Mes trucs




Fictions du bord de l'oeil /
17h34 |
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
dimanche 15 avril 2007
Par Guillaume Vissac le dimanche 15 avril 2007, 15:39 - Fictions
mercredi 14 mars 2007
Par Guillaume Vissac le mercredi 14 mars 2007, 18:36 - Fictions
dimanche 18 février 2007
Par Guillaume Vissac le dimanche 18 février 2007, 13:59 - Fictions
lundi 22 janvier 2007
Par Guillaume Vissac le lundi 22 janvier 2007, 20:39 - Fictions
dimanche 17 décembre 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 17 décembre 2006, 12:21 - Fictions
Le voilà, un peu en retard, certes (à peine plus de semaines, et puis de toute façon je m'en fous :P), mais il est bien là, le dernier épisode de Mécanismes pour 2006, c'est à dire le dixième en tout. On est presque à la "mi-saison", c'est à dire qu'il serait peut être temps que l'intrigue se développe un peu... Pas de bolle, j'ai une vision assez... lente de la situation, donc tant pis pour les amateurs d'action s'il y en a ! Histoire de vous replonger dans l'intrigue, justement, je vous laissez avec le traditionnel "Previously on Mécanismes !"
Résumé des épisodes précédents : Arto Pizzetti et Erin Bakura enquête sur la mort suspecte de Paul Blanchet dont l'affaire, qui datte de trois ans, n'a toujours pas rendu son verdict. Après avoir interrogé leur unique suspect, l'inventrice Maryse Bastie, Pizzetti rejoint sa collègue pour une visite surprise au seul témoin indirect du meurtre, une chanteuse/danseuses/autre exilée à Armeville (St-Etienne !). C'est grâce à son interrogatoire que les deux enquêteurs pourront, ou pas, avancer dans leur enquête...
Bonne lecture ;) !
C'est une poignée de main académique mais non dépourvue de chaleur qui marqua les retrouvailles des deux enquêteurs, Arto Pizzetti et Erin Bakura, une dizaine de jours après leur séparation au Kommissariat d'Offenburg. Pizzetti était assis confortablement sur la banquette arrière d'un taxi. La porte arrière gauche était ouverte, ce qui permit à Bakura de s'y engouffrer à son tour. C'est à ce moment là qu'eut lieu la poignée de main. Erin Bakura referma ensuite sa portière et le taxi démarra, quittant du même lieu le parking de la gare de Châteaucreux. Le temps était gris mais il ne pleuvait pas. Le taxi tourna à gauche après un premier carrefour, puis il continua tout droit. Erin Bakura se tourna sur sa droite, de manière à faire face à son collègue.
- Le sténographe n'est pas avec vous ?
- Non... On avait besoin de lui à Offenburg alors je l'ai laissé repartir. Vous avez dû vous croiser...
- Oui, sans doute... Vous savez où c'est ?
Pizzetti acquiesça en souriant. Il sortit une petite carte rectangulaire de l'intérieur de son manteau, carte qu'il tendit à sa collègue allemande. Sur cette carte, l'inscription « Rouge » avec, comme illustration, l'esquisse d'une femme à moitié dénudée. Bakura sourit et lui rendit la carte. Dehors, le paysage défilait lentement. Des façades ternes, des devantures de magasins aux peintures écaillées, des arbres dénudés.
- A part se planquer, dit Bakura, je ne vois pas ce que cette fille pourrait faire à Armeville...
samedi 4 novembre 2006
Par Guillaume Vissac le samedi 4 novembre 2006, 13:29 - Fictions
Vous commencez sans doute à en avoir l'habitude, comme tous les mois (mais avec quelques jours de retard, personne n'est parfait) revoilà un nouvel épisode de Mécanismes, le neuvième en tout et le troisième de cette Saison 2. Histoire de vous remettre dans le bain, je vous propose un petit...
Résumé des épisodes précédents : Arto Pizzetti et Erin Bakura enquête sur la mort suspecte de Paul Blanchet dont l'affaire, qui datte de trois ans, n'a toujours pas rendu son verdict. Leur unique suspect, qui est aussi le fils illégitime de Blanchet, vient de lâcher deux noms, de façon plus ou moins directe : une danseuse qui l'aurait aidé à mettre en place la tentative de chantage de son père et une inventrice, une dernière personne présumée à avoir parlé à la victime. Pizzetti part donc, en compagnie d'un sténographe, direction la France, où vit l'inventrice en question : Maryse Bastie.
Bonne lecture à tous ;) !
Le train pour Paris partit un peu après neuf heures. La veille, Erin Bakura avait donné son feu vert à Arto Pizzetti pour qu’il retourne en France, interroger Maryse Bastie, l’inventrice que l’on pensait présente chez Paul Blanchet trois jours avant sa mort. L’enquêteur français partait donc avec la bénédiction de sa collègue et, plus surprenant, avec un équipier, Bakura lui ayant offert la compagnie du sténographe du Kommissariat d’Offenburg. « Ce n’est pas grave, avait dit la commissaire lorsque ses propres hommes s’étaient opposés à cette décision, car il travaille officiellement pour la municipalité, et pas pour le Kommissariat, et que je ne peux pas me permettre de me passer de l’un de vous. C’est donc le sténographe qui partira. » Et, à Arto Pizzetti, elle avait également ajouté : « je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée, mais je préfère que vous soyez accompagné. C’est un bon élément, il possède une excellente connaissance du dossier et il vous sera très utile pour les entretiens » et elle avait ajouté une petite tape sur l’épaule qui se voulait sans doute amicale. Pizzetti, de son côté, presque malgré lui, était convaincu que ce prétendu geste était aussi une manière de le surveiller, sinon le contrôler. Mais cela faisait partie du jeu, et Pizzetti ne s’en formalisait pas.
dimanche 8 octobre 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 8 octobre 2006, 11:49 - Images












dimanche 1 octobre 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 1 octobre 2006, 12:50 - Fictions
Ca va devenir une habitude : comme chaque premier du mois, voici le nouvel épisode de Mécanismes. Celui-ci constitue d'ailleurs plutôt la deuxième partie de l'épisode 7 et non un épisode purement indépendant, l'épisode 7 en question se terminant un peu brutalement pendant l'interrogatoire de Maurice Vlaminck.
Le résumé de l'épisode précédent, il est simple : Arto Pizzetti, enquêteur français employé par le ministère des affaires étrangères rejoint Erin Bakura, enquêtrice allemande pour poursuivre une affaire vieille de quelques années : le meurtre de Paul Blanchet. Un suspect vient (enfin) d'apparaître, celui qui s'est dit le fils illégitime de la victime. Son interrogatoire se poursuit dans cet épisode...
Voilà, c'est tout pour ce petit texte de présentation, je viens de passer plus d'une heure à tout mettre en page pour en plus ne pas être arrivé à faire tout ce que je voulais, donc ça me gonfle un peu... Bonne lecture quand même ;) !
« On va tout reprendre depuis le début », avait dit Erin Bakura, et c’est exactement ce qu’ils avaient fait, suivis par le regard insistant d’Arto Pizzetti et le son régulier de la plume raclant le bloc-notes du sténographe.
vendredi 1 septembre 2006
Par Guillaume Vissac le vendredi 1 septembre 2006, 11:16 - Fictions
Déjà le mois de septembre et, comme annoncé en juin dernier, revoilà Mécanismes. La "Saison 2" débute donc aujourd'hui et se poursuivra au rythme d'un épisode par mois (vraisemblablement le premier de chaque mois). La Saison devrait compter environ 10 épisodes, cette année, soit 4 de plus que pour la Saison 1 (mais bon, on n'en est pas encore là, donc ça peut changer en cours de route). Cet épisode est donc le septième en tout, et il s'intitule "La chambre blanche d'Offenburg". Il n'est pas totalement indispensable d'avoir lu la saison 1 pour suivre la seconde, mais c'est évidemment conseillé. Pour le résumé des épisodes précédents, vous reporter aux billets de la Saison 1 ou à la chronologie disponible sur le mini-site.
Le train en provenance de Paris via Metz et Strasbourg arriva en gare d'Offenburg un peu après quinze heures, le vingt-huit mai 1919 en déversant au passage quelques petits nuages de vapeur sur les quais. Arto Pizzetti sortit de ce train une petite sacoche à la main, regardant vaguement où il se trouvait par rapport à l'accueil de la gare. Après avoir voulu s'orienter vers la gauche, il se ravisa et suivit le mouvement des autres passagers et partit du côté droit. Il marchait d'un pas rapide et élancé et passait sa main le long des boutons de sa veste, comme pour vérifier qu'ils s'y trouvaient toujours.
jeudi 31 août 2006
Par Guillaume Vissac le jeudi 31 août 2006, 14:53 - Fictions
Hop, dans la foulée du mini-site, je vous présente la première (et peut être la seule pendant un petit moment) nouvellle destinée à creuser un peu l'univers dans certains aspects. Celle-ci a surtout pour fonction de présenter deux personnages complémentaires de la série, j'ai nommé les deux journalistes concernés, et dont on peut consulter certains de leurs articles en navigant sur le mini-site. Voilà, je crois que je vous ai tout dit. Bonne lecture !
A vingt-sept ans et bien qu'il en paraissait cinq de moins, De Guernisac posait son regard fixe et sombre sur un " interrogé " pour le compte d'un grand quotidien national pour la première fois de sa vie. Malgré la pression que l'on peut supposer et l'enjeu toujours déterminant d'un bon départ professionnel, le jeune journaliste ne paraissait ni nerveux, ni perdu. Il avait simplement ce regard obstiné qu'il aurait toujours par la suite, le regard d'un perfectionniste qui aime autant son métier que la rigueur qui s'y attache inévitablement. Nous étions en 1917 et le journal qui l'employait s'appelait " Le Petit Républicain " et s'opposait, plus par tradition que par réel antagonisme journalistique, au très populaire " La Voix Française ". Ce jour là, le jeune journaliste avait devant ses yeux Wanderlei Mariano, l'un des danseurs d'un ballet brésilien venu pour trois semaines à Paris et qui préparait une tournée dans l'Europe entière. En bon journaliste, De Guernisac s'était renseigné sur son " interrogé " et savait que le danseur possédait une jambe plus courte que sa jumelle de quelques centimètres, ce qui en faisait une attraction intéressante aux yeux de ce qu'on appelait " le grand public ". Le jeune journaliste l'avait prévu, cette anecdote serait sans doute le point d'orgue de son entretien. Celui-ci avait lieu dans l'un des bureaux exigus de l'Opéra de Paris dans lequel la troupe brésilienne se produisait. On n'y trouvait que deux chaises, mises face à face, et une petite table, plaquée contre le mur afin de laisser de l'espace aux deux hommes. Dans la main du danseur, une tasse de café ; dans celle du journaliste, un carnet, encore vierge, ainsi qu'un stylo à plume noir. Quelques minutes plus tôt, le jeune journaliste avait timidement refusé le café qu'on lui avait proposé d'un geste de la main. Wanderlei Mariano, lui, l'avait accepté. L'entretien débuta alors, lorsque De Guernisac ouvrit son carnet sur la première page, lorsqu'il se saisit de son stylo et lorsqu'il dit : " Bien, commençons ".
Par Guillaume Vissac le jeudi 31 août 2006, 14:44 - Journal
Petite surprise (enfin, je ne crois pas l'avoir annoncé, donc nous dirons que c'est une surprise et si c'est pas le cas, et bien, tant pis), je vous présente aujourd'hui l'ouverture (bien grand mot) du "mini-site" consacré à Mécanismes. Keskesaveudir ? Tout simplement que j'ai légèrement étoffé le concept de mini-série, avec des informations sur les personnages, la chronologie, etc. et, bien entendu, les épisodes ainsi que quelques nouvelles (à venir) et quelques articles de journaux. Le tout disponible un jour avant la mise en ligne de la nouvelle saison, c'est à dire l'épisode 7.
Je vous invite donc à visiter (bien grand mot) ce mini-site, avec un nouveau design (bien grand mot) parce qu'il faut dire que l'ancien était plutôt sommaire. Bonne visite ![]()
PS : Le lien présenté dans l'index de mes textes dans le menu de droite a bien sûr été mis à jour
.
mercredi 14 juin 2006
Par Guillaume Vissac le mercredi 14 juin 2006, 21:51 - Fictions
Ca y est, c'est la fin... de la première saison. Et oui, comme j'ai beaucoup beaucoup d'idées pour cette "série" légère et agréable (c'est mon avis en tous cas, ceux qui ne sont pas d'accord n'ont qu'a s'abstenir de s'offusquer), j'ai prévu pas mal de saison. La première, assez moyenne, il faut bien le dire, mais qui a le mérite de poser les bases de cet univers, s'achèvent aujourd'hui même. C'est un jour plus tôt que ce que j'avais prévu (et que j'avais annoncé), mais c'est juste parce que demain, je serai trop occupé pour m'y coller. Donc j'ai fait ça ce soir.
Résumé des épisodes précédents : La guerre qui occupait la Nouvelle Carthage est terminée, et tous ceux qui sont venus dans le sillage du Capitaine Scott commencent à se retirer, les uns après les autres. Célestino Alfonso, l'automate de type Java, Maryse Bastie et Félix Faure, assassiné, ont déjà quitté l'île. D'autres prévoient de le faire. Le docteur Luca Pacioli, lui, ne sait pas encore à quoi s'en tenir, lui qui a assisté impuissant au meurtre de l'administrateur de l'île, Félix Faure. Pendant ce temps indécis, une voix mystérieuse semble comploter dans l'ombre... Que recherche-t-elle ? Qui est-elle ? Quel est son but ?
Voilà, je souhaite à tous ceux qui vont se coller à ce nouvel épisode et à tous ceux qui ont suivis la série une bonne lecture, avec quelques innovations (techniques mais modestes) pour la fin. En ce qui concerne le début de la saison 2 (déjà en préparation), je vous donne rendez-vous en septembre !
Il n'y avait pas de prêtre. Celui qui était chargé de présider la cérémonie était un responsable administratif, un ancien collaborateur de Félix Faure. Il était assez grand, plutôt mince et mal à l'aise. " Bien ", commença-t-il à dire devant la cinquantaine de personnes qui étaient présentes dans le jardin de l'ancienne préfecture, " nous allons commencer. " Tout le monde était attentif, sérieux et aussi un petit peu ailleurs, un petit peu avec Félix Faure, peut être. C'était le cas du docteur Luca Pacioli, assis au deuxième rang, qui repensait encore à l'acte de mort, à la détonation, au combat et à d'autres souvenirs aussi, qui lui parvenaient désordonnés. Mais ce qui revenait le plus souvent dans ses pensées, c'était le regret de n'avoir jamais estimé Félix Faure que comme un rival, un ennemi, quand ils avaient certainement été amis. Une semaine s'était écoulée depuis l'assassinat de l'administrateur et pas une heure ne se passait depuis sans qu'il n'y pense, à la fois horrifié et fasciné. Mais ce n'était pas le moment pour ce genre de rêveries, se dit-il alors et il porta son attention sur ce qui se déroulait devant lui.
dimanche 21 mai 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 21 mai 2006, 16:04 - Fictions
La fin de la "saison 1" approche, puisqu'en voici le cinquième et avant dernier épisode. Le sixième, actuellement en cours d'écriture, devrait être prévu pour le 15 juin (c'est précis, hein ?) et achèvera le premier cycle ou première saison. Je n'en dis pas plus, à vous de lire cet épisode puis le suivant, lorsqu'il sera disponible.
Résumé des épisodes précédents :
Le Capitaine Scott et son équipage se sont embarqués pour la Nouvelle Carthage, dans le but de prêter main forte à la résistance local. Une fois l'objectif initial atteint (résister contre l'armée française jusqu'à la signature d'un traité avec le nouveau gouvernement français), le calme retombe sur l'île de la Nouvelle Carthage. Maryse Bastie, l'inventrice, est séduite par le projet de Viaduc sur la manche que lui propose Quinet. Elle se prépare à quitter l'île avec ses automates, suivant ainsi le départ de Célestino Alfonso (épisode 2) et préfigurant peut être d'autres départs... Luca Pacioli, lui, semble avoir renoncé à voir Emma Faure dont il est depuis longtemps amoureux.
" Tu vas faire quoi ? " Le docteur Pacioli était à la fois énervé, triste, déçu et résigné. Mine de rien, cette association de sentiments n'était pas banale. En face de lui, Maryse Bastie venait de lui expliquer que " elle devait quitter l'île très rapidement pour rejoindre la France, pour travailler sur ce projet de Viaduc " et que " de toute façon il n'y avait plus rien à faire ici, le siège étant terminé, la présence des troupes du Capitaine Scott n'avait plus lieu d'être ". D'ailleurs, avait-elle ajouté, les troupes de Scott allaient bientôt s'en aller à leur tour, pour une sorte d'expédition lui avait-on dit. Luca resta de glace le temps d'une seconde avant de se reprendre.
" - Bordel de merde, Maryse, tu vas pas me laisser là tout seul ?
- Eh bien pars, si tu ne veux pas rester seul… Je ne vois que ça… " Et la conversation s'était terminée comme ça. Maryse retourna dans son atelier et se remit à ranger ses affaires en vue d'un départ à priori proche.
dimanche 23 avril 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 23 avril 2006, 13:47 - Fictions
Il a été quelque peu retardé, mais voici tout de même le quatrième épisode de Mécanismes, quatrième épisode d'une première "saison" de présentation qui en comptera six, si tout se passe comme je l'avais prévu. En fait, cet épisode est bouclé depuis longtemps, mais je ne voulais pas le mettre en ligne tout de suite, pour la simple et bonne raison que j'avais commencé à écrire autre chose, qui pouvait retarder l'écriture des autres épisodes. Je me disais donc qu'il était plus sage d'attendre et de ne publier celui-là qu'une fois l'écriture des épisodes suivants commencée (c'est compliqué, mais je suis sûr qu'en faisant un petit effort, vous arriverez à comprendre
).
Résumé des épisodes précédents :
Le Capitaine Scott et son équipage se sont embarqués pour la Nouvelle Carthage, dans le but de prêter main forte à la résistance local. L'objectif de cette mission semblait être de retarder la victoire française dans le but de favoriser une prise de pouvoir politique. C'est ce qui semble s'être produit, Egdar Quinet et une nouvelle coalition renversant la majorité parlementaire. Mais les desseins de Quinet demeurent tout de même secrets pour tous les acteurs de cette opération militaire qui a entrainé, au passage, la fuite du soldat Célestino Alfonso avec l'un des automates de Maryse Basite, son oeuvre la plus aboutie...
Au programme, pour ce "Viaduc sur la Manche", une intrigue qui avance et qui, peut être, esquisse quelques réponses pour les questions suivantes : qui est Edgar Quinet et quel est son rôle dans l'opération à la Nouvelle Carthage ? Que cherche l'officier Vendredi Février avec l'homme à la silhouette ? Qui dit "je" ? Et peut être d'autres choses encore... N'hésitez pas, au passage, à commenter cet (ou ces) épisode(s), mais pas pour me dire que c'est mal écrit s'il vous plait car ça, je le sais déjà
.
Dans une petite pièce de ce qui avait jadis été la préfecture de la Nouvelle Carthage, Edgar Quinet, le Capitaine Scott et Jules Védrines discutaient calmement autour d'une tasse de thé. Ca avait commencé par les habituelles félicitations, les remerciements et les révélations sur ce qui venait de se passer en France ces dernières semaines. Ce qui avait conduit à ce que Quinet devienne le nouveau Président du Conseil.
" - Vous êtes sûr ? Dit Quinet l'air à demi surpris seulement.
- Oui, répondit Scott. Je suis fait pour travailler sur le terrain, vous savez. Je ne sais diriger que si je prends moi-même part à l'action. Parlementer, ce n'est pas fait pour moi.
- Très bien, c'est comme vous voulez. Je m'y attendais un peu, à dire vrai, mais je tiens à ce que ce ministère soit en sécurité auprès d'un de mes fidèles, vous comprenez. C'est la raison pour laquelle je me permets d'insister.
- C'est très flatteur, Monsieur le Président, mais je ne reviendrai pas sur ma décision. Ceci dit, si je peux me permettre, je vous conseillerais mon second, Jules Védrines ici présent. Il serait parfait pour cette fonction. Quinet se retourna donc vers Jules Védrines.
- J'y avais pensé, c'est vrai… Et bien, mon garçon, dites-moi ce que vous en pensez. Vous croyez pouvoir être à la hauteur ?
- Ce serait un immense honneur, Monsieur le Président. Moi, au ministère… Je suis certain que je pourrais faire de grandes choses là-bas !
- Dans ce cas, le problème est réglé. Edgar Quinet se resservit en thé, comme si la décision qu'il venait de prendre n'avait en fait qu'une importance toute relative.
- Est-ce que vous pouvez me dire quand on pourra commencer à travailler ?
- Je ne sais pas encore. J'ai du passer quelques alliances pour être sûr de l'emporter, si bien que je ne peux pas vraiment faire ce que je veux. Pas pour le moment en tous les cas. J'espère que tout sera réglé d'ici la semaine prochaine, cela dit. Il ne faudrait pas que ça traîne trop en longueur…
- Je vois.
- En tous les cas, Védrines, je vous prends dans mes bagages. Vous rentrez en métropole avec moi tout à l'heure. " Ce à quoi Jules Védrines acquiesça, tout sourire.
dimanche 12 mars 2006
Par Guillaume Vissac le dimanche 12 mars 2006, 15:09 - Fictions
C'est que je trouverais presque un rythme régulier de mise en ligne pour mes épisodes de Mécanismes, moi ! Toutes les trois semaines ou tous les mois, selon mes occupations (et ma flemme). Voilà désormais le troisième épisode : le Solferino s'est ammaré au port de la Nouvelle Carthage, apportant à son bord les hommes du Capitaine Scott ainsi qu'un régiment d'automates qui avaient pour but, dans l'épisode précédent, de soutenir les Néo Carthaginois dans leur résistance contre l'armée française. Que va-t-il se passer ensuite ? Où est allé Célestino Alfonso ? Qui est réellement Clarisse Louvet et où est passé son "homme à la silhouette" ? Vous le saurez (peut être) en lisant cet épisode trois... (Si avec ça je ne mets pas un peu de suspens moi j'abandonne ! :P)
Nous étions en mars 1919, un mois et demi s’était écoulé depuis l’arrivée du Solferino dans le port néo-carthaginois. Le siège touchait à sa fin. Il n’y avait d’ailleurs presque plus d’affrontements, en dehors des murs de la ville : la Nouvelle Carthage avait résisté, merci aux renforts menés par le Capitaine Scott. Un air de paix flottait sur l’île de l’Atlantique, tout le monde le ressentait.
« billets précédents - page 2 de 3 - billets suivants »
Derniers commentaires
29 /07/10
29 /07/10
28 /07/10
28 /07/10
28 /07/10