Mes trucs




Fictions du bord de l'oeil /
17h34 |
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mercredi 21 juillet 2010
Par Guillaume Vissac le mercredi 21 juillet 2010, 16:29 - Journal
samedi 10 juillet 2010
Par Guillaume Vissac le samedi 10 juillet 2010, 11:23 - Journal
Encore évolutif, le texte enfle : j'ai l'impression qu'ils enflent tous (ceux dont la méthode de composition choisie est le fragment, toujours). Parce que la question des murs je me la pose encore, parce que les murs je les traverse encore et les lâcherai jamais. Aujourd'hui le fragment 66 est une particule détachable, un trait d'union possible entre Qu'est-ce qu'un logement. et Prudhommes.rtf qui ne verra jamais le jour.
66
J'ouvre les yeux sur des murs pourtant toujours présents mais que je découvre. Des ombres et des paupières entre deux. Désormais seul dans cet espace connu par coeur je me demande encore s'il est mien, s'il m'a apprivoisé (ou bien l'inverse). Je regarde partout dans la pièce, même dans les coins, mais ne trouve pas la réponse. J'écoute sans croire et elle refuse d'y être.
Je me souviens d'une nuit passée entre ces murs : une nuit, une seule. Trop tard pour le dernier métro, trop tôt pour repartir. J'ai dormi trois heures dans un fauteuil en cuir. Est-ce qu'une nuit suffit à faire d'un lieu un lieu ? De transformer en murs les cloisons ? Est-ce qu'un lieu où on souffle, un lieu où on souffre, un lieu où ennuie, c'est pas aussi un lieu où on vit quand même ? Je regarde partout dans la pièce, même dans le coins, mais ne trouve pas la réponse.
dimanche 31 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le dimanche 31 janvier 2010, 11:24 - Journal

mardi 5 janvier 2010
Par Guillaume Vissac le mardi 5 janvier 2010, 22:36 - Journal
J'aime cette idée de texte évolutif : quand bien même arrêté dans le temps, figé sur support (papier, cristaux liquides, encre numérique ?), quand bien même percuté point final une bonne dizaine de fois, quand bien même quand bien même, le texte poursuit sa voix sans accord ni conscience. Le texte croît encore, encore un peu, au rythme d'un paragraphe tous les quatre ou six mois, dans un coin de crâne un peu ailleurs, zone pariétale sûrement bourrée de et si et autres pourquoi pas. Exemple : si Qu'est-ce qu'un logement. se poursuivait un soir de janvier glacial, voilà le fragment qu'il pourrait proposer (résolument un extrait de la troisième partie, ou troisième partie bis, identifiée C ou C' dans le labyrinthe) :
65
Au carrefour du silence et du froid, voilà mes habitudes : je compte mes clés. Je compte un, je compte deux, je compte mes doigts engourdis par dehors et la nuit, je compte en tout six anneaux sur mon porte-clé métal-décapité. Je compte :
1/ chez mes parents qui ne retournent plus mes appels ni ne décrochent quand je harcèle
2/ clé d'immeuble qui n'est jamais rentrée une seule fois dans la serrure : seul le digicode fonctionne
3/ clé d'ancien appartement si dure à copier, facile à tordre
4/ clé de mon ancien boulot que je n'ai jamais eu le luxe d'avoir, mon dernier jour excepté, venu seul au mois d'août célébrer mon départ
5/ porte d'une vieille salle de classe qui, vestige de mes vieux intérims, continue de puer pisse et plomb mélangés
6/ clé usb dont les données hackées ne servent plus aujourd'hui qu'à alourdir le trousseau
Au carrefour du silence et du froid, voilà ce que je fais. Compter mes clés. À présent la nuit tombe, il est temps de dormir. Un coup de pied dans le lampadaire rue Berger pour qu'il s'éteigne, je m'enroule dans mon carton La Poste et siffle entre mes dents un air qui ne me réchauffe pas. Mes potes au coin de la rue, gueules fripées, belle étoile : s'il faut, nous forcerons les Halles et squatterons les couloirs.
dimanche 7 juin 2009
Par Guillaume Vissac le dimanche 7 juin 2009, 20:30 - Journal
lundi 11 mai 2009
Par Guillaume Vissac le lundi 11 mai 2009, 20:36 - Journal
64
La voix depuis l'envers du combiné décompte syllabe après syllabe les sommes prévues pour mes prochains remboursements. Zéro en janvier, zéro en février, en mars, avril, mai. Ça continue jusqu'en décembre, faut-il poursuivre ? Silence dans l'écouteur. Ce ne sera pas nécessaire. Une explication, peut-être ? Vous avez dépassé les plafonds de la CAF pour 2007, vous avez gagné trop d'argent. Nouveau silence dans l'écouteur. Je devrais peut-être lui donner le numéro de la négociatrice de l'agence, je me dis, qu'elles puissent au moins discuter, échanger, se mettre d'accord. Mais je n'en ai pas l'occasion. Un dernier silence, plus long celui-là, et la voix reparaît contre les crépitements de mon oreille droite : ce sera tout ?
jeudi 16 avril 2009
Par Guillaume Vissac le jeudi 16 avril 2009, 22:20 - Journal
63
La chambre, la voilà la pièce devenue inaccessible. Les volets sont fermés, les ampoules grillées, les yeux clos. Pourtant je ne dors pas. Ou si peu. Et lorsque c'est le cas, c'est vers toi que je me tourne, tu n'y es pas. Je referme les bras sur ma propre tachycardie, j'ai les genoux qui tremblent et la peau qui bat fort. Le sang se retourne et, paradoxal, le débit s'éteint aux portes du ventricule.
Je fixe le mur à coup d'ombres portées. Le schéma de mon sommeil quotidien s'y est affiché palpable. Peut-être une heure, peut-être deux, encore, avant de pouvoir le retrouver. Plus tard, quatre ou cinq heures affiché cristaux liquides, mes yeux s'ouvriront à nouveau et je ne respirerai plus. Absurde, ton absence devenue mon apnée. Passée cette heure le sommeil pour de bon s'échappera.
Tant de nuits déjà passées depuis ce jour ; je ne sais toujours pas dormir.
mardi 7 avril 2009
Par Guillaume Vissac le mardi 7 avril 2009, 19:58 - Images
samedi 4 avril 2009
Par Guillaume Vissac le samedi 4 avril 2009, 21:20 - Journal
Coup de tête en lent chantier, mais chantier quand même, Qu'est-ce qu'un logement. actuellement en cours de correction/mise en page/préparation pour publication Publie.net (c'est dit sur le ton désinvolte des mots habituels, mais c'est une vraie information, je précise), le livre des peurs primaires lancé et mis en ligne et, par conséquent, en cours d'écriture permanente ; les choses avancent, les textes s'emballent et existent d'eux-mêmes ou sont en passe d'exister ou bien alors font tout pour et ce n'est déjà pas si mal. Reste Cette vie, terminé depuis un an et demi, qui collectionne les refus d'éditeurs, parfois argumentés mais souvent pas. Après un an et demi, se poser la question du qu'en faire parce que franchement je n'en sais rien.1 Ou pas : démêler le vrai du faux de la fiction dans le journal du blog dans la continuité des choses. Des fois je dis des trucs qui n'y sont pas.
samedi 15 novembre 2008
Par Guillaume Vissac le samedi 15 novembre 2008, 21:01 - Journal
0
Je ne dirai plus de cet endroit que c'est chez moi.
Je ne dirai plus rien de cet endroit,
ni des précédents,
ni des autres.
jeudi 28 août 2008
Par Guillaume Vissac le jeudi 28 août 2008, 00:07 - Journal
Terminer ce texte (Q.) : comme une plongée dans la mélancolie du moment. Celui qui marque la fin d'un projet, mais pas la fin de l'entreprise générale. Il ne sera plus question que de mise en page dans les jours à venir. J'ai passé aujourd'hui près d'une heure à traquer une police qui corresponde à ma voix. Je ne suis pas sûr d'avoir trouvé. Je me suis laissé berné par l'idée que l'écriture manuscrite devait aussi quelque part correspondre alors même que seule la voix faisait sens. Les timbre, débit, saccade à remplir dans les déliés sur l'écran : pas plus facile qu'autre chose.
vendredi 15 août 2008
Par Guillaume Vissac le vendredi 15 août 2008, 18:59 - Journal
mercredi 13 août 2008
Par Guillaume Vissac le mercredi 13 août 2008, 18:11 - Journal

1
13 juillet 2007
La première étagère remplie finalement ; le reste des bouquins encore éparpillée sur le sol en attente de mieux (de E/F à la fin globalement). Restera ensuite à trouver une place aux Bds/mangas qu'il restera. Peut-être la nécessité d'investir dans une quatrième étagère, ou bien un meuble spécifique. A voir. La chambre est encore large malgré les meubles, il reste de la place. Plus encore une fois la structure du clic-clac récupérée, montée et repliée. A voir (bis) une fois arrivé à la lettre Z (reste à débattre la position des ouvrages critiques, biographies, philo, que je préférerais séparer du reste). D'ici là, d'autres piles à construire, d'autres équilibres à ménager. Plusieurs piles sont en réalité composées de plusieurs blocs. Question d'équilibre, justement. Et l'impression pendant l'agencement de ces chaos alphabétiques de virer machine, à marmonner à moité chaque première lettre de chaque auteur rencontré. Des séries de A, B, A, A, A, C, A, D, D, A, C... qui me font devenir automate : à la limite du binaire 0, 1, 0, 0, 0, 1, 1, 0, 1, 1, 1... Quand je m'aperçois que je ne parviens plus à différencier Austen d'Auster et que je place sciemment un N au beau milieu des C sans parvenir à censurer mon geste, que je ne sens plus mes chevilles ni mes genoux et que je ne respire plus que les odeurs de poussière entre les pages, je me dis qu'il vaut mieux faire une pause. Reprendre (et terminer) plus tard.
2
J'empile des noms d'auteurs sur le sol classés par lettres. Il y a beaucoup de A, beaucoup de E, beaucoup de G, beaucoup de M. Beaucoup de O, beaucoup de S. Je recouvre bientôt les trois quarts du parquet, dans la chambre on ne peut plus marcher sans écarter les pas. Le parquet vitrifié garde en reflet les traces de mes derniers déplacements, ils se recouvrent au hasard de mes allers entre les piles. Il y a beaucoup de B, beaucoup de F, beaucoup de U. Curieusement, beaucoup de W aussi.
jeudi 7 août 2008
Par Guillaume Vissac le jeudi 7 août 2008, 21:34 - Journal
lundi 7 juillet 2008
Par Guillaume Vissac le lundi 7 juillet 2008, 16:42 - Journal
Le reste est usant jusqu'aux nerfs.
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