Mes trucs




Fictions du bord de l'oeil /
17h34 |
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
samedi 30 mai 2009
Par Guillaume Vissac le samedi 30 mai 2009, 19:15 - Journal
vendredi 15 août 2008
Par Guillaume Vissac le vendredi 15 août 2008, 18:59 - Journal
samedi 3 mai 2008
Par Guillaume Vissac le samedi 3 mai 2008, 18:50 - Journal


lundi 14 avril 2008
Par Guillaume Vissac le lundi 14 avril 2008, 19:47 - Journal
dimanche 30 septembre 2007
Par Guillaume Vissac le dimanche 30 septembre 2007, 12:01 - Journal
Parlons Mécanismes. Ces dernières semaines, parallèlement à beaucoup d'autres projets en cours, je me suis mis dans l'idée de relire et de reprendre certains épisodes (les premiers) de Mécanismes. Loin de moi l'idée de tout réécrire (ça n'aurait d'ailleurs aucun sens), mais peaufiner, simplement, ce que j'avais mis en ligne, à l'époque, comme ça, sans réel travail de relecture ou de correction : le problème de ces épisodes là
étant qu'il s'agit essentiellement de premier jet, d'où
les nombreuses imperfections et, parfois, incohérences. J'ai donc corrigé et remanié ces premiers épisodes, non pas pour les rendre bons (c'est encore loin d'être le cas) mais pour qu'il soit lisibles et, quelque part, uniformes. J'espère que j'y suis parvenu. Les corrections en questions sont assez légères : en général il ne s'agit que de reconstruction grammaticale, de vérifications orthographiques et de remodelage syntaxique. Le niveau de langue a été légèrement modifié, pour qu'il colle plus à celui d'épisodes plus récents. Les aspects purement techniques (le mini-site), visuels (la mise en page) ou multimédias (les trucs en plus : sons, images...) sont restés identiques, en revanche.lundi 24 septembre 2007
Par Guillaume Vissac le lundi 24 septembre 2007, 20:11 - Journal
Pour la première fois je peux enfin dire : je viens de terminer mon roman. Et pour la première fois, cela ne signifie pas que je suis seulement vaguement satisfait de ce que j'ai fait , mais bien que j'ai achevé mon texte : j'ai écrit exactement ce que je voulais écrire.Extrait 2 : Seconde partie, P.59/104Je m'étais juré que je ne tomberais pas dans ce piège blafard que constituait mon propre sommeil, aussi fis-je tout mon possible pour maintenir mes yeux ouverts aussi longtemps que mon corps pouvait l'accepter. Je regardai avec attention chaque objet disséminé dans la pièce et me forçai à les décrire à voix basse, le plus exhaustivement possible. Ces exercices, en plus de maintenir mon esprit aussi éveillé que l'imposait mon rôle de garde-malade, avait également pour avantage de créer une passerelle orale entre ma femme et moi. Je me plaisais à croire que chaque mot prononcé à voix basse et soufflé contre ses tempes me permettait de percer le secret de ses sens. Chaque son que je m'efforçai de murmurer me rapprochait un peu plus d'elle-même et nous permettait à tous les deux de mieux endurer la maladie. Rien n'était épargné par l'avalanche scrutatrice de mes paroles : les livres, les feuillets et dossiers entreposés sur les rayons de la bibliothèque, les plinthes, la tapisserie, la porte menant au couloir du premier étage, l'accès étriqué ouvrant sur le coin salle de bain, le robinet blanc, le miroir glacial, le plafond vaguement lézardé, les huisseries blanches de la fenêtre suintante, la surface empêtrée de mon bureau provisoire, le boîtier fermé dans lequel se trouvait toujours ma réserve de boules quiès, au cas où, cette chaise sur laquelle je me trouvai, les draps de son propre lit, cet oreiller, le bois sombre de la bibliothèque, la sarbacane qui trônait sur le haut du dernier rayon... La poussière qui phagocytaient elle-même cet objet incongru. La petite fléchette qui y était fixée. Quelques filets de salive que j'imaginais sur son extrémité. Rien n'était épargné. Et lorsque je me rendais compte que j'avais épuisé toute la matière de mes éternelles descriptions, je faisais mine de ne pas l'avoir remarqué, je recommençai le perpétuel cercle de l'observation, descendant d'un cran dans les niveaux successifs qui se présentaient à moi, m'enfonçant sans vergogne dans l'infiniment petit qui dans les détails de notre quotidien le plus proche ne cessait de nous cerner et de potentiellement nous recouvrir.
Le ciel était noir lorsque, l'après-midi pourtant, nous nous faufilâmes, emmitouflées dans nos blousons, écharpes, bonnets et parkas, dans les steppes glacées du domaine environnant. Nous passâmes, moi en tête, Ithma ensuite, par le petit salon, gagnant la terrasse via la porte-fenêtre latérale, et nous longeâmes délicatement les buissons de Locus Amoenus. Ils se cristallisaient sous nos yeux en de sombres bouquets argentés qui ressemblaient, par endroits, à quelques sculptures parfaites, elles mêmes copies potentielles de plantes et de fleurs réellement existantes. Ithma sortit son appareil à impulsions photo-électriques et se positionna à deux pas de ces buissons ; elle inséra dans les fentes correspondantes les plaques impressionnables nécessaires au bon fonctionnement de son appareil et elle captura l'image que quelques secondes plus tôt seulement nous nous attachions à contempler. Sur la photo, j'imaginai, ne paraîtraient pas les effluves silencieuses et croissantes qui s'échappaient mollement de leur pétrification et qu'à cet instant je me gardai bien de respirer.
Peu à peu les forêts acérées du domaine nous encerclèrent à mesure que nous en gagnions les profondeurs. Je me trouvai désormais bien au-delà des limites que j'avais eu le loisir de découvrir auparavant. Nous comptions pourtant sur ma connaissance supposée du terrain pour nous orienter. Chaque pas nouveau nous entraînait un peu plus vers un coeur brumeux et silencieux dont les sculpture florales et factices constituaient l'unique point de repaire.
Ithma déambulait parmi ces espaces condensés comme on traverse un chemin inexistant. Elle imprimait de nombreuses plaques impressionnables et notait sans cesse les références de ce qu'elle se permettait de figer. Chaque variété végétale ou minérale aimantait son attention. Chaque regard trahissait l'effusion de ses yeux beiges à traquer l'inconnu, quand bien même, pour elle, l'inconnu n'était pas cet ennemi impalpable qui nous étouffe et nous broie mais bien un défi perpétuel, un compagnon de jeu, qu'il fallait traquer et dépasser à mesure que notre progression le permettait. Nous frôlâmes quelques épines acérées et mesquines, nous marchâmes sur des brindilles de verre qui se désintégraient aussitôt, nous ignorâmes les percussions haletantes d'oiseaux invisibles et discrets qui, au-dessus de nos ouïs respectives, sifflaient et martelaient le tronc des arbres sur lesquels ils devaient se trouver ; ensemble nous progressions dans les splendeurs et les pièges de cette forêt et ensemble nous acceptions de nous y oublier.
lundi 16 juillet 2007
Par Guillaume Vissac le lundi 16 juillet 2007, 19:31 - Journal
Depuis le mois d'avril dernier, comme je l'ai déjà évoqué dans mon dernier billet du journal de bord, je travaille à l'écriture d'une novella, texte un peu plus long qu'une nouvelle mais un peu trop court pour être un roman, que j'ai intitulé « Cette vie ». Les corrections sont allées bon train, et je crois pouvoir dire que j'ai bâti une version relativement satisfaisante. Sauf que... Sauf que je me suis mis en tête, dernièrement, de modifier légèrement certains passages et, surtout, d'en rajouter quelques uns. Les "quelques uns" en question, ce n'est pas qu'un peu :
le nombre de passage à rajouter s'élèverait pour l'instant à une petite dizaine. J'ai commencé à écrire ces passages supplémentaires hier, et l'opération s'est poursuivie aujourd'hui (cela devrait au moins durer toute la semaine) mais déjà quelques doutes s'installent...samedi 9 juin 2007
Par Guillaume Vissac le samedi 9 juin 2007, 18:36 - Journal

samedi 12 août 2006
Par Guillaume Vissac le samedi 12 août 2006, 14:01 - Journal
Depuis quelques jours, j’ai commencé la phase « relecture & corrections » le roman qui m’intéresse en ce moment, c'est-à-dire, et si vous avez un minimum suivi mes derniers billets du journal de bord vous le saurez, c'est-à-dire « Coup de tête », commencé en mars/avril, terminé début juillet, enfin, quand je dis terminé, je veux dire que la première version a été terminée, mais qu’il n’est pas encore achevé, je sais que c’est une phrase longue, soit dit en passant, mais suivons un peu le cours de mes pensées, pourquoi pas ?
Des relectures, donc. Et des corrections. C’est une phase que je ne maîtrise pas, évidemment, parce que je m’imagine bien que c’est difficile de maîtriser ce genre de phase, surtout quand on est jeune, comme moi car, oui, c’est vrai, je suis jeune. Cette phase a toujours été, comment pourrais-je dire, pénible pour moi. Ou alors déprimante, puisque c’est dans cette phase-là qu’on se rend compte qu’en fait, tout ce qu’on a écrit n’est pas bien, non, bien au contraire. Jusque là, donc, pour mes écrits précédents, je me contentais de quelques relectures, de quelques corrections, de situer les quelques passages que je ne supportais pas et de les remplacer par des passages que je tolérais. Au final, ça donne une version finie moyenne, inégale et irrégulière (voire incohérente), c'est-à-dire que ça donne mon seul (à ce jour) roman terminé, j’ai nommé « Point d’interrogations » (j’en ai déjà parlé dans le Journal de bord, également).
Comme cette technique (celle que je viens d’expliquer) ne fonctionne pas, j’ai décidé d’essayer autre chose pour « Coup de tête ». Déjà, première nouveauté, j’ai tout tiré sur papier dès la première version. Afin de corriger à la main sur le papier en lui-même, ou sur des feuilles séparées si je n’ai pas la place. Mine de rien, c’est nettement plus utile que de faire des corrections directement sur un traitement de texte qui, même si je garde chaque enregistrement de chaque page séparément (ce n’est pas exactement ça, mais peu importe), ne me laisse aucune visibilité sur ce que j’ai fait, enlevé, barré, rajouté, modifié par rapport à la version originelle, le sacro saint premier jet. Je corrige donc à la main, disais-je, c'est-à-dire que je souligne, je barre, j’entoure, je fais des signes bizarres, des annotations dignes de corrections de copies, je corrige les fautes d’orthographe (toujours les mêmes), et ainsi de suite. Le truc, je me suis dit, c’est de ne rien laisser qui me heurte. Chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe qui ne me laisserait ne serait-ce qu’une légère mauvaise impression est remis en question. Histoire d’être un minimum exigeant. Histoire d’être juste. Histoire, aussi, d’écrire ce que je voulais écrire et que tout soit bien conforme à ce que doit être mon récit, enfin, je dis le mien, c’est aussi celui de mon narrateur. A long terme, je sais que c’est démarche est impossible, voire invivable, car je suis bien conscient que, quoiqu’il arrive, je ne serais jamais satisfait à 100% de ce que j’ai pu faire. Ca, je le sais très bien, je ne suis pas naïf. Mais je veux m’en rapprocher. De ce 100%. Ne pas l’atteindre, car je ne peux pas, mais m’en rapprocher le plus possible, histoire d’avoir, au final, le roman qui sera le plus susceptible de me plaire et donc, par conséquent, d’être réussi. C’est tout ce que je souhaite même si, je le sais bien, c’est déjà beaucoup. Très beaucoup.
Je fais donc ça depuis quelques jours, même si ça me gonfle, même si c’est fatigant, énervant, irritant, pénible. Même si tout ça. Tant pis. Il faut le faire. Sinon, je n’arriverai jamais à rien. J’en suis environ à la moitié, aujourd’hui, sachant que pour l’instant, je me contente de repérer les anomalies, la phase réécriture n’arrivant que plus tard, je ne sais pas encore quand. Certaines pages sont donc intégralement barrées, d’autres laissées telles qu’elles, d’autre encore sont complètement barbouillées de partout. Ce matin, mon feutre noir, celui qui me sert à barrer les passages vraiment très mauvais, m’a même lâché. Il était quasiment neuf. J’avoue que ça fout un petit coup au moral, mais ce n’est pas grave. Il faut le faire. Pour info, ma deuxième partie (d’un roman qui en compte cinq, réparties sur cent trente pages), est presque intégralement à revoir, à réécrire, voire parfois à repenser. C’est frustrant. C’est pénible. C’est insupportable, aussi. Mais il faut le faire.
Pendant ce temps, j’essaie aussi de continuer à écrire d’autres choses, histoire de ne pas me faire miner par ces incessants constats de non perfection. Résultat, j’écris trois choses complètement différentes en même temps dont, j’en suis sûr, par une seule ne sera terminée… Bon, allez, peut être une sur trois.
Derniers commentaires
29 /07/10
29 /07/10
28 /07/10
28 /07/10
28 /07/10