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Tag - Marguerite Duras

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samedi 16 août 2008

Jamais.

Posté le 19 mais daté du 16 pour cause de blackout bis.

Curieux entre-deux parisien, lecture de La maladie de la mort dans le métro et dans les sacs autour les autres livres achetés du jour. Dans un drôle d'état en en sortant, pas tout à fait sorti peut-être...
Elle remue, les yeux s'entrouvrent. Elle demande : Encore combien de nuits payées ? Vous dites : Trois.
Elle demande : Vous n'avez jamais aimé une femme ? Vous dites que non, jamais.
Elle demande : Vous n'avez jamais désiré une femme ? Vous dites que non, jamais.
Elle demande : Pas une seule fois, pas un instant ? Vous dites que non, jamais.
Elle dit : Jamais ? Jamais ? Vous répétez : Jamais.
Elle sourit, elle dit : C'est curieux un mort.
Elle recommence : Et regarder une femme, vous n'avez jamais regardé une femme ? Vous dites que non, jamais.
Elle demande : Vous regardez quoi ? Vous dites : Tout le reste.
Elle s'étire, elle se tait. Elle sourit, elle se rendort.

Marguerite Duras, La maladie de la mort, Minuit, P. 34-35.
Les pleurs la réveillent. Elle vous regarde. Elle regarde la chambre. Et de nouveau elle vous regarde. Elle caresse votre main. Elle demande : Vous pleurez pourquoi ? Vous dites que c'est à elle de dire pourquoi vous pleurez, que c'est elle qui devrait le savoir.
Elle répond tout bas, dans la douceur : Parce que vous n'aimez pas ; Vous répondez que c'est ça.
Elle vous demande de le lui dire clairement. Vous le lui dites : Je n'aime pas.
Elle dit : Jamais ?
Vous dites : Jamais.
Elle dit : L'envie d'être au bord de tuer un amant, de le garder pour vous, pour vous seul, de le prendre, de le voler contre toutes les lois, contre tous les empires de la morale, vous ne la connaissez pas, vous ne l'avez jamais connue ?
Vous dites : Jamais.
Elle vous regarde, elle répète : C'est curieux un mort.

Ibid, P.44-45.

mercredi 23 janvier 2008

C'était quelqu'un qui fouillait les armoires

Duras pour une fois sans parler d'inceste (private joke ?), sans parler de relents de virginité rancie, simplement l'un de ces passages que l'on retrouve dans plusieurs de ces livres, en l'occurrence sur son frère aîné ; la désarticulation des phrases, le rythme saccadé, les oxymores de la fin, mais la désarticulation des phrases, surtout.

Que je vous dise aussi ce que c'était, comment c'était. Voilà : il vole les boys pour aller fumer l'opium. Il vole notre mère. Il fouille les armoires. Il vole. Il joue. Mon père avait acheté une maison dans l'Entre-deux-Mers avant de mourir. C'était notre seul bien. Il joue. Ma mère la vend pour payer les dettes. Ce n'est pas assez, ce n'est jamais assez. Jeune il essaie de me vendre à des clients de la Coupole. C'est pour lui que ma mère veut vivre encore, pour qu'il mange encore, qu'il dorme au chaud, qu'il entende encore appeler son nom. Et la propriété qu'elle lui a achetée près d'Amboise, dix ans d'économies. En une nuit hypothéquée. Elle paye les intérêts. Et tout le produit de la coupe des bois que je vous ai dit. En une nuit. Il a volé ma mère mourante. C'était quelqu'un qui fouillait les armoires, qui avait du flair, qui savait bien chercher, découvrir les bonnes piles de draps, les cachettes. Il a volé les alliances, ces choses-là, beaucoup, les bijoux, la nourriture. Il a volé Dô, les boys, mon petit frère. Moi, beaucoup. Il l'aurait vendue, elle, sa mère. Quand elle meurt il fait venir le notaire tout de suite, dans l'émotion de la mort. Il sait profiter de l'émotion de la mort. Le notaire dit que le testament n'est pas valable. Qu'elle a trop avantagé son fils aîné à mes dépens. La différence est énorme, risible. Il faut qu'en toute connaissance de cause je l'accepte ou je le refuse. Je certifie que je l'accepte : je signe. Je l'ai accepté. Mon frère, les yeux baissés, merci. Dans l'émotion de la mort de notre mère. Il est sincère. A la libération de Paris, poursuivi sans doute pour faits de collaboration dans le Midi, il ne sait plus où aller. Il vient chez moi. Je n'ai jamais très bien su, il fuit un danger. Peut-être a-t-il donné des gens, des juifs, tout est possible. Il est très doux, affectueux comme toujours après ses assassinats ou lorsqu'il lui faut vos services. Mon mari est déporté. Il compatit. Il reste trois jours. J'ai oublié, quand je sors je ne ferme rien. Il fouille. Je garde pour le retour de mon mari le sucre et le riz de mes tickets. Il fouille et prend. Il fouille encore une petite armoire dans ma chambre. Il trouve. Il prend la totalité de mes économies, cinquante mille francs. Il ne laisse pas un seul billet. Il quitte l'appartement avec les vols. Quand je le reverrai je ne lui en parlerai pas, la honte est si grande pour lui, je ne le pourrai pas. Après le faux testament, le faux château Louix XIV est vendu pour une bouchée de pain. La vente a été truquée, comme le testament.
Après la mort de ma mère il est seul. Il n'a pas d'amis, il n'a jamais eu d'amis, il a eu quelquefois des femmes qu'il faisait « travailler » à Montparnasse, quelquefois des femmes qu'il ne faisait pas travailler, au début tout au moins, quelquefois des hommes mais qui, eux, le payaient. Il vivait dans une grande solitude. Celle-ci s'est accrue avec la vieillesse. C'était seulement un voyou, ses causes étaient minces. Il a fait peur autour de lui, pas au-delà. Avec nous il a perdu son véritable empire. Ce n'était pas un gangster, c'était un voyou de famille, un fouilleur d'armoires, un assassin sans armes. Il ne se compromettait pas. Les voyous vivent ainsi qu'il vivait, sans solidarité, sans grandeur, dans la peur. Il avait peur. Après la mort de ma mère il mène une existence étrange. A Tours. Il ne connaît que les garçons de café pour les « tuyaux » des courses et la clientèle vineuse des pockers d'arrière-salle. Il commence à leur ressembler, il boit beaucoup, il attrape les yeux injectés, la bouche torve. A Tours, il n'a plus rien. Les deux propriétés liquidées, plus rien. Pendant un an il habite un .garde-meuble loué par ma mère. Il dort pendant un an dans un fauteuil. On veut bien le laisser entrer. Rester là un an. Et puis il est mis dehors.
Pendant un an il a dû espérer racheter sa propriété hypothéquée. Il a joué un à un les meubles de ma mère au garde-meuble, les bouddhas de bronze, les cuivres et puis les lits, et puis les armoires et puis les draps. Et puis un jour il n'a plus rien eu, ça leur arrive, un jour il a le costume qu'il a sur le dos, plus rien d'autre, plus un drap, plus un couvert. Il est seul. En un an personne ne lui a ouvert sa porte. Il écrit à un cousin de Paris. Il aura une chambre de service à Malesherbes. Et à plus de cinquante ans il aura son premier emploi, le premier salaire de sa vie, il est planton dans une Compagnie d'assurances maritimes. Ça a duré, je crois, quinze ans. Il est allé à l'hôpital. Il n'y est pas mort. Il est mort dans sa chambre.

(...)

Nous nous sommes revus une fois, il m'a parlé du petit frère mort. Il a dit : quelle horreur cette mort, c'est abominable, notre petit frère, notre petit Paulo. Reste cette image de notre parenté: c'est un repas à Sadec. Nous mangeons tous les trois à la table de la salle à manger. Ils ont dix-sept, dix-huit ans. Ma mère n'est pas avec nous. Il nous regarde manger, le petit frère et moi, et puis il pose sa fourchette, il ne regarde plus que mon petit frère. Très longuement il le regarde et puis il lui dit tout à coup, très calmement, quelque chose de terrible. La phrase est sur la nourriture. Il lui dit qu'il doit faire attention, qu'il ne doit pas manger autant. Le petit frère ne répond rien. Il continue. Il rappelle que les gros morceaux de viande c'est pour lui, qu'il ne doit pas l'oublier. Sans ça, dit-il. Je demande : pourquoi pour toi ? Il dit : parce que c'est comme ça. Je dis : je voudrais que tu meures. Je ne peux plus manger. Le petit frère non plus. Il attend que le petit frère ose dire un mot, un seul mot, ses poings fermés sont déjà prêts au-dessus de la table pour lui broyer la figure. Le petit frère ne dit rien. Il est très pâle. Entre ses cils le début des pleurs.
Quand il meurt c'est un jour morne. Je crois, de printemps, d'avril. On me téléphone. Rien, on ne dit rien d'autre, il a été trouvé mort, par terre, dans sa chambre. La mort était en avance sur la fin de son histoire. De son vivant c'était déjà fait, c'était trop tard pour qu'il meure, c'était fait depuis la mort du petit frère. Les mots subjugants : tout est consommé.
Elle a demandé que celui-là soit enterré avec elle. Je ne sais plus à quel endroit, dans quel cimetière, je sais que c'est dans la Loire. Ils sont tous les deux dans la tombe. Eux deux seulement. C'est juste. L'image est d'une intolérable splendeur.

Marguerite Duras, L'amant, France Loisirs, P. 73-77.

lundi 21 janvier 2008

Là-bas

...je suis à Sainté depuis vendredi, je ne sais pas encore quand je repars, fin de semaine probablement ; j'en ai profité pour régler quelques détails administratifs que je dois régler avant le mois de mars ; d'abord une petite visite à la gendarmerie pour faire faire ma procuration en vue des élections municipales et le gendarme que je dérange (il regardait dans le vide) qui me dit qu'ils ont pas encore reçu les papiers et qu'il faut que je fasse les démarches trois semaines avant l'élection à peu près et probablement que je peux faire ça à Nuggets City même, pas besoin de revenir ici ; visite à la Poste aussi pour leur dire de pas m'envoyer ma prochaine carte bleue chez mes parents mais chez les poulets à la place ; résultat : ah-mais-monsieur je crois pas qu'on puisse faire ça ici, faudrait téléphoner au service financier ; bon-bah je téléphonerai au service financier ; et à chaque fois, gendarmerie ou Poste, on me demande où j'habite et je réponds « dans la Sarthe » et là on me regarde avec un drôle de regard et on répète mes propres syllabes dans-la-Sarthe comme si c'était un son comme ça qui ne voulait rien dire, d'un air de penser : mais qu'est-ce que vous foutez là-bas et heureusement qu'ils ne me le demandent pas parce que je ne saurais pas quoi répondre, honnêtement ; aujourd'hui : fini Faulkner et lu la moitié de L'amant ; Amant que j'ai eu l'impression de l'avoir lu quinze fois déjà alors qu'en réalité j'ai juste buté une seule fois dessus au lycée, même pas fini à l'époque, mais avoir vu le film et avoir mâchouillé quelques passages à diverses étapes de ma scolarité, peut-être, ça a fait que ; dans le ciel, le revers des nuages se dore à mesure que le soleil s'englue quelque part ; je suis à Sainté depuis vendredi parce que ma grand-mère est morte jeudi et qu'on l'enterre demain...

mardi 16 mai 2006

C'est parti pour quatre mois !

Voilà, ça y est, les partiels c’est fini. Ca aura été bien pénible, bien concentré, bien emmerdant, avec quelques petites déconvenues (pas assez de sujets dans la moitié des épreuves, alertes à incendie au milieu des dissert’, retard d’une demi heure du début des épreuves et ainsi de suite) mais c’est fini, donc la vie et belle et le monde est merveilleux ! 

Bon, mine de rien, je me suis pas mal planté (faut dire que j’avais pas foutu grand-chose niveau révisions, aussi) mais c’est passé maintenant, donc ça ne sert à rien de se plaindre (et puis j’ai la flemme !). Rapidement : l’épreuve de langue médiévale a été une horreur, celle de littérature médiévale proposait des questions pointues mais avec les réponses dans la préface du bouquin (auquel on avait droit !), la dissert’ de littérature comparée état plutôt simple mais je suis passé à côté à cause d’une connerie basique. La dissert’ sur Ionesco (hier) était assez pénible, voire bien bien chiante et je dois au moins frôler le hors sujet. Quant à l’historie littéraire (aujourd’hui), c’était juste l’horreur : des questions connes sur des bouquins pas vraiment importants et deux bouquins seulement sur les onze à lire était sujet à des questions… Deux parmi les trois que j’ai pas lu ! Mais bon, pas grave, c’est fini et si je vais au rattrapage je ne pourrais m’en prendre qu’à moi m… qu’aux questions cons ! :P

Ce soir j’étais censé allé à une soirée de fin de partiels mais j’ai finalement décidé de « rester à ne rien faire chez moi », car ce partiel d’histoire littéraire m’a sapé le moral (et comme je change d’avis facilement, il ne m’en faut pas plus). Que dire de plus… Ah oui, aujourd’hui, pour fêter le dernier partiel, on avait décidé de s’habiller « über », c'est-à-dire classe mais un peu trop, c’était bien marrant (sauf quand les gens te dévisagent dans la rue et font des drôles de têtes, c’est plus marrant en groupe en fait !).

Voilà (bis), c’est tout ce que j’ai à dire je pense… Je m’excuse de n’avoir pas copié/collé mes sujets régulièrement, mais en même temps j’imagine que tout le monde s’en tape, donc c’est pas trop grave. Tiens, pour la peine, voici mes deux sujets de dissert’ que je n’ai pas mis (les autres sont trop longs et impliqueraient que je les cherche puis que je me déplace pour les scanner, donc non !) :

Littérature comparée (Max Havelaar et Un barrage contre le Pacifique) :

Dans La littérature des lointains, Jean-Marc Moura fait la remarque suivante à propos de Max Havelaar : Le livre hésite ainsi entre l’autobiographie, valorisante et l’engagement politique dénué de solutions concrètes très nettes.

Thèmes et idées (Ionesco) :

Ionesco affirme au sujet de son théâtre dans Notes et contre notes : Tragique et farce, prosaïsme et poétique, réalisme et fantastique, voilà peut-être les principes contradictoires (il n’y a des théâtre que s’il y a des antagonismes) qui constituent les bases d’une construction théâtrale.

mardi 28 février 2006

Vivant

Note : Non, je ne parlerais ni de Frankenstein ("He's aliiiiiiiive"), ni de Gray Fox de Metal Gear Solid ("Fais-moi mal, Snake, fais-moi me sentir... vivant !") XD.

Non, je ne vous parlerais pas de tout ça (quoique ça mériterait sûrement réflexion), je vous parlerais plutôt de la soirée d'hier, soirée des plus agréable. On s'était dit vendredi (dernier jour avant les pseudo vacances) qu'on se retrouverait tous lundi soir, chez Elise, histoire de passer un peu de temps ensemble hors de la fac (détail qui a son importance, c'est vrai qu'on a parfois l'impression de passer notre temps à parler de dissertes, commentaires et autres profs excentriques !). On s'est donc retrouvé, Elise, Nico, Malika, Fanny, Eviana et moi-même (j'ai appris qu'il ne fallait pas ce citer en premier, j'ai mis du temps à l'assimiler, mais maintenant c'est bon !). Eviana, puisque je n'en ai pas encore parler dans ces quelques pages, c'est une amie de Fanny à la base (la "femme" de Fanny mais non, promis, je ne vais pas rentrer dans leur délire). Elle est encore au lycée où nous allions (Fanny + moi) il y a deux ans et elle est très sympathique, bien que complètement tarrée, mais bon, que voulez-vous, les amis de Fanny... (bonjour à toi si tu me lis très chère :) ). Il devait aussi y avoir Z, aussi, un ami de Fanny également, mais là c'est très compliqué et je n'ai pas une semaine entière devant moi pour tout résumer, donc j'en resterai là ^^.

Enfin bon, on s'est donc tous retrouvé chez Elise et on passé la meilleure soirée possible : on n'a rien foutu, rien du tout, sinon manger des pizzas et raconter n'importe quoi (pour certains, c'était même faire n'importe quoi... hum hum, je me rappelle d'un trip avec une ceinture mais non, promis, je n'en parlerais pas). C'était donc super sympa, bien que trop court, trop vite passé mais bon, c'est normal, c'était le genre de moment qu'on aimerait prolonger encore et encore, pour ne pas qu'il finisse... C'est en tous cas comme ça que je l'ai ressenti, j'espère que je n'étais pas le seul.

C'était étrange d'ailleurs, parce qu'après avoir passé ma journée (que dis-je ! mon week-end) à rester confiné chez moi, à passer de mon bureau à la télé à un bouquin à l'ordi, ça paraissait complètement différent. C'était comme si je me sentais enfin vivant, sentiment que j'avais légèrement laissé de côté pour m'occuper de ces mondes parallèles qui me fascinent tant : la fiction (il faut dire aussi que le visionnage de Six Feet Under m'avait replongé dans ma mélancolie habituelle, cette série est fatale à chaque fois que je la regarde !). Mais là, j'étais obligé de resortir de ma bulle, de mes bulles, et de vivre moi-même ce que je subis habituellement dans les films/séries/bouquins/blogs. Ouais, c'était ça, c'était que je me sentais vivant. Et ce n'était pas désagréable. Dommage que ça se soit passé si vite, qu'on ait du se séparer si tôt... Mais bon, on se l'est promis, on remettra ça, alors j'ai hâte.

En attendant, maintenant, je dois me dépêcher de finir une disserte (à faire pour dans un mois, je suis tordu !) qui est sans doute la disserte la plus pénible que j'ai jamais eu à faire, pour pouvoir enchainer sur une autre disserte, jeudi si je suis correctement mon planning (pas de remarques pliz :p), notre disserte de groupe à l'oral. Je dois finir ça avant jeudi (voire même, si j'ai un peu de temps, commencer à regarder un commentaire du Barrage contre le Pacifique, mais là je crois que ça va être juste) car Hugo arrive Jeudi. Et j'ai pas envie de bosser pendant qu'il est là, of course. Je dois lui présenter quelques uns de mes amis, d'ailleurs, ce qui parait un peu étrange, car ce sont deux mondes complètement différents. Mais bon, on verra bien comment ça se passera... Je devrais rencontrer Z, qui plus est, alors ça devrait être sympa...

Bon, là ça vire au billet totalement bête donc que je m'arrête là, je vous tiendrais au courant :P ! Je m'en vais me replonger dans ma mélancolie habituelle, à six pieds sous terre s'il vous plait ;).

mercredi 22 février 2006

Gasp...

Micro-billet pour vous rendre compte d'un "incident de cours" survenu aujourd'hui. C'était en Littérature Comparée, et le prof commence son cours sur Duras. Il nous parle d'une de ses nouvelles où l'héroïne vit chez une vieille fille. Chaque dimanche, celle-ci l'emmène voir le "spectacle" d'un boa qui avale un poulet vivant. "C'est fascinant" nous dit-il avec son sourire sadique. Aheum. Et ça continue. Après, l'héroïne doit toujours subir un autre "spectacle" celui de la vieille fille qui l'héberge qui lui montre ses dessous. Dessous qui, selon le prof, "contenaient quelques relents de virginité rancie". Gasp O_o. Il nous refait son sourire bizarre. Il est vraiment bizarre ce prof...