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vendredi 25 janvier 2008

Perspectives (d'emploi)

Nuggets City, c'est la reine des communes (je n'ose pas écrire ville) du 72540 qui proposent du boulot, sur le site de l'ANPE. Je ne plaisante pas. Sur la dizaine de communes rassemblées sous le même code postal, c'est là qu'on trouve le plus d'offres. Cinq, par exemple, tandis que je zyeute les offres d'emplois aujourd'hui. Beaucoup plus que Mareil-en-Champagne ou Joué-en-Charni qui n'en proposent qu'une ou deux, quand il y en a. Je précise, pour ceux qui douteraient (et comment ne pas douter !) que ces noms de bleds sont authentiques, je n'invente pas. Pendant que j'y suis, histoire de dédramatiser la chose et de me moquer aussi : petit florilège des perspectives d'emploi qu'on y trouve, ici, chez les poulets :

AGENT DE NETTOYAGE H/F

VOUS TRAVAILLEZ DU LUNDI AU VENDREDI DE 17H30 A 20H15.
VOUS FAITES LE NETTOYAGE DES BUREAUX ET DES SANITAIRES.
VOUS CONNAISSEZ IMPERATIVEMENT LA MANIPULATION DE LA MONOBROSSE.

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

EXIGEE DE 6 MOIS SUR UN POSTE SIMILAIRE

Salaire indicatif

HORAIRE 8,52 Euros (55,89 F)

Durée hebdomadaire de travail

13H45 HEBDO SOIT 2,75H PAR JOUR

Taille de l'entreprise

50 A 99 SALARIES

Secteur d'activité

ACTIVITES DE NETTOYAGE

__________


CHAUDRONNIER/CHAUDRONNIERE H/F

AU SEIN DE L'ATELIER,VOUS REALISEZ DES PIECES EN INOX ET ACIER (4 A 70 KG) POUR DES ENTREPRISES (ABATTOIRS, USINES ALIMENTS,SILOS).VOUS SAVEZ COUPER,CEINTRER,PLIER,ASSEMBLER DES TOLES DE 2 A 8MM,FAIRE DE LA SOUDURE ET LE CONTROLE DES PIECES.VOUS SAVEZ ORGANISER SEUL(E) VOTRE TRAVAIL.

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

CONTRAT A DUREE INDETERMINEE

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

EXIGEE DE 2 ANS SUR MEME TYPE DE POSTE

Formation et connaissances

C.A.P CHAUDRONNERIE EXIGE(E) LECTURE DE PLANS ET RELEVE DE COTES

Salaire indicatif

HORAIRE 10 Euros (65,60 F) NEGOCIABLE SELON LE PROFIL

Durée hebdomadaire de travail

39H00 HEBDO DU LUNDI AU VENDREDI

Déplacements

AUPRES DES ENTREPRISES DE LOUE

Taille de l'entreprise

10 A 19 SALARIES

Secteur d'activité

MECANIQUE GENERALE

__________


GARDE D'ENFANT A DOMICILE H/F

URGENT GARDE D'ENFANTS DE 7H30-9H00 LES LUNDI, MARDI, JEUDI ET VENDREDI + REPASSAGE 2H LE MARDI + MENAGE 3H LE VENDREDI. EXPERIENCE AVEC ENFANTS ET COMPETENCES EN MENAGE REPASSAGE.

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

SOUHAITEE DE 3 ANS

Formation et connaissances

B.E.P. ACTION SOCIALE SOUHAITE(E)

Autres connaissances

PERMIS AUTO (B) EXIGE(E)

Salaire indicatif

HORAIRE 8,44 Euros (55,36 F) PRIMES

Durée hebdomadaire de travail

11H00 HEBDO HORAIRES VARIABLES

Déplacements

PONCTUELS DEPARTEMENTAL

Taille de l'entreprise

20 A 49 SALARIES

Secteur d'activité

AIDE A DOMICILE

__________


NOUS RECHERCHONS UN INVENTORISTE POUR ASSURER LE COMPTAGE EN MAGASIN. HORAIRES SOUPLES A VOTRE CONVENANCE KILOMETRES REMBOURSES. AMPLITUDE HORAIRE 8/19H DU LUNDI AU SAMEDI. HORAIRES ET JOUR A NEGOCIER EN FONCTION DES DISPONIBILITES.

Lieu de travail

72 - LOUE

Type de contrat

CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 1 JOUR

Nature d'offre

CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience

DEBUTANT ACCEPTE

Salaire indicatif

HORAIRE 8,44 Euros (55,36 F)

Durée hebdomadaire de travail

1H30 HEBDO

Taille de l'entreprise

20 A 49 SALARIES

Secteur d'activité

AGENCES/CONSEILS EN PUBLICITE

La semaine dernière, il y avait une offre d'employé agricole avec « OBLIGATION DE SAVOIR CONDUIRE UN TRACTEUR ». A Saint-Denis-d'Orques, ils cherchent aussi un « Palefrenier-soigneur ». Et puis sinon : en combien de temps pourrais-je apprendre la « MANIPULATION DE LA MONOBROSSE » ?

lundi 21 janvier 2008

Là-bas

...je suis à Sainté depuis vendredi, je ne sais pas encore quand je repars, fin de semaine probablement ; j'en ai profité pour régler quelques détails administratifs que je dois régler avant le mois de mars ; d'abord une petite visite à la gendarmerie pour faire faire ma procuration en vue des élections municipales et le gendarme que je dérange (il regardait dans le vide) qui me dit qu'ils ont pas encore reçu les papiers et qu'il faut que je fasse les démarches trois semaines avant l'élection à peu près et probablement que je peux faire ça à Nuggets City même, pas besoin de revenir ici ; visite à la Poste aussi pour leur dire de pas m'envoyer ma prochaine carte bleue chez mes parents mais chez les poulets à la place ; résultat : ah-mais-monsieur je crois pas qu'on puisse faire ça ici, faudrait téléphoner au service financier ; bon-bah je téléphonerai au service financier ; et à chaque fois, gendarmerie ou Poste, on me demande où j'habite et je réponds « dans la Sarthe » et là on me regarde avec un drôle de regard et on répète mes propres syllabes dans-la-Sarthe comme si c'était un son comme ça qui ne voulait rien dire, d'un air de penser : mais qu'est-ce que vous foutez là-bas et heureusement qu'ils ne me le demandent pas parce que je ne saurais pas quoi répondre, honnêtement ; aujourd'hui : fini Faulkner et lu la moitié de L'amant ; Amant que j'ai eu l'impression de l'avoir lu quinze fois déjà alors qu'en réalité j'ai juste buté une seule fois dessus au lycée, même pas fini à l'époque, mais avoir vu le film et avoir mâchouillé quelques passages à diverses étapes de ma scolarité, peut-être, ça a fait que ; dans le ciel, le revers des nuages se dore à mesure que le soleil s'englue quelque part ; je suis à Sainté depuis vendredi parce que ma grand-mère est morte jeudi et qu'on l'enterre demain...

mardi 27 novembre 2007

Nuggets Road, Nuggets City

Des photos de l'appart, trois mois après. Exactement comme pour Morlaix, tiens. Il me faut donc entre deux et trois mois pour trouver le courage de prendre des photos des lieux et des espaces que j'habite et d'écrire quelques lignes à leurs sujets. Dingue, n'est-ce pas ? Qu'importe, commençons : quelques photos dans le corps du billet (cliquer pour agrandir) et d'autres mises en lien lorsqu'elles sont directement concernées par la description (pour l'index général de toutes les photos, allez voir par ici).

L'extérieur a une gueule de bâtiment administratif. Ça tombe bien, c'est le cas. La façade est moche mais on voit au premier les fenêtres de notre appart. Y en a un paquet, oui, parce que c'est grand, et comme c'est la seule qualité du truc (avec le loyer), on va grandement s'en satisfaire (pas qu'on ait le choix, hein). Du coup, par conséquent, le grand nombre de fenêtres rend aussi l'espace très lumineux (ça change de la cave de Morlaix !).

En entrant on a un petit hall où M. Lapin a d'ors et déjà installé ses quartiers. Les murs sont blancs et craquelés. Les plinthes sont jaunes vifs. On se croirait dans une espèce de local des années soixante-dix. Un long couloir traverse le hall, menant aux extrémités de l'appart.



Droit devant, nous avons la pièce principal (aussi appelée la grande pièce ou la salle de balle ou bien encore : là), longue de quatre grandes fenêtres (haute et large, sur tout un mur, ce qui rend, de fait, ce mur là inutilisable). La salle de balle est à moitié coupée en deux avec, d'un côté, un coin salon / salle à manger et, de l'autre, un coin bureaux (celui d'Hugo et le mien) / bibliothèques. Les tapisseries aux murs sont à chier et l'espace est très haut de plafond (comme partout d'ailleurs) avec une seule fenêtre double vitrage sur quatre ce qui rend le tout inchauffable. Comme une grande salle de classe déformée après coup pour être réaménagée, mais mal.

Revenons dans l'entrée. Sur la droite : des toilettes ma foi fort banales, une pièce tellement étroite et inutile qu'elle sert de placard/poubelle géant(e) et, enfin, une dernière porte qui conduit au coin bureau / bibliothèque de la salle de balle (cf. plus haut).



Sur la gauche : une cuisine hideuse dans laquelle on ne fait que passer parce que c'est trop laid (on mange dans la grande salle). En face, une salle de bain toute en longueur qui résonne, avec baignoire et tuyauterie qui fuit à mort. Un placard juste en face et puis, toujours sur la gauche, la chambre, seule pièce correctement isolée et chauffable de l'appart. Tapisserie hideuse encore mais bon, ça passe à peu près. Malgré ça, c'est une pièce où on ne passe grosso modo que peu de temps, et la majorité inconscient qui plus est, donc c'est con. Tout au bout du couloir, c'est la pièce interdite. On n'a pas le droit de l'utiliser (mais on l'utilise quand même un peu). La raison officielle est obscure. La vraie raison, c'est que quelqu'un y stocke quelques uns de ses meubles. Alors on s'en sert pour stocker, également. Dommage, parce que ça pourrait vraiment être utile. Enfin, ce n'est pas trop grave puisque cet endroit, c'est aussi parfois un cimetière de mouches.

Voilà pour ce grand appart à Nuggets City : grand, certes, mais finalement une seule pièce viable, donc ça réduit pas mal la chose. Un peu l'impression de vivre dans un truc provisoire. D'ailleurs c'est le cas. En juin, c'est juré, on se tire. D'ici là, supporter la couleur des murs, ça devrait être possible.

dimanche 11 novembre 2007

11/11

...fait pas trop froid à Nuggets City (72540), fait pas trop moche non plus, avec les cieux et leurs couleurs bizarres : la journée sans trop s'y mettre s'est écoulée, sous fond de fanfare furtive aux alentours de midi, onze novembre oblige : sous fond de percussions plastiques, depuis quelques heures, et ces quelques djeun'z qui jouent au basket sur le terrain d'en face : ça ne m'empêche pas de me replonger dans la Recherche, deuxième tome désormais et les jeunes filles en fleurs : quelques pages arrachées, de magasines épars, et de photos froissées, des odeurs de cramé, un peu, pour un projet parallèle, pour une requête aussi, ça progresse : un billet que j'arrive pas à écrire, également, le billet sur Les adolescents troglodytes qui pourtant, demain sûrement, sera en ligne : un petit texte à retoucher que pourtant personne ne lira : fin du week-end (ou presque) et pourtant pas encore replongé dans « Coup de tête », demain peut-être : The Blower's Daughter dans la tête (cf. radio), triste, triste, et envie de revoir Closer, du coup : et penser à Closer ça me fait penser à Elise, par association d'idée, elle qui m'avait prêté le DVD, à l'époque : le titre du billet, ça me rappelle dans la marge de mes cours quand j'écrivais la date en vitesse, qu'on était en novembre, et que les slashs s'enchainaient au deux un (11) et se transformaient en quatre barres vagues et indescriptibles : sinon, à part ça, Ross and Rachel se sont séparés (we were on a break !) et Scully est subitement réapparue : allez, le billet sur Les adolescents troglodytes m'appelle...

mardi 6 novembre 2007

Stay still, be still

Photos du ciel, humeur du ciel et humeur du moment, tout comme il y a un an et demi maintenant, des arbres différents devant ma fenêtre mais les mêmes arbres au fond. Cette fois c'est sur Messenger (Blonde Redhead, Misery is a butterfly), les photos datent d'hier soir où les couleurs diluées dans le ciel étaient bizarres. Comme il y a un an et demi, disais-je. La chanson est accessible dans la Radio (cf. barre de navigation, en haut), voir ici pour les paroles.







mardi 9 octobre 2007

Brèves de mi-octobre

Quel drôle de titre pour un billet. Et puis finalement non.

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Ces derniers jours ont glissés (en zigzag) et peu à peu, mine de rien, la vie se passe, à Loué, Nuggets City, 72540. Il n'y fait plus trop froid (horrible semaine que la semaine dernière à ce niveau là : pourvu que la météo ne sombre pas à nouveau dans ces travers passés !), et la visite d'Angers (samedi) nous fait dire que la région n'est pas tout à fait nulle nulle nulle (par contre, Laval, ça l'est : nul nul nul !).

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Pense sérieusement à remanier le design et la navigation d'Omega Blue (encore) et en profiter, au passage, pour refondre le système de catégories. Je me lasse de mon blog, visuellement il ne me convainc plus, il est temps de changer. Mais quand s'y mettre ? Une idée en particulier ? Non : je veux juste du rouge. Le bleu, ça commence à saturer.

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La saison 3 de Mécanismes s'écrit toute seule ; je ne suis pas vraiment présent quand je l'écris. Il faut le faire, alors voilà (drôle de logique). Je renonce cela dit à une idée qui, la semaine dernière encore, me tenait à coeur mais je n'en dévoilerai rien. Disons juste que je revois mes ambitions à la baisse.

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Mon billet pour Sainté en poche : je rentre dans deux semaines tout juste. Pour combien de temps ? Je sais pas encore. On verra...

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J'erre pas mal sur la toile, comme d'habitude, et au hasard de mes errances je trouve quelques petites choses intéressantes. J'y découvre une autre télévision, par exemple, pour moi qui ne regarde plus la télé (la vraie) que par épisode, un peu de canal + à midi, des fois zapper sur le journal de la santé et puis les matchs de foot pour se donner l'impression qu'on suit quelque chose.
Regarder la télé sur le net, c'est différent. D'abord avec deux bonnes (nouvelles) émissions sur La télé libre : Sous les pavés et le Point rouge. C'est cheap, c'est bordélique, mais tant pis, ça donne un nouvel élan aux débats politiques (qui, pour le coup, redeviennent des conversations). Deux premiers numéros prometteurs, avec les deux François, respectivement Hollande et Bayrou. A suivre.
Et puis à regarder aussi, pourquoi pas, l'Esprit Libre de vendredi dernier, rediffusé gratuitement sur le site de france 2 pendant une semaine (jusqu'à vendredi prochain, donc) : Modiano et Quignard en invités principaux (c'est pour ça que j'en parle). A voir si on supporte la diction particulière de Guillaume Durand... et celle de Modiano aussi, tiens, pour le coup.

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Sinon, il faut bien se tenir au courant : des aberrations de Christine Albanel par exemple, sur tel ou tel sujet. Et puis les conneries du petit monde littéraire : affaires de plagiats grotesques (Camille Laurens / Marie Darrieussecq et puis aussi Alina Reyes / Yannick Haenel).

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Compte rendu de François Bon intéressant sur le Tiers Livre avec en ligne de mire, comme souvent, l'internet de littérature (ou la littérature de l'internet) mais avec l'impression personnelle, comme souvent, que ça ne va pas assez loin, que c'est bien gentil de mettre en ligne des actes de colloques avant leur publication papier mais que l'enjeu de l'internet littéraire va peut-être au-delà. Et ça se retrouve dans ce billet de Marc Pautrel ressorti des archives. C'est bien ça qu'il faudrait : aller plus loin. Je réfléchis beaucoup à ce sujet sur un projet personnel mais... chut.

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Sinon pour revenir à la vraie vie en vrai : un CV et une lettre de motivation peu motivante envoyée, une histoire de vendeur en produit culturel au Mans. J'ai tellement peu espoir que ça débouche sur quoi que ce soit que je trouve le moyen de rentrer à Sainté au moment où je risque d'avoir une réponse. Sinon, d'après le site de l'ANPE : un emploi de chaudronnier à Loué.

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Mon retour à St-Etienne me permettra aussi de reprendre le projet « Coup de tête ». Plein de modifications à apporter, trop de chose à changer pour ne pas de suite s'y remettre. Et l'objectif d'y travailler à fond et de finir avant fin juin (repaire temporel : fin juin on va vivre ailleurs)... On sait ce que ça veut dire (et ce que ça ne veut pas dire), cela dit, un objectif.

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Vie quotidienne tranquille, sinon. La vie de couple, c'est différent, mine de rien ; ça change. En deux jours j'ai cassé une assiette et un verre et je me suis brûlé (mais si peu) le bout des doigts. Cette phrase n'est pas une métaphore.

...

Finalement au lieu d'être bref, j'ai fait long ; sympa l'idée des brèves.

samedi 29 septembre 2007

Et les affiches qu'on y trouve

De déambulations en déambulations dans l'coin et les affiches qu'on y trouve...





vendredi 28 septembre 2007

Description #2 ~ ANPE

Salle d'attente d'abord. Ou peu importe comment ça peut s'appeler. L'accueil n'est pas un bureau, ce n'est qu'un espace. L'accueil est virtuel. Derrière son bout de comptoir, son cube métallisé, une femme entre deux âges, maigre dans les bras, la taille et les jambes. Et maigre jusque dans sa démarche même. Elle porte des chaussures noires à talons si fins. La maigreur est anthracite, ses cheveux sont presque rouges. Son mot à elle, comme aux autres, c'est « bonjour ». Et puis attendre.
L'attente est figée, le silence rasant ; la bouche d'aération de la clim en fond sonore, maculé d'autres « bonjour » et de sonneries de portables embarrassées. Les chaises et les portes et les meubles sont verts : vert genre bonbon goût pomme. Contre les fenêtres : des sièges, au fond il y a des affiches sur les murs. Au centre : la ronde des écrans d'ordinateurs sur leurs socles périmés. L'espace est partout, il n'y a pas réellement de cloison. Les murs bâtissent ensemble l'un de ces préfabriqués immuables. Tout est ouvert ; on y parle à voix basse.
Face à l'écran profond d'ordinateur, un monsieur se poste, déterminé, attrape la souris et fixe l'écran profond les yeux plissés et le menton en avant et il passe la main dans sa barbe qu'il n'a pas et il se tient en biais. Il reste là plusieurs minutes. Et puis il va s'asseoir, sur l'un des sièges vert pomme, et lit en silence un numéro d'une revue économique, puis un autre.
Entre usager, on s'ignore, se côtoie, rien à se dire. Sauf quand : salut, quatre bises, « au chômage ». On se connaît. Alors quitte à attendre, autant attendre ensemble. Le fils, le grand, est maintenant chef de rayon. Content pour lui. On parle à voix basse collé contre le mur. On s'échange des photos devant le panneau des annonces de « dernière minute ». Voilà ce qu'on y lit.

EBOUEUR H/F
TRES URGENT : POUR UN REMPLACEMENT MALADIE,VOUS ETES CHARGE(E) DE DEPLACER ET VIDER LES BENNES D' ORDURES MENAGERES DANS LE CAMION. VOUS ETES HABITUE(E) AU TRAVAIL EN EXTERIEUR, AU PORT DE CHARGES ET RESISTANT A L'EFFORT PHYSIQUE.VOUS DEVEZ ETRE PONCTUEL(LE):VOS HORAIRES

Type de : contratCONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 5 JOURS
Nature d'offre : CONTRAT DE TRAVAIL
Expérience : SOUHAITEE DE 6 MOIS SUR MEME TYPE DE POSTE
Formation et connaissances : 4H45 A 13H45/PROLONGATION POSSIBLE


L'espace décloisonné de l'agence ne désemplit pas, il se renouvelle. D'autres visages qui arrivent puis repartent, transitant, parfois, par la case ordinateur. Aux murs : des dossiers, des prospectus, des fascicules : Comment créer ou reprendre une entreprise ? Emploi fonction publique : Concours administratifs, Fonction publique territoriale, Les carrières militaires. On attend comme on peut : une jeune femme trie ses photos. Les autres ne font rien, abrutis par la constance des chuchotements. A droite, sur un coin de table, une chemise bleue aux élastiques défaits, bleu genre bonbon goût schtroumpf.

jeudi 27 septembre 2007

#7 ~ La vérité est tailleur

































Billet édité : J'ai finalement retrouvé le pire tailleur de Scully, souffrez donc !

lundi 17 septembre 2007

Belle vue

Deux semaines maintenant qu'on vit dans le logement de fonction du collège "Bellevue" de Loué : il est temps de mettre en ligne quelques images. Une quinzaine de photos du collège en extérieur. Quelques unes ci-dessous, et le reste là. En vrac, le bâtiment que l'on occupe (première photo, ci-dessous, notre appartement correspond aux fenêtre qu'on voit au premier étage) et quelques bâtiments du collège, assez laid pour motiver un pseudo reportage photo.









La suite par ici.

jeudi 13 septembre 2007

Description #1 ~ Mouches

Un peu comme pour les récits anonymes en leur temps, voici es descriptions. Ces petits textes que, j'espère, je pourrai écrire plus ou moins régulièrement, sont en fait des exercices qui ont pour but de me perfectionner dans la description en général : le plus souvent, ils s'agira de lieux. Ces textes n'ont peut-être pas beaucoup d'intérêt en eux-même, une description me paraissant intéressante surtout lorsqu'elle est comprise dans un mouvement plus général (un roman par exemple) mais j'ai tout de même décidé de les mettre en ligne, pas tellement pour le plaisir qu'on les lise que pour me forcer à poursuivre l'exercice... Que dire de plus, sinon laisser la place à la première description...

Les bourdonnements sont rares, le débarras est sombre, les volets sont à demi fermés : un couloir artificiel se dégage d'entre les meubles et autres objets ici entreposés. Le bout du couloir conduit à une fenêtre haute aux huisseries bouffées. Le carrelage y est poussiéreux, les plaintes sont dégueulasses, les cadavres recouvrent tout. Il y en a sur le sol, les pattes retournées, encore à demi conscients, ça vrombit nerveusement mais c'est trop amorphe pour pouvoir se retourner, faire quelques pas, voleter, tomber, mourir, essayer à nouveau, échouer. Mouches à demi éteintes contre les plaintes, sur la surface du sèche-linge, contre les vitres. De rares survivantes errent parmi les mortes avant de les rejoindre, bientôt, d'ici ce soir, peut-être, demain matin, grand maximum. En arrière plan, les couleurs vives d'arbres voisins, aux feuilles mauves à demi dévorées, aux squelettes apparaissants ; combien de feuilles tombées sur le sol ? Les insectes s'enfoncent, une couverture de points noirs fixe cette agonie banale. Ça craque sous le pied quand on s'en approche ? Derrière le sèche-linge, également, un cimetière à ciel ouvert : leurs corps sont renversés, immobiles, sur le carrelage, ça ne respire pas, ça n'existe plus, ça s'est fondu dans le décor. Les ailes devenues inutiles garantissent l'équilibre inversé de leurs corps. Les pattes parfois remuent encore ou bien alors, comme celle-ci, sur la droite, sous l'effet probable d'une quelconque loi nerveuse inconnue, se crispent, se rejoignent, s'entrecroisent, s'unissent, se taisent. Ça vient peut-être de derrière le radiateur, ou dans le radiateur : voilà, d'autres cadavres accrochés dans les soubresauts métalliques du mécanisme. Entre les toiles d'araignées discrètes, hors des pièges, s'échelonnent les yeux enflés, les abdomens purulents : ils pointent vers le plafond et sans mouvement ils s'écrasent, seconde après seconde. Les cadavres sont nombreux, leur présence est discrète, ce n'est déjà plus qu'une image, des détails, quelques tâches ici et là ébauchées. Demain déjà ça n'existera plus, on les avalera bien avant. Les bourdonnements sont rares, les vols croisés aussi. Quelques cadavres en devenir traversent encore la pièce sans même essayer de la quitter. La fuite n'est pas permise à ce qui déjà, commence à cesser de vivre. Sur le sol et contre les murs, assez de coprophages calcinés pour que Belzébuth puisse s'en faire un tapis. Ça ne craque peut-être pas sous le pied quand on le traverse, ça se contente de crever.

mardi 11 septembre 2007

Finalement : une semaine

Je déclarai la semaine dernière que l'indisponibilité de ma livebox ne serait resolue qu'en deux semaines, je me trompai. Une semaine plus tard, le bonheur de constater que la petite diode @ ne clignote plus : internet marche à nouveau. Ce qui veut dire qu'Omega Blue, également, retrouvera ses mises à jour (si, bien sûr, la livebox, ne me refait pas de coups foireux d'ici là !) très prochainement (demain, en fait : en deux semaines d'interruptions ou presque, j'ai eu le temps d'écrire quelques billets d'avance).

A venir, également, tout bientôt, des photos de notre nouvel appart : un logement de fonction (glups) dans un collège (glups) de Loué (glups), dans la Sarthe (glups).

jeudi 30 août 2007

Vous connaissez l'histoire du con qui...

...s'amuse à réfuter complètement une hypothèse qu'il juge inacceptable un jour et qu'il accepte finalement le lendemain ? Non ? Bon, je reformule : vous connaissez l'histoire du con qui déclare que de « vivre dans le logement de fonction du collège de Loué, ville des poulets il n'en est pas question » et qui, le lendemain, au terme de son périple manceau où il ne trouve aucun appart potable, décide finalement d'accepter le dit logement de fonction ? Voilà, maintenant c'est bon, tout le monde a compris : le con, c'est moi.

Journée d'hier irrésumable, sinon par fragments agacés :

Train en retard dès le départ de Morlaix, prémices d'une journée de merde annoncée – connerie idiote faite au Mans et une agence immobilière qu'on n'aurait pas du suivre – une trouzaine de coups de fil bateaux sur une liste de quarante-cinq proprios pas toujours disponibles : « bonjour, M. T., je vous appelle via l'agence L. concernant l'appartement que vous proposez situé au... » etc. – une journée entière à marcher sous le cagnard impromptu : résultat, quelques bons coups de soleil sur la tronche, la nuque... – Rendez-vous, quatorze heures, devant la superbe cathédrale du Mans : aucune idée de la tête du propriétaire potentiel de l'appart qu'on va visiter... Signe extérieur de reconnaissance, de lui à nous : une BMW couleur argent... Arrivée à l'appartement en question, notre propriétaire potentiel dont on commence à se dire qu'en fait il ne le sera pas, se rend compte qu'il n'a pas les bonnes clefs... – Visite d'appart ou maison nul, trop cher, trop petit, trop de caution à payer, trop mal placé, trop mal foutu – Le Mans, ville improbable : des quartiers, des rues et des avenues plus immondes encore que la plupart des quartiers moches de sainté et, d'un coup, au hasard d'un coup d'oeil, d'une ouverture, d'une déambulation, quelques fragments superbes (un mirage ?) : des rues pavés, des quartiers médiévaux, des petits parcs, de grands arbres, des églises, tourelles, fortifications... Qu'en penser, surtout quand on retrouve, assemblés sur la même place (en travaux : le tram) à la fois quelques immeubles hideux bâtis dans les années quatre-vingt à la va-vite, un Monoprix miteux aux parois bouffées et de vieux bâtiments propres, une église incohérente... ? – Changement de perspective, il faut se rendre à l'évidence : une journée seulement passée sur place, c'est beaucoup trop juste pour dénicher quelque chose d'acceptable. Quitte à prendre une merde, autant économiser du fric dessus... D'où le retournement de situation et la piste du logement de fonction qu'on favorise finalement : pas de caution, deux cent et quelques euros de loyer, de la place... Il faut parfois savoir être raisonnable ; ça ne nous empêchera pas de continuer à chercher autre chose, de toute façon – Avant de repartir, direction la gare et changement express de nos billets de vingt-heures pour un train qui part plus tôt. Entre temps, on a rappelé quelques uns des propriétaires potentiels qu'on a vu ou eu au téléphone dans la journée : « oui, bonjour M. T., on s'est parlé tout à l'heure au sujet de l'appartement X, oui, voilà, c'est ça, et bien en fait, c'était pour vous dire qu'on a trouvé autre chose entre temps et qu'on l'a accepté, voilà, merci beaucoup en tout cas et au revoir ». – Téléphoner au proviseur du collège de Loué, ville des poulets, également, à lui et à sa secrétaire, un peu plus tôt, pour lui demander des précisions sur le logement de fonction, appartement situé au-dessus du bâtiment administratif, « un peu à l'écart » (oui mais « un peu à l'écart », au juste, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?), qu'on nous décrit comme « pas très joli »... Plusieurs coups de fil plus tard : est-ce qu'il y a bien internet, les portables passent ? Et l'impression qu'on doit laisser, de citadins qui s'en vont à la rencontre de bouseux... Qu'importe : on nous rassure. – Une fois dans le train, on dort. Arrivée à Morlaix, on se couche à neuf heures et demi. Naze de chez naze. Et encore trois jours (aujourd'hui compris) à tenir, pour ce nouveau déménagement. Et encore des cartons à faire, des trucs administratifs à régler. Et une fois tout ça terminé, de nouveaux cartons à déballer, et de nouveaux livres à ranger, à classer, pour peut-être tout réencartonner d'ici quelques mois.

mardi 28 août 2007

Et bah ce sera pas Nantes

Hier en fin d'après-midi, avec quelques jours (semaines) d'attente et à une semaine à peine de la sacro-sainte « rentrée scolaire », nous avons enfin pu avoir le privilège de découvrir quelle était l'affectation d'Hugo pour l'année... hum... la semaine prochaine. Tout ce qu'on savait jusque-là, c'était que ça se trouverait dans l'Académie de Nantes (vaste) mais on espérait, secrètement ou non, Nantes même. Raté. Ce sera un petit bled à côté du Mans (Loué, ville des poulets !), et donc un logement sur Le Mans, voisin de trente kilomètres seulement. Programme d'une semaine qui s'annonce chargée.

Reviens juste de la librairie André où Morgane m'a filé quelques cartons pour notre deuxième déménagement en deux mois. Aujourd'hui ce sera principalement les livres, CD, DVD, tout ce qu'on peut directement ranger sans que ça prenne trop de place ou que ça nous manque trop. Pour le reste, on a toujours quelques cartons du dernier déménagement à la cave.

Ce matin également : direction la gare, et d'une pour faire renouveler ma carte 12-25, et de deux pour acheter un billet de train pour demain : deux opérations effectuées d'un coup, mais le prix de la réduction est cher... On va au Mans, bien sûr, où on passera vraisemblablement la journée (arrivée à 9h et quelque, départ à 20h et quelque). Objectif : trouver (et non pas chercher) un appart pour l'année (la semaine) prochaine.

Le déménagement est prévu pour ce samedi. A trouver pour samedi : un camion, qu'on va essayer de se faire prêter. A trouver avant samedi : un nouveau locataire pour Morlaix, histoire de ne pas payer notre mois de préavis si c'est possible. D'ici là, on encartonne tout, ce qui nous laisse trois jours pour tout préparer ; ce sera suffisant.

Des nouvelles à l'issue de la journée de demain concernant nos trouvailles d'appart, probablement, d'ici vendredi. Et après ça, probablement toujours, un blackout bloguesque de quelques jours, le temps de transférer la ligne internet et tout ce qui va avec : tant pis, la chronique du dernier François Bon, actuellement en cours de lecture, devra attendre.

Points positifs : Le Mans est une ville de 150 milles habitants – On habitera pas à Loué même (sauf si on se rabat sur le logement de fonction du collège de Loué... et ça il n'en est pas question !) - Dans trois mois Le Mans aura un tram – Le Mans est à moins de cinq heures de train de sainté contre neuf pour Morlaix – Le Mans est à une heure de train de Paris – Le Mans à une équipe de foot décente – La ville n'a pas l'air aussi horrible que ce à quoi je m'attend – Vraisemblablement plus de perspectives professionnelles (sic) pour moi – D'autres points positifs à venir ?

A suivre en tout cas ; Rillettes-City, nous voilà !

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