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Tag - Qu est-ce qu un logement.

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mardi 5 janvier 2010

Qu'est-ce qu'un logement. 65

q.gifJ'aime cette idée de texte évolutif : quand bien même arrêté dans le temps, figé sur support (papier, cristaux liquides, encre numérique ?), quand bien même percuté point final une bonne dizaine de fois, quand bien même quand bien même, le texte poursuit sa voix sans accord ni conscience. Le texte croît encore, encore un peu, au rythme d'un paragraphe tous les quatre ou six mois, dans un coin de crâne un peu ailleurs, zone pariétale sûrement bourrée de et si et autres pourquoi pas. Exemple : si Qu'est-ce qu'un logement. se poursuivait un soir de janvier glacial, voilà le fragment qu'il pourrait proposer (résolument un extrait de la troisième partie, ou troisième partie bis, identifiée C ou C' dans le labyrinthe) :
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Au carrefour du silence et du froid, voilà mes habitudes : je compte mes clés. Je compte un, je compte deux, je compte mes doigts engourdis par dehors et la nuit, je compte en tout six anneaux sur mon porte-clé métal-décapité. Je compte :

1/ chez mes parents qui ne retournent plus mes appels ni ne décrochent quand je harcèle
2/ clé d'immeuble qui n'est jamais rentrée une seule fois dans la serrure : seul le digicode fonctionne
3/ clé d'ancien appartement si dure à copier, facile à tordre
4/ clé de mon ancien boulot que je n'ai jamais eu le luxe d'avoir, mon dernier jour excepté, venu seul au mois d'août célébrer mon départ
5/ porte d'une vieille salle de classe qui, vestige de mes vieux intérims, continue de puer pisse et plomb mélangés
6/ clé usb dont les données hackées ne servent plus aujourd'hui qu'à alourdir le trousseau

Au carrefour du silence et du froid, voilà ce que je fais. Compter mes clés. À présent la nuit tombe, il est temps de dormir. Un coup de pied dans le lampadaire rue Berger pour qu'il s'éteigne, je m'enroule dans mon carton La Poste et siffle entre mes dents un air qui ne me réchauffe pas. Mes potes au coin de la rue, gueules fripées, belle étoile : s'il faut, nous forcerons les Halles et squatterons les couloirs.

dimanche 7 juin 2009

Sept six neuf

Coup de tête deuxième partie se termine, je me répète. Une dernière relecture cette semaine et ce devrait être bon.

J'ai commencé en parallèle la reprise de la troisième partie. Les choses sont plus compliquées. Les parties un et deux ont été tellement réécrites que je les ai sous la peau, avec le recul le texte s'est décanté relativement naturellement. La troisième partie est différente. La troisième partie, de toute évidence, est une saloperie. Je ne sais pas trop par quel bout la prendre.

Au fond ce n'est pas la structure du truc qui me fait peur, mais plutôt l'altitude. Le vide du panorama, l'air pur et l'herbe verte. Me manque la crasse, le ciment, l'écho plein sous les escalators. Me manque le bruit, l'asphalte et le reste. Ici je me perds en altitude. J'ai laissé filer le personnage en cours de route. Il faut le reconditionner. Il faut oublier ce qu'il était dans les versions précédentes et qui ne correspond plus à grand chose. Il faut faire, défaire, et refaire encore.

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Je me suis rendu compte il y a quelques jours que Coup de tête était au centre de tout, depuis des mois, années. Ce n'était pas conscient, bien sûr, mais tous les projets, fictifs ou réels, aboutis ou ratés, pointaient vers ce roman là. Le textes du blog, les nouvelles écrites au fil du temps, et même quelques tentatives de trucs plus longs, les Qu'est-ce qu'un logement., Livre des peurs primaires ; tout devient laboratoire à visée unique C'est avec Ochracé que j'ai appris à manier l'ellipse saccadée, c'est sur Scapulaire que je me suis entraîné à multiplier les points de vue, c'est avec Sablier que j'ai appliqué la première fois une méthode de travail efficace. Idem avec le Livre des peurs primaires où tout arrive et n'arrive pas dans le même mouvement. Le seul truc à part, c'est peut-être Cette vie, encore que.

Bientôt il me faudra terminer non pas un roman, un projet, mais un cycle. Ces difficultés actuelles deviennent usantes, j'ai encore l'impression de buter comme aux premières pages des premières versions. Nous sommes trois ans plus tard, et tant d'expériences ont été effectuées, comment se fait-il que la décoction soit toujours aussi douloureuse ?

Correction : j'ai repris plus tard tout ce qui avait été écrit aujourd'hui (si peu). J'ai tout repris. C'est mieux. Mais toujours obligé de fixer une personnalité dans des comportements cadres, des tics de vie. Comment faire autrement ? Peu importe. J'aurais au moins réussi à renverser la vapeur. La page médiocre s'est changé en page moyenne susceptible de. C'est déjà un début.

lundi 11 mai 2009

Qu'est-ce qu'un logement. 64

Il y a bien cet axe que je n'ai pas abordé avec Qu'est-ce qu'un logement., la question des APL. Une erreur, un oubli. S'il fallait poursuivre l'exercice, etc. il faudrait écrire le paragraphe qui suit, le lire ensuite, et le placer sans doute un peu après le fragment numéro 35 dans la (non) chronologie de la chose.
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La voix depuis l'envers du combiné décompte syllabe après syllabe les sommes prévues pour mes prochains remboursements. Zéro en janvier, zéro en février, en mars, avril, mai. Ça continue jusqu'en décembre, faut-il poursuivre ? Silence dans l'écouteur. Ce ne sera pas nécessaire. Une explication, peut-être ? Vous avez dépassé les plafonds de la CAF pour 2007, vous avez gagné trop d'argent. Nouveau silence dans l'écouteur. Je devrais peut-être lui donner le numéro de la négociatrice de l'agence, je me dis, qu'elles puissent au moins discuter, échanger, se mettre d'accord. Mais je n'en ai pas l'occasion. Un dernier silence, plus long celui-là, et la voix reparaît contre les crépitements de mon oreille droite : ce sera tout ?

jeudi 16 avril 2009

Qu'est-ce qu'un logement. 63

Si un soixante-troisième fragment venait à voir le jour pour compléter Qu'est-ce qu'un logement., si le texte achevé était mis à jour et rallongé d'un paragraphe et si ce paragraphe était proposé à la lecture quelque part en milieu de semaine d'un mois d'avril quelconque, ce pourrait être celui-là :
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La chambre, la voilà la pièce devenue inaccessible. Les volets sont fermés, les ampoules grillées, les yeux clos. Pourtant je ne dors pas. Ou si peu. Et lorsque c'est le cas, c'est vers toi que je me tourne, tu n'y es pas. Je referme les bras sur ma propre tachycardie, j'ai les genoux qui tremblent et la peau qui bat fort. Le sang se retourne et, paradoxal, le débit s'éteint aux portes du ventricule.

Je fixe le mur à coup d'ombres portées. Le schéma de mon sommeil quotidien s'y est affiché palpable. Peut-être une heure, peut-être deux, encore, avant de pouvoir le retrouver. Plus tard, quatre ou cinq heures affiché cristaux liquides, mes yeux s'ouvriront à nouveau et je ne respirerai plus. Absurde, ton absence devenue mon apnée. Passée cette heure le sommeil pour de bon s'échappera.

Tant de nuits déjà passées depuis ce jour ; je ne sais toujours pas dormir.

mardi 7 avril 2009

Prémonitoire


Il y a six mois la phrase ce qu'on aurait souhaité qu'on s'abstienne de nous offrir (Qu'est-ce qu'un logement.), aujourd'hui ceci.

samedi 4 avril 2009

Que faire de Cette vie ?

cette-vie.jpgCoup de tête en lent chantier, mais chantier quand même, Qu'est-ce qu'un logement. actuellement en cours de correction/mise en page/préparation pour publication Publie.net (c'est dit sur le ton désinvolte des mots habituels, mais c'est une vraie information, je précise), le livre des peurs primaires lancé et mis en ligne et, par conséquent, en cours d'écriture permanente ; les choses avancent, les textes s'emballent et existent d'eux-mêmes ou sont en passe d'exister ou bien alors font tout pour et ce n'est déjà pas si mal. Reste Cette vie, terminé depuis un an et demi, qui collectionne les refus d'éditeurs, parfois argumentés mais souvent pas. Après un an et demi, se poser la question du qu'en faire parce que franchement je n'en sais rien.

V. m'apprend la semaine dernière que le festival du livre de Mouans-Sartroux récompense des manuscrits non-édités répondant au non-thème « fiction d'ailleurs » par une publication chez Actes Sud. Je l'en remercie au passage. Cette vie serait parfait pour ce thème là, c'est à dire qu'il n'y ferait pas tâche. Mais j'hésite. Trois versions papier à imprimer-relier plus version numérique CD (!) à joindre au tout plus l'expédition du truc en elle-même et les sommes pour rien à engager là-dedans. Pour rien, parce qu'évidemment ce n'est pas viable cette histoire. Cette vie n'est pas lisible par un comité de lecture et ne remportera aucun concours de rien. Cette vie n'est pas vraiment lisible du tout, d'ailleurs, et fort honnêtement je me demande bien quels ont été les rouages qui ont pu me conduire à la composition d'un tel mécanisme. Se dire qu'un an avant Qu'est-ce qu'un logement., texte indéfinissable, j'écrivais ce truc qui n'avait rien à voir avec rien. Aujourd'hui je garde les feuilles refusées entre les mains, relis quelques lignes, le qu'en faire résonne toujours autant et, pire, aucune réponse n'émerge.

Autres options possibles (traduction : auxquelles j'ai pensé) : la mise en ligne internet, tout simplement. De cette façon, le texte, personne n'en voudra, mais au moins il sera lu par ceux qui l'auront voulu. Plutôt qu'un PDF tout bête, je passerais alors par l'intermédiaire de la plateforme M@nuscrit proposée par les éditions Léo Scheer, je pourrais en même temps toucher plus de lecteurs (encore que). Mais la visionneuse flash avec pages qui se tournent au clic me m'intéresse pas vraiment. Et puis je me suis toujours mis dans l'idée qu'un texte mis en ligne devait faire l'objet d'un vrai effort d'adaptation au support, une plateforme créée pour le texte avec expérience de lecture prenant en compte les particularités d'Internet. Il serait probablement très stimulant et intéressant de se lancer dans la création d'une telle plateforme. Problème : je n'ai pas le temps ni l'énergie de consacrer des heures de travail à un projet déjà terminé depuis si longtemps à mes yeux. On est revenu (du coup) au point de départ.

Ou plutôt non : le temps que j'ai passé à ressasser tout ça entre deux gares (une semaine) et la date limite du festival du livre de Mouans-Sartroux est passée (jeudi dernier, cachet de la poste faisant foi), j'ai préféré ne rien envoyer1. Reste la non-solution : que les choses restent comme elles sont et ont toujours été. Ce manuscrit démultiplié restera sagement mort dans l'un de mes tiroirs. Un jour, peut-être, je le ressortirai. On verra à ce moment là. On n'est pas pressé. On a le temps. Et puis si l'on oublie, au fond, ce n'est pas bien grave, on ne recule pas, on avance juste dans d'autres directions.

________________

1 Ou pas : démêler le vrai du faux de la fiction dans le journal du blog dans la continuité des choses. Des fois je dis des trucs qui n'y sont pas.

samedi 15 novembre 2008

Qu'est-ce qu'un logement.

Je mets aujourd'hui en ligne ce projet de webfiction qui m'a occupé cet été et pour lequel j'ai détourné certains éléments de nos recherches de logement successives. Le texte est parti de lui-même, par bribes notées à la va-vite, alors que se profilait un troisième déménagement en juin dernier. Puis les fragments se sont enchaînés, j'ai fini par les numéroter dans l'ordre et, après réorganisation et mise en page, ils sont devenus ce Qu'est-ce qu'un logement dont je parlais déjà en août. Pour ce projet là, la lecture-écran est grandement souhaitable, la mise en page va dans ce sens, mais pour ceux qui le souhaiteraient, j'ai également une version PDF à faire circuler. La navigation du mini-site dédié est un peu particulière, je vous laisse la découvrir. Disons pour faire simple qu'il n'y a ni ordre, ni sens ; le texte est à traverser comme on peut. Chaque lecture peut-être unique, fonction des chemins parcourus. Un plan est disponible pour les plus téméraires qui voudraient tout lire, mais pour les autres, je les laisse se perdre au gré du hasard. Pour le reste : suivre les instructions du début et lire, si possible après avoir téléchargé le pack police proposé au bord du texte. A titre indicatif, le texte comporte 53 fragments différents, plus ou moins faciles à trouver, plus ou moins enchaînés les uns aux autres, à lire dans n'importe quel ordre ou désordre comme on peut.

q.gif
0

Je ne dirai plus de cet endroit que c'est chez moi.

Je ne dirai plus rien de cet endroit,
ni des précédents,
ni des autres.

jeudi 28 août 2008

Segoe Script

Terminer ce texte (Q.) : comme une plongée dans la mélancolie du moment. Celui qui marque la fin d'un projet, mais pas la fin de l'entreprise générale. Il ne sera plus question que de mise en page dans les jours à venir. J'ai passé aujourd'hui près d'une heure à traquer une police qui corresponde à ma voix. Je ne suis pas sûr d'avoir trouvé. Je me suis laissé berné par l'idée que l'écriture manuscrite devait aussi quelque part correspondre alors même que seule la voix faisait sens. Les timbre, débit, saccade à remplir dans les déliés sur l'écran : pas plus facile qu'autre chose.

La fin d'un projet mais pas la fin de l'entreprise générale : parce qu'en réalité je ne suis pas allé au bout de moi-même. Il reste encore tellement à explorer, à retranscrire, avec les bons mots, les bonnes polices. La voix pas par hasard. Tellement que c'en est déjà vain. Coup de tête vient juste derrière et derrière Coup de tête tant d'autres bribes encore, déjà construites ou, pire, seulement pensées. J'imagine sans y croire le jour où je n'aurais plus besoin de tout ça. Où je serai débarrassé de la fiction. Mort pour elle. Je me demande quelle tête j'aurais devant la glace en me disant ça. Si je serai triste ou soulagé. Quelles seront mes lectures. La personne que je serai devenue. L'espace et les corps autour de moi. La couleur du ciel et si la lune est présente puisqu'il fera nuit. Si elle l'est je prendrai une photo et la lune coulera.

J'ai horreur de terminer quoi que ce soit, surtout quand c'est cyclique. Ce devrait (ce devra) être clos avant lundi.



Ajout du 30 août 2008

Avant lundi effectivement : comme quoi je peux tenir mes délais et autres lignes mortes. Les six derniers fragments nécessitant une mise en page particulière ont été bouclés dans la journée. Depuis jeudi, c'est une vingtaine de ces fragments que j'aurais organisé de cette façon, soit un peu moins de la moitié de la production totale. Une dernière relecture en fin d'après-midi, histoire de vérifier qu'il n'y a pas d'oubli (en réalité il y en a un), histoire de mettre les heures fastidieuses de pixels disséqués derrière moi. Plus que deux ou trois ultimes relectures et ce devrait être bon. Ne restera alors que les derniers détails à régler (pages qui gravitent autour du projet en lui-même, test de chaque page sur diverses machines, navigateurs et résolutions, traque au bug, etc.) avec, en ligne de mire, la mise en ligne de l'ensemble, courant septembre, j'ignore exactement quand.


Ajout du 15 novembre 2008

Mise en ligne de
Qu'est-ce qu'un logement disponible intégralement sur l'écran (cliquer pour ouvrir).

vendredi 15 août 2008

Chantiers (fictifs)

Posté le 19 mais daté du 15 pour cause de blackout bis.

J'avance, plusieurs chantiers sur les bras. Les relectures de Coup de tête, cycliques, identiques, tapissent un fond d'écriture régulier, quasi abstrait, toujours présent. Je relis les mêmes pages depuis des semaines. Le processus est lent, il en accompagne d'autres. Je n'en suis qu'aux premières pages du premier jour de la première partie. Encore beaucoup à découvrir, à exhumer, dépoussiérer, et tout le reste aussi.

Autre chantier, autres pages, elles n'ont strictement rien à voir entre elles : Qu'est-ce qu'un logement. Les cinquante-cinq fragments bruts originels, écrits entre juin et début août, ont été classés, catégorisés, épurés, selon mes systèmes de classement habituels. Douze de ces fragments ont été retirés. Mis à l'écart, ils ne serviront pas pour la version finale du projet. Je compte les proposer à la lecture, via une mise en ligne sur le blog, avant, ou bien à l'occasion de la publication internet de la version finale. Le reste des fragments, encore sujet à modifications d'ici cette date fictive, a été classé en trois catégories distinctes, correspondant à trois périodes chronologiques qui résultent d'une récente mise en fiction du projet. L'idée de départ était de fragmenter ce quotidien absurde des déménagements successifs et à répétition. L'idée de départ était d'établir un flou suffisamment dense pour y caser les récentes (més)aventures liées à la question du logement. Et ce que ça signifie, au juste, de dire « chez moi », ou « chez nous ». En cours de route l'idée a bougé, évolué. La mise en fiction vient de là : j'ai décidé de distinguer trois périodes différentes articulées autour d'un évènement en plus. Fictif, donc. Cet évènement tient du conditionnel des mes pensées abstraites : il me fallait casser l'image du couple et laisser mon narrateur se séparer de son H. fictif que l'on devine pourtant. Parce que la plupart de ces fragments étaient d'inspiration autobiographique et qu'il me fallait les détourner pour en construire une fiction. Voilà comment je m'en détourne : je choisis la rupture. A présent, le texte se décompose en trois temps : le temps du nous, de la rupture, donc, et le départ (ou retour) vers la solitude. Ce découpage n'a rien de délicat ou d'épuisant : simplement déplacer des paragraphes, des numéros, vers des tronçons de pages, délimités par des sauts de pages insérés, coincer ces numéros sous des lettres, représentant chacun un temps : A, B et C. Et au bout de ces trois lettres, la colonne « Chutes », rebuts de tout ce qui ne convient finalement pas et qui ne prendra pas part au texte final, comme expliqué précédemment.

Si ces deux projets avancent en parallèle sans accroc, c'est tout simplement parce que le rythme d'écriture n'est pas le même. Coup de tête fonctionne presque indépendamment de moi, en toile de fond, parce que les relectures acharnées et aliénantes ne sont pas rentables (déjà testées pour vous). Je ne me heurte qu'à peu de difficultés : ces passages là ont déjà été beaucoup travaillés depuis mai dernier. Le seul doute est aussi un de ceux qui me résistent ne me lâchent pas depuis le début, probablement que je ne le résoudrais pas, c'est une question d'équilibre de la langue, mais j'y reviendrais plus en détail. Je souhaiterais terminer Qu'est-ce qu'un logement dès cet été, si possible avant le début du mois de septembre. Restera ensuite, passée la phase de « montage », la dernière étape du projet, et non la moindre, la mise en page, la mise en ligne, en un seul temps.

mercredi 13 août 2008

Des piles de A, B, C...

Dire troisième déménagement en un an signifie aussi : troisième rangement-classement des bouquins en un an. Logique. Sauf qu'entre temps (un an, donc), d'autres piles de livres se sont formées. Les rayons débordent. Et la mise en carton a complètement cassé l'ordre alphabétique drastiquement organisé. Tout refaire du coup. Au risque de se faire traiter de névrosé parfois.

De fait aujourd'hui : les lettres A à D, soit d'Ajvaz à Duras, plus les anonymes, revues et autres compilations ou anthologies. L'envie aussi de mettre le Théâtre et la Poésie à part. En profiter aussi, après achat d'une quatrième étagère, pour aérer un peu plus les rayons.

(Prétendue) photo faite à la même époque introuvable. Celle-ci date d'aujourd'hui.



Hasard (ou coïncidence) des déménagements, deux paragraphes épars retrouvés sur le sujet. Le premier date de l'année dernière, il est issu des prémices du Journal (bis). Le second est en réalité l'un des fragment de Qu'est-ce qu'un logement, actuellement en pleine finalisation.
1

13 juillet 2007

La première étagère remplie finalement ; le reste des bouquins encore éparpillée sur le sol en attente de mieux (de E/F à la fin globalement). Restera ensuite à trouver une place aux Bds/mangas qu'il restera. Peut-être la nécessité d'investir dans une quatrième étagère, ou bien un meuble spécifique. A voir. La chambre est encore large malgré les meubles, il reste de la place. Plus encore une fois la structure du clic-clac récupérée, montée et repliée. A voir (bis) une fois arrivé à la lettre Z (reste à débattre la position des ouvrages critiques, biographies, philo, que je préférerais séparer du reste). D'ici là, d'autres piles à construire, d'autres équilibres à ménager. Plusieurs piles sont en réalité composées de plusieurs blocs. Question d'équilibre, justement. Et l'impression pendant l'agencement de ces chaos alphabétiques de virer machine, à marmonner à moité chaque première lettre de chaque auteur rencontré. Des séries de A, B, A, A, A, C, A, D, D, A, C... qui me font devenir automate : à la limite du binaire 0, 1, 0, 0, 0, 1, 1, 0, 1, 1, 1... Quand je m'aperçois que je ne parviens plus à différencier Austen d'Auster et que je place sciemment un N au beau milieu des C sans parvenir à censurer mon geste, que je ne sens plus mes chevilles ni mes genoux et que je ne respire plus que les odeurs de poussière entre les pages, je me dis qu'il vaut mieux faire une pause. Reprendre (et terminer) plus tard.

2

J'empile des noms d'auteurs sur le sol classés par lettres. Il y a beaucoup de A, beaucoup de E, beaucoup de G, beaucoup de M. Beaucoup de O, beaucoup de S. Je recouvre bientôt les trois quarts du parquet, dans la chambre on ne peut plus marcher sans écarter les pas. Le parquet vitrifié garde en reflet les traces de mes derniers déplacements, ils se recouvrent au hasard de mes allers entre les piles. Il y a beaucoup de B, beaucoup de F, beaucoup de U. Curieusement, beaucoup de W aussi.

jeudi 7 août 2008

Blackout #2

Grosso modo un an plus tard et toujours les mêmes problèmes. D'ici probablement le courant de la semaine prochaine le blog fonctionnera au ralenti (et j'imagine que certains ont déjà remarqué que c'était le cas depuis une semaine au moins). Les causes sont encore identiques. Déménagement. Initialisation de la ligne. Activation du truc. Du coup : en être réduit à capter l'ombres des ondes du hotspot d'en face (quand celui-ci fonctionne). Et attendre que tout soit lancé.

Pour le reste tout est à peu près bon. Nous sommes arrivés samedi. Ce qui veut dire que depuis ce jour nous ne faisons rien d'autre que déballer, ranger, jeter, ranger, déballer, acheter, acheter, ranger. D'ici le début de la semaine prochaine, il est fort probable (souhaitable) que tout rentre dans l'ordre. Qu'on ait un chez nous. Qu'on puisse reprendre le quotidien et les trucs en cours. Les étagères remplies sur les bons murs. Les livres organisées dans les bonnes étagères. Les rideaux coupés aux bons endroits. Ce genre de trucs.

*


Ces premiers jours à vivre à Y. dans l'Essonne sont particuliers. Parce que cela fait plus d'un an à présent qu'H. et moi vivons ensemble, or j'ai parfois l'impression qu'il s'agit de notre premier appartement. Que les deux mois à Morlaix et les dix passés à Nuggets City en réalité ne comptent pas. Et la grosse semaine passée à Sainté qui n'arrange rien. L'impression de quitter la ville, les amis, la famille à nouveau. Impression agaçante parce que je la sais forcée.

Je n'ai pas envie de résumer cette dernière semaine (pourtant hautement fournie). Simplement me laisser couler dans l'air autour pour enfin reprendre le cours de mes occupations. Profiter un minimum du mois d'août avant qu'il ne se termine. Et régler les détails administratifs encore en plan. Remplir un dossier de demandes d'APL. Postuler pour tel job à l'ANPE. Ce genre de trucs.

Et reprendre (et terminer) Qu'est-ce qu'un logement avant de trop m'excentrer de l'oeil du cyclone. Et Coup de tête dans la foulée. Et puis tout le reste et un peu plus encore.

lundi 7 juillet 2008

Ouroboros CQFD

Fera office de test pour la webfiction Qu'est-ce qu'un logement, actuellement en cours d'écriture.





Le reste est usant jusqu'aux nerfs.