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lundi 2 avril 2007

Comment perdre son temps...

Il y a des jours (beaucoup ce semestre !) où on vient simplement en cours pour rien. Comme aujourd'hui par exemple, où, en pseudo Littérature Comparée, on a regardé des extraits de Pinnochio de Disney et où on est resté en plus pour se taper l'intégrale du Magicien d'Oz ! Le tout preuve à l'appuis (même si on voit que dalle) :



Le pire étant qu'ensuite, au lieu de l'oral qu'il y aurait du y avoir (sur le film), la personne qui devait passer étant absente, voilà qu'on se retape un pseudo cours sur Pinnochio. Du coup on (Nico, Elise et moi-même) se barre en plein milieu, vers six heures et demi ("normalement", on finit à cinq heures le lundi...) et qu'au passage on n'est pas noté présent, parce qu'on est arrivé cinq minutes en retard... Le tout pour... rien !

mercredi 28 mars 2007

Le nom

Lu du Proust pour un oral à venir (et aussi un peu pour moi), j'ai fini hier soir Du côté de chez Swann, livre que j'aurai du lire depuis déjà un an compte tenu du fait que je l'ai étudié pour deux cours différents l'année dernière. Mais à l'époque je n'avais pas eu le courage, sachant qu'avec ce genre de litterature, il valait mieux ne pas s'y jeter contraint forcé. J'ai donc attendu d'avoir envie, j'ai visiblement bien fait.
Bref, en plus du passage que je dois étudier pour une explication linéaire avec Nico (passage de la rencontre de Gilberte), ma lecture a relevé trois passages qui m'ont particulièrement touchés, comme trois échos à une même variation, variation sur le thème de l'amour naissant, et dont les deux premiers insistent sur la singularité du nom, et dont le troisième est un pur caprice que m'a inspiré un tout petit bout de phrase : "on n'aime plus personne dès qu'on aime".

Ainsi passa près de moi ce nom de Gilberte, donné comme un talisman qui me permettrait peut-être de retrouver un jour celle dont il venait de faire une personne et qui, l'instant d'avant, n'était qu'une image incertaine. Ainsi passa-t-il, proféré au-dessus des jasmins et des giroflées, aigre et frais comme les gouttes de l'arrosoir vert; imprégnant, irisant la zone d'air pur qu'il avait traversée - et qu'il isolait, - du mystère de la vie de celle qu'il désignait pour les êtres heureux qui vivaient, qui voyageaient avec elle; déployant sous l'épinier rose, à hauteur de mon épaule, la quintessence de leur familiarité, pour moi si douloureuse, avec elle, avec l'inconnu de sa vie où je n'entrerais pas.
[...] Cependant je m'éloignais, emportant pour toujours, comme premier type d'un bonheur inaccessible aux enfants de mon espèce de par des lois naturelles impossibles à transgresser, l'image d'une petite fille rousse, à la peau semée de taches roses, qui tenait une bêche et qui riait en laissant filer sur moi de longs regards sournois et inexpressifs. Et déjà le charme dont son nom avait encensé cette place sous les épines roses où il avait été entendu ensemble par elle et par moi, allait gagner, enduire, embaumer, tout ce qui l'approchait, ses grands-parents que les miens avaient eu l'ineffable bonheur de connaître, la sublime profession d'agent de change, le douloureux quartier des Champs-Elysées qu'elle habitait à Paris.

(Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Folio, pp. 140-141, "Combray")



Ce nom de Gilberte passa près de moi, évoquant d'autant plus l'existence de celle qu'il désignait qu'il ne la nommait pas seulement comme un absent dont on parle, mais l'interpellait; il passa ainsi près de moi, en action pour ainsi dire, avec une puissance qu'accroissait la courbe de son jet et l'approche de son but; - transportant à son bord, je le sentais, la connaissance, les notions qu'avait de celle à qui il était adressé, non pas moi, mais l'amie qui l'appelait, tout ce que, tandis qu'elle le prononçait, elle revoyait ou du moins, possédait en sa mémoire, de leur intimité quotidienne, des visites qu'elles se faisaient l'une chez l'autre, de tout cet inconnu encore plus inaccessible et plus douloureux pour moi d'être au contraire si familier et si maniable pour cette fille heureuse qui m'en frôlait sans que j'y puisse pénétrer et le jetait en plein air dans un cri; - laissant déjà flotter dans l'air l'émanation délicieuse qu'il avait fait se dégager, en les touchant avec précision, de quelques points invisibles de la vie de Mlle Swann, du soir qui allait venir, tel qu'il serait, après dîner, chez elle, - formant, passager céleste au milieu des enfants et des bonnes, un petit nuage d'une couleur précieuse, pareil à celui qui, bombé au-dessus d'un beau jardin du Poussin , reflète minutieusement comme un nuage d'opéra, plein de chevaux et de chars, quelque apparition de la vie des dieux; - jetant enfin, sur cette herbe pelée, à l'endroit où elle était, un morceau à la fois de pelouse flétrie et un moment de l'après-midi de la blonde joueuse de volant (qui ne s'arrêta de le lancer et de le rattraper que quand une institutrice à plumet bleu l'eût appelée), une petite bande merveilleuse et couleur d'héliotrope impalpable comme un reflet et superposée comme un tapis sur lequel je ne pus me lasser de promener mes pas attardés, nostalgiques et profanateurs, tandis que Françoise me criait: "Allons, aboutonnez voir votre paletot et filons" et que je remarquais pour la première fois avec irritation qu'elle avait un langage vulgaire, et hélas, pas de plumet bleu à son chapeau.

(Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Folio, pp. 386-387, "Nom de pays : le nom")



Ce jour que j'avais tant redouté fut au contraire un des seuls où je ne fus pas trop malheureux.
Car, moi qui ne pensais plus qu'à ne jamais rester un jour sans voir Gilberte (au point qu'une fois ma grand'mère n'étant pas rentrée pour l'heure du dîner, je ne pus m'empêcher de me dire tout de suite que si elle avait été écrasée par une voiture, je ne pourrais pas aller de quelque temps aux Champs-Elysées; on n'aime plus personne dès qu'on aime) pourtant ces moments où j'étais auprès d'elle et que depuis la veille j'avais si impatiemment attendus, pour lesquels j'avais tremblé, auxquels j'aurais sacrifié tout le reste, n'étaient nullement des moments heureux; et je le savais bien car c'était les seuls moments de ma vie sur lesquels je concentrasse une attention méticuleuse, acharnée, et elle ne découvrait pas en eux un atome de plaisir.

(Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Folio, pp. 392, "Nom de pays : le nom")


mercredi 28 février 2007

Drôle n'est pas vraiment le mot

Drôle de journée. Le genre où on a légèrement l'impression que l'on vient en cours pour rien puisque, justement, les cours qu'on a suivi ne sont pas vraiment des cours. Juste un peu de vide et de rien dispatché sur deux fois une heure et demi. Ces jours où l'on se dit qu'il aurait été préférable de rester chez soit, de rester couché, aussi, éventuellement.

Et puis, entre ces deux fois une heure et demi de rien, quelques petites évasions, quelques petites escapades dans des magasins stephanois à chercher quelques objets introuvables, à momentanément s'extasier devant une compilation des textes de Kafka. Quelques discussions, heureuses ou non, sérieuses ou débiles, pendant que l'on s'efforce de manger une espèce de panini-semelle au goût de carton. Un tête à tête, aussi, avec Patrick, alors que tous les autres sont déjà partis.

Et puis ce drôle de type, un photographe, qui nous arrêtes, Nico et moi-même, un peu plus tôt, pour nous prendre en photo. Drôle de photo, aussi, où l'on arbore chacun un air diablement peu naturel et coincé, comme chacun peut se l'imaginer. (Note ajoutée après édition de ce billet : drôle n'est définitivement pas le mot qui convient, c'est plus "spectral" qu'il faudrait dire... Le soleil pleine face et le noir et blanc m'ont tuer...)

Drôle de blog, enfin, du photographe en question, où s'amoncelle une multitude de portraits à demi anonymes, des photos en noir et blanc d'espaces urbains et cette impression de retrouver dans cette démarche celle d'un de mes personnages, à la fois très abouti et complètement imaginaire puisque je ne l'ai pas encore fait éclore sur le papier, qui sillonne le monde en quête de vieilles pubs peintes à prendre en photo. Je ne sais pas exactement pourquoi j'ai pensé à ce personnage, Walter Chirico le faux, en particulier. Drôles d'impression en parcourant ce blog, d'autant plus que la musique de Kenji Kawai (Ghost in the Shell OST) rend l'expérience encore plus... particulière.

Drôle de semestre, aussi, qui s'efface avec lenteur et précipitation, et qui déjà me distance, alors même qu'il n'est pas encore achevé...

samedi 10 février 2007

La vie des autres

Je vois assez peu de films allemands. D'ailleurs, le très sympathique Good bye Lenin mis à part et le dernier Haneke (tourné en langue française), je crois que je n'ai jamais vraiment vu aucun film allemand. Il n'y a pas vraiment de raison à cela, c'est simplement dû au fait qu'il s'agit d'un cinéma assez peu représenté en France, certainement. Ce ne m'a pas empêché de filer voir La vie des autres avec Nico hier midi (séance à 3€50 au Méliès), convaincu par pas mal de bonnes critiques (que ce soit chez Matoo ou bien dans l'émission Le Cercle, sur Canal +). Je ne l'ai pas regretté.



L'intrigue du film prend place en Allemagne de l'Est, un peu avant la chute du mur de Berlin. Le dramaturge Georg Dreyman (Sebastian Koch), un des rares auteurs « non-subversif » du pays est placé sous la surveillance de la STASI, et par la même occasion celle qui partage sa vie, l'actrice Christa-Maria Sieland (Martina Gedeck). L'agent qui se charge de la surveillance, Hauptmann Gerd Wiesler (Ulrich Mühe), est un homme froid et méthodique, une incarnation brute des services secrets qu'il sert. Il se met à surveiller l'appartement de l'écrivain jour et nuit et supervise lui-même les opérations. Peu à peu, il se laisse attendrir par la vie quotidienne du couple qui le place dans une position de spectateur permanent. Dès lors, le film devient une sorte de théâtre où les regards se croisent à travers des miroirs sans teint et des téléphones sur écoute. Les personnages, eux, errent jusqu'à se détourner de ce qu'ils étaient jusqu'alors.



Ce qui frappe tout d'abord lorsque l'on regarde La vie des autres, c'est l'extrême justesse de sa mise en scène (sobre, froide, méthodique) combiné à une direction d'acteur exemplaire. Les personnages sont incarnés et non simplement évoqués, mention particulière à Ulrich Mühe, très impressionnant de calme et de froideur d'abord, puis d'humanité ensuite. Il personnalise à lui seul la STASI pour qui il sacrifie toute sa vie, dans un jeu tout en verticalité (une silhouette petite, discrète, effacé, ses vêtements gris, ses mains dans ses poches ; une ombre parmi les ombres qu'il file, qu'il interroge, qu'il surveille). Un personnage qui deviendra, au fil de l'intrigue, de plus en plus piégé, pris entre son organisation et la « sécurité d'Etat » qu'ils sont censés protégés et son intérêt personnel, humain, affectif pour ceux qu'il surveille (un étau qui se ressert, superbement illustré par une remarquable scène d'interrogatoire, LA scène du film).

D'abord, on se dit que ça va être un de ces films où on place le spectateur dans la peau d'un salaud et ainsi de suite et ainsi de suite... Mais ce n'est pas exactement ça. Parce que ce qui intéresse le réalisateur (Florian Henckel von Donnersmarck, nom particulièrement simple à se remémorer, vous enconviendrez), ce n'est pas tellement de mettre en place une intrigue résolument cohérente, non, il s'agit plutôt de bâtir un espace vraisemblable où pourront se débattre les personnages.
Car le personnage, la notion de personnage, semble primer sur tout le reste. Le spectateur se retrouve assez vite dans la position de celui qui « entre » dans cet anti-héros de l'ordinaire, agent secret de la STASI pas franchement sympathique à première vue : il devient, comme lui, le voyeur, celui qui surveille, celui qui écoute les faits et gestes du couple central, de leur vie intime à leur vie publique. Si bien que très rapidement, les réactions du personnage deviennent celles espérées par le spectateur, un peu comme dans Shortbus avec le personnage du voyeur.



Mais là où le film frise le coup de maître pour ce qui n'est, je le précise, qu'un premier long métrage, c'est dans la peinture d'une époque à la fois révolue (l'avant chute du mur) et également universel (il s'agit d'observer ici les rouages du totalitarisme en général). On assiste, impuissant, à la mise en mouvement d'une organisation tellement dure qu'elle brise tout individu qui risque de l'approcher, jusqu'à se briser elle même dans une sorte d'implosion progressive et sclérosée. On remarque alors une confrontation étonnante de deux réalités qui ne parviennent pas à se rejoindre, mimétisme d'une situation géo-politique qui coupe l'Allemagne en deux. Le monde des opposants, tourné vers l'Ouest, n'est pas celui de la STASI qui, peu à peu dénué de toute idéologie, bâtit des dossiers parallèles où sont surveillés des citoyens aux noms codés, aux témoignages dénaturés... Deux mondes vivant côtes à côtes et se détestant plus ou moins secrètement.



L'équilibre ne se trouvera jamais, sinon à la fin du film, épilogue contestable où le rythme se destructure peu à peu et où la continuité temporelle explose en douceur, dans de délicates scènes où le réalisateur procède par petites touches, petites retouches qui achèvent un film fort, un film qui, qui sait, lancera peut-être un nouvel élan pour le cinéma Allemand que je suis impatient de connaître, désormais. Pour vous donner une idée, voici la bande annonce (après la pub) en VOST.

lundi 31 juillet 2006

Le chat d'Elsa

Samedi soir, chez Nico, Elsa (entre autres) nous parle (en autre) de son chat. C’est un chat assez spécial, visiblement. C’est un chat qui prend des insolations et des coups de soleil (c’est un chat nordique, voyez-vous). Mais c’est aussi un chat qui est allergique à la bouffe pour chat et, au passage, qui est victime du rhume des foins. Hum… C’est vraiment un chat ?

Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte tout ça. Je crois que j’aimais bien le titre que ça pouvait faire…

jeudi 29 juin 2006

Derniers jours d'écriture collective

Hier, j’ai pris mes billets pour la Bretagne. Je pars mercredi à sept heures et demi du matin (glups !) pour y rester un certain nombre de jours, je ne sais pas encore. Hier, on s’est également vu avec Elise et Nico pour terminer notre scénario de film. On n’a plus que quelques jours pour le faire et comme on souhaite le tourner en août, il vaudrait mieux que le scénario soit terminé avant que je parte. On devait donc se retrouver à dix heures et écrire toute la journée. Bon, ce n’est pas exactement ce qu’on a fait, car on n’a écrit qu’une petite scène et on en a imaginé deux autres. Le reste du temps, on a pas mal glandé, discuté, etc.

Le film se met donc peu à peu en place dans tout l’amateurisme qu’on revendique tout à fait. On n’y connaît pas grand-chose et on fait autant ça pour être ensemble que pour réaliser quelque chose d’excellent. Je suis content que sur ce point précis, on soit tous à peu près sur la même longueur d’ondes, soit dit en passant. Hier matin, on s’est d’abord mis au courant de ce que chacun avait écrit dans son coin (oui, comme on ne pouvait que rarement se retrouvé tous les trois, on a fini par écrire certaines scènes chacun de notre côté) avant de s’y remettre tous ensemble, le tout ponctué par de petites discussions parallèles qui n’avaient bien sûr rien à voir avec le film mais qui font qu’on se sent bien tous ensemble. Une scène a été écrite, une scène sans paroles, et une autre « conceptualisée ». Pour cette dernière, qui doit se dérouler devant un cimetière, on est allé faire quelque repérage au cimetière du Cret de Roc de St-Etienne (en montant des escaliers énormes mais qui constituent un lieu très joli que je n’avais jamais vu jusqu’alors, honte à moi).

Le reste de la journée était plus cool. On s’est payé un petit resto sympa, on a déambulé à la Fnac et ailleurs, je suis passé à la gare prendre les billets dont je parle au début du billet. Sur le chemin, on a croisé tous nos amis non présents dans notre petite réunion de scénaristes (et qui, soit dit en passant, constitue la quasi intégralité du casting), à savoir Fanny, Malika Eviana accompagnés par leurs amis respectifs. L’après-midi s’est terminé au ciné, à voir La Rupture, film très sympa dans le genre « film à la con à voir en vacances », avec Jennifer Aniston, entre autre. Bref, on s’est bien marré.

On s’est séparés place Jean Jaurès après qu’Elise et Nico soient passés dans les jets d’eau (de grands enfants, mes amis, de grands enfants…). A mon retour, avant de prendre le bus, j’ai croisé une dernière personne que je ne pensais pas du tout croiser, que je n’avais pas envie de croiser et qui m’a autant énervé que fait plaisir, mais comme c’est une histoire compliquée et sans intérêt, je ne développerai pas plus.

On se retrouve cette aprèm avec les deux mêmes, histoire sans doute de bosser plus qu’hier. Je suppose que cette fois-ci, on arrivera bien à écrite minimum deux scènes.

Au passage, puisque je suis dans la catégorie « Journal de bord », j’en profite pour vous dire que mon « Coup de tête » est pratiquement terminé. La première version devrait être achevée avant mon départ, je l’espère, même s’il m’a fallut marquer une pause pour cause d’overdose et de dégoût profond pour un passage en particulier (ces choses-là arrivent). Cette même première version devrait être revue, relue et réécrite en partie cet été. Je ne veux pas faire traîner cette histoire, elle a besoin de brièveté et de fraîcheur.

dimanche 25 juin 2006

Comme Narcisse je contemple...

Billet express aujourd'hui, le temps de poster quelques photos (ça faisait longtemps) où l'on me voit moâ ou mon univers plus ou moins proche (d'où le titre, emprunté d'une chanson d'Emilie Simon). Les photos ont toutes été piquées sur le Blog à Fanny, ce qui explique qu'elles soient assez réduites, puisque je n'ai pas pu mettre la main sur les "originales".



Photo prise lors d'une des dernières AG à la fac(pendant le blocage) où, de teneur de parapluie, je deviens garde du corps de la charmante Elise. Remarquez au passage l'effet produit sur la principale concernée... :)

Lyo

Dernier jour des partiels, la consigne était de venir habillé classe. De droite à gauche, on trouve Fred, Nico, Patrick et moi-même.



Même jour, même classe, mais côté fille. De gauche à droite et de haut en bas ça donne : Elsa, Virginie, Carole, Isa, Marie puis Malika, Sabrina, Elise et Fanny.



Best of de notre journée à Lyon après les partiels. En vrac on a une fontaine, Elsa qui fait sa star, Lyon toute seule, Pierre, un ami de Fanny, Virginie qui fait chépakoi et moi-même à chaque fois bien entouré.
(Cliquez sur la photo pour la voir en taille presque normale)

samedi 24 juin 2006

Happy birthday

Jeudi, c’était l’anniversaire d’Elise, avec un repas au resto prévu pour le lendemain, c’est à dire hier, c'est-à-dire le jour du dernier match de poule de l’équipe de France (!). C’était donc un gros sacrifice à faire, sacrifice que j’ai quand même fait, vous pensez bien, et finalement avec plaisir, car la soirée était ma foi très sympa.

Même si en fait, ça commence un peu bizarrement. Fanny est censée passer me prendre pour pouvoir transporter en même temps l’un des cadeaux volumineux prévu pour l’occasion (une affiche dans un cadre). Un quart d’heure avant l’heure prévue pour qu’on se retrouve, Fanny m’appelle et me dit : j’arrive vers chez toi, on sera jamais à l’heure au resto. Avec Fanny, faut pas trop chercher à comprendre… Il se trouve en fait qu’elle doit ramener Eviana, qui ne peut plus venir, chez elle, c'est-à-dire dans un trou paumé dans la campagne, donc, oui, on ne sera jamais à l’heure au resto. J’en profite au passage pour dresser la liste des invités : les habituels (Fanny, Elise, Malika, Nico), Rudy (qui va jouer dans notre film si on le tourne) et David (ami de Fanny et copain d’Eviana). Mon dieu c’est compliqué, d’autant plus que j’ai la très nette impression que tout le monde s’en tape. Tant pis, je continue.

Effectivement, on arrive avec un quart d’heure de retard, mais comme tout le monde à l’habitude, ça va. Le resto est un resto thaï, très sympa, d’autant plus qu’on l’a pour nous tout seul ou presque. Seul bémol : à la place de l’écran télé avec retransmission du match, il y a un aquarium. Tant pis. Le repas se passe vraiment super bien, malgré les blagues pourries qui fusent toutes les cinq minutes et, j’en suis moi-même surpris (moi qui ai du mal avec la bouffe que je connais pas), la nourriture est vraiment très bonne. A part ça : blagues pourris, Fanny qui fait des imitations de mente religieuse, David qui nous montre son gros tatouage (dont le modèle a été dessiné par Fanny !) sur le pectoral droit et qui drague tout ce qui bouge c'est-à-dire nous tous, Malika qui s’afflige, et moi qui râle en constatant que mon option SFR censé m’avertir des buts marqués par la France ne fonctionne pas. Ah, on a aussi droit au traditionnel « Bon anniversaire » chanté par Virginie au téléphone depuis chez elle.

S’en suit alors le traditionnel lâché de cadeau, dans une improbable scène de sit-in sur le parking à côté de la dudumobile (la voiture de Fanny), refuge de nos cadeaux merveilleux. Les gens qui passent à côté de nous nous regardent bizarrement (c’est vrai qu’en même temps, on a l’air de faire un rassemblement d’indiens urbains). Les cadeaux font vraiment plaisir à Elise, ce qui fait du même coup plaisir à voir. En vrac, on lui offre un pot de Nutella avec cuiller pour gosse, un truc de Barbapapa rigolo, un DVD, un petit lion multicolore que personne n’aime sauf moi, un carnet où écrire ses soucis (c’est très fille ça) et, le gros du truc, dans tous les sens du terme, le fameux cadre volumineux avec, à l’intérieur, une affiche de la fée clochette par Loisel (ce n’est pas l’image qui suit, mais le personnage est le même et en plus joli).

On s’en va sur le coup de minuit et demi, après qu’Elise nous ait tous remercié une bonne cinquantaine de fois (ce qui est assez agréable, il faut bien le dire). David, Malika et moi-même sommes ramenés par Fanny dans une ambiance assez bizarre, calme et silencieuse. David y est beaucoup plus posé, plus vrai, sans doute, et un arrêt prolongé devant un feu me donne une drôle d’image de lui. La lumière rouge du feu éclaire la scène de façon surréaliste, d’autant plus qu’il porte le chapeau mauve bizarre de Fanny (avec que des fringues noires en dessous, as usual). Il ne dit rien, et regarde parfois dans le vague, parfois Fanny. A ce moment très précis il m’apparaît comme complètement différend de l’image qu’il semble habituellement donner de lui. Ses traits sont beaucoup plus relâchés, il a l’air naïf et innocent. C’est une très belle image, qui ne dure qu’une vingtaine de secondes tout au plus. En arrivant chez moi, il me dit que « j’ai la classe », avec un drôle de sérieux, et que « c’est pas une question de fringues, quoi que je porte je suis classe » avant d’ajouter que les compliments qu’il fait sont toujours sincères. Drôle de truc à dire, je pense, mais je le remercie quand même un peu troublé. Troublé, c’est le mot. Ce type me trouble à chaque fois que je le croise, même si c’est assez rare. Sans doute parce qu’il est mon opposé, dans tous les sens du terme, et peut être aussi parce que je mon égocentrisme me fait m’intéresser à ceux qui me complimentent. Sans doute un peu des deux. La soirée se termine à ce moment là en tous cas. Une fort bonne soirée.

PS : La France a gagné, elle va en huitième !

vendredi 26 mai 2006

Journée à Lyon

Je ne sais plus trop pourquoi, mais certains de mes amis avaient émis l’éventualité de tous monter à Lyon pour une journée, entre autre pour voir l’exposition Géricault au musée des Beaux Arts. Je me suis rallé au projet un peu en cour de route et, après avoir râlé un peu sur le fait que certaines voulaient prendre un train à sept heures ( !) le truc était organisé. Le truc en question, vous l’aurez compris, était aujourd’hui.

Départ un peu laborieux à huit heures : arrivée vingt minutes en avance, achat de billet plein tarif alors que j’aurai pu les payer moins cher (tant pis), arrivée de Fanny en avance, elle aussi (ce qui est sans doute la chose la plus extraordinaire qui aurait pu arriver !) et montage dans le TER un peu brusquement, puisque deux autres filles censées nous rejoindre (Elsa et Virginie), ne sont pas là. Au final, elles prendront le train suivant, et seront en retard d’une bonne demi-heure (note : ce sont elles qui voulaient prendre le train à sept heures, pourtant ! :P ).

Visite de l’expo Géricault (sous-titrée « la folie d’un monde ») de dix heures et demi à midi, à peu près. Bonne surprise en arrivant sur place : les étudiants, moins de vingt-six ans ne payent pas. Tant mieux, les musées gratuits, ce sont mes préférés. L’expo en elle-même ne m’a pas emballé plus que ça (il faut dire que je suis assez difficile avec l’art pictural, dirons-nous, et surtout que ce n’était pas vraiment un période que j’affectionnais plus que ça). A part trois ou quatre tableaux intéressants (dont celui que je vais poster un peu plus bas), le reste ne m’a pas convaincu.

Bouffage dans un kebab qui comportait une affiche « cinq titres de suite, merci l’OL ! » ou quelque chose comme ça sur sa vitre de devant, et puis on monte à Fourvière. On apprécie la belle vue sur Lyon, visite de la basilique et puis redescente tranquille (et à pieds…) jusque des petites rues piétonnes sympathiques. Les magasins situés dans ces rues, en revanche, sont un peu moins sympathique ou alors, pour être plus exact, disons que ce n’est pas le genre de magasin à enchaîner avec un groupe composé de filles au trois quarts. On a traîné dans des boutiques fascinantes : des fringues médiévales, des fringues colorées, des jouets et marionnettes et des carteries/affiches-de-film-ries. Mais je me plais juste histoire de me plaindre, c’était agréable quand même, malgré mes jambes qui commençaient légèrement à vouloir pioncer.

Entre temps, Elsa prend des photos avec une robe noire, une espèce de châle très vert et des lunettes de soleil qui lui valent de se faire klaxonner à un moment. Je ne crois pas avoir déjà parlé d’elle, pourtant cette fille m’impressionne beaucoup. Il serait même plus juste de dire qu’elle me fascine car, en plus d’être très sympa et très « artiste », elle a une sorte de présence étrange qui me rappelle certains personnages de Paul Auster (il me semble d’ailleurs l’avoir vue pour la toute première fois, en début de première année, à attendre que la BU ouvre en lisant un bouquin de Paul Auster, justement, mais je confonds peut être avec quelqu’un d’autre). Il y a quelques temps, je m’étais même inspiré de l’impression qu’elle me faisait (je ne lui parlais pas encore) pour le personnage d’Elza (justement !) de ma nouvelle « Scandinavienne », « Le faiseur de fables ». Au passage, Elsa m’a aussi conseillé une galerie d’art sur les Champs-élysées quand elle a su que j’allai à Paris. Ca n’est pas vraiment intéressant, je sais, mais je suis sûr que ça me donne un air kewl de parler de galerie d’art sur les Champs !

Après un verre pas cool du tout dans un bar pas cool du tout avec un meuchant serveur, on se dépêche un peu pour attraper notre train de 17h03 (précis) qu’on rejoint dans des délais un peu limites. On voulait aller voir le dernier Raoul Ruiz, aussi, mais on n’a pas vraiment eu le temps (enfin, Virginie et Elsa y sont allées, pas nous).

Retour tout calme sur Sainté et magnifiques retrouvailles avec notre belle ville. J’ai donc passé une journée très agréable, même s’il a fait un peu chaud et qu’on a pas mal marché. A refaire, pourquoi pas, même si faut pas oublier que les lyonnais on les aime pas, ils sont pas comme nous… ;)

mercredi 24 mai 2006

Ecrire à plusieurs

Je l’ai sans doute déjà dit dans ou plusieurs précédents billets mais Elise, Nico et moi-même, on s’est mis en tête d’écrire un petit scénario dans le but de réaliser un film amateur cet été (je précise au passage que je ne jouerai pas dedans). En fait, pour raconter l’histoire dans l’ordre, disons que j’ai rejoint le projet en cours de route, avant que nous décidions de complètement changer de genre (on devait faire un film de vampire ^^) et de recommencer autre chose. Le deuxième semestre ayant été un peu difficile niveau cours, dissert et autres exposés (avec, en plus, un mois de blocage) on a pas vraiment pu le continuer (le scénario), ce qui fait qu’on s’y met maintenant à fond, histoire de profiter du vide d’après partiel. Lundi et aujourd’hui, on s’est donc remis dessus.

On a déjà revu presque tout ce qu’on voulait faire au début, changeant l’intrigue et le découpage sur les idées de l’un des acteurs (de très bonnes idées, j’en conviens, mais qui me semblent un peu délicates à mettre sur pied, pour être honnête je ne pense qu’on puisse faire quelque chose de compréhensible avec nos moyens limités, mais bon…) et on s’est remis au boulot. Lundi, la structure générale était faite ce qui fait qu’aujourd’hui, nous pouvions commencer l’écriture des scènes à proprement parler.

J’en viens donc au propos que je commençais à exprimer dans mon titre : écrire à plusieurs, ce n’est pas évident du tout. Je ne dis pas que ce n’était pas une après-midi sympa et amusante, pas du tout, car j’ai vraiment passé un très bon moment, mais il est évident que c’est très dur d’écrire à plusieurs (trois, en l’occurrence). Evidemment, c’est trois fois plus compliqué : un tel à telle vision de la scène ou de tel personnage et les deux autres ne sont pas d’accord, un tel aimerait tel ou tel dialogues quand les autres veulent autre chose, etc (je sais, ça fait beaucoup de « tel »). Résultat des courses, on n’a pas trop avancé. De deux heures à six heures, on a écrit une scène. Une scène assez longue, certes, mais une seule scène quand même. Alors ok, c’est vrai qu’on n’était pas toujours super concentrés (c’est pas évident d’être toujours concentré quand des clips idiots passent en fond sonore dans le bar où on se trouve en même temps), c’était le début et on a racontés pas mal de conneries, mais à ce rythme là, pas sûr qu’on arrive à boucler le tout d’ici la fin de l’été ! J’espère qu’on y arrivera, car c’est très sympa comme expérience, mais bon, pour le moment, disons que ça part un laborieusement.

C’est pour cette raison qu’on s’est décidé à travailler un peu chacun de notre côté d’ici à ce qu’on se revoit (lundi, en l’occurrence) histoire de pouvoir quand même avancer. J’espère cependant qu’on partira pas trop dans des directions différentes, surtout en ce qui concerne les personnages, mais bon…

Ecrire à plusieurs, même si c’est une expérience super intéressante, c’est aussi extrêmement délicat… En même temps, c’était un peu prévisible, mais bon… J’espère juste qu’on pourra aller au bout et qu’on pourra tourner cet été… Je vous tiendrai au courant.

jeudi 27 avril 2006

V pour Vendetta

Je suis allé au ciné, hier, avec Nico. Comme je n’étais pas rancunier concernant son dernier choix (Syriana, cf. le billet du même nom) j’ai accepté d’aller voir V pour Vendetta avec lui, adaptation de la BD du même nom écrite par Alan Moore. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’énorme (je ne pouvais pas faire autrement : le scénario étant signé des créateurs/réalisateurs de Matrix:/), mais simplement à quelque chose d’agréable qui me fasse passer un bon moment au ciné. Je pense que j’ai eu ce bon moment, mais il est difficile d’aller au-delà tant V pour Vendetta est un film moyen…

Histoire de résumer grossièrement l’intrigue du film, voici un essai : dans un futur incertain, la société britannique a sombré dans un totalitarisme à peine déguisé à la 1984 (mais en moins abouti). Contre cette société fasciste, un « justicier masqué » répondant au surnom V (Hugo Weaving, dont on ne voit jamais le visage) se dresse contre le gouvernement et ceux qui l’incarnent, allant jusqu’à tuer certains de ses membres et entamer des actions terroristes. Sur son chemin, il fait la connaissance d’une jeune fille (Nathalie Portman) qu’il va plus ou moins prendre son sous aile. S’en suit alors une double narration : on suit à la fois les agissements de Portman (j’ai oublié le nom du personnage, Evey je crois…) de même que l’avancement d’une enquête policière visant à trouver V. Voilà pour l’histoire.

Le premier mot qui me soit venu à l’esprit après la projection, c’était « maladroit ». Je l’ai d’ailleurs dit de suite à Nico qui, lui, a un peu plus apprécié que moi. C’est vrai, ce film est incroyablement maladroit. Dans le scénario, d’abord, écrit par les frères W. (Matrix) très en deçà de ce que l’on était en droit d’attendre d’une adaptation de BD de Moore (je précise au passage que je n’ai pas lu la BD, mais j’en ai l’intention désormais, histoire de voir à quel point ce film est passé à côté de son sujet). Le script est faiblard (flirtant entre la superproduction et le film à pseudo message sur fond d’anti-Bushisme habituel), de même que les dialogues (la première réplique de V. a au moins le mérite de verser dans le kitsch assumé, les autres sont simplement fades) et les personnages sont relativement insipides (V verse tantôt dans le cliché, tantôt dans le « contre cliché », mais il aurait été difficile de l’éviter, tandis que le personnage joué par Portman est tout simplement sans saveur, plat, voire inexistant par moments). Avouez que ça fait déjà pas mal pour un seul film, mais ce n’est pas terminé. Oui, car la réalisation est assez poussive, également. Il n’y a rien de particulièrement original dans cette façon de filmer, surtout quand quelques plans nous rappellent Matrix (quelques combats, la façon de filmer les pieds, etc.) et que les autres se contentent juste de montrer platement les actions des personnages. De la même façon, la narration est assez brouillon, puisqu’à la moitié du film le mode de narration est brutalement modifié, on oublie l’intrigue policière, on oublie V et cache tout sous un subterfuge gros comme une maison (je ne révèle rien, mais quand même…) pour finalement revenir à l’intrigue de base et fermer la parenthèse. C’est assez déroutant, surtout lorsque cela ne sert pas l’intérêt du film…

Mais il y a pire que ces petites faiblesses techniques. Le problème de ce film, c’est qu’il est incroyablement naïf, dans le mauvais sens du terme. Les personnages ont ainsi été caricaturalisés (pour être plus accessibles au grand public ?) et le message délivré est idéologiquement très dérangeant. Pour les frères W, la révolte semble en effet être l’alternative idéale au conflit (le processus démocratique est oublié dans ce film), révolte vue comme un clonage massif des masses, une manipulation populaire fortement dérangeante. On frôle presque l’apologie de la manipulation des masses et la négation de toute individualité, ça fout la trouille. C’est, une nouvelle fois, l’application du dicton « la fin justifie les moyens » que l’on nous sert, et je frôle l’indigestion, je dois l’avouer. Naïf, le film l’est également concernant l’une de ses références assumé, j’ai nommé 1984. On a l’impression que les frères W. ont voulus aller au-delà quand ils se sont en fait arrêté en chemin (je pense à une scène en particulier, mais dont je ne peux pas parler pour cause de spoiler). Dommage.

Cela dit, tout n’est pas à jeter dans ce film, Dieu merci. Quelques scènes sont plaisantes (celle où V prépare le petit déjeuner avec un tablier à fleurs, notamment) et l’intrigue policière est agréable à suivre. Le problème étant bien entendu que le film croule sous les défauts, il est difficile d’en faire émerger les qualités. C’est la raison pour laquelle je parlais de « maladresse ». C’est dommage, car ça aurait pu être un film sympathique. Côté adaptation de BD, je lui préférerai donc La ligue des gentlemen extraordinaires (kitsch mais fun) et Hellboy, vu récemment qui, s’ils sont loin d’être de grands films ont au moins le mérite de faire passer un bon moment. C’est tout ce que je cherchais…

mardi 18 avril 2006

Joe l'indien

Je ne vous ai jamais parlé de Joe l’indien, c’est bien dommage. Joe l’indien, c’est un type qu’on (moi + les gens de la fac avec qui je passe ma vie) ne connaît pas. Joe l’indien, c’est un type à qui on n’a jamais vraiment parlé. Joe l’indien, on ne connaît même pas son nom, c’est pour ça qu’on l’appelle Joe l’indien (ce qui est, soit dit en passant, nettement plus sympa que « l’homme au chouchou » comme on l’avait d’abord surnommé, merci à Nico pour cette appellation plus virile).

Joe l’indien est donc un jeune homme d’une vingtaine d’années (j’imagine), que l’on suppose être en fac de musicologie (ça expliquerait la guitare qu’il trimballe parfois sur son dos) et, surtout, surtout, que l’on croise tous les jours ou presque depuis le début de l’année. C’en est presque « paranormal ». On le croise dans les couloirs, on le croise à la BU, on le croise dehors, en arrivant, en repartant, on le croise en allant chez Elise, dans la rue, etc. Bon, vous me direz que oui, bah c’est normal de le croiser un peu partout, le hasard fait qu’il a des horaires similaires aux nôtres et, pour le reste, rappelons quand même que la fac de Sainté n’est pas très grande et qu’il n’y a pas énormément d’étudiants. C’est normal qu’on finisse par toujours croiser les mêmes têtes… Oui, certes, je veux bien croire tout ça mais, et d’une, j’ai envie de croire à ces trucs paranormaux (ça m’occupe) et, surtout, je sais que c’est paranormal parce que y a que lui qu’on croise comme ça sans arrêt ! :P

Bon, ce n’est pas tout à fait vrai, car en fait on ne l’avait pas vu d’un mois (blocage oblige) et on vient à peine de le retrouver, là, cette après-midi, après les cours, au hasard d’un regard vaguement perdu dans le vide. C’est ce qui m’a donné envie d’en parler, je me suis dit que c’était un signe : on pensait l’avoir perdu, et le voilà qui reparaît. C’est merveilleux !

Mais à quoi ressemble-t-il, notre fameux Joe l’indien ? Et bien, comme je l’ai dit précédemment, il doit avoir une vingtaine d’année, il doit faire ma taille, métis, assez beau, les cheveux très noirs, très lisses (« il doit se les lisser, ça doit être marrant à voir », dit Elise) attachés par un chouchou (d’où son premier surnom !), il porte souvent un bas de survêtement blanc et une veste et/ou un blouson noir. Il me semble qu’il a aussi un piercing à l’oreille droite ou gauche et, comme je l’ai dit plus haut, il se ballade parfois avec une guitare dans le dos. Lui, il ne nous connaît pas, même si j’imagine qu’avec le temps il a dû remarquer quelque chose puisqu’à chaque fois qu’on le croise, désormais, l’un de nous se retourne vers un autre en lui disant avec un grand sourire niais et des signes de têtes répétés : « regarde, c’est Joe l’indien ! ». J’imagine donc qu’il a fini par piger le truc.

Voilà, c’est tout pour Joe l’indien, je ne sais même pas pourquoi j’en parle (si, je sais en fait, c’est pour faire croire que j’ai encore plein de trucs passionnants à raconter). Ah, tiens, au passage et pour finir, petit message personnel à Virgil : ça y est, la fac de Toulouse est débloquée. Heureux XD ?

Note : pour info, « Joe l’indien » est à la base un personnage de Tom Sawyer, c'est le personnage de l'imagequi suit !

mercredi 8 mars 2006

Castor, castor, je te hais !

On a une prof, on l'appelle le Castor. Pourquoi ? Bah, ça parait évident. Elle ressemble à un castor. Bref. Il se trouve que je la hais. Elle est ennuyeuse, désagréable, chiante, moche, mal habillée et ainsi de suite. Rien pour plaire, quoi. Aujourd'hui, elle a décidé de nous faire chier : elle nous a rendu des copies. D'abord, elle nous a dit que c'était lamentable, ensuite que ça lui avait gâché ses vacances de mettre des bâches à tour de bras, ensuite que les premières années (dont elle corrigeait également quelques copies) faisaient de meilleurs commentaires que nous, qu'on ne savait pas écrire, qu'on écrivait les chiffres... en chiffres (diantre !) et, pour finir, que ça faisait très longtemps qu'elle n'avait pas mis de 3 (en chiffre !) et que ça lui faisait du mal (ce qui est faux, renseignements pris auprès d'une amie d'un ami : elle met toujours des 3). Enfin bon, je n'ai pas à me plaindre, j'ai eu 12 et 12.5 (oui, c'est compliqué, moi j'avais deux copies). Mais bon, rien qu'à lire les commentaires écrits généreusement dans mes belles marges, je me sens comme une sous merde. Je me demande même comment j'ai fait pour avoir autant alors que, de toute évidence, tout est mauvais et qu'il n'y a aucun trucs positifs (c'est quand même pas la mort de mettre des "Bien" ou des "Intéressant" de temps en temps !). Donc voilà, mes devoirs sont superficiels, maladroits, mal dits, creux, contresens et ainsi de suite... Beurk, rien que de repenser à Miss Castor, ça me fout la chair (Do you beliiiiiieve) de poule...

Mais bon, j'ai réussi à me défouler grâce à l'Atelier d'Ecriture. On devait écrire un petit texte façon Tardieu, entre monologue de théâtre et poème et je me suis dit : tiens, comme tout le monde écrit des trucs marrants et humoristiques, pourquoi ne pas faire l'inverse ? Du coup, j'ai écrit deux trucs assez glauques (voire franchement malsain pour l'un d'entre eux). L'un présentait un personnage qui change de sexe en cours de route (c'est pas tout à fait ça, mais bon), très fortement inspiré de la chanson Waltz for my girlfriend Joe de Jack the Ripper tandis que l'autre (le mieux), était lui légèrement inspiré de Salad Fingers (un jour je vous en parlerais, pour ceux qui ne connaissent pas) où un type schizophrénique creusait un trou et était triste qu'une petite fille qui passait par là se soit enfui. Glups, comme on dit. J'ai fait mon petit effet : ils ont effectivement tous écrits des trucs humoristiques, si bien qu'ils doivent tous (sauf Elise et Nico qui, eux, sont déjà au courant) me prendre pour un dingue psychopathe, désormais ! Mais bon, moi je suis plutôt satisfait de mes textes, c 'est l'essentiel... Un jour, peut être, je les mettrais en ligne (noooooon, ne fuyez pas !!)

mardi 28 février 2006

Vivant

Note : Non, je ne parlerais ni de Frankenstein ("He's aliiiiiiiive"), ni de Gray Fox de Metal Gear Solid ("Fais-moi mal, Snake, fais-moi me sentir... vivant !") XD.

Non, je ne vous parlerais pas de tout ça (quoique ça mériterait sûrement réflexion), je vous parlerais plutôt de la soirée d'hier, soirée des plus agréable. On s'était dit vendredi (dernier jour avant les pseudo vacances) qu'on se retrouverait tous lundi soir, chez Elise, histoire de passer un peu de temps ensemble hors de la fac (détail qui a son importance, c'est vrai qu'on a parfois l'impression de passer notre temps à parler de dissertes, commentaires et autres profs excentriques !). On s'est donc retrouvé, Elise, Nico, Malika, Fanny, Eviana et moi-même (j'ai appris qu'il ne fallait pas ce citer en premier, j'ai mis du temps à l'assimiler, mais maintenant c'est bon !). Eviana, puisque je n'en ai pas encore parler dans ces quelques pages, c'est une amie de Fanny à la base (la "femme" de Fanny mais non, promis, je ne vais pas rentrer dans leur délire). Elle est encore au lycée où nous allions (Fanny + moi) il y a deux ans et elle est très sympathique, bien que complètement tarrée, mais bon, que voulez-vous, les amis de Fanny... (bonjour à toi si tu me lis très chère :) ). Il devait aussi y avoir Z, aussi, un ami de Fanny également, mais là c'est très compliqué et je n'ai pas une semaine entière devant moi pour tout résumer, donc j'en resterai là ^^.

Enfin bon, on s'est donc tous retrouvé chez Elise et on passé la meilleure soirée possible : on n'a rien foutu, rien du tout, sinon manger des pizzas et raconter n'importe quoi (pour certains, c'était même faire n'importe quoi... hum hum, je me rappelle d'un trip avec une ceinture mais non, promis, je n'en parlerais pas). C'était donc super sympa, bien que trop court, trop vite passé mais bon, c'est normal, c'était le genre de moment qu'on aimerait prolonger encore et encore, pour ne pas qu'il finisse... C'est en tous cas comme ça que je l'ai ressenti, j'espère que je n'étais pas le seul.

C'était étrange d'ailleurs, parce qu'après avoir passé ma journée (que dis-je ! mon week-end) à rester confiné chez moi, à passer de mon bureau à la télé à un bouquin à l'ordi, ça paraissait complètement différent. C'était comme si je me sentais enfin vivant, sentiment que j'avais légèrement laissé de côté pour m'occuper de ces mondes parallèles qui me fascinent tant : la fiction (il faut dire aussi que le visionnage de Six Feet Under m'avait replongé dans ma mélancolie habituelle, cette série est fatale à chaque fois que je la regarde !). Mais là, j'étais obligé de resortir de ma bulle, de mes bulles, et de vivre moi-même ce que je subis habituellement dans les films/séries/bouquins/blogs. Ouais, c'était ça, c'était que je me sentais vivant. Et ce n'était pas désagréable. Dommage que ça se soit passé si vite, qu'on ait du se séparer si tôt... Mais bon, on se l'est promis, on remettra ça, alors j'ai hâte.

En attendant, maintenant, je dois me dépêcher de finir une disserte (à faire pour dans un mois, je suis tordu !) qui est sans doute la disserte la plus pénible que j'ai jamais eu à faire, pour pouvoir enchainer sur une autre disserte, jeudi si je suis correctement mon planning (pas de remarques pliz :p), notre disserte de groupe à l'oral. Je dois finir ça avant jeudi (voire même, si j'ai un peu de temps, commencer à regarder un commentaire du Barrage contre le Pacifique, mais là je crois que ça va être juste) car Hugo arrive Jeudi. Et j'ai pas envie de bosser pendant qu'il est là, of course. Je dois lui présenter quelques uns de mes amis, d'ailleurs, ce qui parait un peu étrange, car ce sont deux mondes complètement différents. Mais bon, on verra bien comment ça se passera... Je devrais rencontrer Z, qui plus est, alors ça devrait être sympa...

Bon, là ça vire au billet totalement bête donc que je m'arrête là, je vous tiendrais au courant :P ! Je m'en vais me replonger dans ma mélancolie habituelle, à six pieds sous terre s'il vous plait ;).

samedi 25 février 2006

Syriana

Allez, la partie "coups de coeur" va changer un peu de raison d'être. Je vais plutôt en faire un espace de comptes rendus de films/livres/musiques/autre-préciser que j'aurai apprécié (ou pas) dans un passé relativement récent. Aujourd'hui, je me penche donc sur le cas Syriana, film que je suis allé voir pas plus tard qu'il y a une petite heure, en compagnie de Nico et d'un de ses potes... qui s'appelle aussi Nico.

Syriana, c'est ce film avec George Clooney et Matt Damon qui vient de sortir et qui a quelques nominations aux Oscars, vous avez dû en entendre parler. Non ? Tant pis. C'est donc "l'histoire" de plusieurs personnes, toutes liées de près ou de loin à l'activité pétrolière au Moyen Orient, et qui se croisent, s'emmêlent, et s'opposent dans un seul but : satisfaire les Etats-Unis. Voilà pour le scénario. Mais est-ce que c'est bien ? Ah, là, c'est plus difficile de répondre...



Commençons d'abord par les points positifs : de bons acteurs et un concept intéressant (montrer plusieurs activités a priori n'ayant rien à voir les unes avec les autres mais qui en fait se voient reliées au fil de l'intrigue). Le message également, politique bien sûr, est fort et sans doute de bon ton concernant l'actualité au Moyen Orient. Ce que nous dit ce film, c'est que tout ce qui a à voir avec les intérêts pétroliers ont à voir avec les USA, et que tout ce qui se passe là-bas est, de près ou de loin, à rattacher avec le pétrole. On y développe même l'idée que les USA ont intérêt à ce que le Moyen Orient reste instable, d'où les conflits et, même, les états non démocratique, comme ce qui concerne la succession d'un Emir en Arabie Saoudite. Etonnant que la Warner ait produit ce film, quand même... Sur ce plan là, en tous cas, il n'y a rien à redire.



Mais là où le film pêche, c'est dans sa trop grande complexité. Ici, complexité devient même confusion, dans les différentes mini-intrigues entremêlées paraissent brouillon. Déjà, le film est trop long : il dure deux heures dix, mais ne commencent réellement qu'après une heure de film. On y retrouve beaucoup de scènes courtes, beaucoup d'ellipses et beaucoup (trop) de changements de lieux à la minute, ça devient vite incompréhensible. Ensuite, certaines scènes sont clairement inutiles, comme cette incident avec le fils de Matt Damon qui apporte si peu à l'intrigue, de même que ces scènes de vie quotidienne entre l'avocat joué par Jeffrey Wright et son père alcoolo. Enfin, il y a trop de personnages, trop de noms, si bien qu'on se retrouve vite perdu devant tous ces noms qui finissent tous par ce ressembler (nous étions trois à voir le film et on s'est tous embrouillé avec les noms des Emirs !).


Alors, oui, à la fin, dans la dernière demie-heure notamment, on se dit que bon, peut être que ça valait le coup. Peut être que ça mérite un second visionnage, également. Ce n'est d'ailleurs pas un mauvais film, loin de là, l'idée de base est excellente, les acteurs sont bons et la réalisation n'est pas mauvaise mais il me semble qu'il a été mal pensé, et surtout très mal monté (sans mauvais jeux de mots). Dommage donc, ça aurait pu être bien, j'essairais peut être de revoir la deuxième heure lorsqu'il passera à la télé, histoire de comprendre un peu mieux la complexité des intrigues. Dans le même genre de film, cependant (c'est à dire les "pamphlets" contre la politique américaine), je conseillerai plutôt Lord of War, bien plus incisif, bien mieux réalisé même s'il est plus cynique et sans doute moins subtil.

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