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mercredi 22 octobre 2008

Cordialement, etc.

Je me demande dans le silence de ma tête close : qu'est-ce qui peut pousser les gens à travailler dans une entreprise spécialisée dans la vente (en ligne) d'accessoires pour le vin ? (ça c'est la version classe, la version neutre étant : tire-bouchons) Et avant que je puisse m'en rendre compte, le silence de ma tête vide s'est dépressurisé et je découvre un peu curieux que celui qui est en train de bosser pour cette entreprise, c'est moi ; apnée soudain brisée d'un rêve compact qui n'en est pas. Je passe donc mes trois premiers jours dans les locaux de Waw-vive-les-tire-bouchons.com.

Précision : je ne vends pas de toner

Supervisor: So, I think you’re ready to sell toner, do you have any last questions?
Phoebe: No. (Pause) Oh wait yes! I do, I do have one question. What is toner?


et je ne suis pas obligé de porter de collants



pour venir au bureau ; voilà déjà deux cauchemars fictifs récurrents de moins et autant de raisons pour ne plus trop craindre ce monde de l'entreprise. Reste ce je veux faire quelque chose d'utile pour changer que je balance au téléphone à Nico il y a un mois et demi, mais on ne peut pas tout avoir.


Comme base : un contrat temps partiel de 21h réparties comme il faudra que ce soit réparti dans la semaine en fonction de la masse de travail avec laquelle je devrais jongler. CDD d'un mois qui pourra éventuellement muter en plus longue durée si je fais l'affaire. Je suis officiellement "assistant chargé de relation clientèle", ce qui veut dire que je réponds aux clients potentiels, aux clients exigeants ou aux clients en colère, par mail, chat ou téléphone. Je reste donc le cul vissé sur mon fauteuil pivotant, la tête dans l'écran et les yeux ailleurs.

Premier jour exigeant pour moi qui n'ai pas vraiment eu d'activité professionnelle régulière ces derniers mois (années ? jamais ?). L'impression de regarder filer l'heure en mouvement lent dès trois heures de l'après-midi. Puis le deuxième jour déjà plus banal. Appris à faire ce que j'étais censé faire. Quelques petites choses à apprendre encore. Le gros du boulot consiste en réalité à donner l'impression de distribuer des informations qu'on ne possède pas. Suffit de prendre le coup de main. D'éluder les questions. De projeter une illusion d'amabilité.

Je ne possède pas encore mon propre téléphone mais ça viendra. Arrivé ce matin en Colissimo. La semaine prochaine, me souffle mon supérieur, tu pourras commencer à répondre au téléphone. Je dis ok mais en vrai je pense un super... que je ne laisse pas filtrer. Pas que je n'ai pas déjà eu à prendre le standard pour dépanner. C'est déjà arrivé plusieurs fois, notamment lorsque mon supérieur est en pause. La joie de se retrouver face à une voix qui exige tel produit aux telles dimensions pour tel usage quand le site de l'entreprise sur lequel je pourrais fouiller à sa place se met à ramer grave. Joie.

Grosso modo, on prend le coup de main. Ce n'est que trois jours par semaine, ça passe vite. Ce n'est pas quelque chose qui me passionne, tant mieux, l'objectif étant quand même de rester concentré sur Coup de tête et le reste. Prochaine étape : essayer de profiter de ma pause déjeuner

Tu viens manger avec nous ?, y a un super japonais au coin de la rue tu vas voir. Répondre que non, c'est bon, je suis bien là, devant l'écran, avec ma salade-sous-vide-à-3€ et mon pitch-pépites.


pour poursuivre mes corrections/relectures/réécritures de Coup de tête. Histoire de ne pas perdre la main. De ne pas me laisser distancer par le texte. C'est tellement facile d'y perdre pied, je ne tiens pas à tout reprendre encore.

jeudi 17 juillet 2008

Come on apartment, come on apartment !

Parce qu'après un mois et demi de tracé flou, de pointillé, de conditionnel, de j'espère que et autre putain c'est pas possible, mine de rien ça fait du bien de connaître son futur point de chute et d'en finir avec la poisse. Encore un déménagement à organiser, un bail à signer et un loyer à payer désormais, mais la future adresse est connue. Enfin. (titre du billet dans la vidéo peu après 5'15)

vendredi 27 juin 2008

Quelque peu de vide

Légère impression de déjà vu...

Florilège des instants les plus pénibles et/ou glauques qui nous ont poursuivis, Hugo et moi, ces trois derniers jours, durant nos recherches de logement pour l'année prochaine le mois prochain :

Mardi

- autoroute autoroute autoroute sous cagnard d'entre onze et deux heures
- arrêt sur une aire d'autoroute pour manger : 17,40€ pour trois sandwichs et une bouteille d'eau
- arrivée hôtel Formule 1 où on restera au moins deux nuits, peut-être trois
- début des recherches sur place : une petite dizaine d'agences immobilières
- toujours les mêmes réponses. Quelques variantes : c'est très calme en ce moment / ah non on n'a rien du tout / on fait pas les locations / faut voir avec la personne qui s'occupe des locations mais la personne en question elle est là que le lundi entre trois heures et quart et trois heures vingt-deux / c'est vraiment très très calme en ce moment / le marché locatif du moment est quasi nul
- quelques pistes tout de même : j'ai peut-être quelque chose à vous proposer, c'est une maison XXm² avec XXXm² de terrain autour pour 800€ par mois, en revanche c'est un bail précaire, donc on peut vous mettre dehors du jour au lendemain, mais c'est une bonne affaire à saisir, hein, faut pas croire / mais pourquoi vous n'essayez pas d'acheter plutôt ?
- retour hôtel fin d'aprèm : mort de chez mort, énervé parce que rien du tout, rien de visité, aucune piste, coups de soleil un peu partout, début de migraine, fait chier fait chier fait chier
- repas dans un bar infect avec poulet pas cuit farci aux litres de beurre et frittes molles en accompagnement : 20€
- croiser des mecs qui sortent des douches à moitié à poil dans les couloirs
- soir englué sur le couvre-lit douteux de la chambre 225 devant la télé
- tiens, si on regardait M6 ?

Mercredi

- levé tôt air encore frais sous soleil de plomb nuages annoncés par la météo absents, au bord de la crise de nerf en permanence fous rire (nerveux ?) parfois
- écumer les bleds autour et les agences immobilières encore
- toujours les mêmes réponses. Quelques variantes : c'est très calme en ce moment / ah non on n'a rien du tout / on fait pas les locations / faut voir avec la personne qui s'occupe des locations mais la personne en question elle est là que le vendredi entre onze heures et onze heures seize / c'est vraiment très très calme en ce moment / le marché locatif du moment est quasi nul
- zéro piste cette fois
- payer le RER à chaque saut de puce : 2.90€ / 4.78€ / 4.10€ / 3.22€
- deux sandwichs, une bouteille de Cristaline, une bouteille de Schwepps Agrumes, à consommer assis sur l'asphalte d'une gare de RER à l'ombre à attendre le dit RER loupé de peu dix minutes plus tôt
- retour Formule 1 en début d'aprem
- forfait wi-fi 3h sur petit Eeepc : 10€
- refaire la liste des sites immobiliers et des sites de petites annonces encore et encore parce que réduit à
- en un jour à peine les agences sur place déjà écumées en totalité
- noter des numéros, barrer des notes griffonnées sur carnet, entourer des trucs, écrire des emails, laisser des messages
- que dalle que dalle que dalle
- attendre qu'on nous rappelle ou qu'on nous réponde
- faire quelques pas dehors et aller passer le temps à l'Intermarché d'à côté et faire le tour des rayons frais histoire de
- attendre qu'on nous rappelle et qu'on nous réponde
- attente d'une visite prévue à 20h
- soirée engluée sur le couvre-lit douteux de la chambre 225 devant la télé
- tiens, si on regardait un documentaire sur Brigitte Bardot ?

Jeudi

- levé tôt mais sérieusement pour quoi faire ?
- balade dans petit parc pas trop loin avec taupes et insectes goulus en option
- attente agacée d'une visite prévue à 16h
- retour hôtel avec provisions minimes histoire de : 9.21€
- attente agacée de la visite prévue à 16h
- midi englué sur le couvre-lit douteux de la chambre 225 devant la télé
- tiens, si on regardait Le scaphandre et le papillon qui passe à midi sur Canal ?
- migraine qui pointe
- comas-ennui
- prendre l'air, c'est à dire : faire le tour de l'Intermarché à pied puis marcher jusqu'à la zone industrielle suivante
- retour « centre-ville » pour visite 16h
- partir dans la foulée
- partir partir partir et vite
- soleil pleine poire tout du long avec migraine en option

Et ce début d'épisode de Friends qui me traîne derrière les yeux à chaque fois qu'on se retrouve à errer dans le Formule 1 / passer le temps à l'Intermarché / attendre assis par terre sur les marches d'une gare de RER / attendre n'importe où ailleurs / jeter un oeil sur la télé turque qui tourne pendant qu'on essaye d'avaler le poulet-au-beurre et les frites molles. C'est l'épisode 403 (The one with the 'Cuffs) et c'est la réplique de Chandler juste avant le générique : Could we be more white trash ?



Plus

- coût réservation trois jours / trois nuits au Formule 1 : 90€
- essence pour aller-retour : 85€
- un tas de trucs que j'ai dû oublier : X€

mardi 8 janvier 2008

Armindo Ferreira, je m'en souviens encore

Bien avant Chrono Cross, autre réminiscence vidéoludique. En vrai le jeu s'appelait Championship Manager, mais en France ça s'est toujours (ou presque) appelé l'Entraîneur, tout simplement. Et après ça Football Manager, depuis quelques années, mais ça c'est pour l'anecdote ; je joue actuellement à la version 2007 (j'entame ma troisième saison avec Brest, pour ceux que ça intéressent).

Mais rien à voir (ou si peu) avec le 2007 : celui dont je parle, c'était le premier jeu à s'appeler l'Entraîneur et il date de 1995. Me souviens plus exactement de comment on l'avait eu ce jeu là ; certainement mon frère qui l'avait acheté, parce qu'à l'époque, c'était lui qui connaissait ces choses là et moi qui suivait. L'Entraîneur, on y jouait sur le vieux 486, à l'époque où le bureau de ma mère se trouvait dans la pièce du bas (à l'époque, aussi, si je me souviens bien, où sur Fun Radio, car on écoutait Fun Radio, ils diffusaient une chanson des Rembrandts à outrance qui s'appelait I'll be there for you et ils prévenaient que bientôt une série américaine géniale allait être diffusée en France et qu'il fallait surtout pas la louper : elle s'appelait Friends). On y jouait sur le vieux 486, parce qu'à l'époque, le vieux 486 il était plutôt performant : il faisait même tourner Fifa 96, le premier Fifa en 3D.

Bref. Donc on jouait à l'Entraîneur. Et ce qu'il y avait de bien avec l'Entraîneur, c'est que c'était pas un jeu de foot comme les autres (d'abord c'était pas un jeu de foot) : c'était un jeu de management de foot. Nuance. Un jeu d'entraîneur, quoi, comme son nom l'indique.
Et tout ce qu'il y avait, dans l'Entraîneur, au fond (et ça n'a pas beaucoup changé depuis), c'était des tableurs. Et c'était génial. Parce que : une base de donnée hallucinante de je-sais-plus-combien de joueurs exactement, plein de clubs, plein de pays, etc. Et pour chaque joueur : ses statistiques, ses points forts, ses points faibles, les trucs qu'il aimait et les trucs qu'il aimait pas. Son poste de prédilection, sa tolérance à la blessure, sa valeur, ses états d'âmes, ses pétages de plomb. Et ainsi de suite, comme on dit. Alors avec ça, il fallait prendre en main un club (je prenais toujours soit Paris, soit Auxerre, soit Montpellier, allez savoir pourquoi, et dans ces équipes, on trouvait des Christophe Cocard, des Bernard Allou ou des Julio Cesar Dely-Valdes, toute une époque !), gérer les joueurs, les recruteurs, les adjoints, etc. Recruter. Bâtir une équipe. La diriger. Aller au bout des objectifs imposés par le club ou bien prendre le risque de se faire virer en cours d'année (c'est arrivé souvent). Donc, évidemment : gagner le plus de matchs possibles.
Les matchs, parlons en, c'était le plus marrant : à l'époque, il n'y avait pas de retransmission en 3D, ni même de « petites boules » d'ailleurs (match vu du dessus avec représentations des joueurs en petites boules, si si) ; il n'y avait que du texte. Littéralement. C'est à dire que pour décrire les actions, il y avait un bandeau qui s'affichait à l'écran et qui disait : « Machin déborde sur l'aile droite et centre... » et puis un autre qui enchaînait « mais le ballon est contré et sort en touche. ». Par exemple. Ce genre de trucs. En bas, un léger graphique représentait la possession de balle, histoire de savoir si son équipe était en danger ou non. Si je me souviens bien, il y avait possibilité de rajouter des commentaires audio de Jean-Michel Larqué (!!) mais soit que les commentaires buguaient, soit qu'ils étaient pénibles, on ne les a pas souvent activés.

Le plus intéressant, en réalité, dans ce jeu (et ça vaut toujours pour les versions actuelles), c'était justement ce manque numéro un que l'on ressentait en jouant : ne pas voir les images. Comme on n'avait que le texte, on était forcé de se représenter autrement le match pourtant observé depuis notre banc de touche virtuel. Bref, on était obligé d'interpréter le texte laconique (souvent les mêmes phrases qui se répétaient) histoire de le mettre en image, dans un coin de notre tête, histoire de le rendre réaliste. Vivant. Même chose avec les petites boules, où il faut perpétuellement interpréter si ce mouvement de petite boule vers la droite correspond à un lobe tout en finesse ou à une reprise de volée dévastatrice. C'était (c'est) tout un art.

A l'époque, on n'avait pas le droit d'avoir plus de trois joueurs étrangers en même temps sur la feuille de match et on payait à coup de millions de francs. Je me souviens de certains noms de joueurs qui cartonnaient dans le jeu (et une fois qu'on avait fait une partie, on savait à l'avance qui cartonnerait ou non dans les années futures, parce que le jeu générait lui-même ses propres stars) : Joao Pinto en faisait partie, attaquant portugais que j'avais recruté avec Paris. Il y avait Armindo Ferreira, également, qui venait de Niort (et qui joue toujours, je l'ai même croisé dans ma dernière partie de Football Manager, défendant les couleurs de Châteauroux !). J'en ai oublié beaucoup d'autres.
Je me souviens avoir beaucoup gueulé contre ce jeu (je me souviens même avoir cassé une souris à cause de ce jeu), parce que c'était (c'est toujours) le truc le plus stressant qu'on peut imaginer, avec toujours un connard à la 88eme minute qui trouvait le moyen de faucher un attaquant adverse dans la surface et un autre connard (l'arbitre) qui s'amusait à siffler penalty et qui bousillait mes chances de titre. Bref. Stressant, quoi. De quoi gueuler contre l'écran quand l'adversaire égalise dans les arrêts de jeu et dans la seconde qui suit : un blessé alors qu'on a déjà effectué ses trois remplacements. Résultat : deux prolongations à dix contre onze pour finalement encaisser un but... dans les arrêts de jeux de la deuxième prolongation ! Oui, effectivement, ça sonne encore douloureux : c'est arrivé il y a moins d'une heure...

Hum. Reprenons.

Enfin, l'Entraîneur, c'était aussi ma façon à moi de me bâtir une bonne culture footballistique (non, on ne rit pas svp), parce qu'à l'époque, on n'avait pas Canal, et le foot à la télé, ça se limitait donc aux téléfoot du dimanche matin pour les résumés et quelques vrais matchs vus en vrais à Geoffroy Guichard de temps en temps. Bref, parcourir comme ça ces bases de données immenses, ça m'a donné l'occasion de « m'y connaître » un peu plus et de ne pas écarquiller des yeux interdits quand on parlait de Ruud Hesp ou de Ivan Zamorano dans les cours de récré : indispensable, du coup. Il y a également Zoom Travica qui résonne lentement dans mes lointains lointains souvenirs, mais ça c'est une autre histoire, une autre époque, un autre jeu. Une prochaine fois peut-être...

dimanche 6 janvier 2008

#8 ~ Ross Sarkozy

Petite BD comme ça, histoire de passer le temps, un dimanche matin tout moche dans la Sarthe. Pas très drôle, je le reconnais, mais juste : mettre en image ce qui se passe dans ma tête quand j'entends certaines "infos" amusantes. Notes : BD qui nécessite exclusivement quelques références empruntées à une certaine série. Cf. quelques extraits de la série en question par ici.

















dimanche 11 novembre 2007

11/11

...fait pas trop froid à Nuggets City (72540), fait pas trop moche non plus, avec les cieux et leurs couleurs bizarres : la journée sans trop s'y mettre s'est écoulée, sous fond de fanfare furtive aux alentours de midi, onze novembre oblige : sous fond de percussions plastiques, depuis quelques heures, et ces quelques djeun'z qui jouent au basket sur le terrain d'en face : ça ne m'empêche pas de me replonger dans la Recherche, deuxième tome désormais et les jeunes filles en fleurs : quelques pages arrachées, de magasines épars, et de photos froissées, des odeurs de cramé, un peu, pour un projet parallèle, pour une requête aussi, ça progresse : un billet que j'arrive pas à écrire, également, le billet sur Les adolescents troglodytes qui pourtant, demain sûrement, sera en ligne : un petit texte à retoucher que pourtant personne ne lira : fin du week-end (ou presque) et pourtant pas encore replongé dans « Coup de tête », demain peut-être : The Blower's Daughter dans la tête (cf. radio), triste, triste, et envie de revoir Closer, du coup : et penser à Closer ça me fait penser à Elise, par association d'idée, elle qui m'avait prêté le DVD, à l'époque : le titre du billet, ça me rappelle dans la marge de mes cours quand j'écrivais la date en vitesse, qu'on était en novembre, et que les slashs s'enchainaient au deux un (11) et se transformaient en quatre barres vagues et indescriptibles : sinon, à part ça, Ross and Rachel se sont séparés (we were on a break !) et Scully est subitement réapparue : allez, le billet sur Les adolescents troglodytes m'appelle...

samedi 1 avril 2006

Coïncidence (?)

Tout d'abord, petit copié/collé d'un script d'un épisode de Friends (saison 1), car je ne pouvais pas m'en empêcher XD...

Phoebe : You guys, you know what I just realized? ’Joker’ is ’poker’ with a ’J.’ Coincidence?
Chandler : Hey, that’s... that’s ’joincidence’ with a ’C’!

Hier, je suis sorti un petit peu histoire de trouver quelque chose à raconter. Marre d'écrire cette pièce qui non seulement n'avance pas mais est incroyablement maladroite, mare de meubler sur dix pages pour un autre épisode de Mécanismes (mais ça viendra quand même cela dit), mare de rester à tourner en rond en ruminant ma déprime post épisode de Six Feet Under (la saison trois est on ne peut plus dépressivante à ce sujet...). Je sais que j'ai l'air en colère, mais c'est faux. Il faut juste que je sorte un peu.

Donc je sors. Je vais un peu n'importe où, sans trop réfléchir. Ou plutôt si, je réfléchis à ce que je pourrais faire, à ce que je voudrais faire. Alors je marche, un peu vite, ma main droite englué dans la poche droite de mon blouson (lecteur MP3 oblige, il faut toujours que je puisse contrôler ce qui passe dans mes oreilles). Je vais jusqu'au musée. Ce n'est pas très loin, pour ceux qui connaissent. Un tram passe au moment où moi-même je me trouve devant l'arrêt. Il s'arrête. Je monte. Je ne vois pas très bien où je pourrais aller, mais ce n'est pas grave. J'ai déjà trouvé l'idée de mon personnage. Un personnage-narrateur qui, pour une fois, ne sera pas complètement dépourvu de personnalité. Il sera juste dépourvu de main droite, c'est déjà pas mal. Je vais jusqu'à l'hôpital, parce que c'est le terminus. C'est là que le tram fait demi-tour. Je descends. Je remonte jusqu'à l'arrêt suivant. J’attends. Je n'ai rien de mieux à faire. Le tram revient, c'est le même que celui que je viens de quitter. Il a juste attendu un peu avant de repartir. Je remonte. Les choses s'éclaircissent. Les chansons passent dans mon lecteur sans que je m'en aperçoive réellement. Le tram s'arrête à l'arrêt du musée. Il ne repart pas. Les trams sont bloqués à cause d'une manifestation. Tout le monde soupire, moi, je souris. Ce tram, le même qu'à l'aller, s'arrête au même arrêt que celui où j'étais monté, parque une coïncidence avait fait que je passais devant au moment où il ouvrait ses portes. Le voilà donc qui s'arrête encore, au même endroit, et qu'il me demande de descendre. Coïncidence ? Comme beaucoup d'autres passagers, je ne descends pas. J'attends. Je ne suis pas pressé. La musique est agréable. Je me dis que je ne sortirais de ce tram qu'après avoir trouvé une phrase de début pour ce nouveau projet de chose à écrire. Je cherche. Je regarde autour de moi. Je vois une BMW garée juste en face. Bingo ! Ce n'est pas aussi simple que ça, mais c'est presque ça. Vous comprendrez quand (ou si) vous lirez le texte en question. Je sors brusquement. Mission accomplie. C'est là que mon lecteur MP3 décide de manquer de batteries. Au moment où je sors de ce tram-coïncidence. Coïncidence ?

Je rentre et je commence à écrire ce truc. Ca s'appelle "Coup de tête", le titre est venu tout seul et j'ai décidé de l'écrire avec l'OST de Rez en fond (aide) sonore. J'ai continué ce matin, et à l'instant même. Ce n'est pas mauvais. Ce n'est pas encore bon. Ce n'est pas encore fini, non plus, et ça ressemble encore trop à du Tom Spanbauer. Mais c'est un début. Je vais continuer de sculpter ce premier jet afin d'en faire une statue acceptable. Avec un peu de chance, ça me plaira peut-être. Coïncidence ? Eh c'est "joïncidence", avec un "c" !

dimanche 12 février 2006

I'll be there for you... (air connu)

Ca faisait un petit moment que je voulais mettre en ligne un billet comme celui-là, mais je ne pouvais pas, faute de photos à vous présenter. Le petit CD que m'a gravé Fanny pour mon anniversaire me le permet désormais, puisqu'elle m'a gentiment créé un dossier rempli de photos maaaagnifiques de mes friends à moi. Pour ne froisser les sensibilités de personne, je classerais ces photos par ordre alphabétique et non par ordre de préférence (oui oui). On commence donc par Elise...

Elise

J'ai beau la cotoyer depuis un an et demi (depuis le début de ma première année de fac, donc) je ne parle à Elise que depuis le début de cette année. L'an dernier, elle n'était pour moi que "celle qui m'a piqué mon commentaire" (car elle m'avait, à l'époque, piqué mon commentaire de Littérature Comparée) et je ne faisais que la croiser ou, au mieux, échanger trois mots avec elle pour savoir en quelle salle on était ou si y avait un truc à faire dans telle ou telle matière. Cette année, bien sûr, tout a changé, puisque grâce à l'intermédiaire de Nico, on a pu faire plus ample connaissance pour finalement passer 95% de notre temps universitaire (quelle belle expression) ensemble. S'il y a une seule chose que je regrette à propos d'Elise, c'est donc d'avoir trop tardé pour la connaître.


Elise est souvent appelée par une certaine Pauline R. Mystère...

Fanny

Je connais Fanny depuis trois ans et demi. En fait, non. Je connais Fanny depuis quatre ans. Enfin, j'ai commencé à la croiser il y a quatre ans. Voilà, c'est comme ça que ça s'est passé. En fait, à l'époque, je crois qu'on se croisait grâce à un ami commun, mais on se contentait de s'osberver, on gardait nos distances et, surtout, surtout, on ne se parlait pas. C'est à cette époque, je crois, qu'elle a commencé à me baptiser le "lampadaire", surnom dû à ma mobilité excentrique lors de nos brèves rencontres. Six mois plus tard, nous voilà dans la même classe, en 1ere 1 au lycée Simone Weil. Il nous faudra une demie-année pour réellement sympathiser. On ne se quittera plus jusqu'à la fin de la Terminale, avec ce que cela implique d'engueulades et de tensions jouissives (ah nostalgie...). On continue notre petit bout de chemin à la fac, puisqu'on fait la même chose, mais dans des groupes séparés. Tant pis, on se voit quand même, mais moins souvent. Bizarre, les enguelades se font plus rares, elles aussi. Je ne sais vraiment pas pourquoi... Désormais on fonctionne comme un vieux couple (les "vieux amants" de la chanson, c'est nous) et on emmerde tout le monde avec nos anecdotes idiotes qui n'amusent que nous. Tant pis, les autres ont qu'à s'y faire (remember Richard Berry ? Piff sur Hercule ? Hihihihi...). On finira même ensembles dans la même maison de retraite, c'est écrit, à faire chier le personnel ensemble.


Si ça c'est pas la classe...


Si ça c'est pas la... Euh... Oups, mauvaise légende !

Malika

Figurez-vous que Malika, elle aussi, était à Simone Weil (notre lycée), comme Fanny et moi. Elles se connaissaient par le biais de l'option théâtre et, quand à moi... je crois que je ne l'ai jamais vu de ma vie à Simone Weil. Et c'est réciproque. On était pourtant dans la même série (L), donc dans des classes qui se croisaient fréquemment, mais je suis incapable de me rappeler d'elle au lycée, et elle ne se rappelle pas de moi non plus. Mystère. Peut être que le destin voulait m'épargner des coups en me retenant loin d'elle (si tu me lis Malika, oublie tout de suite cette phrase !), qui sait... Enfin, toujours est-il qu'on commence à se fréquenter à la fac, puisque Fanny se retrouve dans le même groupe qu'elle et on fait petit à petit connaissance. Quelques mois (et quelques coups) plus tard, Malika fait partie des quatre fantastiques (facile, je sais) de la fac.


Malika n'aime pas être pris en photo, ça explique son air un peu "pose-moi cet appareil ou je t'éclate la gueule" ^__^.

Nico

L'année dernière Nico était dans le groupe de Fanny et Malika, ce qui fait que les seules fois où je le voyais, c'était quand elles "m'imposaient" sa présence. Cette année, c'est différent, puisque mossieur a changé de groupe, je le vois donc tous les jours. Mais bon, je suis méchant, car Nico, c'est un peu l'exception dans le petit monde de mes zamis. En fait, Nico, c'est mon seul ami mâle (comme c'est joliement dit) dans l'univers très féminin de la fac de Lettres. D'ordre général, d'ailleurs, je suis plus à l'aise avec les filles, c'est pourquoi son amitié est assez particulière à mes yeux. C'est aussi avec lui (et Elise) que j'écris un scénario de film pour cet été, ce qui m'amène à travailler en groupe et, pire, de créer en groupe, ce qui est toujorus un peu casse gueule. Mais pour le moment, malgré notre retard, ça se passe vraiment bien. Ah oui, pour finir, j'ajouterai que Nico est aussi un lâche à Soul Calibur 3, il se protège tout le temps :P !


Note : ce qu'il tient sur cette photo est un Efferalgan !

Photos où je suis aussi


C'est marrant, mais je crois qu'on ne m'écoute que quand je fais semblant de parler...


Allez, tu te dépêches de la prendre ta photo !


Moi et Fanny à la Mie de Pain, c'est là qu'on mange quand c'est pas ailleurs...


Mon doux, mon tendre, mon merrrrrrrrveilleux amour...



Voilà, si ce billet n'a pas fini de vous convaincre que ce blog est complètement pathétique et bien je ne peux plus rien pour vous. Je vous le dis, de toute façon, bientôt je rajouterais une petite mention "Skyblog" dans la bannière du haut, ça arrivera vite à ce rythme... Plus sérieusement, merci à ces quatres merveilleuses personnes d'être dans ma vie, merci aussi de m'avoir accordé l'exclusivité de leurs droits à l'image respectifs (si si !) et, au passage, merci aussi de m'occuper en ce dimanche matin de post-maladie où je n'arrive pas à me concentrer plus de cinq secondes d'affilée sur le boulot que je dois faire pour cette semaine !