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lundi 19 janvier 2009

Rythmes

...depuis mon premier jour de boulot je crains qu'on me dise, qu'on me propose, qu'on me sonde, qu'on vérifie auprès de moi, qu'on tâte le terrain, qu'on se faufile, qu'on essaie de voir si, qu'on me fasse comprendre, qu'on me demande, qu'on m'exige, qu'on me pose des conditions, qu'on me sorte des impossibilités de ou des nous ne nous sommes pas compris sur ; la peur d'une chose : devoir passer à temps plein ; depuis le début je l'ai senti venir, et d'une parce que le boulot est là, et de deux parce que j'ai l'impression (l'impression) de le faire comme il faut ; mais depuis le début aucune solution alternative, aucune entente cordiale qui arrangerait tout le monde, simplement des contraintes et des contraintes encore ; et mercredi dernier mon responsable qui me demande si ça me dirait de faire des heures sup' ; réponse : non-pas-du-tout ; mais nuancer la chose, puisque dans un futur proche il se pourrait que, il faudrait que nous puissions, il serait préférable que, ce ne serait pas impossible de, il serait appréciable qu'en fait ; et même moi de mon côté, savoir que dans ce même futur proche, ce serait bien d'avoir un peu plus, un peu plus qu'un demi-salaire smiqué, qu'il faudra réfléchir, faire des concessions, des jolies concessions la-la-la ; mais le passage à temps plein me fait freiner des quatre fers à la fois ; la seule question du temps de cerveau disponible en ligne de mire : quand écrire et surtout comment ? une fois passé à temps plein (boulot), c'est à dire à temps broyé (travail) ; question de timing : cette accroche se produit la semaine où je commence enfin à apprécier mon rythme alterné : trois jours boulots, trois jours travail, un jour baisser le pied ; de cette façon, je ne me crame pas la tête à répéter les mêmes opérations cinq jours de suite (commandes, téléphone, chat, e-mail, commandes) et je ne me zombifie pas non plus à force d'enfermement à l'intérieur de ma tête ; l'équilibre est là, reposant ; alors un jour de boulot en plus, pourquoi pas, c'est à l'étude (mon jour baisser le pied baisé par conséquent), mais le passage à temps plein, plein trop-plein, ce sera plus délicat ; je ne suis pas Kafka, je ne sais pas écrire la nuit...

vendredi 28 novembre 2008

Fin

Je termine aujourd'hui le Journal de Kafka, hier le jeu MGS4, demain le dernier tome des Passagers du vent, la semaine d'avant le dernier épisode de Californication saison 1, encore avant Paradiso ou Six Feet Under et des milliers d'autres histoires, fictions, étapes d'une vie décalée que je mène en parallèle de l'autre, celle-là non-fictive, sans grand intérêt.


Et je déteste terminer les choses, buter contre le point final d'une fiction qui, pour moi, se sera diffusée sur plusieurs jours, semaines parfois. J'ai eu le temps de laisser les personnages rentrer en moi et inversement. Ce point final non seulement les en décolle, mais en plus les décapite, il n'est plus possible de compléter ces visages qui n'avaient alors pas même eu le temps de s'afficher entièrement dans mon imaginaire, pixel après pixel. Arrivé en fin de livre, la dernière page souvent, c'est toujours le même procédé, la même situation qui se présente, mes yeux pressés par le temps freinent des quatre fers, les mots se laissent engluer, lettre par lettre, je ralentis le plus possible ce mouvement incompressible qui me laissera seul à l'orée du point final, inéluctable. Encore, toujours, ce point final là : même en ralentissant ma lecture je ne peux pas l'éviter.

L'autre jour, H. me demande si je ne deviens pas dingue à force d'accumuler autant d'efforts, sur la durée, pour un seul texte (Coup de tête). Je lui réponds que non, que c'est le contraire, que c'est le jour où Coup de tête sera complètement achevé qu'il me faudra trouver quoi faire, ne pas devenir complètement fou.

Ce matin, les relectures des première et deuxième partie se sont succédées, comme chaque jour où je ne bosse pas. Peut-être que ça n'a aucun rapport, peut-être que la question du point final est étrangère à cette situation là, mais le fait est qu'aujourd'hui, ce matin, et cette après-midi encore, ces relectures ont été, sont, plus lentes, plus attentives. Un coup de frein plus diffus, qui me permet de mieux débusquer les erreurs, les fautes et les mauvaises formulations. Parce qu'il s'agit également de combler comme on peut (c'est à dire mal) les frustrations liées à d'autres fictions, celles là non-écrites, sur lesquelles je ne peux pas avancer, parce que j'en suis tenu aux réécritures, aux corrections, alors que j'aimerais simplement me laisser aller sur une page vierge, démarrer une histoire qui n'aurait pour but que de s'éteindre avant sa fin. J'aimerais pouvoir m'enthousiasmer pour quelque chose de neuf et non ressasser les mêmes scènes, images, impressions en permanence. C'est aussi pour ça que je me laisse aller à traverser des textes courts, parfois éphémères, je m'y aère, ne serait-ce que pour quelques jours, puisque ces heures de création pure ne sont jamais très nombreuses.

Et d'ici demain trouver un autre livre vers lequel embarquer, une autre histoire, d'autres personnages, évidemment périssables mais qu'importe, parce que j'ai besoin de fiction pour avancer et que j'ai froid sans elle(s).

jeudi 27 novembre 2008

Dans les bas-fonds honteux de la littérature

Je relève ce passage il y a plusieurs jours maintenant, une semaine sans doute, sans trouver pour autant le temps de le citer ici. Désormais chose faite. Suffisamment rare, dans le Journal de Kafka, de trouver des textes sereins, limpides. Ne pas se retenir, du coup, de les mentionner. Celui-ci centré sur l'une de ses nouvelles, le Verdict, qu'il écrit, comme il l'explique lui-même, l'espace (et le temps) d'une nuit. Rare de le lire satisfait de lui-même, satisfaction qui se trace d'elle-même dans son écriture, calme, précise, laconique sans être sèche pour autant. Sereine. Nous sommes en septembre 1912 lorsqu'il écrit ces lignes. Ce billet aurait tout aussi pu s'intituler : en fendant les eaux ou bien délivrance couverte de saletés et de mucus.
23 septembre


J'ai écrit ce récit – le Verdict – d'une seule traite, de dix heures du soir à six heures du matin, dans la nuit du 22 au 23. Je suis resté si longtemps assis que c'est à peine si je puis retirer de dessous le bureau mes jambes ankylosées. Ma terrible fatigue et ma joie, comment l'histoire se déroulait sous mes yeux, j'avançais en fendant les eaux. A plusieurs reprises durant cette nuit, j'ai porte le poids de mon corps sur mon dos. Tout peut être dit, toutes les idées, si insolites soient-elles, sont attendues par un grand feu dans lequel elles s'anéantissent et renaissent. Comment tout devint bleu devant ma fenêtre. Une voiture passa. Deux hommes marchèrent sur le pont. A deux heures, je regardai ma montre pour la dernière fois. Quand la bonne a traversé le vestibule, j'écrivais la dernière phrase. La lampe éteinte, clarté du jour. Légères douleurs au cœur. La fatigue disparaissant au milieu de la nuit. Mon entrée tremblante dans la chambre de mes sœurs. Comment, auparavant, je m'étire devant la bonne et dis : « J'ai travaillé jusqu'à maintenant. » La vue de mon lit intact, comme si on venait de l'apporter à l'instant dans la chambre. Ma certitude est confirmée, quand je travaille à mon roman, je me retrouve dans les bas-fonds honteux de la littérature. Ce n'est qu'ainsi qu'on peut écrire, avec cette continuité, avec une ouverture aussi totale de l'âme et du corps. Le matin au lit. Mon regard toujours clair. Tout au long de mon travail, j'ai été accompagné par de nombreux sentiments, joie par exemple, d'avoir quelque chose de bon pour l'Arkadia de Max, souvenir de Freud naturellement, souvenir d'un passage de Arnold Beer, de Wassermann, de la Riesin de Werfel, ainsi, bien entendu, que de mon propre Monde citadin.

Kafka, Journal, Livre de poche, trad : Marthe Robert, P.262-263.
Plusieurs mois plus tard, en février de l'année suivante, Kafka revient sur le Verdict, toujours dans le Journal, où il écrit ces mots : ce récit est sorti de moi comme une véritable délivrance couverte de saletés et de mucus et ma main est la seule qui puisse parvenir jusqu'au corps, la seule aussi qui en ait envie (P.267).

samedi 22 novembre 2008

Vendredi (en option)

Le temps n'adopte aucune structure régulière parce que mes semaines fluctuent au gré de ce que l'on me demande. L'impression que depuis un mois je n'ai pas fait deux semaines de suite identiques, ce qui est probablement faux, mais l'impression disais-je. Cette semaine, par exemple, décalée du mardi au jeudi, et non du lundi au mercredi comme elle aurait dû être, puis du jeudi prolongée au vendredi pour faire face aux circonstances qui ont fait que. Une semaine de quatre jour qui, du coup, aspire vers elle un jour de la semaine à venir pour équilibrer le tout pendant qu'entre temps, j'apprends en début de semaine, passée celle-là, que je suis bien prolongé, comme prévu, pour trois mois supplémentaires, donc un peu moins que prévu, mais peu importe, du moment que je peux prévoir.

Alors le rythme des jours martelé par les allers-retours en train, d'un climat gris à un autre, d'un matin froid à un dix-huit heures nuit, c'est un peu répétitif mais Kafka aide, quinze pages ici et là, puis le reste du temps rester figé malgré la nuque qui flanche et les poignets mous contre la vitre. Autour, d'autres nuques brisées, celles de ce couple, par exemple, que je croise chaque matin en partant, puis que j'ai le loisir d'observer ensuite, toujours dans le même wagon, piquer du nez l'un contre l'autre, entouré d'autres nez piqués par brochette qui m'épuisent, m'épuisent déjà, alors qu'il n'est bien souvent pas encore huit heures trente. Lorsque j'arrive au bureau, j'ai à peine le temps de poser mes affaires que le téléphone sonne déjà et l'on me dit un nom à l'autre bout de la ligne, souvent suivi d'un j'ai déjà appelé hier et avant-hier aussi, ces journées commencement bien, et effectivement, c'est bien un nom qui me rappelle quelque chose, mais impossible de retrouver le post-it de la veille ou l'avant-veille correspondant.

Je profite tout de même des heures creuses de midi pour reprendre Melliphage l'air de rien, quelques relectures de plus, histoire de pouvoir en terminer les corrections. Normalement ce devrait être prêt d'ici la fin du week-end. Depuis les échos de la rue voisine, passé deux heures, l'air un moment de Strangers in the night à la trompette résonné, puis aspiré à l'intérieur du bureau, depuis l'envers de nos vitres. Malheureusement le trompettiste est itinérant et son air s'échappe avec.
Entre temps, voilà qu'on me propose, comme je le redoutais depuis le début, je ne pensais pas que ça viendrait si vite cela dit, si ça m'intéresserait de passer à quatre ou cinq jours par semaine au lieu de trois. Je décline gentiment, entre deux e-mails agacés, prétextant qu'avec mes trois jours je m'y retrouve parfaitement. Non que la semaine ait été éprouvante, malgré l'absence de mon responsable, me laissant de fait tout seul pour gérer le service client, mais je vois bien qu'avec quatre jours de pris dans la semaine, si le boulot est bien rempli, le travail, lui, n'avance pas : je n'ai presque rien écrit depuis plus d'une semaine.



Je sors hier à cinq heures moins quart, mes fantasmes de 16h37 évaporés, je traine donc un peu les pieds, je ne suis pas pressé, avant de m'engouffrer sous la carcasse des Halles. En chemin jusqu'à mon quai, je croise le corps de ce mendiant, à genoux sur le sol, iceberg humain planté immobile entre les flots de jambes indifférentes qui continuent d'avancer, dans un sens ou dans l'autre. Son visage lisse et fermé, ses deux mains jointes en prière. Personne autour ne s'arrête devant lui. J'aurais envie de le prendre en photo, mon appareil est à portée de bras, mais ses yeux sont grand ouverts et je ne voudrais pas qu'il puisse me voir. Compliqué. J'avance. Le matin même, c'était une dame effondrée dans un escalator à l'arrêt, les équipes de secours rassemblées autour d'elle, le souffle court, des dizaines d'yeux passants agglutinés par dessus. Puis, un peu plus tard, l'impression, en traversant une gare à l'arrêt, d'apercevoir sur le bord d'un quai, un corps démembré pris dans une couverture allu, et plusieurs usagers aveugles, pressés, qui engouffraient leurs pas dans la couverture, leurs corps soudainement aspirés par l'autre, inanimé. Mais le train redémarre et mon angle se bouche, je ne vois pas la suite.

jeudi 20 novembre 2008

Au quartier général du bruit

Je sors du boulot, je sais que cela fait trois jours que je n'ai rien écrit ou presque puisque mes jours changent, puis je m'assois contre le plastique-mosaïque et lit une quinzaine de pages de Kafka en attendant mon train. Je le lis écrire que cela fait trois jours qu'il n'a rien écrit, que son boulot, etc. Puis je m'engouffre dans le RER et le reprend, le bruit se diffuse tout contre moi, et je le vois plaqué sur son bureau, mon bruit moderne diffusé jusque sur lui, par vagues opaques des tunnel sous-terrains. Nous sommes en 1911 et cette première phrase superbe lui tombe des mains.
5 novembre.


Et je veux écrire, avec un tremblement perpétuel sur le front. Je suis assis dans ma chambre, c'est-à-dire au quartier général du bruit de tout l'appartement. J'entends claquer toutes les portes, grâce à quoi seuls les pas des gens qui courent entre deux portes me sont épargnés, j'entends même le bruit du fourneau dont on ferme la porte dans la cuisine. Mon père enfonce les portes de ma chambre et passe, vêtu d'une robe de chambre qui traîne sur ses talons, on gratte les cendres du poêle dans la chambre d'à côté, Valli demande à tout hasard, criant à travers l'antichambre comme dans une rue de Paris, si le chapeau de mon père a bien été brossé, un chut! qui veut se faire mon allié soulève les cris d'une voix en train de répondre. La porte de l'appartement est déclenchée et fait un bruit qui semble sortir d'une gorge enrhumée, puis elle s'ouvre un peu plus en produisant une note brève comme celle d'une voix de femme et se ferme sur une secousse sourde et virile qui est du plus brutal effet pour l'oreille. Mon père est parti, maintenant commence un bruit plus fin, plus dispersé, plus désespérant encore et dirigé par la voix des deux canaris. Je me suis déjà demandé, mais cela me revient en entendant les canaris, si je ne devrais pas entrebâiller la porte, ramper comme un serpent dans la chambre d'à côté et, une fois là, supplier mes sœurs et leur bonne de se tenir tranquilles.

Kafka, Journal, Livre de poche, trad : Marthe Robert, P.121-122.
Dimanche 10 décembre.


Il faut que j'aille voir ma sœur et son petit garçons. Avant-hier, quand ma mère est revenue de chez elle – il était une heure du matin – et nous a appris la naissance d'un garçon, mon père s'est mis à circuler en chemise de nuit dans tout l'appartement, a ouvert toutes les portes, m'a réveillé, a réveillé la bonne et mes sœurs et nous a annoncé la naissance d'une façon qui aurait pu faire croire que l'enfant n'avait pas seulement été mis au monde, mais qu'il avait déjà fini une vie pleine d'honneurs et que ses obsèques avaient eu lieu.

Ibid., P.163.

mercredi 28 février 2007

Drôle n'est pas vraiment le mot

Drôle de journée. Le genre où on a légèrement l'impression que l'on vient en cours pour rien puisque, justement, les cours qu'on a suivi ne sont pas vraiment des cours. Juste un peu de vide et de rien dispatché sur deux fois une heure et demi. Ces jours où l'on se dit qu'il aurait été préférable de rester chez soit, de rester couché, aussi, éventuellement.

Et puis, entre ces deux fois une heure et demi de rien, quelques petites évasions, quelques petites escapades dans des magasins stephanois à chercher quelques objets introuvables, à momentanément s'extasier devant une compilation des textes de Kafka. Quelques discussions, heureuses ou non, sérieuses ou débiles, pendant que l'on s'efforce de manger une espèce de panini-semelle au goût de carton. Un tête à tête, aussi, avec Patrick, alors que tous les autres sont déjà partis.

Et puis ce drôle de type, un photographe, qui nous arrêtes, Nico et moi-même, un peu plus tôt, pour nous prendre en photo. Drôle de photo, aussi, où l'on arbore chacun un air diablement peu naturel et coincé, comme chacun peut se l'imaginer. (Note ajoutée après édition de ce billet : drôle n'est définitivement pas le mot qui convient, c'est plus "spectral" qu'il faudrait dire... Le soleil pleine face et le noir et blanc m'ont tuer...)

Drôle de blog, enfin, du photographe en question, où s'amoncelle une multitude de portraits à demi anonymes, des photos en noir et blanc d'espaces urbains et cette impression de retrouver dans cette démarche celle d'un de mes personnages, à la fois très abouti et complètement imaginaire puisque je ne l'ai pas encore fait éclore sur le papier, qui sillonne le monde en quête de vieilles pubs peintes à prendre en photo. Je ne sais pas exactement pourquoi j'ai pensé à ce personnage, Walter Chirico le faux, en particulier. Drôles d'impression en parcourant ce blog, d'autant plus que la musique de Kenji Kawai (Ghost in the Shell OST) rend l'expérience encore plus... particulière.

Drôle de semestre, aussi, qui s'efface avec lenteur et précipitation, et qui déjà me distance, alors même qu'il n'est pas encore achevé...

vendredi 6 janvier 2006

Littérature comparée

Bon bah, on chome pas, puisque aujourd'hui c'était dissert de littérature comparée, et donc de nouveau 4 heures super à passer dans ce grand amphi où il fait froid. (Note, au passage : je sais que je n'ai pas posté le sujet d'Histoire Littéraire d'hier et que Virgil m'en veut car il m'adore et suit ma vie comme une série mais y a trop de questions et j'ai la flemme, demain peut être :P). Voilà donc pour les deux sujets de dissert, au choix of course :

Sujet 1 : "Le fantastique se caractérise non par la simple présence d'évènements surnaturels mais par la manière dont les perçoivent les lecteurs et les personnages. ... Chez James, le genre fantastique n'a aucune homogénéité. ... Il y a fantôme du genre fantastique." Vous vous demanderez dans quelle mesure cette défnition de T.Todorov peut s'appliquer aux trois oeuvres de votre programme.

Sujet 2 : "What arrested me on the spot - and woth a shock much greater than any vision had allowed for - was the sense that my imagination had, in a flash, turned real" (The Turn of the Screw, p.72). En quoi ces propos de la gouvernante vous paraissent-ils représentatifs du fantastique jamesien ? Suffisent-ils à le définir ? Vous aurez soin d'élargir votre analyse à l'ensemble du corpus étudié ce semestre.

Note : Comme vous l'aurez sans doute compris, le thème de ce semestre, c'était le fantastique, à travers trois oeuvres : Bruges la morte de Rodenbach, Le tour d'écrou de James et la Métamorphose de Kafka.

Voilà, sympa n'est-ce pas ? Pas grand chose d'autre à ajouter, sinon que notre cher prof de Comparée est à la fois assez con pour nous foutre une citation en anglais en guise de sujet (citation traduite dans notre édition du livre, bien sûr, donc ça ne servait à rien) et aussi assez ridicule pour porter ce qui ressemble fort au cadeau de nowel de sa moman, à savoir un pull tricotté main (!), comme dans Bridget Jones (Colin Firth) ! Mais bon, c'est pas de sa faute, il aimerait bien être un cafard dégueu...