ai porte le poids de mon corps sur mon dos. Tout peut être dit, toutes les idées, si insolites soient-elles, sont attendues par un grand feu dans lequel elles s'anéantissent et renaissent. Comment tout devint bleu devant ma fenêtre. Une voiture passa. Deux hommes marchèrent sur le pont. A deux heures, je regardai ma montre pour la dernière fois. Quand la bonne a traversé le vestibule, j'écrivais la dernière phrase. La lampe éteinte, clarté du jour. Légères douleurs au cœur. La fatigue disparaissant au milieu de la nuit. Mon entrée tremblante dans la chambre de mes sœurs. Comment, auparavant, je m'étire devant la bonne et dis : « J'ai travaillé jusqu'à maintenant. » La vue de mon lit intact, comme si on venait de l'apporter à l'instant dans la chambre. Ma certitude est confirmée, quand je travaille à mon roman, je me retrouve dans les bas-fonds honteux de la littérature. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut écrire, avec cette continuité, avec une ouverture aussi totale de l'âme et du corps. Le matin au lit. Mon regard toujours clair. Tout au long de mon travail, j'ai été accompagné par de nombreux sentiments, joie par exemple, d'avoir quelque chose de bon pour l'Arkadia de Max, souvenir de Freud naturellement, souvenir d'un passage de Arnold Beer, de Wassermann, de la Riesin de Werfel, ainsi, bien entendu, que de mon propre Monde citadin.
Kafka, Journal, Livre de poche, trad : Marthe Robert, P.262-263.
samedi 22 novembre 2008
Par Guillaume Vissac le samedi 22 novembre 2008, 20:23 - Journal
jeudi 20 novembre 2008
Par Guillaume Vissac le jeudi 20 novembre 2008, 21:13 - Journal
5 novembre.
Et je veux écrire, avec un tremblement perpétuel sur le front. Je suis assis dans ma chambre, c'est-à-dire au quartier général du bruit de tout l'appartement. J'entends claquer toutes les portes, grâce à quoi seuls les pas des gens qui courent entre deux portes me sont épargnés, j'entends même le bruit du fourneau dont on ferme la porte dans la cuisine. Mon père enfonce les portes de ma chambre et passe, vêtu d'une robe de chambre qui traîne sur ses talons, on gratte les cendres du poêle dans la chambre d'à côté, Valli demande à tout hasard, criant à travers l'antichambre comme dans une rue de Paris, si le chapeau de mon père a bien été brossé, un chut! qui veut se faire mon allié soulève les cris d'une voix en train de répondre. La porte de l'appartement est déclenchée et fait un bruit qui semble sortir d'une gorge enrhumée, puis elle s'ouvre un peu plus en produisant une note brève comme celle d'une voix de femme et se ferme sur une secousse sourde et virile qui est du plus brutal effet pour l'oreille. Mon père est parti, maintenant commence un bruit plus fin, plus dispersé, plus désespérant encore et dirigé par la voix des deux canaris. Je me suis déjà demandé, mais cela me revient en entendant les canaris, si je ne devrais pas entrebâiller la porte, ramper comme un serpent dans la chambre d'à côté et, une fois là, supplier mes sœurs et leur bonne de se tenir tranquilles.
Kafka, Journal, Livre de poche, trad : Marthe Robert, P.121-122.
Dimanche 10 décembre.
Il faut que j'aille voir ma sœur et son petit garçons. Avant-hier, quand ma mère est revenue de chez elle – il était une heure du matin – et nous a appris la naissance d'un garçon, mon père s'est mis à circuler en chemise de nuit dans tout l'appartement, a ouvert toutes les portes, m'a réveillé, a réveillé la bonne et mes sœurs et nous a annoncé la naissance d'une façon qui aurait pu faire croire que l'enfant n'avait pas seulement été mis au monde, mais qu'il avait déjà fini une vie pleine d'honneurs et que ses obsèques avaient eu lieu.
Ibid., P.163.
mercredi 28 février 2007
Par Guillaume Vissac le mercredi 28 février 2007, 19:19 - Journal
vendredi 6 janvier 2006
Par Guillaume Vissac le vendredi 6 janvier 2006, 22:49 - Journal
Bon bah, on chome pas, puisque aujourd'hui c'était dissert de littérature comparée, et donc de nouveau 4 heures super à passer dans ce grand amphi où il fait froid. (Note, au passage : je sais que je n'ai pas posté le sujet d'Histoire Littéraire d'hier et que Virgil m'en veut car il m'adore et suit ma vie comme une série mais y a trop de questions et j'ai la flemme, demain peut être :P). Voilà donc pour les deux sujets de dissert, au choix of course :
Sujet 1 : "Le fantastique se caractérise non par la simple présence d'évènements surnaturels mais par la manière dont les perçoivent les lecteurs et les personnages. ... Chez James, le genre fantastique n'a aucune homogénéité. ... Il y a fantôme du genre fantastique." Vous vous demanderez dans quelle mesure cette défnition de T.Todorov peut s'appliquer aux trois oeuvres de votre programme.
Sujet 2 : "What arrested me on the spot - and woth a shock much greater than any vision had allowed for - was the sense that my imagination had, in a flash, turned real" (The Turn of the Screw, p.72). En quoi ces propos de la gouvernante vous paraissent-ils représentatifs du fantastique jamesien ? Suffisent-ils à le définir ? Vous aurez soin d'élargir votre analyse à l'ensemble du corpus étudié ce semestre.
Note : Comme vous l'aurez sans doute compris, le thème de ce semestre, c'était le fantastique, à travers trois oeuvres : Bruges la morte de Rodenbach, Le tour d'écrou de James et la Métamorphose de Kafka.
Voilà, sympa n'est-ce pas ? Pas grand chose d'autre à ajouter, sinon que notre cher prof de Comparée est à la fois assez con pour nous foutre une citation en anglais en guise de sujet (citation traduite dans notre édition du livre, bien sûr, donc ça ne servait à rien) et aussi assez ridicule pour porter ce qui ressemble fort au cadeau de nowel de sa moman, à savoir un pull tricotté main (!), comme dans Bridget Jones (Colin Firth) ! Mais bon, c'est pas de sa faute, il aimerait bien être un cafard dégueu...
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