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lundi 14 juillet 2008

14/07

Je suppose que c'est à cause du lieu. Je veux dire : jusque là je m'étais laissé dicter mes destinations successives et parce qu'elles m'étaient imposées, j'avais appris à les laisser glisser d'elles-mêmes, elles ne dérivaient pas de ma responsabilité, je n'y étais pour rien, c'était, en définitive, plus facile comme ça. Morlaix parce que H. y avait son boulot d'intermitent. Puis Nuggets City pour cause de Capes intempestif. Et puis maintenant dire que cette troisième destination en un an n'est pas imposée, ce serait un peu gros. Simplement nous n'avons qu'une zone. Un demi-département. A nous ensuite de nous y retrouver là-bas dedans. A nous de choisir un lieu qui nous déplairait moins qu'un autre (partant de Nuggets City, ce ne devrait pas être trop compliqué).

Trouver quelque chose selon nos propres critères, nos propres priorités. Prendre le risque de se tromper de cible et d'ensuite devoir en prendre la responsabilité (reconnaissons qu'il était pratique, cette année, de blâmer l'Education Nationale pour cette destination un peu trop sarthoise à mon goût). C'est peut-être ça qui m'a bloqué durant nos successives recherches d'appartement. Avoir la possibilité d'avoir tort. De viser mal. De se tromper d'objectif. D'être à côté. Je me pose donc légitimement la question. Peut-être aurions nous dû retourner sur place une deuxième fois, quitte à endurer le Formule 1 d'Y. à nouveau. Parce qu'une seule visite-éclair ce n'est pas suffisant. Et puis les autres questions qui découlent. A-t-on bien fait de choisir tel ou tel endroit. Tant ou tant de m². Telle fourchette de loyer. Évidemment je ne possède aucune de ces réponses. Je m'y confronterai au quotidien dans le courant des prochaines semaines, des prochains mois.

*


D'ici là : une belle zone de flou. Parce que le logement de fonction de Nuggets City, nous devions le quitter vendredi dernier au plus tard. Parce que l'emménagement futur n'aura probablement pas lieu avant début août, grand maximum. Parce qu'entre les deux nous voilà sans domicile fixe. A errer à droite à gauche. De la Bretagne (où j'écris ces lignes) à Sainté, on admet que l'errance est plutôt lâche. Les dates je ne les connais pas encore. Ça se fera au jour le jour. Une semaine de chaque visiblement, avec l'espoir de pouvoir « attraper » Virginie avant son départ Dieu-sait-quand en Irlande et féliciter Nico pour tous les trucs qu'il réussit en ce moment.

Pendant ce temps : la légère impression de patauger, les chevilles fondues dans le rien. Ce mois de juillet où officiellement nous n'habitons plus nulle part. Ce mois de juillet qui ne nous offre visiblement que peu voire pas de vacances. Et puis à peine de quoi se le dire et ça y est, voilà un an qu'H. et moi vivons ensemble et la vitesse et la banalité avec laquelle cette année a passé. Cette année qui dans ma tête sonne plus comme une année X-Files qu'une année Chapon hardi. Et dire que je n'ai ramené de rillettes à personne. Ni de poulets d'ailleurs. Et aucune photo du magasin de tondeuses. C'est peut-être à ce genre de trucs que l'on mesure les années ratées qui sait.

Scully, j'ai bien peur que nous soyons toujours sous l'emprise du champignon. Nous ne sommes pas sorti du Formule 1 d'Y., nous y sommes encore !

vendredi 11 juillet 2008

Prendre une photo du magasin de tondeuses

...seule chose qu'il aurait fallu, non, qu'il fallait absolument que j'accomplisse cette année durant mon exil à Nuggets City ; prendre une photo du magasin de tondeuses à cinq minutes de chez nous même pas ; la vitrine j'entends ; dans la ruelle à côté de l'ancienne station service, en face de la pharmacie ; probablement l'unique décors qui vaille quelque chose par ici ; impossible de le décrire en revanche, d'où l'importance de la photo ; et en dix mois de vie sarthoise, pas une fois je n'aurais trouvé le courage d'attraper mon appareil pour descendre en ville et prendre une photo de la chose ; toujours ces non mais plus tard, j'ai encore le temps ; départ qui se rapprochait de plus en plus ; zéro photo au final ; je me rassure en me disant que peut-être, au moment du déménagement, un petit détour vers ; sinon je serais foutu de revenir exprès pour...

vendredi 4 juillet 2008

Vases communicants

Drôle de temps. Les cartons s'entassent, les piles de livres aussi et puis les piles de livres disparaissent dans les cartons et les cartons restent scotchés au sol. Les fringues débordent des panières, les sacs poubelle viennent à manquer. Rien de bien inhabituel en réalité : simplement le troisième déménagement en un an. On s'y fait d'autant plus que quitter la Sarthe ce n'est pas franchement un crève-cœur (dix mois c'est suffisant).

Depuis quelques jours c'est un peu le principe des vases communicants par ici. D'un côté on dénude les murs de leurs étagères, affiches, bouquins, petits objets divers, de l'autre, l'ouvrier du collège refait le couloir, repeint les encadrements de portes, tapisse. D'un côté, on se sépare de notre table basse qui n'est pas à nous, on range la vaisselle dont on se sert peu ou pas, on déplace la commode, de l'autre, l'ouvrier du collège transforme la pièce interdite en pièce tout court. Déconstruire d'un côté pour rebâtir de l'autre.

Pour une fois, on apprécie le luxe d'avoir le temps, tant pis s'il est drôle. Fini les préparatifs-catastrophes, fini le déménagement-en-trois-jours (j'ai testé pour vous, c'est loin d'être agréable). On peut enfin s'y mettre petit à petit, sans trop se crever, sans trop souffrir de la pression d'une deadline qui n'existe pas. Très différent de septembre dernier, donc. Simplement : la légère impression de se précipiter à pieds joints dans le vague, dans le vide. Parce qu'au jour d'aujourd'hui nous préparons un déménagement qui ne nous conduit nulle part. Simplement dans le flou d'un coup de fil qui tarde à venir. Et s'il ne vient pas, quel point de chute vers lequel se rabattre ? Bonne question. Nos recherches de la semaine dernière ne nous ont pas fourni le luxe de pouvoir envisager un plan B.

En attendant : préparer le départ sans trop subir le stress de l'arrivée. Un retour en Bretagne pour quelques jours et d'autres quelques jours à passer sur Sainté également. En attendant, on continue de transvaser de notre vie d'ici vers une vie d'ailleurs encore fictive : récupérer des cartons au Super U du coin, monter les cartons, remplir les cartons, refermer les cartons, badigeonner les cartons de scotch, stocker les cartons. Une histoire de cartons, donc. Pour le reste : trier, caser, jeter, choisir. On ne pourra pas tout emporter. Ce matin, j'ai déjà jeté deux manuscrits imprimés, soit trois cent et quelques pages, un vieux truc qui n'avait pas trouvé preneur parce qu'effectivement mauvais et que j'avais gardé jusque-là Dieu sait pourquoi. Le tout sur des airs d'Alabama Song.

lundi 16 juin 2008

Putain non mais

Emmerdes quotidiennes que cette saloperie de réfection de l'appart ? Apparemment. Voilà que l'ouvrier se pointe une demie heure trop tôt ce matin. Du coup, obligé de lui dire sèchement de revenir à l'heure convenue. Et puis la gestionnaire qui passe par là et moi incapable de me retenir de mettre les choses au point avec elle.
Mettre les choses au point : me vider les nerfs un petit peu et la confronter à sa propre parodie de gestion. Ton sec et agressif. Élever la voix de temps à autre. Beaucoup vers la fin. Je n'aurais pas su faire autrement. J'ai toujours eu une saleté de mauvais caractère de toute façon.
Non mais on vous avait prévenu hein ; nous balancer un « on commencera peut-être la semaine prochaine » entre deux heures de cours devant la photocopieuse, c'est pas ce que j'appelle prévenir ; oui non mais ça se passe toujours comme ça ; ah non, je vous assure, ça ne se passe pas comme ça ; oh vous exagérez un peu là ; non, je crois pas qu'un propriétaire sérieux enverrait une entreprise comme ça un matin sans que les locataires ne soient prévenus au préalable ; oui mais nous on n'a pas les moyens de payer une entreprise privée, on fait selon nos moyens ; et puis moi aussi j'ai eu des travaux dans mon appartement, hein, j'ai fait avec, bon c'est vrai que j'étais pas là la journée parce que je travaillais en bas mais quand même ; on a déjà été bien sympa de vous laissez commencer, faudrait pas non plus trop profiter de nous non plus ; ah mais si ça vous embêtait, fallait nous le dire dès le début, fallait pas nous laisser commencer ; et puis il me semble que vous avez vu le principal, non, c'est le principal qui décide, hein, moi j'y suis pour rien ; j'ai vu le principal quarante-cinq secondes dans son bureau pour lui confirmer que non il n'était pas question que l'ouvrier vienne le mardi et le mercredi ; oui donc vous l'avez vu ; non ; bah si ; bah non ; et puis de toute façon ce sera vite fini le couloir, là, on pourra bientôt passer à la chambre ; on passera à la chambre si et seulement si ça ne nous dérange pas et si ça ne nous handicape pas au quotidien ; bien sûr bien sûr ; et vu comment c'est parti ; oui oui ; et vu qu'on va devoir organiser notre déménagement dans les jours à venir et qu'on a en plus nos cours à préparer à côté, ça va être compliqué ; ah oui ah bon ; oui alors peut-être qu'on continuera plutôt avec le débarras, vous savez, là où vous entreposez vos meubles ? ; eh bien je les enlèverai mes meubles s'il le faut ; parfait alors ; parfait ; on verra comment ça se passe de toute façon ; oui mais enfin cette pièce elle est pas à vous hein qu'on soit bien clair, normalement on doit la condamner pour pas payer de loyer supplémentaire mais comme on est gentil, on vous a laissé mettre votre sèche-linge dedans ; comment ça pas à nous ? ; c'est un service qu'on vous rend aussi pour pas que vous payiez plus cher ; c'est vrai que vous avez de la chance d'avoir cet appartement à ce prix là aussi (l'ouvrier) ; avec l'année qu'on vient de passer ici, nous dire qu'on a de la chance d'y être, je trouve ça un peu dur à avaler ; oh tout de suite ; quoiqu'il en soit on est ici chez nous, donc au moindre problème, à l'avenir, on essaiera plus d'être sympa, on dira stop ; ah non vous êtes pas chez vous, vous êtes locataires, c'est le propriétaire qui est chez lui (l'ouvrier) ; putain non mais ; et puis faut pas se mettre dans des états pareils, et si vous voulez tout arrêter, faut le dire au principal ; et ben on le dira au principal ; mais bon c'est dommage, si ça vous embêtait fallait le dire dès le début (bis) ; et bien la prochaine fois on essaiera même pas d'être sympa, puisque quand on essaie d'être sympa, on se fait prendre pour des cons ; personne ne vous prend pour des cons ; donc pour l'avenir, on fera la chambre ou le débarras après le couloir ? ; on verra pour ça ; non parce que nous il faut qu'on sache ; on verra ; non mais ; et puisque ça doit se passer comme ça, au prochain problème, quel qu'il soit, on dira stop, point barre, c'est compris ? ; oui mais ; c'est clair ? ; oui mais ; alors au revoir.

Putain non mais merde : l'impression d'avoir en face de moi certains de « mes » élèves qui essayent perpétuellement de négocier la moindre sanction. Hallucinant.

mercredi 11 juin 2008

La musique s'est arrêtée

La dernière fois que ma montre s'est arrêtée, j'ai aussi arrêté de la porter, je l'ai laissée s'empoussiérer sur mon bureau ou sur un rayon d'étagère (le rayon du bas, presque à niveau du sol, celui où je stocke mes livres de « non-fiction ») et je m'en suis passé pendant six mois au moins, attendant que mon père décide lui-même de porter sa montrer pour faire changer la pile histoire de lui refiler la mienne au passage, voilà pour l'anecdote.









lundi 9 juin 2008

salutations distinguées mon cul

madame [virgule] nous avons eu la surprise plutôt étonnante [virgule] oui une surprise en général c'est assez étonnant [virgule] et là c'était surtout agaçant en fait [virgule] du genre qui démange et qui lance juste dans le bas du dos [virgule] là où on peut pas physiquement l'atteindre [virgule] là où ça fait le plus chier en réalité [virgule] nous avons eu la surprise [virgule] donc [virgule] de découvrir ce matin que les travaux prévus pour rénover notre appartement [virgule] celui-là même que tout le monde jugeait tout à fait habitable lorsque nous avons emménagé [virgule] et qui désormais devient insalubre dès lors que le nouveau principal du collège s'apprête à y entasser ses meubles [virgule] ces travaux disais-je [virgule] ont commencé sans aucune confirmation officielle de votre part [point] étant tous deux de nature plutôt conciliante [virgule] surtout Hugo en fait [virgule] mais admettons [virgule] et n'étant pas opposés sur le principe à la réalisation de quelques [virgule] j'ai bien dit quelques [virgule] travaux avant notre départ [parenthèse] et puis si vous pouviez passer l'aspi au passage ça nous arrangerait bien merci [parenthèse] comme on n'était pas contre [virgule] nous n'avons pas souhaité refuser l'accès de l'appartement à l'ouvrier qui s'est présenté ce matin devant notre porte [virgule] lui-même n'étant par ailleurs pas franchement responsable des décisions quelques peu [virgule] allez soyons franc [virgule] complètement anarchiques et stupides [virgule] qui ont du être prises n'importe comment [virgule] à l'heure du déjeuner [virgule] les doigts de pieds en éventail [virgule] au niveau de l'intendance [virgule] c'est à dire vous [virgule] madame [virgule] car oui c'est bien à vous que je m'adresse [point]

[retour ligne]

je vous rassure tout de suite [virgule] les travaux dans le hall et le couloir principal [virgule] en même temps de couloir y en a qu'un seul [virgule] ont pu se dérouler sans accroc [parenthèse] enfin sans accroc façon de parler [virgule] le lapin était complètement flippé par le bruit de la ponceuse [virgule] vous imaginez bien [parenthèse] [point] en revanche [virgule] nous notons avec une certaine incompréhension [parenthèse] et je pèse mes mots [parenthèse] que les décisions quant au commencement des travaux et au planning de ceux-ci [parenthèse] oui en réalité je parle surtout d'eux [virgule] des travaux [virgule] parce que j'avoue que de parler de vous m'intéresse relativement peu [parenthèse] ne nous ont pas été communiquées autrement qu'entre deux couloirs [virgule] sur le lieu de travail de mon compagnon [parenthèse] qui [virgule] même s'il n'aime pas beaucoup que j'utilise ce mot [virgule] le mot compagnon [virgule] et moi non plus d'ailleurs [virgule] je le trouve affreux [virgule] mais il faut bien que je donne un ton sec [virgule] méprisant et officiel à cette missive [virgule] n'est-ce pas [point d'interrogation] [parenthèse] et de façon tout fait floue et évasive [point] il n'est évidemment pas tolérable qu'une telle source de dérangement potentiel [parenthèse] j'écris le mot potentiel pour faire gentil [virgule] vous pensez bien qu'en réalité l'expression appropriée serait plutôt [deux points] ça me fait grave chier ton truc [parenthèse] nous soit communiquée par des approximations quant au déroulement des opérations [parenthèse] dit comme ça ça fait un peu militaire [virgule] mais bon quoi j'assume [parenthèse] [point] un propriétaire sérieux [parenthèse] et je ne vous considère pas comme tel [virgule] ce rapprochement n'a pour but que de vous rappeler que vous n'êtes ni propriétaire [virgule] ni sérieuse [virgule] simplement la personne en charge des produits d'entretien et des contrôles anti-amiante [virgule] ceci n'étant en aucun cas méprisant ou condescendant [virgule] simplement il me semble que c'est là le gros de votre travail [virgule] n'est-ce pas [point d'interrogation] d'ailleurs de l'amiante [virgule] puisque vous abordez le sujet [virgule] il y en a dans les placards [virgule] vous n'oublierez pas de le dire au prochain locataire [virgule] c'est à dire le nouveau principal pour qui vous organisez ces travaux [parenthèse] n'avertit pas ses locataires de l'éxécution de travaux importants dans leur logement par des [guillemets] ça commencera peut-être dans la semaine on verra et puis après tout ça vous dérange pas hein [guillemets] en s'exemptant de quelconques traces écrites [point] ce point est d'autant plus important que nous avons toujours fait preuve de bonne foi à votre égard [parenthèse] sauf quand on a balancé des oeufs pourris sur ta porte et qu'on t'a crevé les pneus de ta bagnole mais là ça ne compte pas [virgule] nous ne sous sommes jamais opposés à la réalisation d'une partie des travaux avant juillet [virgule] même si ça nous faisait grave chier quand même parce que franchement je te verrais bien [virgule] toi [virgule] avec ton appart envahi par les travaux [virgule]comme ça [virgule] du jour au lendemain [virgule] bref [virgule] on s'est pas opposé donc [virgule] et en plus on s'est toujours montré on ne peut plus compréhensif et à l'écoute de vos impératifs débiles [virgule] en dépit des circonstances précédemment énoncées et qui disent [virgule] si tu as vraiment besoin d'une traduction [virgule] que tu nous les brises sévère en ce moment [point]

[retour ligne]

en conséquence [virgule] restant tous deux aussi conciliants que possible compte tenu de la situation actuelle [virgule] c'est à dire de moins en moins conciliants en réalité car on n'aime pas trop se faire prendre pour des cons [virgule] nous tolérons aujourd'hui [virgule] lundi neuf juin deux mille huit [virgule] la présence de l'ouvrier chargé de la réfection du hall et du couloir principal [point] en revanche [virgule] à l'avenir [virgule] nous refusons catégoriquement [parenthèse]ca-té-go-ri-que-ment [parenthèse] d'être ainsi tenu à l'écart du planning des dits travaux [point] nous exigeons donc d'être informés au minimum quarante-huit heures [parenthèse] ça fait deux jours [parenthèse] à l'avance lorsque d'autres travaux viendront à être éventuellement [virgule] si c'est indispensable [virgule] effectués [virgule] et nous nous réservons le droit de refuser purement et simplement vos propositions si celles-ci ne nous conviennent pas ou handicapent notre vie quotidienne [virgule] parce que regarder l'Euro avec la ponceuse à côté qui oblige à mettre Thierry Roland à fond par dessus [virgule] non merci [point]

[retour ligne]

je vous communique au passage [parenthèse] façon de parler bien entendu [parenthèse] les jours de la semaine durant lesquels le déroulement des travaux n'emmerdera pas trop [virgule] et encore je suis gentil [virgule] je fais des concessions [virgule] notre vie quotidienne [point-virgule] il s'agit en l'occurrence des lundis [virgule] jeudis et vendredis [point] merci de vous adapter en conséquence [point]

[retour ligne]

à l'avenir [parenthèse] c'est à dire pour les quelques semaines qu'il nous reste encore à tirer dans ce trou [parenthèse] je demande également à ce que la suite du planning soit préalablement discutée [virgule] en dehors des heures de travail [virgule] et en présence conjointe de M. P. et de moi-même [virgule] si celle-ci devait faire l'objet de dérangements possibles [virgule] probables [virgule] je veux dire [virgule] nous concernant [point]

[retour ligne]

dans l'attente de votre réponse [virgule] veuillez agréer [virgule] madame [virgule] grosse conne qui commence sérieusement à faire chier [virgule] et tu crois que je te vois pas dans le couloir quand tu te dépêches de le traverser pour pas avoir à me dire bonjour alors que je suis à cinq mètres de toi à peinte [virgule] l'expression de mes salutations [virgule] putain fait chier [virgule] distinguées [point]

[retour ligne]

[signature]

[retour ligne]

ps [deux points] ci joint [deux points] l'enregistrement sonore d'une partie des travaux [virgule] histoire que vous vous rendiez compte de l'inconfort que ça peut être [point] l'enregistrement en question ne dure que cinq minutes cinquante et un [virgule] donc pour imaginer ce que ça peut donner sur une journée entière je vous recommande de le jouer en boucle [virgule] disons de neuf heures du matin à quatre heures de l'après-midi [virgule] soit l'amplitude horaire de l'ouvrier que nous avons eu la surprise de découvrir ce matin devant notre porte [point] conseils [deux points] à jouer fort [virgule] à ponctuer de larges coups dans le mur [virgule] histoire de pouvoir également bénéficier des vibrations [point]

mercredi 4 juin 2008

Et le jour se prolonge

Cieux de fin d'après-midi, série en cours. Florent Marchet pour la musique : Dimanche sur l'album Gargilesse. Paroles quelque part par là-bas. Dommage qu'un morceau de lampadaire transparaisse. Dommage aussi que Deezer n'ait pas toutes les musiques que j'avais en tête devant ces cieux là.









lundi 2 juin 2008

Un journal des journaux

La lecture de Désordre, un journal (Publie.net) de Philippe De Jonckheere me rappelle aux journaux. J'ai toujours aimé lire des journaux. Des journaux d'écrivain mais pas que. Je piquerais volontiers n'importe quel carnet privé solidement emmuré dans un placard sous clé. Je piraterais volontiers des fichiers intimes que l'on protège via mot de passe. De gens connus ou anonymes je m'en fous. Simplement : la trace écrite (fixée) d'une existence à un moment donné. Un document. Pour entrer dans la tête ou, si ce n'est pas possible, dans les mots de leurs auteurs. Pour explorer les vies, les souvenirs des autres. Pour explorer les autres.

Les miens, également, de journaux, me sont utiles sans être précieux. Une masse d'informations importante que je stocke, que j'archive, si d'aventure j'en ai l'envie ou le temps. Le blog est pratique pour ça. Je reviens sur les mois passés relativement fréquemment. Pour me relire, pour me retrouver. Pour ça, le module de Pagination manque sensiblement ; j'aimerais pouvoir remonter le blog à la verticale comme on le ferait d'archives entassées. Pour cet ajout pour moi indispensable, j'attends que la version 2 de Dotclear sorte définitivement.

Je me retrouve à nouveau entre les murs de ma salle 202 pour y écrire quelques broutilles. J'y mange, j'y lis le journal de Philippe De Jonckheere en mangeant. J'en profite pour expérimenter la lecture écran qui passe à merveille avec mon petit Eeepc. Le grand bureau de prof est vide devant moi. Vide sauf : un lacet noir enroulé et un Petit Larousse Illustré de 1999 rafistolé au gros scotch. Derrière, contre le dossier de ma chaise plastique, le tableau blanc encore brillant des inscriptions de l'heure d'avant. J'arrive facilement à déchiffrer les lettres et les phrases. Il suffit de se décaler un petit peu, de suivre l'inclination de la lumière, de jouer avec les reflets.

There will be lots of forests
There won't be any more forest
There will be more and more wars
There will be lots of wars


Dehors il pleut par intermittence, j'aperçois quelques arbres, ceux du parc voisin probablement. J'ai ouvert la fenêtre – une heure de collégiens enfermés ça pue – et j'entends des bribes de conversations et des bouts de cris qu'ils poussent dans la cour juste en bas.

Quelque part je suis content que le quotidien le plus banal de ma vie actuelle puisse permettre l'écriture de ces quelques lignes. Mine de rien, cela me change de ces jours où le blog s'enterre avec moi dans les dilemmes de « Coup de tête », où mes 17h34 s'engluent devant l'écran (peu importe sa nature). Pas qu'il se passe réellement quelque chose par ici mais ça contribue au moins à donner l'impression que ça puisse être le cas.


Ce matin juste avant de partir, deux types sont venus « prendre des mesures »

l'expression prendre des mesures, ça me rappelle ces épisodes


je dis épisodes parce que j'ai toujours plus vu les adaptations de bande-dessinée que je n'en ai lu les albums


de Lucky Luke où, avant un duel dans la rue poussiéreuse d'un village du far west, le croque-mort (qui se baladait avec un vautour je crois) venait, justement, prendre les mesures des duellistes pour pouvoir ensuite concevoir le cercueil. Je vois ces deux types comme des croque-morts de notre vie de 2007-2008. Ils prennent les mesures, ils s'apprêtent à briser ce dans quoi nous avons vécu. Tant mieux, je me dis. J'aime autant me débarrasser définitivement des choses quand je n'en ai plus l'usage. Si je le pouvais, je brûlerais tout ce qui ne sert plus chaque année, dans un beau feu de joie



en vue de la réfection de notre appart pour l'année prochaine. Les deux types se pointent au moment où je m'apprêtais à m'en aller, ce qui fait que j'ai laissé deux étrangers chez moi pour je sais pas combien de temps, sensation toujours agréable. La réfection de l'appart on n'en profitera pas puisqu'on s'en va dans quelques semaines. La réfection de l'appart est en fait destinée à rendre notre chez nous habitable pour le futur principal du collège des Poulets. Qu'il ne soit pas habitable cette année ne posait par ailleurs aucun problème, cela va de soit.

J'en reviens à mes histoires de journaux. Quelque part je pense que l'expérience blog est en train de traîner. La suite tarde à venir et je sais pourquoi : cela demande beaucoup de travail, beaucoup d'effort. Je parle probablement chinois pour ceux qui ne savent pas que je prépare une suite à Omega-Blue. C'est dit. Mais l'expérimentation internet a un coût, cela s'appelle le temps. Ce nouveau projet tarde donc à se concrétiser. Cela fait pourtant plus d'un an que je l'ai mis sur les rails. Délicat.
J'en reviens à mes histoires de journaux. Mon quotidien ne se prête en général pas à ce genre de déballage biographique. D'ailleurs les déballages biographiques, je ne les apprécie réellement que lorsque les autres sont concernés. Moi, je passe entre les gouttes. Je ne me livre pas. Ou si peu. Je me répète. C'est aussi ça le but de la manœuvre avec ce projet-mystère. Me permettre d'aller un peu plus loin. Creuser plus et plus fort. Fragmenter plus. Brouiller les pistes. Verrouiller. Marcher au bord. La structure est en place, par ailleurs. Ne reste plus qu'à l'articuler, désormais.

Dehors il ne pleut plus, les arbres ne soufflent pas. Les cloisons tremblent par moment : on doit claquer des portes, on doit écraser des crânes contre les murs. Le même brouhaha difforme continue de se diffuser continuellement. Parfois, un connard ou un putain décolle plus haut que le reste.

vendredi 11 avril 2008

Then you'll spread your wings

Ciel zébré cette fois et froid jusque dans les échos de l'air autour. Comme si pour une raison qui m'échapperait, la surface de mon œil, de mon objectif, de mon navigateur, s'était laissée rayer. Au centre, dans l'axe, le vertige d'une percée quelconque puisque absente à présent. Cieux qui coulent sur mes fenêtres, jamais deux jours de suite ne reparaissent avec la même gueule...

Summertime parce que je l'écoutais alors (c'était en début de semaine je crois). Deux versions parce qu'entre temps j'ai commencé à écouter ailleurs. Au choix. Gershwin se trouve quelque part par là-bas (à gauche).













samedi 29 mars 2008

Perspectives (d'emploi) #5

Dans l'esprit des toutes premières perspectives (d'emploi), voilà de nouvelles annonces ANPE à considérer (ou pas) pour les trois mois qu'il me reste à tirer à Nuggets City.

MONTEUR/MONTEUSE D'OUVRAGES CHAUDRONNES H/F

VOUS MONTEZ DES PIECES CHAUDRONNEES CHEZ LES CLIENTS,SURTOUT EN AGRO- ALIMENTAIRE.VOUS EFFECTUEZ LA MAINTENANCE PREVENTIVE(CONTROLE DES ZONES D'USURE).VOUS FAITES DU BARDAGE DE BATIMENTS.VOUS RENDEZ COMPTE DE VOS OBSERVATIONS AU RETOUR TRAVAIL EN HAUTEUR,EN EXTERIEUR,

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 3 MOIS

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

SOUHAITEE DE 6 MOIS EN MECANIQUE OU EN MONTAGE

Formation et connaissances

C.A.P MECA.CONST.REPARA SOUHAITE(E) PARFOIS EXPOSE A LA POUSSIERE.


Autres connaissances

PERMIS AUTO (B) EXIGE(E)

Qualification

Ouvrier spécialisé

Salaire indicatif

HORAIRE DE 9 A 10 Euros (59,04 A 65,60 F)
SELON PROFIL

Durée hebdomadaire de travail

39H00 HEBDO SUR 4 JOURS ET DEMI

Déplacements

A LA JOURNEE SUR LE DEPARTEMENT

Taille de l'entreprise

10 A 19 SALARIES

Secteur d'activité

MECANIQUE INDUSTRIELLE

______________


OUVRIER/OUVRIERE DE FABRICATION DES INDUSTRIES ALIMENTAIRES H/F

VOUS TRAVAILLEZ POUR UNE ENTREPRISE AGRO-ALIMENTAIRE SPECIALISEE DANS LA VOLAILLE. VOUS ETES SOIT AU SERVICE CONDITIONNEMENT SOIT A L'ABATTOIR POUR LE BRIDAGE DES VOLAILLES. TRAVAIL EN EQUIPE

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

TRAVAIL INTERIMAIRE DE 1 MOIS

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

DEBUTANT ACCEPTE

Formation et connaissances

Autres connaissances

Qualification

Employé non qualifié

Salaire indicatif

HORAIRE DE 8,44 A 8,45 Euros (55,36 A 55,43 F)

Durée hebdomadaire de travail

35H00 HEBDO TRAVAIL LE SAMEDI

Déplacements

Taille de l'entreprise

10 A 19 SALARIES

Secteur d'activité

ACTIVITE TRAVAIL TEMPORAIRE

Comme dit le slogan à la radio : A Loué, depuis vingt ans, rien n'a changé !

dimanche 2 mars 2008

Obecalp

...il y a un mois environ je suis allé voir un médecin (peu réceptif) afin de comprendre, et éventuellement de soigner mes migraines à répétitions : il m'a reçu dix minutes à peine et m'a prescrit deux médicaments homéopathiques à prendre régulièrement plus un autre truc à prendre en cas de crise : j'ai suivi le traitement homéopathique quasiment à la lettre, mais bien sûr je n'ai pas touché à l'autre, d'ailleurs je savais pertinemment que je ne l'utiliserai pas, puisqu'après avoir parcouru la notice, j'avais décidé qu'il ne m'était d'aucune utilité : c'est un talent familial que de se faire prescrire des médicaments que l'on ne prend jamais, parce que nous on sait mieux que les médecins ce qui est bien pour nous et puis de toute façon c'est comme ça, point barre, on ne discute pas, non je le prendrai pas, je le prendrai pas, je le prendrai pas : le traitement homéopathique durait trois semaines, il s'est terminé ces jours-ci : comme je n'avais pas envie de retourner voir « mon » médecin (qui n'est pas « mon » médecin, justement, mais le médecin le plus proche de chez moi) j'ai décidé d'attendre un peu, voir ce qu'il se passait sans ce fameux traitement : après tout l'homéopathie, je suis sceptique, j'en prends bien depuis des années sans vraiment savoir si ça a un effet quelconque, c'était donc une merveilleuse occasion de vérifier si l'accalmie migraineuse de ces dernières semaines étaient reliées à l'homéopathie ou si c'était simplement le hasard : je n'ai pas poursuivi l'expérience longtemps : les deux jours qui ont suivi l'arrêt du traitement ont vu resurgir quelques migraines latentes : j'ai donc couru jusqu'à la pharmacie avant-hier pour me ravitailler : trois semaines de petite drogue inoffensive à nouveau : gelsemium sempervirens et ignatia amara ça s'appelle et si ça ne fonctionne pas réellement, au moins ça me donne l'impression que c'est le cas : je ne vois pas plus loin : simplement ça fait des semaines maintenant que je n'ai pas eu de crise forte : alors même si dans les cuves des laboratoires Boiron, en réalité, il n'y a que des chiens dans de la flotte qui tournent en rond pendant des heures, moi, je suis preneur...

jeudi 7 février 2008

Avant / Après

L'entreprise de ravalage est presque terminée à présent, les nouvelles fenêtres sont posées (et elles tiennent). De quoi jeter un coup d'oeil sur le bouleversement opéré par toutes ces folles journées de travaux avec un petit (mini) diaporama avant/après. On commence par le dehors :



Avant



Après


Appréciez toutes les cataclysmiques révolutions apportées par cette semaine et demie de travail ! Le dedans à présent :



Avant



Après


Là pour le coup c'est mieux, surtout parce qu'on a plus que des doubles vitrages à présent, donc finis (presque) les courants d'air qui traversent les huisseries. On remarque au passage que le temps merdique d'avant-hier a mué en temps magnifique aujourd'hui !

mardi 5 février 2008

Les parapluies Jules...

...ne sont pas faits pour affronter les tempêtes sarthoises – pardon, le temps sarthois habituel ; ai bravé des vents insurmontables (mais surmontés finalement) et la flotte habituelle des jours de gris ; et pourquoi est-ce que je porte toujours des pantalons blancs ou beiges, bref : qui salissent quand il pleut comme ça ? ; les armatures du fameux parapluie Jules, elles ne tiennent pas bien longtemps face aux assauts répétés de la météo et puis franchement, comment ça se fait que les rues ici, elles soient barrées même pour les piétons quand il y a des travaux ? et pourquoi des travaux d'ailleurs ? ; un quart d'heure de marche humide, tout ça pour pouvoir poireauter devant le Shoppi, pas encore ouvert à 14h01 (alors que sur les pubs c'est marqué que ça ouvre à 14h00, un vrai scandale m'sieurs-dames) ; tout ça pour avoir l'immense privilège de payer 7€ et quelques pour des piles, et puis se taper le retour encore, rien dans la boîte aux lettres alors que j'attends un truc d'ebay depuis une semaine et puis les gars du ravalage qui ravalent mais sur l'autre façade à présent ; dix minutes à attendre au téléphone pour arriver à joindre le standard du service financier de la Banque Postale et quand la petite musique s'arrête et qu'une voix me répond : bug dans la matrice, la petite musique repart et la voix-qui-me-répond disparaît, voilà qu'il faut que j'attende encore cinq minutes ; et en plus la voix-qui-me-répond, elle me dit qu'elle peut rien faire pour cette histoire de carte bleue, faut que j'envoie un courrier maintenant ; j'ai les pieds mouillés et sur les fenêtres la flotte dégouline encore ; j'attends un coup de fil (ou mail ou n'importe) qui ne vient pas ; je m'imagine Jacques Vaché ; c'était même pas urgent en plus cette histoire de piles...

mardi 29 janvier 2008

Et vlan !

Le silence, enfin, j'avais oublié quel goût il pouvait bien avoir. Le silence résonne enfin dans l'appart à nouveau. Parce que depuis ce matin neuf heures, neuf heures et demi ça n'arrête pas. Explications : depuis hier, y des gusses (ah, oui, au fait : ils sont payés pour ça) qui nous ravalent la façade. Aucune métaphore licencieuses là-dedans, ça veut juste dire ce que ça veut dire : on nettoie/rénove/repeint/que-sais-je-encore la façade du bâtiment administratif (dans lequel on vit, je le rappelle). Donc hier : les gusses, ils ont montés l'échafaudage à moitié. Et ce matin ils ont fini de le monter à grand coup de perceuse dans les murs (pour quoi faire, j'en sais rien), à trois mètres de mes tympans, juste devant les fenêtres. Du coup : fuite, repli, tout ce qu'on veut. On migre du côté de la chambre, côté qui n'est pas concerné par toutes ces histoires de ravalage. On = moi et M. Lapin qui a flippé grave le lapin pendant le boucan de la perceuse, encore pire que quand on passe l'aspirateur, voui, voui ! Une bonne journée qui commence, donc. Plus : je suis pseudo malade, attrapé froid ou quelque chose comme ça, avec la migraine tapie sous l'occiput, prête à bondir, alors je vous laisse imaginer les effets secondaires de la perceuse...

Et s'il n'y avait que la perceuse. Déjà, les voir flotter de droite à gauche devant mes fenêtres, les gusses, ça me plaisait pas trop (déjà, à Sainté, j'aimais pas quand y avait des vieux qui passaient devant chez nous et qui zyeutaient à travers les fenêtres ouvertes, alors...), j'avais du mal à faire semblant de lire sans rien remarquer, mais ça n'était que le début du début. Ensuite, il y a eu le « et vlan » dont je parle dans le titre : la façade du bâtiment s'est pris des bonnes giclées de flotte dans la façade, de une heure à cinq heures environ non-stop. Au karcher ils y sont allés, avec tout ce que ça peut laisser sous entendre de bruit, de fracas sur les murs et, le plus rigolo (mais pas inattendu) : de fuites collatérales. Parce que voyez-vous, les trois quarts de nos fenêtres sont, comment dire... toutes pourries. Du coup quand ça pleut fort et que y a un peu de vent, ça suinte contre le bois et ça dégouline sur les murs. Ça c'est quand y a un peu de vent. Alors quand c'est un jet au karcher, je vous raconte pas. Enfin, si, pour le coup. Enfin c'est la merde quoi.

Du coup, en plein milieu du processus, petit non-évènement amusant : le type qui karcherise s'arrête une minute et, emmitouflé dans un grand ciré moche, tapote (oui tapote, je sais ce que je dis) à la vitre. Je lui ouvre.
Lui : Ça coule un peu, là, vos fenêtres, non ?
Moi, ne prêtant pas attention aux grandes eaux qui dégringolent depuis que j'ai ouvert la fenêtre en question : Ouais, un peu.
Lui : Comment ça se fait ?
Moi : Oh, bah, c'est de la merde ces fenêtres.
Lui : Ouais... Faudra passer un coup d'éponge alors.
Moi : Ouais, faudra.



A partir de demain, si j'ai bien compris, ils commencent à repeindre. En espérant que ça dégouline pas à l'intérieur. En espérant aussi que ça pue pas trop. Et la semaine prochaine, on nous change nos fenêtres, carrément. Note pour l'année prochaine : trouver un appart pas trop vétuste...

lundi 28 janvier 2008

It's a fire

Cieux louésiens, la suite. Quelques photos du ciel rouge des jours de souffre parce que c'est le genre de décor que je souhaite pour ma nouvelle en cours (celle pour Elise), un décor qui aurait aussi bien convenu à Sablier, ça tombe bien, ça se passe grosso modo au même endroit. It's a fire, donc, Portishead pour la musique, voir ici pour les paroles, et les photos des cieux en flammes, aussi, quand même :











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