NPAI      

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Soirée

Fil des billets

mercredi 24 décembre 2008

Gomme

J'ai posé un pied en vacances et suis tombé malade. Mais sûr que pour lundi prochain, date de la reprise du boulot, je serai largement rétabli (ouf). Entre temps, quelques jours passés, parfois comme un vide à combler. D'autres, comme samedi soir, m'ont bien coûté ma voix mais ce n'est pas très grave : la dernière fois que j'avais joué au Taboo XXL avec eux, c'était il y a un an et demi, je m'apprêtais à partir. J'ai apprécié cette soirée là.

Les autres jours dans du coton : ne rien entendre, sentir, ni voir. Jusqu'à aujourd'hui. Certes je n'entends ni ne sens toujours rien, mais au moins je vois mieux. De nouveaux verres scotchés aux paupières qui me font découvrir la vue, la fenêtre de mon ancienne chambre, comme si elle avait

L'impression en traversant les reflets, les fenêtres, les miroirs, que le nombre de pixels affiché à augmenté, que la courbe des lumières est plus nette, plus fine.

viré HD dans la nuit. C'est la même bizarre transformation du dehors qui s'opère, grosso modo à la même époque que pour la dernière fois ; c'était il y a deux ans.

Entre temps je n'ai pas écrit une ligne, je ne sais plus écrire ici, mon bureau a changé de mur, et tout simplement je n'y vis plus. Je n'ai pas mieux lu, laissant Marelle où il était, tant pis pour le deuxième tour de tous les côtés, ce sera pour plus tard. Je me suis simplement laissé prendre par l'envie de me retaper tous les Fly (37 volumes). Commencé vendredi, fini hier.

fly.JPG

Dans mes bulles en pointillés, hier avant de dormir, dans la foulée des dernières pages, j'ai essayé de me souvenir de cette ersatz de fanfiction que j'avais essayer de monter quand j'avais treize ou quatorze ans.

Je me rappelle des épisodes imprimés sur papier et des visages des uns et des autres reproduits lorsqu'ils apparaissaient tout en pixels. Mais l'histoire, non, je ne m'en souviens pas, sinon quelques grandes lignes : plusieurs années après la disparition du héros, une nouvelle menace se présentait, et il fallait à nouveau, etc.

Puis d'autres idées qui m'aident à trouver le sommeil : dix ans plus tard, le monde vit paisiblement, les monstres rassemblés sur l'île des montres, les personnages trop vieux pour avoir encore survécus probablement déjà morts, et les autres séparés par leurs nouvelles vies et par le temps qui creuse. La plupart des héros sont amères de voir leur exploit si vite effacé de la mémoire collective et tous les anciens frères d'armes guettent le retour du héros qui ne revient pas. Quelques uns ayant trop combattus sont désormais des infirmes incapables de marcher. La magie elle-même aurait perdu son utilité faute de menace sérieuse. L'humanité peu à peu s'enfoncerait dans l'ennui. Il y aurait probablement peu de combat dans cette fiction fictive, elle serait très vite barbante et les fans du mangas, s'il en reste, la bouderait vite. Le héros ne reparaitrait que sous une apparence de clochard, sous un autre nom, il errerait sans parler à la recherche de la larme des dieux morte dix ans plus tôt, censée renaître. Il y aurait aussi de grandes phrases du type un monde en paix n'a plus besoin de héros ou encore nous avons payé de nos personnes pour que la Justice l'emporte, il y a dix ans, mais aujourd'hui, regarde ce qu'il en reste. Et tout le monde serait fort triste, parce qu'au fond à quoi peut bien servir une équipe de héros quand il n'y a plus personne à combattre ou à sauver ?

Je repars en arrière vers la même période, ce matin, par l'intermédiaire de la wayback machine. Toujours les mêmes obsessions toilées : mes anciens sites, ceux que j'appréciais alors, les sites de fanfics et autres forums ezboard. Je n'ai retrouvé aucune fanfiction sur Fly en revanche, manga trop vieillot (et vieillis) qui ne doit plus intéresser grand monde, malgré sa nouvelle traduction.

Il s'agit pourtant d'une fiction qui m'a suivi des années durant et pour laquelle je garde une certaine tendresse, ne serait-ce que pour ce genre de phrases magiques :

fly2.JPG

Et toutes ces heures passées à attendre la sortie du prochain volume : c'était la première fois que je lisais comme ça un manga encore en cours de parution. Les suivants, parfois meilleurs, étaient pourtant bien fades en comparaison.

dimanche 2 novembre 2008

Comment j'ai failli aller voir le dernier Woody Allen...

...pour en réalité finir trempé entre les passages cloutés, sans rien derrière ni devant les yeux.

Nous avons rendez-vous avec Nico et Isa pour la séance de 16h, devant le Méliès et tout, pour voir le dernier Woody Allen , Vicky Cristina Barcelona, histoire de perpétuer la fameuse tradition cinématographique de saison. Des trompes d'eau sur les vitres, je pars de chez mes parents en regrettant un brin d'avoir laissé mon parapluie à Y. puis m'abrite sous l'abri-bus prévu pour. Sur l'écran de contrôle, je vois l'arrivée du prochain 4 pour 22 minutes plus tard. Il est trois heures et demie alors je me dis merde. Texto-éclair pour Nico qui, lui, est toujours très ponctuel : pas de tram avant 20 min, ça va être chaud pour être à l'heure puis retour écran de contrôle histoire de : un 5 dans deux minutes donc bon. Texto effacé-non-envoyé.

Retrouve Nico à l'heure ou presque pour finalement se dire que vis à vis de la séance de 4 heures, ça va être trop juste pour Isa (shocking !) donc non. Du coup, retour voiture-à-Nico sous trompes d'eau régulières pour bouger jusqu'à St-Roch histoire de se rapprocher de chez Isa et d'une et de payer moins cher le parcmètre ensuite. Petit tour de Sainté embuantée derrière les essuies-glace battus, puis slaloms entre les rues inroulables du centre-ville pour finalement s'échouer sur le parking St-Roch complètement vide. Entre temps, coup de fil d'Elise pour dire qu'effectivement on pourra sans doute pas se voir ce week-end puis répondre oui on avait un peu remarqué de notre côté. Z'allez voir quoi ?, elle demande, alors je lui dis ce qu'on est censé voir puisqu'elle demande, puis ah oui, ça a l'air nul, qu'elle répond, alors du coup ça motive. Retour St-Roch avec horodateur à gaver, puis douche lourde sur la nuque pendant que les pièces glissent à l'intérieur, jusqu'à ce que je fasse remarquer à Nico que, d'abord, c'était jour férié hier donc gratuit niveau stationnement et, ensuite, que puisqu'il s'était remis à pleuvoir, c'était peut-être moyen de redescendre à pattes pour retourner à notre point A. Certes. Donc retour au point A, oui, mais en voiture, donc compléter le tour initial et revenir se garer grosso modo au même endroit qu'avant.

Pause au sec dans un coin du Méliès, puis croiser ma tante et mon oncle entre deux coups de fil (un bonjour à Virginie-en-Irlande qui nous traverse le ciel-nuit-d'aprem par Skype interposé), puis redépart pour remonter jusqu'à vers chez Isa, soit notre point B inutile de tout à l'heure, pour passer la prendre, monter à Centre 2 et faire les courses pour les crêpes du soir. Courses et pâte à crêpe réglées, repartir, en voiture toujours, il est huit heures moins le quart, le film est à huit heures, le ciel solide nous tombe dessus par vagues, quatre fois le tour du centre-ville pour trouver une place, un œil perdu sur l'horloge de bord (oui mais elle avance donc en fait on est par en retard), puis garés sous-terrain, déboulés par dessus le sol glissant et inondé du dehors, carcasses trempées sur le tapis du Méliès, il est huit heures dix, film commencé depuis dix minutes, et oui. Du coup repartir direction le Gaumont, des fois qu'il y ait quelque chose de pas trop mal mais en fait non. Donc demi-tour aqueux jusqu'au parking sous-terrain, cheveux trempés et flotte dans les yeux puis sur les sièges d'Isa. Départ du point C pour un retour point B sans passer par la case machin ni toucher quoi que ce soit.

Dernier Woody Allen non vu, du coup (ouais bah il est nul alors ça va, dixit Elsa ), mais la poisse diffusée jusqu'au jour suivant, aujourd'hui donc, avec TER retardé de 50 minutes à cause des intempéries d'hier, avec la gueule du Gier puis du Rhônes qui déboulent sur la droite de la voie, les eaux brunes raclées du lit vers les berges puis les stigmates d'inondations passagères sur les rives ou les champs limitrophes. Et par dessus le soleil brille, première fois depuis que je suis arrivé, en cette belle journée qui commence, etc.

samedi 19 avril 2008

Hier-en-image

Ou-ce-matin-plutôt.

mercredi 31 octobre 2007

Histoire de

Arrivé la semaine dernière, je repars demain : on reste une petite dizaine de jours, donc, et durant cette petite dizaine-de-jours-donc, le temps d'aller à droite, à gauche, de voir ceux qu'on n'a plus vu depuis quelques mois, ceux qu'on a régulièrement au téléphone, ceux avec qui on échange des mails, certes, mais ce n'est pas pareil. On s'est déjà vu vendredi soir au Méphisto, bar collé à l'église Saint-Roch (véridique), et puis hier soir, chez Isa, et tant pis si je me suis à moitié paumé pour retrouver le chemin de chez elle (véridique, bis).

Étrangement je n'ai aucune photo de groupe : sur toutes les photos que j'ai prises hier, je me suis toujours inconsciemment arrangé pour cadrer Isa et Virginie. Et pas les autres. Hasard des photos prises au portables et peu importe d'ailleurs, vu la qualité des dites photos. Et grosso modo, ne rien faire d'autre que passer un bon moment ensemble et ne pas chanter Michel Berger (zut zut zut ; enfin, sauf quand Emilie chante toute seule) et subir apprécier les blocages syntaxiques de certains dont je ne dévoilerai pudiquement ni la nature (des blocages) ni l'identité (de certains).
Content de revoir tout le monde, disais-je, Elise et Patrick en particulier, sans doute, puisque ces deux là n'étaient pas là vendredi. Content de revoir tout le monde et, plutôt que de rattraper le temps perdu, le poursuivre ensemble, et tant pis si cette impression d'avoir sauté du train en marche est quand même là. Tant pis si ici, la vie continue sans moi. C'est le jeu. Il suffit juste de ne pas rester sur le quai de la gare quand on revient, par la suite.
Et discuter tous ensemble tous compressés sur le canapé pendant que d'autres jouent du piano à côté sans donner l'impression de prêter attention à la conversation mais en fait si. Et voilà qu'on parle de baignoire et de table en allu et qu'on loue la carrière néo-universitaire de Virginie, qui a, de toute évidence, attrapé le bon wagon. Et des minutes passées à subir apprécier cette même Virginie, la plus sophistiquée d'entre nous bien entendu (rapport à d'autres comptes rendus similaires peu flatteurs à l'époque : je suis tenu de me rattraper), qui s'efforce de nous jouer le thème de Titanic au piano. On met du temps à le reconnaître, mine de rien, mais que c'est hype.



Et puis tout le reste, tout ce que je ne dis pas parce que peut-être je ne m'en suis pas rendu compte mais c'est bien là, quelque part, je sais. On part à je ne sais plus quelle heure et pourtant je rentre un peu plus tard encore parce que : du temps à rester juste lui et moi dans la voiture à Nico, histoire de. Et je ne sais pas pourquoi en fait : juste que l'agencement des conversations à fait que, on en est arrivé là. Phrase incompréhensible et tendancieuse à souhait, du coup, mais peu importe.

Et repartir demain, mettre de côté ces parenthèses de vraie vie normale pour reprendre mes activités monacales à Nuggets City, 72540 (avec parenthèse parisienne, c'est vrai, dès bientôt). Pour revenir quand, au juste, je n'en sais rien : « suivre les rails », il dit, mon narrateur dans « Coup de tête », alors on suivra, et on verra où ça nous conduira, et pour combien de temps, aussi.

jeudi 7 juin 2007

Dix heures dix

Les résultats de nos partiels avaient lieu mardi (avant-hier, donc), ce qui m'a permis de rendre à ma fac ma dernière visite en tant qu'étudiant « actif » (façon de parler). La page licence s'apprête donc à se tourner définitivement, le tout avec une moyenne qui ne coïncide pas avec mon je-m'en-foutisme de ce dernier semestre. Après tout, pourquoi pas. J'ai donc mon année avec une jolie mention « passable », as usual, et, chose rare pour enfin pouvoir être remarquée, personne dans notre petit groupe ne passe au rattrapage, ce qui a permis une satisfaction générale et enthousiaste très appréciable. La consultation des copies qui a suivi a confirmé ce que nous savions déjà : cette troisième année de signifie rien et n'a aucune valeur, on nous l'a donnée, grosso modo (je prendrais pour exemple une dissert de seizième bâclée en moins de trois heures, hors sujets sur les trois quarts du déroulement et pas relue qui m'a valu un quatorze incompréhensible...). Mais après tout on s'en fout. J'ai déjà l'impression, de toute façon, que cette année-là est terminée depuis longtemps...

Nous avions prévu de célébrer la fin de l'année, les résultats et, au passage, trois anniversaires cumulés, le soir même, ce que nous avons fait. Drôle d'ambiance alors que Laurianne, malade, me conduit jusqu'à St Paul-en-Jarez avec Justin Timberlake et Mika à fond dans la bagnole (je n'étais donc évidemment pas responsable du choix de la playlist) alors que, pendant ce temps, se prépare de gros orages assez violents dont on a parlé hier aux infos.
Finalement, on est une dizaine ou un peu plus à se rassembler dans la graaaande maison d'Elise. Et la soirée suit son cours naturellement, avec toutes celles et ceux qui m'ont accompagnés durant cette année finalement plus brève que je l'aurais cru. Trois anniversaires fêtés en même temps (plus pratique : on groupe) pour trois copines pour qui on a passé la journée d'hier à faire les magasins. Étrangement on ne s'est pas trop planté dans le choix des cadeaux (en tout cas, personne ne s'est plaint) puisque Virginie, Isa et Elise avaient l'air plutôt satisfaites.

Pendant que les éclairs pleuvaient à droite à gauche, nous, n'y faisant pas trop gaffe, on a continué nos conneries : les dilemmes à la con de Patrick et de Virginie (« vous préférez vivre heureux ou être heureux de vivre ? », « vous préférez avoir des poils partout sur la tête ou puer de la gueule à vie ? »), les chansons à la con de Patrick et de Virginie, et pendant ce temps, un oeil sur l'horloge blanche d'Elise, immobile, les aiguilles à jamais coincées sur dix heures dix. Plus de piles. Six mois que c'est comme ça, parait-il, et probablement que c'est encore et toujours dix heures dix là-bas. Et les portables qui passent pas ou mal, aussi, ou alors le paquet de bonbons qu'on a apporté avec Laurianne mais qu'on a entamé avant de venir parce qu'on avait la dalle et que c'était nous qui portions tous les cadeaux alors merde ou alors les paquets de chips qu'on a pris en trop parce qu'on a pensé trop large, et qui, du coup, ont fait que je suis repartis avec un paquet de Monster Munch (petits monstres salés au bon goût de pomme de terre) sous le bras.

Bref, ce qu'on peut appeler une bonne soirée, et potentiellement l'une des dernières de « l'ère licence » (si si, ça existe), d'autant plus que, même si je ne connais pas encore exactement la date de mon départ, je sais qu'elle ne fait que se rapprocher, que ce sera à dix heures dix et que je n'ai encore rien préparer pour ce dit départ...

La troisième année s'est donc achevée hier, et je suis bien emmerdé, parce que je ne sais plus quoi écrire dans le commentaire de ma photo, sur la guirlande de gauche, juste en dessous du header de ce blog... On verra bien.

vendredi 1 décembre 2006

Longue journée

Journée qui a commencée avant hier soir et qui s'est terminé hier soir seulement. Avant hier soir avec une soirée chez Isa. Une soirée "Tartiflette & Crumble", respectivement préparés par Virg et Elsa. Par rapport à la quantité de bouffe préparée, on n'était pas nombreux du tout : juste les trois précédemment citées, Fanny, Elise et moi-même. C'était une bonne soirée, évidemment ; beaucoup de conneries racontées pour peu de discussions sérieuses (en même temps faut dire que disserter sur Barthes ou bien la question de l'écriture féminine, ça nous arrive "quotidiennement" les jours de cours, alors...).
Longue soirée, petite nuit avec cours le jeudi matin, un cours de 19e que j'étais, évidemment, le seul de notre petit groupe à suivre (c'est une option), sinon c'est pas drôle... Un cours assez brumeux, on va dire, compte tenu de mon incapacité à rester concentrer plus de quinze secondes. Aprèrs, à peine le temps de manger chez (et avec) Elise (qui m'a aussi hébergé pour la nuit, soit dit en passant) qu'il fallait déjà repartir. Direction Morlaix, via la gare de Châteaucreux, via la gare de Lyon Part Dieu, via la gare de Lyon tout court via la gare Montparnasse.
En gros, disons qu'il s'agit de quelques heures d'attente ensomeillé dans un train qui semble prendre plaisir à traverser les régions les plus vides et les plus embrumées possibles... Soit.
Une fois à Paris (précisons pour le coup que j'ai plutôt l'habitude de transiter par Rennes quand je vais en Bretagne, qui a le mérite de n'avoir pas à changer de gare), c'est le labyrinthe du métro qui démare, le tout entrecoupé du cirque des âmes en peine permanent (c'est à dire les gens qui déambulent, zombifiés, dans les couloirs de métro ; c'est à dire aussi cet absurde tapis roulant plat où tout le monde marche quand même, histoire de ne pas perdre de temps et où un type à la fois robotisé répète laconiquement un "Gardez les pieds à plat" qui semble avoir l'effet d'une lobotomie collective). Une heure de transition particulièrement déprimante (oserais-je même dire "aliénante").
Et puis un nouveau train, le dernier, avec un premier voisin qui respirait trop fort et qui mangeait tout l'accoudoir commun avec son coude pointu et puis un deuxième voisin, moins bruyant, bloqué sur un article de magasine sur le dernier James Bond et qui a trouvé malin de s'endormir juste avant que moi je doive me lever pour descendre à ma gare. Grrr.

Une longue journée un peu étrange, très agréable mercredi soir et puis plus anecdotique hier. Une parenthèse étrange, c'est comme si en fait le jeudi n'avait pas pu s'écouler normalement. Comme si je l'avais sauté. Bref. Toujours est-il que la sensation en arrivant du haut du Viaduc de Morlaix est toujours aussi... particulière. Le noir miroir de la vitre du train qui s'allume juste au moment où on traverse ce fameux Viaduc et toute la ville et ses lumières qui apparaissent le temps de la traversée...

Je reste ici pour le week-end, un peu plus même, puisque je rentre mardi. Le temps est moche mais ça je le savais déjà. Et dire que j'ai apporté du boulot (que je ne ferai sûrement pas)...

Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine. Ne pas penser que j'ai des partiels la semaine prochaine..

lundi 31 juillet 2006

Le chat d'Elsa

Samedi soir, chez Nico, Elsa (entre autres) nous parle (en autre) de son chat. C’est un chat assez spécial, visiblement. C’est un chat qui prend des insolations et des coups de soleil (c’est un chat nordique, voyez-vous). Mais c’est aussi un chat qui est allergique à la bouffe pour chat et, au passage, qui est victime du rhume des foins. Hum… C’est vraiment un chat ?

Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte tout ça. Je crois que j’aimais bien le titre que ça pouvait faire…

samedi 24 juin 2006

Happy birthday

Jeudi, c’était l’anniversaire d’Elise, avec un repas au resto prévu pour le lendemain, c’est à dire hier, c'est-à-dire le jour du dernier match de poule de l’équipe de France (!). C’était donc un gros sacrifice à faire, sacrifice que j’ai quand même fait, vous pensez bien, et finalement avec plaisir, car la soirée était ma foi très sympa.

Même si en fait, ça commence un peu bizarrement. Fanny est censée passer me prendre pour pouvoir transporter en même temps l’un des cadeaux volumineux prévu pour l’occasion (une affiche dans un cadre). Un quart d’heure avant l’heure prévue pour qu’on se retrouve, Fanny m’appelle et me dit : j’arrive vers chez toi, on sera jamais à l’heure au resto. Avec Fanny, faut pas trop chercher à comprendre… Il se trouve en fait qu’elle doit ramener Eviana, qui ne peut plus venir, chez elle, c'est-à-dire dans un trou paumé dans la campagne, donc, oui, on ne sera jamais à l’heure au resto. J’en profite au passage pour dresser la liste des invités : les habituels (Fanny, Elise, Malika, Nico), Rudy (qui va jouer dans notre film si on le tourne) et David (ami de Fanny et copain d’Eviana). Mon dieu c’est compliqué, d’autant plus que j’ai la très nette impression que tout le monde s’en tape. Tant pis, je continue.

Effectivement, on arrive avec un quart d’heure de retard, mais comme tout le monde à l’habitude, ça va. Le resto est un resto thaï, très sympa, d’autant plus qu’on l’a pour nous tout seul ou presque. Seul bémol : à la place de l’écran télé avec retransmission du match, il y a un aquarium. Tant pis. Le repas se passe vraiment super bien, malgré les blagues pourries qui fusent toutes les cinq minutes et, j’en suis moi-même surpris (moi qui ai du mal avec la bouffe que je connais pas), la nourriture est vraiment très bonne. A part ça : blagues pourris, Fanny qui fait des imitations de mente religieuse, David qui nous montre son gros tatouage (dont le modèle a été dessiné par Fanny !) sur le pectoral droit et qui drague tout ce qui bouge c'est-à-dire nous tous, Malika qui s’afflige, et moi qui râle en constatant que mon option SFR censé m’avertir des buts marqués par la France ne fonctionne pas. Ah, on a aussi droit au traditionnel « Bon anniversaire » chanté par Virginie au téléphone depuis chez elle.

S’en suit alors le traditionnel lâché de cadeau, dans une improbable scène de sit-in sur le parking à côté de la dudumobile (la voiture de Fanny), refuge de nos cadeaux merveilleux. Les gens qui passent à côté de nous nous regardent bizarrement (c’est vrai qu’en même temps, on a l’air de faire un rassemblement d’indiens urbains). Les cadeaux font vraiment plaisir à Elise, ce qui fait du même coup plaisir à voir. En vrac, on lui offre un pot de Nutella avec cuiller pour gosse, un truc de Barbapapa rigolo, un DVD, un petit lion multicolore que personne n’aime sauf moi, un carnet où écrire ses soucis (c’est très fille ça) et, le gros du truc, dans tous les sens du terme, le fameux cadre volumineux avec, à l’intérieur, une affiche de la fée clochette par Loisel (ce n’est pas l’image qui suit, mais le personnage est le même et en plus joli).

On s’en va sur le coup de minuit et demi, après qu’Elise nous ait tous remercié une bonne cinquantaine de fois (ce qui est assez agréable, il faut bien le dire). David, Malika et moi-même sommes ramenés par Fanny dans une ambiance assez bizarre, calme et silencieuse. David y est beaucoup plus posé, plus vrai, sans doute, et un arrêt prolongé devant un feu me donne une drôle d’image de lui. La lumière rouge du feu éclaire la scène de façon surréaliste, d’autant plus qu’il porte le chapeau mauve bizarre de Fanny (avec que des fringues noires en dessous, as usual). Il ne dit rien, et regarde parfois dans le vague, parfois Fanny. A ce moment très précis il m’apparaît comme complètement différend de l’image qu’il semble habituellement donner de lui. Ses traits sont beaucoup plus relâchés, il a l’air naïf et innocent. C’est une très belle image, qui ne dure qu’une vingtaine de secondes tout au plus. En arrivant chez moi, il me dit que « j’ai la classe », avec un drôle de sérieux, et que « c’est pas une question de fringues, quoi que je porte je suis classe » avant d’ajouter que les compliments qu’il fait sont toujours sincères. Drôle de truc à dire, je pense, mais je le remercie quand même un peu troublé. Troublé, c’est le mot. Ce type me trouble à chaque fois que je le croise, même si c’est assez rare. Sans doute parce qu’il est mon opposé, dans tous les sens du terme, et peut être aussi parce que je mon égocentrisme me fait m’intéresser à ceux qui me complimentent. Sans doute un peu des deux. La soirée se termine à ce moment là en tous cas. Une fort bonne soirée.

PS : La France a gagné, elle va en huitième !

dimanche 28 mai 2006

Les cartes ont dit...

Petit retour en arrière. On est jeudi soir, vers vingt heures et je suis chez Elise. On attend Malika, qui est un peu en retard, avant d’aller chez Isa pour la fameuse soirée « fondue au chocolat » dont j’ai parlé dans un billet précédent. Pour passer le temps, comme je vois son jeu de tarots chinois qui traîne quelque part (jeu qu’elle a acheté en ma présence, mais ça tout le monde s’en fout), je lui demande si elle veut bien me tirer les cartes. Pas de problème, on s’assoit quelque part et elle m’explique le truc.

D’abord, il faut que je batte les cartes de la main gauche tout en pensant à la question qui me préoccupe, ensuite je dois choisir trois cartes et le tour est joué, je n’ai plus qu’à écouter les explications qui vont avec. Ok, j’ai bien tout compris, donc j’y vais. C’est un peu délicat, au début, de battre les cartes de la main gauche (je dois pas être bien doué, aussi) le tout en n’oubliant pas de penser à ma question. Il faut aussi trouver une question à pauser, mais elle vient assez naturellement : serais-je publié avant d’avoir vingt-cinq ans ? (c’est un âge comme un autre !) Je bats donc les cartes (de la main gauche), je pense à ma question et je choisis trois cartes. Celle qui vient naturellement sur le dessus, une au milieu, e tune qui se trouve vers la fin. Les cartes en question sont, de mémoire, le Soleil, la Lune et la Porteuse d’eau (je ne suis plus très sûr de l’ordre de ces deux dernières cartes). Elise m’explique alors ce que ça veut dire, en allant chercher de temps en temps les petites informations qui se trouvent dans le livret qui va avec le jeu.

Je n’ai pas tout retenu, bien sûr, mais ça donnait quelque chose comme ça : ma situation actuelle est excellente et le jeu tiré est très positif, et m’encourage à ne pas céder à la facilité pour mon avenir. Apparemment, les trois cartes tirées sont très très positives (limite, je pouvais pas trouver mieux) et me destine à une grande réussite, si je persévère et que je ne cède pas à la facilité. Evidemment, j’étais plutôt content de cette divination.

Ce n’est pas que j’y crois vraiment (mais ce n’est pas non plus que je n’y crois pas). Disons simplement que cela me fait plaisir d’y croire (et pas seulement parce que les prévisions sont positives) et donc que, oui, sans doute, une partie de moi y croit. En tous les cas ce moment là, qui n’aura pas duré très longtemps, m’a vraiment fait une très bonne impression et c’est avec plaisir que j’y repense en ce moment. D’après les cartes, donc, je serai publié avant d’avoir vingt-cinq ans. Pourquoi pas après tout ?

vendredi 19 mai 2006

Naïf

Je crois que hier et aujourd’hui ont coulés dans une seule et même journée, car la transition entre les deux n’a pas vraiment été effective.

Hier soir, j’étais convié à une soirée chez une copine de la fac, soirée dont je me sentais plus ou moins forcé d’aller vu que j’avais zappé la précédente, deux jours plus tôt, juste après les partiels. Mais en fait ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé, bien sûr : comme souvent lorsqu’il s’agit de possibilités de se sociabiliser, je n’arrive pas à savoir si j’ai oui ou non envie d’en faire partie. En l’occurrence, la question qui m’a occupé toute la journée était de savoir si j’irais ou pas à cette soirée-là. J’ai finalement choisi d’y aller, au prix d’une incroyable et injustifiée prise de tête, de quelques coups de fil à droite à gauche et de trois ou quatre coups de dé (le hasard prend de meilleur décision que moi, encore faudrait-il que je le suive).

Ce n’était rien de bien méchant, juste une petite soirée très sympa à raconter n’importe quoi, faire des tests idiots (je suis une « princesse mystère », à en croire un bouquin sur les princesses) et à manger de la fondue au chocolat. On était une dizaine là-bas ; Elise, Fanny et moi, on part vers deux heures. On va tous les trois dormir chez Elise parce qu’elle habite à côté.

On ne se couche que vers cinq heures, et pendant ces trois heures passées dans une semi obscurité agréable, on régresse un peu, tous les trois. On a quatorze ans ou quelque chose comme ça : on parle de cul et d’histoires de fantômes. Si, si.

C’est pour ces trois heures que je ressens un incroyable élan de nostalgie, sans trop savoir pourquoi. Mais c’est faux. Je sais pourquoi. Parce que Fanny et moi, à ce moment là, on s’est retrouvé dans une situation de gène mutuelle, c'est-à-dire de se retrouver tous les deux à moitié à poil (c’est qu’on était censés dormir aussi) ce qui n’était jamais arrivé auparavant. C’était étrange mais fascinant. Fascinant parce que ça m’a ramené à une superbe époque d’adolescence naïve que je n’avais jamais vraiment connu. Parce qu’on était naïfs tous les deux. Parce que j’adore les situations naïves, les gens naïfs, les personnages naïfs… Parce que Fanny et moi, ça a toujours été très ambigu sans l’être vraiment, parce que Fanny est quelqu’un de merveilleux dans tous les aspects de sa personnalité, même dans ceux qui sont agaçants (et, oui, il y en a). J’ai beaucoup aimé ces moments là, ces trois heures à raconter nos vies et nos avis mutuels sur diverses questions dans un état semi végétatif. Peut être aussi parce que je n’avais jamais vécu ça auparavant, dormir chez des amis, avec des amis. C’est idiot, mais comme c’est naïf et comme j’en ai conscience, je consens à le publier dans mon blog. Ce genre de soirée me donne envie d’être sociable plus souvent. Dommage, je ne remettrai probablement pas ça avant un bout de temps et, d’ici là, j’aurai oublié cette impression…

On s’est levés vers neuf heures et demi, parce que Elise voulait partir tôt (ce qu’elle n’a finalement pas fait) et Fanny et moi on est descendu tranquillement jusqu’à la place de l’Hôtel de ville, lieu habituel de notre séparation de lignes de transports en commun. Le reste de la journée a pour moi été relativement mou, j’avoue être assez crevé. J’ai regardé deux films : Blow et Cet amour là (ce qui me fait penser qu’il faut que je vous parle de C.R.A.Z.Y. un film que j’ai vu hier et que j’ai beaucoup apprécié). Mon programme pour la fin de soirée : lire les trois derniers volumes de Fly (un manga auquel je me suis remis pendant les partiels, et j’ai même pas honte !).

Mon programme pour les semaines à venir (je suis très organisé) : écriture intensive du film scénarisé par Elise, Nico et moi-même, petit séjour à Paris et reprise de l’écriture de « Coup de tête », ce qui m’enthousiasme tout particulièrement. Bonne nuit.

mardi 28 février 2006

Vivant

Note : Non, je ne parlerais ni de Frankenstein ("He's aliiiiiiiive"), ni de Gray Fox de Metal Gear Solid ("Fais-moi mal, Snake, fais-moi me sentir... vivant !") XD.

Non, je ne vous parlerais pas de tout ça (quoique ça mériterait sûrement réflexion), je vous parlerais plutôt de la soirée d'hier, soirée des plus agréable. On s'était dit vendredi (dernier jour avant les pseudo vacances) qu'on se retrouverait tous lundi soir, chez Elise, histoire de passer un peu de temps ensemble hors de la fac (détail qui a son importance, c'est vrai qu'on a parfois l'impression de passer notre temps à parler de dissertes, commentaires et autres profs excentriques !). On s'est donc retrouvé, Elise, Nico, Malika, Fanny, Eviana et moi-même (j'ai appris qu'il ne fallait pas ce citer en premier, j'ai mis du temps à l'assimiler, mais maintenant c'est bon !). Eviana, puisque je n'en ai pas encore parler dans ces quelques pages, c'est une amie de Fanny à la base (la "femme" de Fanny mais non, promis, je ne vais pas rentrer dans leur délire). Elle est encore au lycée où nous allions (Fanny + moi) il y a deux ans et elle est très sympathique, bien que complètement tarrée, mais bon, que voulez-vous, les amis de Fanny... (bonjour à toi si tu me lis très chère :) ). Il devait aussi y avoir Z, aussi, un ami de Fanny également, mais là c'est très compliqué et je n'ai pas une semaine entière devant moi pour tout résumer, donc j'en resterai là ^^.

Enfin bon, on s'est donc tous retrouvé chez Elise et on passé la meilleure soirée possible : on n'a rien foutu, rien du tout, sinon manger des pizzas et raconter n'importe quoi (pour certains, c'était même faire n'importe quoi... hum hum, je me rappelle d'un trip avec une ceinture mais non, promis, je n'en parlerais pas). C'était donc super sympa, bien que trop court, trop vite passé mais bon, c'est normal, c'était le genre de moment qu'on aimerait prolonger encore et encore, pour ne pas qu'il finisse... C'est en tous cas comme ça que je l'ai ressenti, j'espère que je n'étais pas le seul.

C'était étrange d'ailleurs, parce qu'après avoir passé ma journée (que dis-je ! mon week-end) à rester confiné chez moi, à passer de mon bureau à la télé à un bouquin à l'ordi, ça paraissait complètement différent. C'était comme si je me sentais enfin vivant, sentiment que j'avais légèrement laissé de côté pour m'occuper de ces mondes parallèles qui me fascinent tant : la fiction (il faut dire aussi que le visionnage de Six Feet Under m'avait replongé dans ma mélancolie habituelle, cette série est fatale à chaque fois que je la regarde !). Mais là, j'étais obligé de resortir de ma bulle, de mes bulles, et de vivre moi-même ce que je subis habituellement dans les films/séries/bouquins/blogs. Ouais, c'était ça, c'était que je me sentais vivant. Et ce n'était pas désagréable. Dommage que ça se soit passé si vite, qu'on ait du se séparer si tôt... Mais bon, on se l'est promis, on remettra ça, alors j'ai hâte.

En attendant, maintenant, je dois me dépêcher de finir une disserte (à faire pour dans un mois, je suis tordu !) qui est sans doute la disserte la plus pénible que j'ai jamais eu à faire, pour pouvoir enchainer sur une autre disserte, jeudi si je suis correctement mon planning (pas de remarques pliz :p), notre disserte de groupe à l'oral. Je dois finir ça avant jeudi (voire même, si j'ai un peu de temps, commencer à regarder un commentaire du Barrage contre le Pacifique, mais là je crois que ça va être juste) car Hugo arrive Jeudi. Et j'ai pas envie de bosser pendant qu'il est là, of course. Je dois lui présenter quelques uns de mes amis, d'ailleurs, ce qui parait un peu étrange, car ce sont deux mondes complètement différents. Mais bon, on verra bien comment ça se passera... Je devrais rencontrer Z, qui plus est, alors ça devrait être sympa...

Bon, là ça vire au billet totalement bête donc que je m'arrête là, je vous tiendrais au courant :P ! Je m'en vais me replonger dans ma mélancolie habituelle, à six pieds sous terre s'il vous plait ;).